ALFRED DE VIGNY
(Voir la Bibliographie romantique, pages 27 et suivantes.)
1822. — Le Trapiste, poëme, par l'auteur des Poèmes antiques et modernes : Héléna, la Somnambule^ la Femme adultère, la Prison^ etc. Paris, Guiraudet, in-S.
Ce poëffle a eu trois éditions successives , au profit des Trapistes d'Espagne.
1824. — Eloa ou la soeur des anges. Mystère.
Par le comte Alfred de Vigny, auteur du Tra-
piste, etc. Paris, Auguste Boulland et Aoibroise
Tardieu; imprimerie Firmin Didot, in-8.
1826. — PoÉliSS ANTIQUES KT MODERNES, par ie
comte Alfred de Vigny. Le Déluge, Moïse, Dolorida, LE Trapiste, la Neige, le Cor. Paris, Urbain Canel ; imprimerie J. Tastu, in-8.
1829. — Poèmes. Voir la Bibliographie romantique, page 27.
Cette édition reunit tous les poèmes précédemment publiés , moins celui d^Héléna, qui n'a jamais été réimprimé, et VOde au malheur, dernière pièce du volume de 1822, augmentés de : Madame de Souhise^ le Bain d'une dame romaine^ et la Frégate la Sérieuse. La composition du liyre n'a pas varié depuis , excepté qu'Alfred de Vigny a ajouté à la réimpression de 1837, Delloye et Lecou, in-8 , deux pièces nouvelles, Paris, élévation (publiée chez Gosselin, en 1831, in-8), et les Amants de Montmorency. Dans la première édition de ses Poésies complètes de la Bibliothèque Charpentier, 1842, il a rétabli l'Ode au malheur y de 1822.
Sainte-Beuve a regretté les retranchements faits par l'auteur à quelques-uns de ses premiers poèmes , la Femme aduLtère, la Prison y le Bal (article de la Revue des deux mondes d'octobre 1837, réimprimé dans les Lundis. )
1826. — Cinq -Mars ou une conjuration sous Louis XIII, par le comte Alfred de Vigny. Paris, Urbain Canel ; imprimerie de Balzac, 2 vol. in-8.
Quatre éditions réelles en deux ans.
1830. — Le More de Venise, Othello. Tragédie traduite de Shakspeare en vers français, par le
comte Alfred de Vigny, et représentée à la Comédie française le 24 octobre 1829. Paris, Levavasseur et U. Canel; imprimerie A. Barbier, in-8.
1835. — Servitude et grandeur militaire, par le comte Alfred de Vigny. Paris, Bonnaire, 1835; imprimerie A. Pinard, in-8.
La fortune bibliographique des œuvres du comte de Vigny est assez semblable à leur fortune littéraire. Si l'on n'en voit pas les réimpressions se multiplier rapidement , les éditions originales non plus n'excitent pas de très- vives enchères. Ce n'est pas qu'elles ne soient rares , et le volume de 1 822 est précieux de toutes façons.