‹ Application de la perspective linéaire aux arts du dessinChapitre 106 sur 160 · TROISIÈME PREPARATION DU DESSIN · texte numérisé non relu

TROISIÈME PREPARATION DU DESSIN

L intervalle qui sépare les deux premiers châssis latéraux placés près l’avantscène , sur les côtés du théâtre , étant déterminé , trouver sur le dessin l’apparence du resserrement graduel de ces châssis, ainsi que 1 abaissement des liises ou plafonds . en sorte qu’une salle régulière ou une galerie représentée paraisse d’une égale largeur, et le plafond , d’une égale hauteur dans toute son étendue, c’est-à-dire que les côtés paraissent parallèles entre eux , et que le plafond paraisse horizontal.

Pratique.

Figure 3.— i° Des points i , i' qui déterminent l’intervalle donné entre les deux premiers châssis, menez au point principal P les lignes i P, i'P qui coupent les transversales 22, 33 , etc., aux points 2,3,4^3,6,et 2,3, 4i J 1 b.

PERSPECTIVE THEATRALE. i,9

Vous aurez sur le plancher le resserrement des châssis.

Pour avoir l’abaissement des plafonds.

2° Elevez sur les points i , 2, 3, etc., et sur les points T, 2', 3', etc., des perpendiculaires à l’horizon, et ayant déterminé la hauteur des premiers châssis, par les points 1" et T"; menez les lignes i"P et T"P, qui déterminent sur les perpendiculaires les points 2", 3", 4", 5", 6", et 2'" 3'" 4'? 5'',' G"'; vous aurez la hauteur dégradée des châssis et l’abaissement des plafonds.

Nota. Si la décoration à composer doit représenter un site irrégulier, une vue pittoresque, un paysage, il faut remarquer que les châssis se placent où l’on veut, et que les ciels ou bandes d’air s’élèvent à volonté.

Sur un dessin ainsi préparé, on peut composer l’ensemble d’une décoration régulière ou irrégulière , dont les proportions et les dimensions conviendront au théâtre proposé; mais il faut observer que, sur le dessin, les châssis sont à leur plus grande hauteur, et que les objets que l’on y représentera ne doivent pas dépasser cette hauteur.

Il n’en est pas de même des objets que l’on voudra dessiner sur les bords verticaux de ces châssis ; les contours de ces objets peuvent dépasser ou sortir plus ou moins de ces bords, en y faisant ajouter à discrétion des saillies ou découpures convenables.

Le dessin, c’est-à-dire le cadre de l’avant-scène et la perspective des châssis, etc., pourraient être préparés d’avance, d’après le plan et la coupe géométrale du théâtre à décorer , sur chaque feuille destinée à recevoir la composition d’une décoration , et , si l’on en avait un certain nombre à composer pour le même théâtre, cette préparation, une fois faite, en la gravant légèrement au trait, et l’imprimant sur papier collé; le peintre en prendrait plusieurs épreuves et pourrait exercer son génie sans fatiguer sa patience.

Enfin , nous supposons qu’une décoration ainsi composée serait exécutée , sinon par son auteur, au moins sous sa direction, par d’habiles décorateurs qui connaîtraient tous les moyens de la tracer en grand , de la peindre et de la faire mettre au théâtre.

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