JARRETIÈRES (ACCIDENTS PRODUITS PAR LES
Irrigations (syphons pour).
Plaies. — Fractures compliquées.
Les syphons de caoutchouc vulcanisé présentent sur les syphons de verre l'avantage de prendre à volonté toutes les directions qu'on veut leur donner, et de n'être pas fragiles.
On peut les constituer par un simple tube de caoutchouc vulcanisé, de 1 mètre 50 à 2 mètres de longueur, qu'on amorce en y versant de l'eau avec un entonnoir ; mais il est préférable d'intercaler au milieu du tube une boule aspiratrice ; une des extrémités de ce tube est garnie d'un pied en verre ou en plomb, l'autre d'un robinet, au moyen duquel, en variant le degré d'ouverture, on obtient le volume et la force du jet selon les indications.
Le tube de caoutchouc doit avoir assez d'épaisseur pour que sa lumière reste toujours perméable au courant d'eau, quelle que soit son inclinaison.
Jambes artificielles et pilons (coussinets pour).
Galante.
Les malades qui marchent avec une jambe artificielle ou un pilon, éprouvent pendant longtemps et quelquefois toujours une douleur plus ou moins vive, produite par la pression du genou sur le coussin dont sont garnis ces appareils.
Une pelote à air ou à eau, fixe, ou mobile lorsqu'on veut varier les degrés de compression, annihile cette douleur.
Cette pelote ronde, avec ouverture médiane, doit avoir un diamètre qui lui permette de garnir la cavité qui doit recevoir le genou. — Elle ne doit être remplie d'eau ou d'air qu'à moitié. On doit adapter à la partie inférieure des pilons le support en caoutchouc vulcanisé, destiné à assurer la marche. Nous l'avons décrit au mot béquilles.
Jarretières (accidents produits par les).
Extrait de l'Annuaire de thérapeutique de M. le docteur Bouchar-
dat, professeur d'hygiène à la Faculté de médecine de Paris. 1860.
« Les jarretières, par la compression forcée et inégale qu'elles
KÉRATITE, - LACRYMALE (FISTULE). U9
exercent, opposent dans bien des cas un obstacle à la circulation, si on n'a le soin de les choisir parfaitement élastiques, ainsi que le sont celles en caoutchouc "vulcanisé; elles doivent être placées audessus du genou.
« Il est certains individus chez lesquels les veines des jambes ou des cuisses sont très-développées ; il faut alors des moyens de contention particuliers.
« Les bas élastiques, en fil de caoutchouc vulcanisé, rendent les plus grands services. — Voir le mot Tissus élastiques.
« Chez les prédisposés aux varices, pour obtenir un succès complet, il faut maintenir les veines des jambes et des cuisses et non les comprimer. »
Kératite.
Voir le mot lritis.
Kystes de l'ovaire.
Ceinture abdominale. — Compression rémittente.
Le développement de ces kystes cesse de s'accroître, quelquefois même il rétrograde lorsqu'on exerce une compression méthodique sur l'abdomen. Sous ce point de vue, la ceinture abdominale, en fil de caoutchouc vulcanisé recouvert de soie ou de coton, est supérieure à toute autre. — Voir le mot Ceinture abdominale.
L'addition, sous la ceinture abdominale, d'une pelote à compression rémittente (voir ce mot), augmente dans une proportion notable la chance de voir diminuer le liquide contenu dans le kyste.
Lacrymale (fistule).
§ I . Drainage au moyen des mèches creuses du docteur Gariel. § 2. Clou de Scarpa en caoutchouc vulcanisé.
§ I. — Drainage.
Docteur Ghassaignac. — On emploie avec beaucoup d'atantage, pour le traitement de la fistule lacrymale, des tubes à drainage, comme moyen préparatoire au placement des canules métalliques.
Il m'est souvent arrivé de voir les malades guérir complète men
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par l'emploi de ces anses élastiques qui dès lors rendaient inutile l'installation de la canule.
Dans l'état inflammatoire du sac lacrymal, le lavage intérieur de cet organe rend les plus grands services pour prévenir la suppuration.
Ce lavage se fait au moyen de l'instrument de Gensoul, modifié par l'addition d'une fenêtre latérale pratiquée sur la convexité' de l'instrument. L'agent de propulsion est la pompe atmosphérique. C'est au moyen de cette pompe que nous avons rendu possible un lavage réellement efficace de l'intérieur du sac lacrymal et l'usage de douches qui, sur le cadavre et quand il n'y a aucune oblitération, viennent sortir avec force par les points lacrymaux, tandis que, quand il y a un état pathologique, le liquide, surtout dans les commencements du traitement, vient seulement baigner la surface de l'œil sans jaillir à distance.
Le premier effet du traitement par les douches inféro-supérieures est de faire tomber la rougeur et l'état inflammatoire des téguments et du sac lacrymal, de diminuer son ampleur, de modifier d'une manière très-sensible la goutte purulente volumineuse, que la pression sur le sac faisait sortir par les points lacrymaux avant le début du traitement. Cette goutte tend chaque jour à devenir de moins en moins considérable et à présenter une prédominance progressive de l'élément muqueux sur l'élément purulent. En sorte que, de tout à fait blanche et opaque qu'elle était au début, elle passe à l'état louche, puis enfin à l'état presque complètement transparent.
Lorsqu'il y a abcès du sac lacrymal, aussitôt que l'ouverture en a été faite, nous établissons dans le conduit lacrymo-nasal une anse à drainage qui se place à l'aide du procédé suivant :
Une fine bougie uréthrale est introduite, par la plaie du sac, jusque dans le pharynx. Une autre bougie semblable, introduite directement dans la fosse nasale correspondante, pénètre également jusque dans le pharynx. Au moyen du doigt indicateur recourbé en crochet, les extrémités des deux bougies sont ramenées au dehors par la cavité buccale. On les attache l'une à l'autre au moyen d'un fil de 10 à 12 centimètres de longueur. Gela fait, on tire sur celle des deux bougies qui a été introduite par la narine et qui ramène à sa suite l'extrémité de la bougie lacrymale. On possède alors le moyen de faire parcourir toute l'étendue du canal lacrymonasal à un tube à drainage qui est ramené de bas en haut, après avoir été attaché à la pointe de la bougie qui avait été introduite la première par la plaie faite au sac lacrymal.
Le tube, une fois placé, est réuni en forme d'anse par ses deux extrémités. On le laisse en place pendant un mois ou six semaines,
ACRYMALES (TUMEURS). 454
temps au bout duquel on le retire, soit pour placer la canule en argent, soit pour abandonner les choses à elles-mêmes.
Dans l'un et l'autre cas, la fistule se cicatrise toujours.
Le traitement que j'emploie pour la fistule lacrymale constitue peut-être l'une des applications les plus heureuses que Ton puisse faire de la méthode du drainage.
Le tube élastique présente l'avantage d'être parfaitement supporté par les tissus et de ne jamais déchirer la muqueuse.
11 m'est arrivé déjà dans plusieurs cas de retirer du drainage, tout seul, un tel bénéfice que j'ai pu me dispenser de placer la canule.
§ II. — Clou de Scarpa en caoutchouc vulcanisé.
M. le docteur Demarquay, qui a eu plusieurs fois recours à la trépanation de l'os unguis comme moyen de traitement de la fistule lacrymale, a fait fabriquer, pour maintenir dilaté l'orifice de communication établi entre le sac lacrymal et les fosses nasales , des clous de Scarpa en caoutchouc vulcanisé plus volumineux que ceux que l'on a faits jusqu'ici. Ces instruments pourraient être utilisés en chirurgie comme moyens dilatateurs et pour obvier à la fermeture intempestive d'un orifice quelconque.
Lacrymales (tumeurs).
Appareil compresseur (docteur Bonnal'ont),
Cet appareil se compose :
1° D'un frontal en tôle, garni à sa partie interne d'un petit coussin qui s'applique autour de la tête. Du milieu de la face externe de ce frontal, part une pince en fil de fer, dont les mors, qui se tiennent fermés par l'effet de la forme donnée à la pince, descendent jusqu'au niveau de la tumeur qu'on veut comprimer.
2° D'un compresseur formé d'une petite tige en bois, ayant 8 centimètres de long et 5 millimètres à peu près d'épaisseur, garnie à une extrémité d'une olive en caoutchouc vulcanisé, et présentant le long de la tige de 1 à 6 petits craus.
Le frontal étant fixé à l'aide d'une bande, l'olive du compresseur
152 LAIT (DIVERTICULUM DU).
est appliqu 4esur la tumeur lacrymale et la tige engagée par un de ses crans entre les mors de la pince.
La compression, légère d'abord, peut être augmentée progressivement par le malade lui-même, à mesure que la tumeur, moins sensible, s'habitue à la compression.
M. Bonnafont avait commencé, pour exercer la compression, par se servir d'un tampon de charpie qu'il remplaça plus tard par de petites rondelles d'agaric, taillées en forme de cône; mais, ces moyens étant trop durs, M. Bonnafont eut l'idée de les remplacer par des tampons de caoutchouc vulcanisé, dont il nous confia l'exécution : ce sont les seuls qu'il recommande.
Il n'est pas à craindre que cet appareil produise l'adhésion des surfaces intérieures du sac, et oblitère entièrement le canal nasal; car le bord antérieur de la gouttière de la tumeur lacrymale est assez saillant pour mettre à l'abri de la compression, sinon la totalité, du moins une grande partie de ce conduit.
Lait (diverticulum du),
ou déversoir pour recevoir l'excédant du lait chez les nourrices. (Docteur Ghailly.)
Il est des nourrices chez lesquelles la sécrétion du lait est tellement abondante, que l'écoulement de ce liquide a lieu continuellement, d'où résulte l'imbibition permanente des vêtements.
Jusqu'ici on a remédié bien imparfaitement à cette incommodité, en plaçant au-devant des seins des compresses en plus ou moins grande quantité, et en les recouvrant de taffetas gommé. Les compresses, quel qu'en soit le nombre, ne tardent pas à se pénétrer jusqu'au taffetas gommé; ce taffetas, il est vrai, protège les vêlements- qui sont en face des seins, mais il n'empêche pas le lait de mouiller les vêtements situés au-dessous de lui.
M. le docteur Ghailly a proposé, pour recevoir l'excédant du lait, un appareil en caoutchouc vulcanisé, auquel il a donné le nom de diverticulum du lait.
Cet appareil se compose d'un plastron en caoutchouc vulcanisé, recevant les deux seins et formant godet à la partie inférieure. Ce plastron s'attache derrière le dos , au moyen de trois prolongements, en forme de rubaiis. Sa partie médiane et inférieure donne naissance à un tube plus ou moins long, suivant la taille et la commodité de la nourrice. A l'extrémité du tube est une poche,
LEUCORRHÉE. - LUXATIONS. 4 53
également en caoutchouc vulcanisé, destinée à recevoir le lait qui prend issue à volonté, au moyen d'un robinet. Un ruban, soudé à cette poche, la fixe autour du corps pour l'empêcher de ballotter.
Leucorrhée.
Voir les mots : Irrigateur, docteur Blatin. — Irrigateur à jet continu, docteur Maisonneuve. — Maladies de l'Utérus.
Ligature du prépuce.
Érections morbides. (Voir ces mots.)
Ligne blanche (écartement de la).
Ceinture abdominale avec ou sans pelote à compression rémittente.
(Voir ce mot.)
Luxations.
Réduction.
Docteur Ghassaignac. — Les moyens dont dispose le chirurgien pour faciliter et, dans quelques cas, pour rendre possible la réduction des luxations, consistent dans l'emploi d'agents sédatifs, destinés à amoindrir ou à annihiler la résistance musculaire, seul obstacle vraiment sérieux de la luxation.
C'est ainsi que, dans le but de faire cesser la contraction musculaire, on plonge le malade dans un bain chaud, qu'on lui pratique une large saignée et surtout qu'on le soumet à l'inhalation des agents anesthésiques.
L'immersion dans un bain chaud n'a, sans doute, d'autres inconvénients que de provoquer des douleurs inséparables de tout mouvement, d'être de peu d'ef/icacité lorsque la luxation a son siège à l'épaule (c'est de beaucoup la plus commune), parce qu'il est rare de trouver une baignoire assez profonde pour que cette partie soit immergée d'une manière assez régulière pour être utile, enfin de retarder la réduction, toujours d'autant plus facile qu'elle est tentée aune époque plus rapprochée de la production de la luxation.
La saignée générale n'a d'action appréciable qu'autant qu'elle est assez considérable pour amener la syncope, état qu'il est toujours prudent d'éviter.-