‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 79 sur 221 · CHAPITRE XXX r I Sp · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX r I Sp

ment touchée de ce qu'eiravoit ouy en ceste prédication, et ne pensant plus qu'à repentance, fut en danger d estre destoumée par ses chalans, et remise au premier chemin : Venerunt (dit-il), galandi amorosi et rusticîy les nistes, qui dixerunt, Surgatis, surgatis : facitis nunc la bigotte : vadamus ad domum. Quœ dixit^ O amici mei, rogo dimittatis me : non audistis quid dixit iUe bonus prœdicator de pœnis in/emi vobis et mihi pTitparatis nisi aliud faciamus? Un peu après, Habebat in suo armariolo aquam de senteurs, quœ vendebatur pondère auri. Ccepit quœrere de loco in locum^ de platea in plateam, de domo in domum, Quis hodie dabit prandium prœdicatori? Dictum est ei quod in domo Simonis. Et puis il raconte la harangue qu'elle fit en baisant les pieds de nostre Seigneur et les lavant de ses larmes : et pour la fin, qu'elle se tenoit sous la table comme un chien : et que nostre Seigneur lui dict, a O

• Marie, levez-vous. » Et qu'elle luy respondit, — « Sei- 9 gneur, je ne me lèveray jamais de ceste place que

> TOUS ne m'ayez donné la rémission de tous mes B péchez et vostrc saincte bénédiction. » Alors luy dict, — « M 'amie, levez-vous : vos péchez vous sont remis :

• vostre foy vous a sauvée. » Finalement il raconte comment Marthe présenta Magdalene à la vierge Marie: devant laquelle elle s'agenouilla, et dict, « Madame, » pardonnez-moy s'il vous plaist si je parle à vous. J'ay t esté de mauvaise vie et pécheresse : mais par la grâce

• de Dieu je ne le suis plus. Vostre fils m'a pardonné

> aujourd'huy : vous estes bien-heureuse d'avoir un

• tel fils. > Voilà comment ce gentil prescheur deschififre ceste histoire, s^accordant si bien avec les joueurs de passion, qu'il n'est aisé à deviner s'il a emprunté d'eux, ou s'ils ont emprunté de luy. Quand je parle des joueurs de passion, j*enten ceux qui mettoyent l'histoire de la passion en ryme pour estre jouée au lieu

lelqu'autre moraliic ou farce, ou plusiosi au lieu

s les deux. Et premièrement quant à ce point,

;c femme qui est dicte pécheresse par l'evan-

f, avoit nom Magdalene (selon que nous l'avons

Icnant ouy de Menot) et qu'ell'avoii pris ce nom

>teau qu'on appeloit Magdalon, le voici confermé

. de ceux qui se sont mesicz de ladicte rymc

s qu'il met en ces deus noms des E non des A),

i quatre vers, senuns très-bien la venc antique,

J'ay mon chasteau de Magdelon, Dont I'qh m'appcle Magdelaïni;, Où le plus souvenl nous allon Gaudiren toute joye mondaïnE (i).

ini h mondanité, il luy en attribue toutes les ; qu'on sçauroit imaginer : mesme la &l r chansons lascives : et introduit un certsin r nommé Rodigon luy venant faire la cour. Et

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