CHAPITRE DEUXIEME
mouvement, rencontre un plan intermédiaire , sur lequel elle laisse la trace de l’objet qu’elle a parcouru , cette trace sera une projection cle l’objet.
L’œil peut être place à ce point fixe ; alors la ligne est un rayon visuel , le plan rencontré est le tableau, et la trace du rayon sur ce tableau est la Perspective de l’objet, (i)
Léon- Baptiste Alberti définit le Dessin , le contour des choses peintes ; et la Perspective , le moyen de tracer exactement ces contours.
Selon les peintres, la Perspective est l’art de tracer sur un tableau toute sorte d’objets pittoresques, avec une exactitude suffisante, pour que ces objets peints paraissent aux yeux des spectateurs comme s’ils étaient réels, et qu’ils fussent vus à travers ce tableau supposé transparent.
Cette dernière définition est incomplète, mais elle suffit à la Peinture qui admet quelques licences dans la pratique de la Perspective.
Ainsi , nous comprendrons facilement la Perspective , si nous supposons que notre œil est placé en un lieu fixe; qu’un tableau transparent A B (PI. F) est posé verticalement et de front, entre nous et les objets naturels que nous voulons représenter, ensorte que nous puissions les voir à travers ce tableau, et les calquer sur sa surface; ce calque sera la Perspective exacte de ces objets. Enfin, c’est d’après cette observation que l’on a trouvé les moyens de tracer sur un tableau, non transparent, la représentation perspective d’un objet naturel, présent à nos yeux, ou même d’un objet absent, pourvu que sa forme, ses dimensions et le lieu qu’il doit occuper, soient connus.
Comme on rencontre dans les définitions que donnent divers Traités de Perspective, des noms et des termes différens qui signifient une même chose, nous croyons qu’il est utile de les faire connaître, afin de comprendre, au besoin, ce qu on lira ou ce que l’on entendra dire sur cette matière.