‹ Application de la perspective linéaire aux arts du dessinChapitre 155 sur 160 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ces observations nous semblent suffisantes pour donner une idée de la perspective aérienne , et pour mettre un jeune peintre en état de bien voir et d’étudier avec fruit, d’après nature, les effets variés et innombrables quelle offre sans cesse à notre admiration.

Ces effets, qui passent souvent rapidement devant nos yeux, durent trop peu de temps pour que l’on puisse les peindre sur le champ d’après nature; mais comme ils frappent vivement l’imagination, ils s’impriment facilement dans la mémoire, et quand on ne peut les imiter a 1 instant qu ils se présentent, il faut s attacher a les bien observer, à les analyser, pour les peindre de mémoire.

On dit que c’était ainsi que Claude-le-Lorrain produisait ses beaux tableaux; qu’après avoir étudié la nature, à l’heure du jour qu’il voulait représenter en peinture, il exécutait dans son atelier ce qu’il avait observé; que le lendemain à la même heure, il allait comparer de mémoire son imitation à l’original, pour revenir corriger sur son tableau les défauts qu’il y remarquait, et qu’il agissait ainsi , jusqu’à ce qu’il fut satisfait de son ouvrage.

Page 1