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caies *. Mais ii restait à considérer les lésions des parties extérieures du corps dans leur ensemble, à signaler les lois générales d'après lesquelles se manifestent les phénomènes locaux et sympathiques qu'elles déterminent; à établir enfin les bases du traitement le plus rationnel qu'il convient de leur opposer. Tous les bons esprits , convaincus que la médecine physiologique doit être aussi utile à la chirurgie qu'à la pathologie interne , attendaient impatiemment un ouvrage consacré à„la démonstration de cette vérité : c'est ce vœu que j'essaie de satisfaire dans les pages suivantes ; heureux si, malgré mes efforts, je ne suis pas resté trop au-dessous du but que j'ai voulu atteindre. Je suis loin d'avoir embrassé dans cet ouvrage tout le domaine de la chirurgie. Il est d'ailleurs une partie importante de cette science
1 Voyez les articles abcès, articulation, arthro-
CACE, BLESSURE, BRULURE, CARIE, CERVEAU, CRANE, DENT, FISTULE, FRACTURE, ENTORSE, etc., du Dictionnaire abrégé des sciences médicales.
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qui n'avait besoin ni d'examen ni de révision, et dont je n'ai pas dû m'occuper : c'est celle qui a pour objet l'étude du mécanisme suivant lequel certaines lésions physiques sont produites , et la description ainsi que la pratique des procédés et des méthodes opératoires. Ici tout est pour ainsi dire soumis au calcul ; les véritables principes, sinon les bornes de l'art, sont fixés, et les divers systèmes pathologiques ne sauraient avoir aucune influence, ni sur la théorie, ni sur la pratique.
Quelle que fût l'étendue que je pusse donner à mon travail , il m'était également impossible d' y embrasser tous les cas particuliers où l'on peut faire à la chirurgie une utile application de la médecine physiologique. Ainsi, les plaies du . crâne , les commotions , les contusions et les divisions, tant du cerveau que de ses membranes; les solutions de continuité des organes thoraciques et abdominaux ; les épanchements sanguins , purulents ou séreux dans les cavités de la plèvre ou du péritoine; les lésions diverses et les
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abcès du foie , les incarcérations intestinales , les corps étrangers arrêtés dans le canal digestif, telles sont quelques unes des lésions dont le traitement méthodique exige une connaissance approfondie de la nouvelle doctrine médicale.
Voulant donc composer, moins un traité de chirurgie , qu'une sorte d'introduction à l'étude de cette branche importante de Fart de guérir , et contraint de me renfermer dans des généralités sur la théorie et sur le traitement des lésions chirurgicales et des accidents qui peuvent les compliquer , le plan que j'ai suivi , quoique très propre à remplir mes vues , paraîtra peutêtre peu méthodique. Je ne pouvais cependant adopter cette classification , simple , il est vrai , mais anti-physiologique, des maladies en lésions^ physiques, lésions vitales et lésions organiques. La plupart des lésions physiques sont , en effet , constamment suivies , soit immédiatement, soit après un temps fort court, de dérangements dans le rhythme et la force des mouvc-
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ments organiques. C'est ainsi que les plaies, les fractures, les luxations, donnent toujours lieu à des inflammations plus ou moins vives, et ordinairement assez graves pour qu'il ne suffise pas de réunir ou de replacer les organes , mais pour que l'on soit obligé de prévenir ou de combattre énergiquement leur irritation et ses effets. Les lésions vitales à leur tour déterminent, chez presque tous les sujets, des altérations plus ou moins profondes dans la texture des parties qui en sont le siège, altérations qui constituent, quoi qu'on en dise , de véritables lésions organiques. Enfin les dégénérescences des tissus vivants , le développement de tissus pathologiques nouveaux, sont constamment et exclusivement le résultat de lésions vitales , qui , après avoir formé ces tissus, les accroissent et présidenUaux transformations nombreuses qu'ils doivent subir. Dans tous les cas de squirre, de cancer, de mélanose , etc., c'est l'irritation ou la lésion vitale qui est la cause prochaine et directe de la