AYIS AU LECTEUR FRANÇAIS
Nous avons ménagé autant que possible la transition à effectuer pour arriver des idées reçues actuellement aux systèmes de nomenclature que nous proposons; mais comme notre théorie s'adresse au langage sous toutes les formes qu'il revêt chez les différents peuples du globe , il n'offre pas toujours les facilités que tel ou tel idiome réclamerait.
Parmi les moyens de transition qu'on pourrait adopter en France pour les nomenclatures scientifiques , la notation des sons telle qu'elle est admise dans l'écriture serait avantageuse : notre e, que nous prononçons comme les Italiens, prendrait donc l'accent et deviendrait é; les voyelles; fortes «, «, y, w, 8 s'écriraient comme les douces avec la différence marquée par les accents â, ê, î , ô, û. De cette manière la peinture des sons n'offrirait de particularité à un Français que pour les lettres î, û et h que Ton prononcerait ain, au et ch. Il devrait, en outre, se rappeler que g et c s'articulent toujours comme gu et k (i).
(1) Cette notation suffirait pour approprier à l'écriture française toutes les appUcations contenues dans la première et dans la deuxième partie de ce volume; quant aux applicaUons deia troisième partie, elles nécessitent l'emploi de slgnos particuliers qui sont indépendants de toute écriture.