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Appendice à l'exposé des titres du Dr Em. Chauffard à l'appel de sa candidature à la Chaire de pathologie générale (mars 1870)

Je me borne à adresser de nouveau à MM. les professeurs de la Faoullé de médecine l’exposé de mes titres, rédigé en 1866, lors de ma première compétition à la chaire de pathologie générale. Cet expose est certainement très-succinct ; mais il s’adresse à des juges tellement éclairés sur les candidatures qui s’offrent à eux, qu’d n’y a pas a les fatiguer de développements inutiles. Je joins cependant a cet ancien exposé un appendice qui relatera brièvement les titres scientifiques qui m’ont été accordés, et les principaux travaux que j’ai entrepris depuis

l’année 1866. .

Je mentionnerai donc ma nomination à l’Académie de medecine en mai 1867. J’ai remplacé dans la section de pathologie médicale un membre éminent de cette Compagnie et de la Faculté de médecine, le

professeur Rostan. , •

Depuis ma nomination, il me sera permis de dire que j ai pris une part active aux travaux et aux discussions de f Academie. J’ai présenté plusieurs rapports, parmi lesquels je signalerai particulièrement les suivants, à cause de leur étendue, et des sujets de pathologie generale

dont ils traitent. . / • »

L’un d’abord, sur un mémoire intitule: Histologie, organologie et médeciL J’ai étudié dans ce rapport la question de l’unité dans les orga

nismessupérieurs; j’en ai recherché les conditions ; j’ai discuté longue-

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ment les objections qui lui sont portées au nom de la physiologie exf)érimentale. J’ai tâché de donner la raison et de traduire la portée de ces objections, et en particulier de celles qui se fondent sur la divisibilité des êtres inférieurs, et sur le maintien de la vie dans chacune des parties divisées. Je crois avoir donné de ces faits une explication vraiment physiologique, en les ramenant aux modes des générations scissipareet fissipare: Cette prétendue division devient une œuvre profonde et saisissante dans sa trompeuse simplicité, elle se transforme en s’opérant, et devient l’acte organique suprême, l’acte générateur lui-même. J’ai montré ensuite que la notion d’unité n’était pas moins nécessaire à la pathologie qu’à la physiologie, et qu’en dehors d’elle on ne pouvait avoir aucune idée complète et logique de la maladie non plus que de la vie.

Je mentionnerai ensuite un long rapport sur un important mémoire de M. le docteur Bailly, intitulé :

Relation d’une épidémie de fièvres catarrhales^ de pneumonies et de suettes^ suivie de Considérations sur le caractère infectieux de ces affections, sur leurs affinités morbides et sur. la détermination d'un groupe formé par les maladies épidémiques qui ont le tissu épithélial pour siège.

J’ai surtout étudié dans ce rapport l’étiologie des affections catarrhales, et en particulier l’action des causes communes dans leur relation avec le caractère spécifique possible de l’affection catarrhale. J’ai abordé là un problème très-délicat et très-controversé de pathologie générale, et dont la saine intelligence fournit la clef de faits très-nombreux, et d’épidémies diverses que souvent on soumet trop systématiquement aux idées d’une spécificité absolue, poursuivie jusque dans les conditions étiologiques. J’ai défendu l’action efficace des causes communes dans les affections catarrhales, contre la généralisation abusive des causes spécifiques ; sans nier cependant que les affections catarrhales, même celles nées des causes communes, ne puissent atteindre à la spécificité. Toutes les affections catarrhales ne sont pas infectieuses, comme le soutenait 1 auteur du mémoire dont je discutais les doctrines; elles peuvent néanmoins le devenir sous certaines conditions particulières que j ai essayé de déterminer. J’ai ensuite examiné s’il convenait de substituer à la notion et au terme de fièvre ou d’affection catarrhale,

celui de fièvre épithéliale. J’ai montré à quel point cette substitution d’idée et de mot était peu fondée ; j’ai prouvé, parla physiologie même des éléments épithéliaux, combien ils étaient impropres à représenter anatomiquement et fonctionnellement une maladie générale, comme le sont les pyrexies. ■

En outre deç(?s rapports, je mentionnerai la part que j’ai prise aux discussions de F Académie, et en particulier à la discussion sur la tuberculose. ï! me sera permis de rappeler que j’ai ouvert cette discussion, et que j’ai peut-être contribué aux remarquables développements qu’elle a reçus ensuite. J’ai prononcé trois discours étendus dans le cours de cette discussion. Sans contester la réalité des faits d’inoculation, j’ai cherché à en donner une explication physiologique et pathologique qui permît à la fois de les admettre comme faits réels, sans aboutir par cela même et directement à la spécificité et à la virulence de l’affection tuberculeuse. Je ne chercherai pas à donner ici un aperçu même succinct des idées de physiologie pathologique que j’ai émises sur ce sujet; cela dépasserait les bornes auxquelles je veux restreindre cet exposé. Je crois d’ailleurs que celte question n’est pas encore jugée; et il y aurait une bien inopportune témérité à présenter comme une solution définitive ce qui ne pouvait être qu’une tentative'd’explication de l’un des plus obscurs problèmes soulevés par la médecine expérimentale.

J’ai lu à l’Académie un travail sur les Caractères, différentiels des diarrhées saisonnières <d\. diarrhées cholériques vraies . Un membre de VAcadémie avait produit et soutenu cette opinion que les diarrhées très-nombreuses observées pendant les chaleurs extrêmes de l’été 1868 étaient « une ébauche de la véritable constitution cholérique, et à cetitre étaient probablement un avant-coureur, un avertissement d’une explosion prochaine du véritable choléra. » Je cherchai à démontrer le contraire, à savoir, la séparation absolue, tant au point de vue étiologique qu’au point de vue nosographique, des diarrhées saisonnières et des diarrhées cholériques. J’annonçai qu’aucune explosion prochaine du choléra n’était à craindre, et que l’exagération ou le développement de la constitution régnante ne pouvait aboutir qu’au règne de la dysenterie, ou à celui delà fièvre typhoïde, comme le déclara M. le pro-

fesseur Béhier. L’événenient confirma ces prévisions; dysenteries et fièvres typhoïdes devinrent, en effet, très-nombreuses. La Commission des épidémies, dont je fais partie depuis trois ans, reçut cette année-là un nombre considérable et tout à fait insolite de relations d’épidémies, de dysenteries graves. La doctrine de l’importation du choléra asiatique, et l’impossibilité du choléra nostras d’éclater sur notre sol autrement qu’à l’état sporadique, se trouvent donc confirmées, suivant les conclusions de mon travail, par l’histoire pathologique de cette année 1868.

Enfin, je mentionnerai un discours récemment prononcé dans la discussion sur la Mortalité des nourrissons . Je crois avoir montré dans cettè étude d’hygiène publique, que la mortalité des nourrissons se rattache à des causes plus générales que celles invoquées jusqu’ici, à des causes directement liées à notre état social, aux lois qui le régissent, aux institutions publiques sur lesquelles il repose, et que par suite telle ou telle réglementation de détail demeurera fatalement impuissante à conjurer le mal que l’on déplore.

J’ai publié dans les tomes LXXV (juillet 1868), et LXXVl (octobre 1868) du Qorres'pondant àieM'L longs articles consacrés aux problèmes de philosophie naturelleetde physiologie générale. Ces articles contiennent largement la matière d’un volume in-8” ordinaire. Le premier est intitulé : Les luttes actuelles de la philosophie et de la science; il est surtout consacré à l’étude critique de la génération spontanée et à celle de la variabilité et de l’immutabilité des espèces. Le second est intitulé de Xldée de vie dans la physiologie contemporaine, MM. Virchow et Claude Bernard. . .

Je ne présenterai pas l’analyse de ces deux publications ; elle exigerait des développements trop considérables. Je dirai seulement que dans le dernier article je crois avoir tracé de la physiologie et delà pathologie cellulaire générale, un tableau plus net, plus harmonique et plus philosophique que celui dontM, Virchow a dessiné çà et là lès traits épars. J’ai montré comment cette physiologie et cette pathologie géné; raie de la cellule se rattachaient à la physiologie et à la pathologie générale de l’individu, de l’être entier, et n’étaient en quelque, sorte

^]u’un développement nouveau de ces dernières, loin d’en être le renversement ou la négation.

Je mentionnerai enfin une longue étude bibliographique insérée dans les numéros du 14 et du 21 mai 1869 de la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie. Cette étude est consacrée au Traité de pathologie et de thérapeutique générales , ouvrage posthume de Jaunies, professeur de pathologie générale à l’école de Montpellier. Cette oeuvre considérable reflète fidèlement les .inspirations doctrinales de la vieille école de Montpellier : ce m’a été l’occasion d’examiner la valeur de ces doctrines, et surtout la forme dernière qu’elles venaient de recevoir. Dans ce travail de critique et de contradiction, j’ai été conduit à indiquer comment doivent se poser, à cette heure, les problèmes de la pathologie générale, et quel esprit doit présider à son enseignement. Aussi en raison des circonstances qui me font aujourd’hui écrire cet exposé, je demande la, permission de donner ici quelques extraits textuels de ce travail ;

« L’un des plus vivaces reproches, disais-je, portés contre les doctrines de Montpellier était d’inférioriser Vagrégat organique, et de le soumettre à un pouvoir distinct de lui, à une cause motrice mystérieusement associée à i’organisme.>

« Instinctivement, ce dédoublement de l’organisme vivant en deux parts, l’une qui ne se voit et ne se touche, mais qui a le privilège exclusif de l’activité et de la spontanéité vitales ; l’autre, que l’on manie et que Ton analyse, mais gui est inerte en soi et ne contient la raison d’aucun de ses mouvements ; ce dédoublement, dis-je, est condamné sans retour. Plutôt que de se rendre complice de cette ontologie ruinée, la «cience actuelle préfère nier Tautonomie réelle de la vie, et ne reconnaître à la matière organisée aucun autre principe, ni aucune autre activité que ceux de la matière inorganique... »

« M. Jaumes veut bien s’inierdiré à peu près l’emploi des mots principe vital ; mais il emploie et prodigue incessamment les mots de force vitale, et il donne à ces derniers toute la pqrtée que dans l’écoje on attribuait aux premiers. Il oublie les sages recommandations de Frédéric Bérard, qui disait avec une ironique modestie que « les mots de principe vital, de principe d’harmonie, bu tout autre analogue, lui paraissaient trop difficiles à manier pour qu’il osât s’en seivir » ; il avouait « ne pas se sentir assez de force d’esprit pour s’exposer à la vaine gloire de braver un danger que ■Barthez lui-même n’avait pas toujours surmonté ; il ne voyait pas d’ailleurs la nécessité d’admettre des mots de ce genre ». Frédéric Bérard voulait donc bannir ces expressions et leur substituer celle de force vitale ; mais, ajoutait-il, en se servant de celle-ci aussi peu que possible. M. Jaumes a profité du premier conseil, mais il a négligé le second ; cependant celui-ci n’est pas sans importance, et Frédéric Bérard, ee

fe donnant, faisait preuve d’un esprit de jugement aussi sagace que profond. Il n’est pas possible, en effet, que l’emploi répété des mots force vitale ne conduise indirectement h la fausse ontologie que le principe vital intronisait ouvertement ; et que l’on n’aboutisse pas h représenter souvent cette force comme le centre dispensateur de toute l’activité organique, comme une entité supérieure s’élevant au-dessus des organes et les dirigeant autocratiquement. Sur cette pente, on arrive à regarder les organes et les tissus organiques comme une matière inférieure, comme un instrument soumis, que la contemplation de la force idéale permet de reléguer au second plan de l’observation physiologique et pathologique. C’est là la fausse conception et le grand danger,-et nous sommes obligé d’avouer que M. JauineS n’a pas toujours su les éviter.

Alors même que ce savant maître appuie sur l’importance des études anatomo-pathologiques, il le fait en des termes qui consacrent ou semblent admettre comme possibles la séparation et la soumission des organes vis-à-vis d’une force dominatrice :

« Soit qu’on accorde aux organes le premier rôle, dit-il, soit qu’on les considère comme des moyens de manifestation, des instruments de la vie, leur étude et celle de leur mécanisme en action sont d’une importance manifeste (p. 23).» Les organes considérés comme des moyens de manifestation et des instruments de la vie sont l’expression de la vieille erreur vitaliste. Cette suprématie accordée à une force vitale considérée en soi altère gravement toute la pathologie générale de Montpellier, malgré la part incontestable de vérité que celle-ci contient. Cette perpétuelle mise en avant de la force vitale et de sa lésion entraîne tout un système de fictioms et d’abstractions forcées. Les citations suivantes permettront d’en juger :

« La force vitale, dit M. Jaumes, manifeste ses affections par des changements dans son agrégat, dans ses fonctions. Tantôt elle emploie tous ses instruments, tantôt il lui suffit d’un seul ou d’un petit nombre. Dans ce dernier cas, l’état morbide est général, bien que la manifestation soit locale (p. lüO). » Que d’images fausses dans ce langage, et quelle manière surannée et antimédicale d’exprimer des notions dont le fond lointain est pourtant vrai ! Une force qui opère des changements dans son agrégat, qui emploie ou non tous ses instruments ! En vérité, toutes ces conceptions sont mortes et bien mortes, et si les doctrines vitalistes n’en avaient pas d’autres à leur usage, il ne faudrait pas tenter de les réveiller de leur léthargie, qui deviendrait, à bon droit un éternel et dernier sommeil.

Cette notion de force vitale et de principe de vie que M. Jaumes invoque si fréquemment et si résolûnient finit par se substituer malgré lui à la notion même de 1 organisme ; et lorsqu dpi'étenddonnerde celui-ci une idée fondamentale, c’est toujours le principe ()U la foi ce qui posent devant ses yeux et qui fournissent exclusivement la définition. <- La notion-mère du corps vivant, dit M .laumes, doit contenir en substance tout ce que l’observation biologique fournit d’important. Je crois que la suivante remplit cette condition : Instinct aveugle, non susceptible de conscience, attaché à dc-S organes appropriés et inconcevable sans eux, unitaire, doué de spontanéité et des pouvoirs nécessaires pour se conserver pendant un temps limité » (p. 24). Quelle pauvreté et quelle stérilité dans cette notion-rrière qui doit contenir, l^auteur le rap|)elle tout ce que Volservation physiolorjique fournit d'important ! Celte notion passe sous

silence le fait essentiel et caractéristique de la vie, le fait de la conception et de la génération, le premier et le dernier terme de la physiologie, car en l’organisme tout est conception et génération continues ; c’est le secret caché de toutes les fonctions et de l’évolution entière de l’être ; c’est l’activité suprême qui se développe incessamment par toutes les activités particulières, et c'est cette activité que l’on oublie pour nous parler uniquement d’un instinct aveugle, attaché à des organes appropriés, unitaire et doué de spontanéité ! Ce n’est plus la matière vivante qui sent et agit spontanément, c’est le principe aveugle et unitaire qui la domine ! Quoi d’étonnant qu’en face de cet être fictif on oublie la grande marque de l’être positif et réel, la fonction qui conçoit et engendre, c’est-à-dire la vraie spontanéité, celle qui relève de l’être organique et vivant et ne saurait appartenir à un principe aveugle, immobilisé dans une inaccessible et stérile unité?... »

« J’étais serieusement convaincu que l’erreur de Bichat n’avait plus aujourd’hui de rèprésentants autorisés; je pensais que nul homme voué à l’enseignement de la science n’admettait plus rien de cet antagonisme inutile et fictif que Bichat avait un instant imposé à la physiologie générale. Je crains que ces idées du passé ne soientpas aussi coin plétement effacées que je le pensais. J’en retrouve çà et là des traces attardées dans le livre de iM. Jaufnes : « Le matérialisme, dit-il, est entré dans cette voie (la voie scientifique), lorsqu’il est parti de faits physico-chimiques expérimentalement démontrés, et dont bon nombre, personne ne le conteste, sont mêlés à ceux de la vie, car la matière organisée ne peut se soustraire complètement aux lois qui régissent toute matière (p. 19). » L’erreur de Bichat subsiste au fond de ces lignes où se heurtent le pour et le contre. C’est un aveu incomplet ef sans valeur que de dire que bon nombre de faits physico-chimiques sont mêlés s. ceux de la vie; c’est s’éloigner plus encore de la vérité que de dire que la matière organisée ne peut se soustraire complètement aux lois physico-chimiques; ce serait admettre par là même qu’elle s’y soustrait en partie. Il y aurait donc des cas où la matière organisée n’obéirait pas aux lois qui régissent toute matière? Tout cela est contradictoire et faux. Organisée ou non, la matière, en tant que matière, obéit toujours et partout aux mêmes lois; la vie ne s’y oppose en rien, ni jamais; elle ne peut même trouver les conditions de sa réalisation visible que dans cette matière et par ces lois physico-chimiques. Seulement il faut faire intervenir ici cette vérité prépondérante de la philosoi)hie biologique, vérité dont on doit pénétrer l’action profonde et souveraine : à savoir que les conditions des phénomènes n’en traduisent pas la cause, et que l’intelligence des phénomènes est essentiellement attachée à la connaissance de leur cause réelle. Une activité en action se juge, non par les conditions extérieures de cette action, mais par la cause qui soulève et anime l’activité et qui suscite l’action. La vie, qui trouve dans la matière et dans les lois de la matière toutes ses conditions phénoménales, doit se comprendre et se définir par l’activité propre qui préside aux actes vitaux et qui se traduit à travers les manifestations pures de la matière. Sentir, concevoir, engendrer, sont des phénomènes vitaux qui se comprennent seulement par la vie, cause autonome et activité propre, et qui cependant s’expriment extérieurement et s’exécutent par des organes et des tissus où entre la matière physique, mais où cette matière devient vivante en entrant La matière de nos organes et de nos éléments est donc à la fois

physique et vivante, et les lois physiques et vitales trouvent pareillement en elle une détermination incessante. Il y a donc là des confusions faciles et des mirages trompeurs qu’il faut s’exercer à dissiper par une étude patiente et pénétrante. Toute l’analyse biologique et pathologique relève de cette étude ; et je ne saurais trop sévèrement condamner une pathologie générale qui glisserait à côté de ces distinctions fondamentales sans en établir la portée, ou qui môme les méconnaîtrait absolument comme celle que nous discutons en ce moment. Il n’est pas, dans le volumineux traité de M. Jaumes une seule page où se révèle la vue claire de ces problèmes, où soient nettement exposées ces conditions en dehors desquelles il n’y a qu’obscurité, ou, ce qui est pire, vaine et fausse clarté. »

Je demande pardon pour ces citations un peu longues : elles feront comprendre â mes juges l’esprit doctrinal qui m’anime et dont je ne me suis jamais départi. Le rédacteur en chef du journal où ces articles étaient publiés, l’honorable M. Dechambre,les appréciait ainsi dans une note dont ils les accompagnait ; «On verra d’ailleurs par l’article de M. Chauffard qu’un vitalisme et un organicisme également éclairés peuvent s’entendre en beaucoup de points. «Nous allons plus loin et nous demeurons convaincu que ces séparations doctrinales qui ont pu être ou paraître profondes, iront en s’affaiblissant parles progrès incessants d’une science impartiale et sincère; et que vitalisme et biologisme finiront par se joindre peu à peu, et se confondre d’eux-mêmes au sein des réalités vivantes, comme ils se joignent et se confondent dans leur sens étymologique et réel.

Je lerminerai cet exposé additionnel de mes titres scientifiques en rappelant que pendant les années 1867, 1868, j’ai fait à l’hôpital Cochin un cours libre de clinique médicale, dont quelques leçons ont été publiées dans la Gazette des hôpitaux. J’ai fait en outre à la Société médicale des hôpitaux communications sur divers.points de

pathologie médicale, que je crois superflu de mentionner en détail.

Paris. - Imprimerie de E. Martinet, rue Mignon, 2.

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