‹ Appendicite chronique et Pseudo-TuberculoseChapitre 14 sur 31 · TES OME · texte numérisé non relu

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39 degrés. Et ces symptômes alarmants disparaissent dès que par une diète sévère on supprime la cause quileur avait donné naissance.

» Mais souvent on renouvelle la tentative, de nouveau on applique un régime qui va déterminer une poussée nouvelle de fièvre avec des phénomènes gastro-intestinaux qui ne pourront que contribuer à affaiblir le malade. »

Et si un nouveau symptôme ne vient pas aider à formuler un diagnostic, ces malades continueront parfois pendant plusieurs années à présenter de ces alternatives d'amélioration et d’aggravation successives.

Si au contraire nous pensons à une appendicite chronique, et si le malade hésite avant d’accepter l'intervention et préfère se soumettre à un traitement médical pendant quelque temps, nous croyons que dans cerlains cas encore le résultat peut être défavorable.

Nous avons vu en effel que, souvent, ces malades ont une ascendance chargée ; dans plusieurs obsertions nous relevons la tuberculose dans les antécédents héréditaires ou collatéraux, ils sont donc suspects eux-mêmes ; Qils font dit Sergent, sous forme d'inflammation adénoïdienne subaiguë, une sorte d’ébauche de la scrofule et un jour ou l’autre, si vous n’y prenez garde, ils versent dans la scrofulotuberculose. »

Si donc nous posons le diagnostic d’appendicite chronique, nous allons instiluer un régime alimen-

Er

taire spécial, dit Sergent, « et vous supprimerez de alimentation précisément tout ce dont ces enfants ont besoin en tant que sujets prédisposés à la tuberculose. »

Il en est de même, d’ailleurs, pour ceux qui présentent des signes d’entérocolite ; le régime, en supprimant l’alimentation azotée et en lui substituant des pâtes ou des farineux, amoindrit leur résistance et favorise chez eux le développement de la tuberculose pulmonaire.

Nous pensons donc que le régime alimentaire n’est en général pas suffisant pour amener une amélioration complète, dans certains cas même il pourra être une source d’inconvénients vis-à-vis de l’état gastro-intestinal ou même de dangers en présence d'individus prédisposés à la tuberculose.

Nous croyons, au contraire, que le malade ne peut retirer que des avantages du traitement chirurgical, et qu'en pareil cas il doit être appliqué le plus rapidement possible, étant seul susceptible dans bien des cas de provoquer la disparition des symptô mes que nous avons signalés. Mais il faudra, pour cela, posér aussi nellemenl et précocement que possible le diagnostic d’appendicite chronique. On s’efforcera de dépister les symptômes propres à celte affection, on recherchera les crises aiguës par un interrogatoire minutieux du malade ; les crises frustes ne s’accompagnant que de quelques nausées ou de quelques signes d’entérocolite n'étant pas rares. Et si aucun

signe gastro-intestinal ne met sur la voie du diag-

as

nostic, il faudra se souvenir, dit Brunon,que chez tout malade qui tousse depuis un certain temps, il faut chercher l’appendicite et qu’une fièvre continue, persistante, qui ne s'accompagne pas de manifestations pulmonaires, doit faire songer à l’appendicite. L’exploration de l’abdomen en décelant un point douloureux bien limité lèvera tous les doutes.

Lorsque ce diagnostic est posé, nous pensons que l'intervention doit être pratiquée. Nous nous trouvons en effet en présence d’un appendice enflammé qui constitue un danger constant, non seulement par : les accidents qu’il détermine à distance en altérant l’état général, en produisant la fièvre, la toux. l’amaigrissement en particulier, mais par les réveils qu'il peut présenter et qui en infeclant la séreuse péritonéale peuvent provoquer rapidement les accidents les plus graves.

Les résultats en sont généralement bons, ils sont d'autant meilleurs que l'intervention est pratiquée plus près du début de l'affection ; lorsqu'il en est ainsi nous croyons qu’on peut compter sur une guérison complète et définitive,

S'il s’agit d’un malade chez lequel les accidents sont déjà anciens, les résultats peuvent sembler moins favorables. On peut voir les phénomènes pulmopaires persister pendant quelque temps, en général ils ne tardent pas à s’amender ; parfois des améliorations alternent avec des périodes de recrudescence, le malade pourtant tire toujours profit de l’intervention. Outre quele gros danger de péritonite est écarté,

l'amélioration, sinon la disparition des signes pulmonaires, s’observe constamment. D'ailleurs l’alimentation devient de nouveau possible et bien vite l’état général s'améliore. « Parmi les malades, dit Faisans, dont j'ai eu ultérieurement des nouvelles, je n’en connais pas un seul qui ne se soit félicité à un degré quelconque de s’être fait opéré. En tout cas, il n’y en a pas un seul qui soit mort de l'opération, et je voudrais pouvoir dire avec la même certitude que, parmi ceux qui n’ont pas suivi mon conseil et que j'ai perdu de vue, il n’y en a pas un seul qui soit mort de sa maladie. »

Nous avons déjà signalé que certains symptômes, la toux en particulier,pouvaient persister à la suite de l'opération, si nous nous souvenons que nous sommes en présence d’adénoïdiens, cette toux s'explique assez facilement. En enlevant l’appendice, nous avons enlevé un foyer d'infection, mais le malade n’en est pas moins resté un adénoïdien, et si nous voulons faire disparaître ces différents troubles, il est indiqué de faire un grattage du rhino-pharynx, à la suite de cette intervention, la toux disparaît généralement.

Mais si certains symptômes persistent, si l’état général reste mauvais, il faut se souvenir que malgré l'acte opératoire nécessaire et qui a supprimé les dangers immédiats, certains de nos malades « n’en demeurent pas moins ce qu'ils étaient d’abord des adénoïdiens ». Chez eux, nous pensons que le terrain doit être modifié pour que tous ces troubles disparaissent ; nous avons vu que dans certains cas, les

manifestations pathologiques relevaient de l’insuffsance thyroïdienne, nous croyons que l’opothérapie sous forme de poudre de thyroïde appliquée chez ces malades, peut donner de bons résultats.

Dans une observation de M. Dalché que nous reproduisons, cette médication a amélioré le malade ; dans un cas de pseudo-tuberculose, nous avons vu également la médication thyroïdienne amener la cessation des accidents.

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