TOME VIII. — NOL’V. TECH
du lit, un du côté des pieds et un du côté de lu tète, réunis en haut et en bus par des bâtons longitudinaux de la longueur de celui-ci, tixés aux mon tants pour maintenir l'écartement en longueur. A 0IU, GO du sol, une autre traverse longitudinale supporte le cadre destiné à recevoir le malade. Chaque montant, placé sur deux pieds qui ontüm,bO d’écartement, aune hauteur totale de l"',üo. A chaque bout, en haut, passe, sur des poulies, une corde de 0m,0l d’épaisseur, qui est fixée d’une part à l’extérieur au moyen d’une clef, et qui se termine d’autre part à l’intérieur par un crochet. A ces crochets est suspendu un cadre en bois à clairesvoies de lm,4b de long et de 0m,4bde large. Sur ce cadre, et sur les branches des claires-voies sont suspendues, tout autour, des courroies mobiles s’agrafant sur des bandes de toile ouatée qui uoiventsouLenir le malade. Il y a une bande de toile ouatée pour la tête, une autre pour la nuque et le dos, une troisième
pour le bassin, et deux autres pour les extrémités inférieures. Ces bandes sont munies d’anneaux en cuivre pour pouvoir être attachées aux courroies qui ellesmêmes sont bouclées. Du côté de la tête et du côté des pieds, on trouve, dans ce cadre, des cylindres en bois de 0m,0ü de diamètre et de 0m,a0 de long, qui le traversent et sont terminés chacun par une poignée, et percés pour recevoir des chevilles, des cordes, enfin différentes attaches. Ces cylindres, au nombre de trois de chaque côté, peuvent servir, à un moment donné, comme point de dépôt, pour soutenir le malade et permettre de le déposer sur le cadre qui se trouve au-dessous et qui est garni d’une toile trouée au milieu. Ce second cadre est soutenu par la traverse longitudinale qui réunit les deux montants et qui se trouve, comme nous l’avons dit, dans leur partie inférieure, à 0m, 60 au-dessus du sol.
On peut monter et descendre le malade au moyen du premier cadre et à l’aide des cordes qui le soutiennent.
Cet appareil ingénieux et très-simple, peut être utilement employé dans toutes les ambulances et dans tous les hôpitaux.
Nous avons fait construire un lil mécanique qui permet à une seule personne de lever les malades ou les blessés.
Ce lil mécanique (lig. ai) long de 2 mètres, large de et haut de 1 "h 20, est
INSTRUMENTS UT APPAREILS. 603
constitué au moyen de quatre cadres, un du coté de la tète et un du côté des pieds, réunis par deux cadres longitudinaux, un à droite et l’autre à gauche. Ces quatre cadres sont mobiles, alin qu’on puisse démonter facilement le lit. et à cet elîet, les cadres extrêmes sont percés de rainures qui reçoivent les extrémités des cadres longitudinaux ; on assujettit ensuite le tout, au moyen de crochets. Le lit est monté sur quatre galets qui tournent dans tous les sens, de manière permettre de le rouler dans le sens de la longueur et dans le sens de la largeur, suivant le besoin. Chaque cadre extrême est surmonté par un cylindre en fer creux sur lequel s’enroulent les sangles destinées à lever le malade, et chaque cylindre porte, à une de ses extrémités, une roue d’angle dentée. Un autre cylindre en fer creux muni, à chaque extrémité, d'une roue d’angle dentée correspondant avec les autres roues d’angle, repose sur un des cadres longitudinaux.
Les quatre roues d'angle sont mises en mouvement par un levier situé à une des extrémités du lit. L’axe de ce levier commande une petite roue dentée, qui elle-même commande nne autre grande roue également dentée, fixée sur l’axe longitudinal. Par cette disposition, le levier fait mouvoir la petite roue dentée qui elle-même met en mouvement la grande roue dentée qui commande les roues d’angle, de manière qu’une seule personne puisse lever ou abaisser, avec la plus grande facilité, le malade ou le blessé couché sur un hamac en sangles.
Le levier est pourvu d’un cliquet qui commande un rochet, de manière à arrêter le mouvement alin qu’au besoin, la personne qui soulève le malade, puisse quitter l’appareil sans craindre que le poids du corps ne fasse descendre celui-ci. Ce cliquet ne gêne pas le mouvement d'ascension, mais sans rien toucher, arrête et empêche le mouvement de descente du malade ou du blessé couché sur le hamac. Il est enoutre pourvu d’un frein desûreté, monté lui-même sur un petit levier. En appuyant sur ce dernier, on peut arrêter tous les mouvements avec ou sans cliquet, soil les mouvements d’ascension, soit les mouvements de descente. Il peut donc remplacer le cliquet, mais il arrête en plus lemouvemcnt ascendant.
Avec ce lit, une seule personne peut soulever, avec lapins grande facilité, les personnes les plus lourdes; elle pcutsoulever plusieurs centaines de kilos. Pour des personnes légères, on peut remplacer le cadre de côté qui ne porte pas de cylindre, par une simple lige en bois dur que l’on fixe aux cadres extrêmes.
Pour.sc servir de l’appareil monté, il suffit d’enlever celte tige ou le cadre de ce côté et de le rouler de manière à encadrer complètement la couchette où repose le patient. Si l’appareil est démonté, on place les cadres tout autour de la couchette; on les réunit et on les assujettit au moyen des crochets dont ils sont pourvus. On glisse ensuite sous le malade des sangles terminées par des anses à chaque extrémité. Ces sangles en nombre variable, suivant le besoin, sont glissées les unes après les autres, de manière à déranger le malade le moins possible. On fait passer ensuite, de chaque côté, dans les anses de ces sangles, deux sangles longitudinales dont on accroche les extrémités à des têtes de vis qui se trouvent fixées sur les cylindres surmontant les cadres extrêmes. Ces sangles sont maintenues en écartement par deux petites traverses en bois. On constitue ainsi un hamac en sangles sur lequel la personne couchée est levée à la hauteur que l’on veut, puis redescendue dans son lit, avec la plus grande facilité, et sans la moindre secousse, par une seule personne manœuvrant le levier qui commande les roues de l’appareil.
En faisant rouler le lit mécanique au moyen des galets dont il est pourvu, on peut également changer le malade de place, toujours avec une très-gran de facilité et sans secousse.
Cet appareil se distingue des autres analogues, en ce qu’une seule personne
L’ART MÉDICAL
peut le faire manœuvrer avec la plus grande facilité. Le malade lui-même peut, au besoin, soulever le hamac sur lequel il repose. A l’aide de ce lit, une seule personne a soulevé des malades pesant plus de 200 kilogr.
Italie. — Dans la section italienne, M. Angiolo Mcnici, de Livourne, présentait un appareil pour soulever les malades. Cet appareil se compose d’un cadre en bois dont le fond est formé de 12 sangles attachées chacune, de chaque côté, par deux rubans, et dont chaque extrémité est suspendue au moyen d’une corde. Ces cordes se réunissent sur une potence en fer, où elles tiennent le cadre en suspension. Cette potence est placée sur un genou en fer, fixé dans un bois vertical assujetti à un pied également en fer très-solide. Ce pied se trouve enfermé dans une boîte allongée, montée sur un essieu pourvu de deux roues de 0m,30 de diamètre. Le cadre peut être démonté et placé dans la boîte. On peut aussi retirer les roues de la boîte et la glisser, ainsi que le pied, sous le lit. Le levier qui supporte les cordes de suspension, se termine à l’autre extrémité par une fente qui reçoit l’extrémité d’une vis de 0m,tJ0 de long. Cette vis se meut dans une matrice fixe reliée au moyen de ferrures au montant qui porte le levier. L’autre extrémité de la vis se termine par une roue de 0m,30 de diamètre, pourvue d’une manivelle. Cette vis, en montant et en descendant, fait basculer le levier afin défaire monter et descendre l’appareil. On trouve jointe à cet appareil une espèce de lame en feuille de cuivre de 0m,30 de long, de 0m,04 de large, dans sa partie la plus large, et arrondie au bout. Cette lame recouverte d’une peau peut être passée dans une petite courbe en cuivre qui se trouve à une des extrémités des sangles pour permettre de les glisser une à une sous le malade, sans leblesser.
Le prix de l’appareil est de 200 francs, et de 230 avec caisse et roues.
Cet appareil est très-simple et très-commode, et fait honneur à son inventeur.
7° Cantines à vivres. Caisses d’ officiers. Appareils de cuisine.
Angleterre. — Dans la section anglaise, MM. Leoni et Cio, de Londres exposaient des dessins de grands appareils construits pour les hôpitaux, asiles et autres grands établissements et suffisant pour faire la cuisine pour o à 600 personnes.
Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le Dr Thomas W. Evans, exposait une caisse pour officiers. C’était une grande caisse en hois renfermant tous les ustensiles de table ou vaisselle de campagne à l’usage des officiers. On trouvait dans cette caisse : plats, assiettes, gobelets, flacons, etc,, en fer-blanc.
France. — Dans la section française, MM. Arto et Ci®, de Lyon, présentaient des fourneaux de cuisine pour hôpitaux.
M. Corlieu, fournisseur des hôpitaux civils et mililairesj exposait toutes espèces d'ustensiles en étain pour hôpitaux et ambulances.
MM. Delaroche et ses neveux présentaient un appareil de cuisine pour les hôpitaux.
M. L. Malen, fournisseur de l’armée et de la marine, exposait un grand nombre de cafetières, adoptées par le Ministère de la guerre. On remarquait parmi ces cafetières: des cafetières de table, des cafetières à circulation, des cafetières à circulation et à tube mobile et de grandes cafetières pouvant contenir deux hectolitres.
MM. Le Juste et C'8 exposaient un grand nombre de cafetières et bains-marie.
INSTRUMENTS ET APPAREILS
MM. Cail et Cio présentaient une cuisine portative, à foyer intérieur et four amovible, spécialement destinée aux ambulances, système F. de Coutard.
L’intérieur du fourneau était garni en bois.
M. E. Croppi du Hâvrè présentait des fourneaux de cuisine de différentes grandeurs, A l’usage des troupes, des navires, etc.
M. Grimonprez, chef de bataillon au G9° de ligne, exposait une 'marmite de campement pour la cuisine d’un groupe de 4 A 3 hommes.
La gamelle individuelle sert de couvercle à cette marmite de troupes.
M. Walcker exposait un modèle de cantine à vivres sans compartiments. Un modèle de marmite occupe toute la hauteur de la cantine, trois bouteilles sont adossées contre elle et le tout est maintenu par un piton placé de chaque côté, dans l’intérieur de la cantine; sur ce piton s’adapte une tringle, en fer. La marmite se divise en trois parties: 1° La partie supérieure formant soupière contient trois boites à provisions ; 2° La partie du milieu, qui sert de marmite, contient tous les ustensiles de cuisine et une lanterne ; 3° la partie basse formant plat, contient un gril en fer.
Détail :
I marmite A trois compartiments, 3 boîtes A provisions, 2 bouteilles en ferblanc, 1 lanterne, 1 bougeoir, I moulin A café, 1 gril en fer forgé, 1 timbale, 1 salière en bois, I poivrière, 1 bouillotte, 1 poêle A frire, 1 écumoire, 1 cuillère A pot, 5) assiettes, 3 couverts, I couteau de cuisine, 3 couteaux, 1 tire-bouchon, i tringle et 2 pitons pour maintenir le tout.
Dans la salle de ravitaillement de son ambulance de gare, la Société française de secours aux blessés militaires a exposé un appareil de cuisine en fer , de MM. Establie frères. Ce fourneau-cuisine a lm,03 de long, 0m,90 de haut et 0m,50 de large. Il est recouvert d’un couvercle étamé, plat, légèrement creusé vers le centre, solidement fixé sur le fourneau par six vis en fer A. oreilles. Les tringles qui terminent ces vis sont fixées d’une part sur le fourneau au moyen de charnières, et d’autre part s’engagent dans une patte en fer, entaillée, qui surmonte le couvercle. Au-dessus de ce couvercle, du côté du tuyau de dégagement de la fumée, on trouve un petit tube de dégagement de la vapeur de 0m, 10 de haut et de 0m,023 de diamètre, recouvert A son extrémité supérieure par une petite calotte très-mobile percée de quatre trous.
Au milieu de ce grand couvercle, se trouve un autre couvercle également étamé, convexe, qui recouvre une ouverture de 0m,43 de long et de 0m,33 de large. Dans le milieu de ce dernier, un pied A deux branches permet la fermeture au moyen d’un levier qui se trouve en dessous.
Sous ces couvercles est placée une grande marmite, allongée, de 0m,48 de profondeur et de 0m,43 de largeur. C’est une marmite d’une contenance de 100 litres, A retour de flamme, donnant l’ébullition en 33 minutes. A une extrémité de cette marmite se trouve un passe-bouillon, qui recouvre l’extrémité d'un grand robinet s’ouvrant A l’intérieur.
Au-dessous de la marmite, du côté du robinet, deux fours superposés s’ouvrent au dehors, et de l’autre côté un vaste foyer est surmonté d’une grille pour faire rôtir la viande.
Ce foyer se ferme par une porte A double battant, au-dessous de laquelle se trouve, pour le dégagement de la fumée, un tuyau plat de 0m,30 de large, sur 0m,60 de profondeur.
Cet appareil est muni de barres de séchage servant de poignées et de garan-
L’ART MÉDICAL
lies. Si cet appareil était établi sur une suspension il pourrait, placé dans une I voiture, servir comme marmite roulante.
Norwège. — MM. Jacobsen et Hermenstrüm de Stavanger, exposaient des 1 t>Quilloires à pétrole et des bouilloires â l'usage de navires en temps d’orage, j
8° Alimentation.
France. — M. Masson avait placé dans les vitrines de la Société française I de secours aux blessés militaires des échantillons de légumes conservés par voie 1 de dessiccation et de compression.
Des potages variés, sous forme de tablettes de 200 g r., d’une surface de! 10 centimètres carrés et d’une épaisseur de lo million. Ces potages donnent après immersion et cuisson dans sept fois leur poids d’eau, un poids de lk,400 que l'on divise en 7 rations de 200 gr., revenant chacune à 0 fr. 10. Une boîte de 10 centim. cubes contient aO de ces rations.
Suisse. — Dans la section suisse, la Société des usines de Vevey et Montreux a exposé les aliments suivants: aliments lactés, soupe lactée œlelli, soupe zeas M. Durieu, fabricant à Vevey, a exposé des biscuit composés de fleur de farine d sucre et double-crème, pour être pris avec le thé, le café, le vin, etc. Le fabri- j eant a donné à son biscuit le nom de Zwiback.
9° Tissus, vêtements, fourniment.
France. — Dans la section française, nous avons remarqué le cuir-liège, les 4 tissus-liège de MM. de Beerski et Cie. Le tissu cuir-liège est imperméable à l’eau j de mer et à l’eau douce. Les rayons du soleil ne peuvent le pénétrer, il repousse « la chaleur et garantit contre le froid. La maison de MM. de Beerski et Cie en estîj arrivée à pouvoir préparer le liège en feuilles si minces, si souples et si résis-jS tantes en même temps, qu’elle peut l’appliquer à toutes sortes d'étoffes, draps, , toiles, lainages, etc., de toutes nuances et de toutes épaisseurs, en plaçant ces> plaques entre deux étolfes quelles rendent ainsi imperméables à la chaleur et à l’humidité, sans leur faire perdre de leur moelleux ou de leur légèreté. Le I cuir-liège s’applique à tous les usages comportant les tissus ou les cuirs. Les*! tissus-lièges peuvent être appliqués aux tentes-abris, bâches pour voitures d’am-, I bulances et autres, stores, draps, manteaux, couvertures, tabliers, parapluies, etc. •< Le cuir-liège s'applique aux harnais et aux aticles de sellerie, aux équipements' militaires et à la marine, enfin à toutes les fournitures en cuir. Employé comme courroies de transmission de machines, avec un tissu métallique à l’intérieur, il ne se rétrécit ni ne s’allonge, et, étant fabriqué avec un pj’oduit imperméable, il peut remplacer les courroies en caoutchouc employées dans | les endroits où il y a beaucoup de vapeur ou bien sous l’eau. On s’en sert également pour toutes sortes de tuyaux et pour d’autres usages.
Le tissu cuir-liège, admettant la lumière, mais repoussant la chaleur du soleil, | convient spécialement aux pays tropicaux, car il ne peut être attaqué par les insectes. Une autre variété de liège, préparée par la même maison, c’est le bois cuir-liège, qui, grâce à une préparation spéciale, se prête aussi à une foule d’usages. Il s’emploie dans la carosserie et pour les wagons de chemins de fer.
11 se courbe facilement et recouvert de divers placages peut représenter tous les bois tout en étant plus solide et plus léger que les bois massifs. On peut s’en servir pour construire des bateaux de sauvetage, de petits navires de
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régates, de courses ou de plaisance et un bateau pouvant contenir deux personnes ne pèserait pas plus de 20 kilos; un tel bateau serait absolument insubmersible. On peut l’employer pour tous les meubles, enveloppes de chaudières et boites à vapeur, décors imperméables de cabines de vaisseau, etc. II diminue les bruits causés par les vibrations et en cas d’accident, en raison de sa légèreté, empêche d’être gravement blessé par les éclats de bois.
M. Walcker a exposé un veston hygiénique en peau mégissée perméable à l’air, imperméable à l’eau.
M. Pouplier-Bedier de Fives-Lille a présenté dos cottes de mailles en acier de t centim. d’épaisseur, souplesse voulue pour suivre tous les mouvements du corps, à l’épreuve de la balle et de la baïonnette.
M. Hippolyte Judée exposait un mannequin avec un nouveau système de fourniment.
Ce nouveau système se compose de deux cartouchières, comme celui qui a été admis par décision ministérielle du 6 mars 1877. Seulement, ces cartouchières, au lieu de se placer l’une en avant, l’autre en arrière, se portent toutes les deux en avant, de chaque côté de la plaque du ceinturon. Chacune d’elles, haute de 0m,10, large de 0m,I2, et épaisse de 0,n,03, contient 3 paquets de cartouches (nouveau modèle), c’est-à-dire autant que celles qui viennent d’être adoptées par le gouvernement, bien quelles soient beaucoup plus petites. Leur intérieur, en temps ordinaire, est complètement rempli par une espèce de forme en bois percée d’un certain nombre de trous destinés à recevoir les cartouches libres dont dispose le fantassin en temps de paix. Le but de cette pièce de bois qui a exactement la forme de la cartouchière est d’empêcher, qu’en garnison, elle ne se détériore et ne se déforme promptement; on la fait disparaître toutes les fois qu’on veut remplir de cartouches les cartouchières. Chacune de ces dernières est maintenue au ceinturon au moyen de deux passants en cuir.
10° Moustiquaires, parasols.
France. — Dans la section française, M. Walcker exposait: 1° un e moustiquaire, en tulle mobile et portative, montée sur une tige de parapluie. Cette moustiquaire a2m,20 de haut et est garnie de rideaux qui ont 6 mètres de tour. Le tout se renferme dans un sac en toile.
2° Un parasol en coutil de 2«>,60 de diamètre avec une table et une causeuse (meuble en rotin à trois places). Sur un des côtés de ce parasol se trouvait un rideau en coutil d’une largeur de 4m,20;
3° Un parasol avec table et rideau faisant le tour.
La Corderie Centrale a aussi exposé un grand parasol muni d'un rideau et d’une table.
11° Sauvetage.
Nous signalerons rapidement, toujours en suivant l’ordre alphabétique des pays, les différentes parties du matériel de sauvetage sur terre et sur mer qui ont particulièrement attiré notre attention à l’Exposition.
Angleterre. — Dans la section anglaise, nous avons remarqué le modèle d’une hanche de vaisseau avec appareil pour la mise à l’eau des canots de sauvetage; des canots de sauvetage brisés ou pliants; un chevalet à Irois pieds portatif, sans roues, pour lancer deux fusées à la fois et porter une corde de la terre à un navire ou d’un navire à la terre; des appareils de natation ; un modèle de radeau brisé ou pliant à trois quilles; différents appareils de sauve-
L’ART MÉDICAL
tagc; ceinture de sauvetage de nuit; lit de navire flottant mobile, pourvu d’une ceinture de sauvetage et d’un coffre à provisions et il eau; une pompe portative pour navires.
Le modèle d’un extincteur pour magasin ou théâtre et pour navires, des signaux perfectionnés, fusées pour mer, signal de brume, lumières perfectionnées; différents extincteurs, extincteurs portatifs, etc. ; différentes pompes d’incendie : pompes automatiques, pompes à iucendie h double action avec tuyau complet, pompes à incendie à vapeur, pompes à incendie munies d’un appareil à locomotion automatique; seaux et appareils de sauvetage pour domicile, bouche à incendie, seaux, boyaux et accessoires d’incendie; un avertisseur électrique d’incendie.
Dos modèles de wagons de chemin de fer munis d'un appareil à éclairer d’un bout à l’autre d’un train et à signaler; modèle fonctionnant de chemin de fer, avec signaux et autres appareils de sûreté, des signaux indicateurs pour mines et chemins de fer, et enfin des soupapes et contre-soupapes de sûreté au mercure.
Autriche-Hongrie. — Dans la section austro-hongroise, nous avons remarqué différentes pompes à incendie et des balises de sauvetage; un attelage de sûreté pour wagons de chemin de fer; le plan topographique de la partie montagneuse du premier chemin de fer de Transylvanie, avec dessin de quelques appareils de sûreté contre le glissement des terrains montagneux.
Belgique. — Dans la section belge, on trouvait un modèle de bateau insubmersible inventé, breveté et communiqué par M. Cambressy-Dompierre, en 1853. Ce bateau est entièrement, construit en tôle et peut servir de bateau de sauvetage. On peut convertir une partie des vides en magasins de vivres, de manièro qu’il porte toujours de quoi nourrir pendant quelque temps les personnes qu’il contient. Il peut être également utilisé comme chaloupe à bord des navires, car il est muni sur ses côtés de ressorts qui le garantissent contre les chocs.
Nous signalerons encore dans la même section, un appareil de sauvetage en cas d’incendie; un modèle d’échelle de sauvetage pour les incendies; divers appareils extincteurs contre l’incendie; des tuyaux pour pompes à incendie; des modèles d’appareils de sauvetage; un projet de sauvetage pour naufrages, et des ceintures de natation.
Une bride de sûreté, un appareil pour dételer instantanément les chevaux emportés; le dessin d’un frein automoteur pour chemin de fer; un dromoscope ou appareil indicateur de la vitesse des trains des chemins de fer; des fermetures de sûreté automatiques pour portières de wagons et voitures; un système de signaux pour chemin de fer ; enfin des signaux électriques..
Espagne. — Nons noterons dans la section espagnole différents appareils pour éteindre les incendies.
Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, nous avons remarqué diverses lampes pour phares, des signaux de nuit, une trompette pour temps de brouillard; un diagramme indiquant la force réclamée pour la fraction d’un train de chemin de fer et un système de fermeture hermétique contre le gaz.
Franco. — Comme appareils de sauvetage sur terre et sur mer, nous citerons dans la section française :
Pour la terre : des pompes à incendie de différents modèles, pompes à vapeur, etc. ; des appareils protecteurs et de sauvelago pour les incendies: échelles, descenseur h spirale, chariots, tonneaux, sacs, seaux; de nouveaux
INSTRUMENTS ET APPAREILS
appareils avertisseurs et extincteurs; un matériel de secours dans les incendies : accessoirs, tuyaux imperméables pour pompes à incendie, signaux de sécurité, signaux aériens; appareils de feu de cave; un nouveau système de plateau élévateur permettant d'élever des engins de sauvetage et même des hommes en cas d’incendie; des avertisseurs pour chemin de fer; un indicateur et avertisseur téléautomatique des convois de chemin de fer pour prévenir les accidents; un modèle de wagon chasse-neige pour routes et chemins de fer; un appareil contrôleur de la marche des trains; un système de tableau indicateur de la marche des trains; un vérificateur des voies ferrées, appareil donnant promptement et exactement les dévers et l'écartement des rails de chemins de fer; le dessin d’un appareil automatique destiné à prévenir les collisions des trains; des signaux pour chemins de fer; le dessin d’un frein automoteur pour voitures de chemins de fer et de tramways; le dessin d’un syslèmc de transmission, automatique de signaux électriques aux trains en marche; des dessins explicatifs d’un système automatique de déclenchement par l’électricité, permettant d’appliquer tous les freins d’un train en marche, soi L de l’intérieur d’un des véhicules du train, soit d’un point quelconque de la ligne parcourue, sans l’intervention du mécanicien; un tachymètre électrique, à enregistrement direct, mesurant exactement la vitesse de marche d’un train, avec dessin explicatif; des manomètres spéciaux pour locomotives et des vaporisateurs inexplosibles pour chauü'er ces locomotives par le gaz oujle pétrole et les voitures et wagons par la vapeur.
Pour l’eau, différents appareils de sauvetage : lignes, matelas-ceintures» corsages, ceintures, vareuses, sacs, bouées avec leurs accessoires; un vêtement de sauvetage composé de tubes en caoutchouc; une poulie de sûreté pour sauvetage; un bateau et un radeau de sauvetage ; des fanaux d’éclairage électrique, des appareils de signaux pour navires, des phares flottants, feux lenticulaires, feux de direction; des panneaux en tôle pour démontrer une méthode électro-chimique de préservation des carènes en fer et des cuirasses de navires blindés et un produit toxique pour combattre les coquillages et plantes marines qui s’attachent aux bâtiments en fer.
La Société centrale de sauvetage des naufragés dont le siège est à Paris, rue du Bac,' o3, exposait un canot de sauvetage monté sur son chariot avec tout son matériel d’armement et des ceintures de sauvetage; un canon et fusil porteamarres avec chariot; matériel et engins de sauvetage.
Pour la terre et pour l’eau : un appareil électrique pour prévenir des commencements d’incendie dans les navires et magasins ; des fanaux et signaux électriques de terre et de mer ; un contrôleur de la marche des machines, et enfin des appareils pour ouvrir et fermer automatiquement les conduites d’eau.
Italie. — La section italienne nous offrait différentes ceintures et appareils de sauvetage et un canon de sauvetage modèle pour la marine-marchande, avec affût, projectiles, amarres, etc.; un avertisseur pour machine d’extraction do. minerai; un instrument indiquant automatiquement la vitesse d’une machine à vapeur; le modèle en petit d’un appareil appelé avertisseur mécanique, acoustique, optique, pour modérer les mouvements des trains de chemin de fer sur toute la ligne (dessin de l’appareil et monographie explicative), et un indicateur et un avertisseur téléautomatique des convois d,e chemin de fer pour prévenir les accidents. Nous avons remarqué surtout dans cette section, un chariot a quatre roues supportant une échelle de sauvetage pour les incendies ayant au moins 30 mètres de hauteur et un tableau de signaux de nuit par temps de brouillard adaptés au code international des signaux été tout autre code.
ÜIO
L'AilT MEDICAL.
Norwège. — Dans la section norvégienne, nous avons à signaler des fanaux de poupe, d'arrière et de hune; dos signaux de nuit et une boussole de redressement.
Pays-Bas. — Nous avons remarqué dans la section des Pays-Bas : des ceintures de natation; des modèles de bouées et de balises; un modèle de bateau de sauvetage; des signaux optiques pour bateaux de mer, avec machine pour allumer sans feu ; un chariot chargé de tôle servant à bloquer et à dompter l’incendie avec appareils et accessoires, un signal acoustique pour chemin de fer et le modèle d’un appareil contre le déraillement des convois de chemin de fer.
Russie. — Dans la section russe, nous signalerons : un bateau de sauvetage; un appareil pour éviter les oscillations latérales des locomotives et un dynamomètre pour essayer les ressorts des voitures.
Suède. — Nous avons remarqué dans la section suédoise : un appareil pour reconnaître les phares dans l’obscurité et par les temps brumeux; une pompe aspirante à incendie; un appareil destiné â donner l’alarme en cas d’incendie ; des appareils de télégraphie électrique pour communication avec les trains en marche et les stations; un appareil pour filtration de l’eau en voyage, et enfin un appareil électrique pour arrêter les chevaux emportés. Cet appareil était présenté par MmB A. Engstrom. Par un système fort ingénieux, le mors d’un cheval emporté est mis en contact instantanément par son conducteur, à l’aide d’un fil métallique invisible traversant les guides, avec une petite pile électrique placée dans le cotfre du siège. Aussitôt que ce contact a lieu, un cheval emporté au plus haut degré, surpris d une sensation étrange, s’arrête, et dès que le contact cesse ne montre aucun indice de douleur ou d'un autre phénomène qui pourrait faire supposer des suites fâcheuses. Des expériences multiples ont été faites pendant l’Exposition avec plein succès.
Suisse. — Nous noterons enfin dans la section suisse : un extincteur perfectionné pour incendie, des extincteurs portatifs pour étouffer le feu, un chariot portant 4 extincteurs et une pompe à incendie à vapeur.
12° Plans, projets.
Nous ne ferons que citer quelques plans et projets, car ne pouvant en donner la repi’oduction à nos lecteurs, c’est à peine si nous osons leur en rendre compte.
France. — Un 'plan de crémation, de MM. Muller et Fichet, ingénieurs.
Un programme sur les questions des inhumations sur les champs de bataille avec dessins et plans, exposé par M. Hugedé, de Paris. Le même exposant présentait en outre un tableau des recherches faites par lui sur le champ de bataille de Chûtillon (bataille du 19 septembre IS~0), pour déterminer l’identité des soldats morts pendant le siège de 1870-1871 et un projet pour Putilisation industrielle des mutilés de la saierre.
INSTRUMENTS ET APPAREILS
ÜI2
. 1, 2, 3 et 4. — Brancard réglementaire de Ministre de la guerre
(France) (1)
Fig. 1. — Brancard ouvert.
JL -
— ip— ff 0r - - H— rh1-
Fig. 2. — Brancard roulé.
Fi?. 3. — Élévation à U">.10 pour 1 mètre indiquant le mécanisme de pied. 1/10.
C — -<r^Jw~ln. —
c/tÎT 1
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Fig. 4. — Plan indiquant le mécanisme de la traverse. 0m,t0 pour un 1 mètre. 1/10.
(I Voir pages 458 et 012.
INSTRUMENTS ET APPAREILS
France. — Brancard règlementaire du Ministère de la guerre (fig. I, 2, 3 et 4, p. 6H). — Nous n’avons pu nous procurer le dessin du brancard réglementaire de l'armée française que trop tard pour pouvoir le placer A côté de son texte. Obligés de le mettre à part, car nous ne voulons pas en priver le lecteur, nous prions celui-ci de vouloir bien se reporter à la description qu’il trouvera p. 458 et 4b9 et de nous permettre de rectifier et de compléter ici cette description. Ainsi les traverses d’écartement sont placées sous et non pas sur les hampes, comme il a été imprimé. En outre, chacune d’elles est fixée à une hampe, par une de ses extrémités, au moyen d’un boulon qui sert comme axe pour son déplacement et l’autre extrémité est terminée par une entaille qui vient s’engager sous la tête d’un boulon fixé à l’autre hampe. La figure 4 fera parfaitement comprendre le mécanisme de cette bande d’écartement.
Enfin les dimensions du brancard réglementaire du Ministère de la guerre sont :
Longueur .... 1 2m,20
Largeur 0m,50
Hauteur 0“,15
Son poids est de 7k,b00 grammes.
Ce modèle des mieux réussis et des mieux combinés est un des plus favorablement appréciés par les hommes compétents à cause de sa solidité, de sa simplicité et de sa légèreté (I).
Docteur Gruby.
~ (1) Le dernier chapitre de ce rapport qui devait renfermer l’historique des Sociétés de secours aux blessés, le compte-rendu des Congrès, etc., n’a pu être publié ici, cet article avant déjà de beaucoup dépassé les limites que nous lui avions assignées. Il sera publié ultérieurement dans un ouvrage spécial, où il trouvera plus utilement sa place.
Noie de l'éditeur.