‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 45 sur 90 · VILI.tlA^OCACI · texte numérisé non relu

VILI.tlA^OCACI

NOUVELLE

DÉNOmNATlON.

Noyers AtiOsb

Missy AUf8g

Monts AUQ5d

VUly-Bocage Atlfiiv

St-Louet-sui^Seulks Atiftl!)

Anayé-sur-SeuUes Atifôp

Le Locbeur ktH&ic

Tournay Atifôt

Parfouru-sur-Odon AtifSf

Landes Atifah

Eplnay^or^Mon AUfab

COMMUNES du canton

DE TILLBBS-BOCAGB.

NOUVELLE

DiNOMINATIOIl.

Vlllers-Bocage

Tracy-Bocage

Maisoncelles-Pclvey

Maisoncelles-sur-Ajon.. .

B^nneylHe-snr-AJon

St-Aignaa-le-Malherbe. .

MesnlI-au-Graln

Longvlllers

Courvaudon

Bonnemaisom

Campandré-Valcongnto .

Atifig

AUfad

AUfav

AtlfaJ

AtiAip

Atlfec

Atlfat

AUfaf

Adfeh

Atlfeb

Atifeg

De même que nous avons pu supprimer Tiniliale yvep quand nous étions prévenus qu'il s'agissait des départements de la France^ de même les habitants d'un département et l'administration locale, qui opèrent toujours dans la même circonscription, peuvent se passer des initiales caractéristiques du départemenL Les noms des communes seront donc partout :

Ab8b,etc,etc. Eb8b,etc.,etc. Ib8b, etc., etc. Ob»b,etc.,etc. \

Agtfb, etc., etc. Eg8b,etc.,etc. Ig8b, etc., etc. Og8b, etc., etc. J etc., ensuirant

Adbb,etc,ctc Ed8b,etc.,etc IdSb, etc., etc. Od8b,etc.,etc. > le nombre des

Av«b,elc.,ctc. Evëb,elc.,etc. Iv»b, etc., etc. 0?8b,etc.,etc. i arrondlssem»'.

etc., etc. etc., etc. etc., etc. etc., etc. j

en suivant le nombre des cantons.

La première voyelle , dans ce tableau , indiquant V arrondissement, la consonne suivante le canton, les deux lettres finales la commune, et tous ces caractères se suivant dans un ordre emprunté à la topographie, ces différents noms établissent dans l'esprit une série de notions géographiques qui mettent à profit les efforts de la mémoire. Cette disposition de la nomenclature , précieuse pour quiconque a'a pas le loisir d*enlrer dans des détails géographiques aussi étroits, n'est pas moins utile à ceux qui sont forcés d'y pénétrer; elle abr^ les écritures des administrations en même temps qu'elle fixe les idées qui restent incertaines sur des situations locales : les communes sont numérotées, et la dernière de chaque canton résume le nombre total de celles qui en font partie. Les noms Atidig, Atifeg, qui, sur les lieux, deviennent Idig, Ifeg, rappellent : l'un, Idig, que le troisième arrondissement (i) en suivant l'orientation dont on est convenu compte dans son troisième canton (d) trente-deux communes (ig); l'autre, Ifeg, que le neuvième canton (0 de ce même arrondissement (i) ne compte que vingt-deux communes (eg).

Nous pouvons pousser plus loin , s'il est nécessaire , la décomposition ou l'analyse territoriale: car elle se continue aujourd'hui dans rintérieur de la commune et va jusqu'à déterminer certaines pièces de terre auxquelles le cadastre emprunte la dénomination locale; ici encore, dans notre analyse , nous serons plus à l'aise au milieu de détails qui sont à peine du domaine de la science. Nous trouverons donc la commune bien partagée par son orientation même, et nous formerons nos dix parties de cette manière et dans cet ordre: nord^est, nord, nord-ouest; est, centre, ouest; sudest, sud, sud-ouest. Les neuf voyelles a, e, i, etc., répondent à ces divisions , et la dixième , 8 , servira à spécialiser les particularités ou les curiosités de la commune. En continuant cette subdivision, à l'aide des consonnes b, g, etc., on obtiendra les plus petites portions du territoire communal.

Parmi les nombreux avantages que les administrations locales et l'étude géographique elle-même doivent retirer de ce mode de nomenclature, il en est un que nous n'avons pas encore cité ^t qui a bien son prix : c'est celui de la clarté pour les cartes géogra-

pbiques. Au lieu de ces mots, doul la longueur el la mnlUpIicilé fatiguent la vue et détournent l'attention de la configuration et des accidents particuliers des divisions territoriales, une seule lettre, et quelquefois deux, éclairciront les incertitudes el rendront tous les services des termes les plus compliqués. Dans une carte de France, par exemple, qui sera intitulée y vep^ les noms des départements seront désignés par les lettres b, g, d, etc., ah, ab, etc., eh, eb, eg, etc., etc., etc. ; les noms des arrondissements, par a, e, i, o, u, et quelquefois a> t. Si l'on veut indiquer quelque localité importante , on n'aura qu'une consonne de plus à joindre à l'une de ces voyelles, car ces localités sont presque toujours chef-lieu de canton ; les mots étant donc remplacés par une ou deux lettres, les cartes s'offriront à l'œil avec leurs contours intérieurs, leurs cours d'eau et la situation des lieux ; tout cela apparaîtra dessiné nettement et dégagé de ces mots tracés en gros caractères , se croisant en tous sens, et faisant disparaître sous leurs formes trop saillantes les lignes qui doivent surtout attirer notre regard.

Les exemples que nous avons puisés à la géographie de la France pouvaient être empruntés aux divisions et subdivisions de toutes les autres parties du globe ; notre nomenclature rendrait donc un service signalé aux études géographiques si elle était adoptée, et elle élèverait cette partie si utile de nos connaissances à la hauteur des sciences exactes.

S IIL

NomeMclatiire desTlllM» an mojeu des degrés d« loMiritii«i« et de laUtnde.

Nous n'avons pas traité à part la nomenclature des villes , parce qu'elle se trouve inclusivement déterminée par celle des communes; d'ailleurs, les villes sont en général des chefs-lieux d'arrondissement; les moins favorisées deviennent chefs-lieux de canton; leurs noms sont donc fixés par celui des circonscriptions qu'elles composent.

Si cependant, eu égard à rimportance de ces centres de population , et parce que les divisions territoriales , dans certaines contrées, ne meUent pas leur nom en relief, on voulait assigner aux villes et aux bourgs les noms propres qui désigneraient les agglomérations de ciuistruction sans y comprendre ce qu'on appelle en France la banlieue, voici un procédé dont Texacliiude théorique ne peut manquer d'être agréée par les savants.

La division donnée plus haut du globe terrestre en ses quatre fuseaux, ou huit quadrants, permettrait de déterminer tous les points de sa surface , à l'aide des degrés de longitude et de latitude, c'est-à-dire de la manière la plus précise.

En effet , en acceptant la division centésimale au lien de celle sexagésimale, qui n'est pas conservée par tout le monde pour gra« duer le cercle, le quart du méridien terrestre contiendra iOO degrés de latitude. Or, cette portion de cercle renferme, comme on sait , 10,000,000 de mètres , ou 10,000 kilomètres; chacun des 100 degrés contient donc iOO kilomètres. Si Ton divise en 100 minutes chaque degré, la minute sera le centième, ou un kilomètre. Les villes ont en générai une largeur d'au moins un kilomètre, et, dans tous les cas, elles sont éloignées les unes des autres de plus d'un kilomètre , puisque autrement elles se confondraient ensemble et n'en formeraient qu'une seule. La minute du degré sera donc plus que suffisante pour déterminer le degré de latitude d'une ville.

De même, les cent degrés de longitude dans un même quadrant, s'ils sont divisés chacun en cent minutes , fourniront une distance d'autant plus approximative que l'on s'avancera vers le Nord, puisque les cercles diminueront proportionnellement jusqu'à 0^ Supposons donc qu'à l'équateur le degré pût être évalué, comme celui du méridien, à 100 kilomètres. En tenant compte de ces diminutions, les degrés de longitude dans l'intérieur de la France seraient compris, pour leur longueur en mètres, entre 76 et 64 kilomètres ; ce qui donne 70 pour terme moyen. La minute se trouvant réduite à 70 décamètres, on peut voir à quel degré d'approximation nous parvenons à l'aide des degrés et minutes des cercles formés par la révolution des méridiens.

Le nom d'une ville est donc déterminé sur le globe terrefitre : i* par le quadrant sur lequel elle est située ; 2'' par le degré de latitude évalué en minutes ; 3» par le degré de longitude évalué de la même manière.

Les caractères de notre nomenclature et notre procédé général, auquel les nombres eux-mêmes ont été soumis, vont aisément remplir ces trois conditions.

lo Les quatre quadrants de l'bémispbère septentrional, en partant d'un méridien commun, seront désignés respectivement par l, m, n, r, et les quatre quadrants de l'hémisphère méridional seront indiqués , à partr de ce même méridien , par les caractères si, sm^ m, sr. Leur désignation s'effectuera dans le sens de t'ooest h l'est : c'est-à-dire qu'en marchant vers l'orient, le premier quadrant sera déûni par la lettre I, le deuxième par m, le troisièaie par K, et le quatrième par r; en suivant la mémo direction, le cinquième, placé sous le quadrant l, sera si ; le sixième, sous le quadrant m, sera «m; le septième, sous le quadrant n, sera m; et le huitième, sous le quadrant r, sera sr. Ces diverses désignations précéderont le reste du mot , afin que l'esprit se porte d'abord dans la partie du globe où se rencontre l'objet.

2* Les degrés de latitude composés de deux chiffres seront formés par les deux lettres radicales, voyelles et consonnes, et ces lettres exprimeront les chiffres qu'elles figurent en arithmétique (1). La voyelle sera placée la première pour former la première sylkbe du mot avec la caractéristique du quadrant; de cette manière, et signifiant 28, let annoncera le vingt-huitième degré de latitude dans le premier quadrant; roah serait le dixième dans le deuxième quadrant; Dup le cinquante-sixième du troisième quadrant; srip le Urente-fiixièaïe du huitième quadrant ou du quatrième quadrant méridional Les minutes, comptées et représentées de la même manière, formeront la deuxième syllabe du mot : lidap, 3d<> 16' de lar tilttde nord dans le premier quadrant ; slovuc, Uk9 57' de latitude sud dans le premier quadrant de cet hémisphère.

(1) Vo^ rappUcaUon à rartlhmeUquc (page 51).

324 APPLICATION AUX SClE^CES.

Il peut arriver que les degrés et les minutes ne dépassent pas dix ; dans ce cas deux voyelles seront de suite^ ce qui ne gène nullement la prononciation et la rend souvent plus douce : rio, 3« V ; nai, i^ 3\ etc. ; lorsque les degrés où les minutes viendront h manquer, on remplacera, comme dans les chiffres, par un 0, c'est-à-dire par la voyelle 8 , les parties qui feront défaut : l8i représentera trois minutes au-dessus de Téquateur , et liB trois degrés sans minutes ; Ib8, m88, n88, r88 désignent l'équateur dans les quatre quadrants.

3<> Pour les degrés de longitude , on observera les mêmes règles que pour ceux de latitude : on fera suivre les deux syllabes de latitude par les deux syllabes de longitude. Les voyelles annonçant, dans les deux moitiés du mot, le premier chiffre ou des degrés ou des minutes, il ne restera aucune indécision sur chacune des parties composantes de ce mot, et, par conséquent, sur la véritable situation de la ville sur le globe. La longitude se compte dans les quadrants I et m en allant de Touest à Test , et dans les quadrants net r en allant de Test à l'ouest. Nous sommes donc d'accord avec la manière dont on compte aujourd'hui ces degrés, excepté pour leur partage en quatre parties^ au lieu des deux divisions est et ouest.

Une simple convention permettra quelquefois d'abréger le nom propre d'une ville : c'est lorsque le degré de longitude ne sera pas suivi de minutes; on pourra, en effet, dans ce cas, s'arrêter aux degrés, ce qui laissera le mot sous la forme de trois syllabes. C'esl ainsi qu'en faisant compter les degrés de longitude à partir du méridien qui passe par Paris, cette ville prendra le nom de LotuhB (prononcez Lotuchou)^ qui rappelle sa situation à tiS'' 50' de latitude et à O*" de longitude.

Si la prononciation, en rapprochant le degré de longitude de ceux de latitude, rencontrait quatre voyelles de suite ou même trois (ce qui arrivera très rarement), et par suite éprouvait quelque diflBculté, elle pourra interrompre celte continuité de sons en reprenant la caracté** ristique du quadrant pour séparer les degrés de longitude de ceux de latitude : 3* V de latitude et 3o 3' de longitude pourraient donc se prononcer : lielii, miemii, nienii, etc.; 5<» 5' de latitude et &<> 4* de longitude se prononceraient : luuloo, muumoo, nuunoo, etc.

Des conventions que nous venons de poser, il résulte une nomenclature qui rendrait les plus grands sei^vices à la science géographique si elle était appliquée communément : car, au lieu de charger notre mémoire des matériaux insignifiants que nous y introduisons avec tant de peine, nous tiendrions à notre disposition les divisions mêmes du globe, et nous remplacerions par des notions exactes ces idées indécises que nous nous formons sur les lieux, sur leur orientation et sur leurs dislances.

Voici, d'après cette nomenclature, les noms propres d'un certain nombre des villes importantes des lies et' des continents (1) :

NOMS PRinQCBS.

NOMS THÉ0RIQIIB8.

TRADCCnOll DU NOM THÉORIQUE.

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