Civière
14. — Lit de camp-hamac : 1» Dispositif pour chambrée, baraquo ou corps-de-garde. Élévation.
Plan. — 2° Dispositif pour hôpital. Coupe. Moitié do l’élévation. — Plan.
15. — Bâche pour couvrir une voiture, un bateau, un magasin temporaire.
DEUXIÈME TABLEAU (8 figures).
16. — Ambulanco on hôpital temporaire. — Coupo verticale do la moitié gancho de l’abri. — Lu-
carne faite au moyen d’un carreau de vitre engagé entro les coins repliés de quatro manteaux adjacents. — Élévation de la moitié droite do l’abri, — Un poêle. — Coupe horizontale. — Coupe verticale.
16 bis. — Abri peu élevé.
16 ter. — Autre système d’abri.
17. — Abri de campagne pour douzo hommes (l«r système) avoc feu de bivouac et chominée. —
Profil. — Feu de bivouac dans une cheminéo faite en troncs d’arbres. — Plan do l’abri. —
18. — Profil d’un abri soutenu par des fusils sans baïonnottes.
18 bis. — Bouchon de fusil attaché à la toile.
19. — Autre disposition des manteaux, le grand côté dans le sons de la longueur des soldats. —
Feu do bivouac dans une cheminéo faite en troncs d’arbres,
20. — Abri dans une tranchée. — Hamac recouvrant trois fossés. (Les toiles sont supposées trans-
parentes.)
TROISIÈME TABLEAU ( 8 figures).
21. — Abri do campagne pour 30 hommes, forme tronc de cône. — Plan.
22. — Abri do campagne pour 58 hommes (3e systèino) on forme do for â cheval. — Plan. — Au
milieu, deux feux de bivouac.
23. — Manteaux do forme trapézoïdale réunis pour former des bandes (pour abri-plan).
24. — Camp d'un bataillon d’infanterie de 800 hommes en ligne. — Dispositions diverses des abris
selon le vent : l«r système, 21 à 24 hommes ; 2° système, 22 â 30 hommes.
26. — Abri établi le long d’un mur et maintenu au moyen de lances. — Profil. — Élévation.
27. — Profil d’un abri établi lo long d’un mur et soutenu par une charpente légère. — Plan do'
l’abri, les toiles étant censées transparentes.
28. — Profri d’un abri établi en rase campagne, soutenu par des lances et des sabres, à défaut de
montants.
29. — Montant pouvant être fixé an sabre pour éviter la construction d’un petit parapet.
A l’entrée de la tente-abri, à gauche, on trouvait un mannequin avec manteau et accessoires (cordes, piquet, filets), à l’aide desquels chaque homme établit sa part de campement. Poids total, 22b grammes.
A l’entrée ù droite, on avait placé un abri-écurie de campagne, formé au moyen de travées de 3 à 4 manteaux pour chaque groupe de deux chevaux, et orienté de façon h s’incliner du côté d’où vient le vent. On soutient cet abri à l’aide de lances, d’autres armes ou de branches dressées sur une levée de terre. A l'occasion on appuie l’abri à un mur ou à une rangée d’arbres, etc., etc. Les chevaux sont attachés à dos piquets au moyen de courtes longes fixées à l’un de leurs pâturons (système en usage dans la cavalerie belge). :
Un peu plus loin à droite, était placé un lit de camp-hamac fait au moyen d’un
L’ART MÉDICAL
Fig. 16, 17, 18, 19, 2(1, 21. — Espagne. — Tenles-abris (modèles).
L’ART MÉDICAL
manteau recouvrant trois excavations. Nous avons décrit ce lit de camp-hamac dans notre paragraphe sur les hamacs page 452 auquel nous prions le lecteur de se reporter.
Enfin devant cette tente-abri, M. le major Bouyet exposait un modèle d'hôpital temporaire. La charpente est composée do fascines courbées en demi-cercle. La couvertui’e est en forme de bâche. Les lits de camp et les matelas sont faits au moyen des manteaux des blessés et dés manteaux de réserve. Chaque travée, comprise entre deux fascines courbées, abrite deux lits placés en sens contraire; elle est faite au moyen de 8 à 12 manteaux, soit 4 à 6 par homme. En y ajoutant le manteau formant le lit de camp et les deux manteaux attachés ensemble pour former le matelas, on peut établir un hôpital de campagne au moyen do 12 à 15 manteaux par lit.
Les manteaux nécessaires aux dilférents usages que nous venons d’énumérer sont portés, partie par les hommes et partie par le fourgon de l’escadron ; quelques-uns peuvent remplacer la bâche du dit fourgon, servir de sacs à avoine, de sacs à paille, etc.
Espagne. — Le Parc militaire de santé de Madrid, exposait 13 modèles dé tentes de différents systèmes, depuis le système le plus simple jusqu’au plus complexe.
Une toile fixée dans le sol d’un côté et montant ensuite en biais pour être maintenue en avant par deux montants (fig. 17, page 514).
Une toile horizontale soutenue par quatre hâtons verticaux, un à chaque coin. La tente est par conséquent ouverte de tous côtés (fig. 16, page 514).
Une toile soutenue par son milieu formant toit, au moyen de deux fusils) un à chaque extrémité; les deux côtés sont rabattus â droite et à gauche, l’avant et l’arrière sont complètement ouverts (fig. 19, page 514).
Une autre tente pareille soutenue par deux bâtons en place de fusil.
Une toile soutenue par deux hâtons, un à chaque extrémité, les deux côtés rabattus, le derrière fermé, le devant seul ouvert (fig. 18, page 514).
Une autre tente semblable, les quatre côtés fermés (fig. 20, page 514).
Les autres modèles représentent la réunion de ces modèles deux à deux (fig. 21, page 514 et fig. 22 et 23, page 515).
Un modèle d’une grande tente. La toile est soutenue en haut par une traverse supportée au centre par une tringle verticale ; elle descend ensuite jusqu’au sol où elle est fixée au moyen de piquets (fig, 25, page 515).
Un autre modèle montre une toile soutenue au centre par une seule tringle allant du sol au faîte. La toile descend tout autour en forme d’entonnoir et est doublement fixée au moyen de piquets (fig. 24, page 515).
Un autre modèle présente une charpente en bois rectangulaire, en forme de maison avec toit, fixée dans le sol (fig. 25, page 515). Toutes les parties de cette charpente sont articulées et le tout est recouvert avec une toile fixée au sol au moyen de piquets.
Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le Dr Thomas W. Évans exposait un modèle de tente, charpente en bois et double toile.
Le devant, le derrière et les côtés de cette tente, qui a une forme allongée, sont soutenus par des châssis en bois. Sur les côtés, la longueur du châssis est delm,80 et sa hauteur de 0m,20. Les châssis de devant et de derrière, larges de 0'",57 remontent en formant toit jusqu’au sommet de la tente qui au milieu est haute de 0m,49. La tente est soutenue au milieu par quatre hâtons en bois terminés chacun par une pointe en fer qui traverse la toile munie d'œillets eu cuivre pour laisser passer ces pointes.
Les bâtons sont distants l’un de l’autre de 0m,45; les deux du milieu s’appuient sur le sol, les deux autres, ceux des extrémités, s’appuient sur les traverses de la charpente fixées à 0m,20 au-dessus du sol. A 0m,20 du sol, se trouvent donc les traverses qui forment la charpente de la tente; de cette hauteur et de chaque côté, descendent des toiles en coutil qui sont cousues avec la toile qui recouvre le toit. Ces toiles sont munies, sur les côtés, d’ouvertures garnies de 111, afin de pouvoir laisser passer des pitons à vis qui sont enfoncés dans les montants supportant les traverses de la charpente. A cet endroit, les toiles sont maintenues au moyen de coi’des que l’on passe dans ces pitons. Ces toiles sont en coutil; elles peuvent être relevées entre les montants et maintenues sur les traverses au moyen de courroies en cuir.
L’avant et l’arrière sont fermés par des toiles également en coutil, fixées de tous côtés sur la charpente. Au milieu, à une extrémité, une large porte, à deux battants, fait communiquer cette tente avec le dehors et à l’autre extrémité, une autre porto semblable fait communiquer la tente avec un pavillon muni de deux portes, une de chaque côté et fermé par une toile libre d’un côté. La toile en coutil est percée d’une large ouverture sur un des côtés de la tente. Deux toiles recouvrent la partie supérieure; la première, en coton, descend de la crête du toit et est cousue, comme nous l’avons dit, avec la toile en coutil qui ferme les côtés. A une distance de 0m,12 de ces côtés et de chaque côté, se trouve un deuxième châssis en bois, enfoncé dans la terre, composé de montants réunis par une double rangée de traverses distantes les unes des autres de 0m,03. La première toile, en coton, est fixée à la traverse la plus basse au moyen de cordes passant dans des œillets en cuivre qui se trouvent aux bords doublés de la toile, à Om,ll les uns des autres. Sur les traverses supérieures, vient se fixer, de la même manière, une seconde toile en fil qui recouvre la première en laissant entre les deux toiles, un espace assez vaste pour la ventilation. La première toile est pourvue, de distance en distance, également pour la ventilation, de larges ouvertures recouvertes d’une toile.
Outre le pavillon annexe, dont nous avons parlé et qui se trouve à une des extrémités de la tente, on trouve encore, à côté, une autre toile qui recouvre un escalier conduisant sous le pavillon annexe, dans un petit souterrain où on a placé un appareil de chauffage muni d’un large tuyau qui passe sous toute la tente et dont le tuyau de dégagement se trouve à l’autre extrémité.
Dans l’intérieur de la tente, on a ménagé, dans le miliqu laissé complètement libre et dans toute la longueur, des bouches de chaleur placées de distance en distance. Chaque bouche de chaleur est munie d’un couvercle en métal, à charnières. Les côtés de la tente sont garnis de lits de fer, destinés à recevoir des malades ou des blessés.
C’est de ce type américain, que sont partis tous les types de tentes qui ont été construites en Europe depuis la guerre de sécession des États-Unis. C’est pour cela que l’on doit rendre justice aux États-Unis qui, par leur exposition de 1867, ont amené tous les peuples à chercher les moyens de rendre les plus grands services aux blessés.
France. — Tente Coicelle. — Cette tente, construite en bois et couverte en toile, a la forme d’un rectangle ; son toit présente une crête, deux pentes, l’une à droite, l’autre à gauche et deux pignons droits, l’un en avant, l’autre en arrière. Elle est large de 8m,20, haute d’environ b mètres et longue de 9m,60. Celle qui était exposée en 1878, présentait la réunion de deux tentes, car elle se composait de parties ayant 4m,80 de longueur et l’on peut toujours en réunir autant qu’il est nécessaire pour ne former qu’une seule et même tente. Les dimensions sont donc indéterminées.