SERRE-BRAS. — SERRE-CUISSE
Les larges incisions amènent :•
1° La complication d'épanchements sanguins, complication trèsredoutable dans le cas d'accumulations séreuses purulentes ;
-2° L'invasion de phlegmasies en retour dans les séreuses suppurées.
3° Le boursouflement fongueux, saignant et de mauvaise nature, bien connu des chirurgiens.
L'injection iodée doit son inefficacité à la présence des produits pseudo-membraneux, qui constituent toujours une condition fâcheuse par leur mélange avec le pus dans les séreuses. En effet, la présence de ces pseudo-membranes ôte à l'injection le plus important de ses avantages, en l'empêchant de se mettre en contact avec la surface de l'organe malade, en rendant ce contact imparfait, de telle sorte que quelquefois, tout ce qu'on a retiré de l'injection iodée, c'est l'accroissement de l'inflammation sans les compensations propres à la médication iodique.
De plus les injections iodées, en concrétant les produits pseudomembraneux, deviennent nuisibles par suite de l'obstacle qu'elles apportent à l'évacuation des foyers purulents.
Serre-bras. — Serre-cuisse.
(Galante. ;
Bracelet en caoutchouc vulcanisé, destiné à remplacer le serrebras et le serre-cuisse avec plaque métallique et agrafes, dans le pansement des cautères et vésicatoires.
Ce bracelet représente un cylindre sans solution de continuité, plus large dans le point correspondant à l'exutoire qu'il doit recouvrir entièrement; il s'introduit par la main (serre-bras) ou par le pied (serre-cuisse) et présente de grandes facilités pour le pansement.
Lorsqu'il est taché de pus ou de sang, il suffit de le tremper dans l'eau et de l'essuyer, pour que sa réapplication puisse être faite immédiatement.
Cet appareil a le grand avantage de ne se déplacer jamais, quoique la compression qu'il exerce soit inférieure à celle des serre-bras et serre-cuisse employés jusqu'ici; c'est surtout dans le pansement des vésicatoires et cautères de la cuisse que cette absence de déplacement est remarquable, à cause de la forme conique de cette partie.