‹ Applications Aérodynamiques de la Méthode de Chronophotogrammétrie PlaneChapitre 7 sur 38 · CEST · texte numérisé non relu

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vitesse du moteur entraînant la pompe. Nous verrons plus loin la solution choisie pour diminuer cette vitesse.

c) À propos du défaut dû aux bulles d'air participant à la circulation générale, signalons le fait que, le canal se raccordant tangentiellement à la cuve aval, il y à aggravation de l'inconvénient de la trop grande hauteur de chute d’eau. Il se crée, en effet, un vaste mouvement tourbillonnaire qui entraîne les bulles vers le bas de la cuve où elles sont aspirées par la pompe.

Les bulles arrivent dans la cuve amont, et l’eau qui pénètre dans le canal n’a pas le temps d’en être débarrassée.

Deux modifications de l'installation sont donc à prévoir :

dans la cuve aval, ajouter une rampe hélicoïdale qui conduise l’eau arrivant du canal à la hauteur du niveau de l’eau dans cette cuve;

dans la cuve amont, mettre un cône convergent débouchant au bas de la cuve et se raccordant au canal.

Cette dernière installation supplémentaire aurait le double avantage : d'une part, de conduire au canal de l’eau non « émulsionnée » de bulles d'air; d'autre part, de créer un courant plus régulier dans le canal.

Ces deux modifications, prévues, n’ont pas encore été exécutées.

On avait tenté d'employer dans la cuve aval un plancher sur lequel viendrait tomber l’eau du canal et qui freinerait le mouvement tourbillonnaire. On a employé un plancher plein et un plancher en caillebotis. Ces planchers étaient soit fixés au réservoir, soit libres. Dans tous les cas, l'avantage obtenu a été peu important.

d) Pour supprimer les vibrations qui se produisaient aux bas régimes, on pouvait envisager deux solutions :

ne faire travailler la pompe que pour les grandes ouvertures de la vanne, mais ne faire passer dans le canal, au moyen d’un « by-pass » réglable, qu'une partie de l’eau refoulée;

modifier la vitesse du moteur au moyen d’un rhéostat de glissement.

La première solution aurait exigé d'importants travaux de chaudronnerie : une tuyauterie secondaire aurait alors relié la cuve amont à la tuvauterie déjà existante, le point de raccordement se trouvant entre la pompe et la vanne de réglage. Sur cette tuyauterie secondaire aurait été montée une vanne permettant de régler le « by-pass » et de faire ainsi varier le débit de la circulation d’eau principale et, par conséquent, la vitesse du courant dans le canal.

Nous avons choisi la deuxième solution; elle était la plus économiquement réalisable.

Pour déterminer les limites de puissance à absorber par le rhéostat, afin de se trouver en dehors des régimes de vibration de la pompe, nous avons utilisé en premier lieu un rhéostat électrolytique : les trois électrodes sont en fer, de forme triangulaire, de hauteur 50 cm, de largeur maximum 6 em et d'épaisseur 1 mm. L’électrolyte est une solution de carbonate de sodium à 5 %.

On fait varier la résistance en faisant plonger plus ou moins les électrodes dans la solution (fig. 6).

Ce rhéostat permet d'insérer des résistances variables dans le rotor et, ainsi, d'obtenir des glissements variables.

Soit W la puissance absorbée dans le rhéostat liquide; posons :

W = W, cos 9.

Pour avoir les valeurs de W,, nous avons noté l'intensité du courant dans une phase, et les différences de potentiels entre deux phases pour diverses ouvertures de la vanne et divers enfoncements des électrodes dans le bain. On a noté, pour chacune des mesures, la vitesse correspondante du courant dans le canal au moyen d’un pitot.

Fig. 6. — Schéma de montage du rhéostat électrolytique 1, bac; 2, électrodes; 3, pompe; 4, moteur.

Les tableaux ci-contre donnent l’ensemble des résultats.

Les nombres dans la colonne « vanne » représentent des ouvertures repérées de la vanne.

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