STÉTHOSCOPE. — TAMPONNEMENT VAGINAL (PELOTE A
Stéthoscope
(de M. le docteur Hiffelsheim),
Cet instrument se compose : d'une capsule en cuivre o percée d'un trou à son sommet, auquel s'adapte un tube en caoutchouc e terminé par un embout en ivoire s qui se place dans l'oreille ; d'une pelote en caoutchouc l que l'on insuffle par un petit robinet c qui y est adapté ; cette dernière est maintenue dans la capsule au moyen de deux cercles métalliques a s'emboîtant l'un dans l'autre ; enfin
un couvercle également en métal garantit la pelote lorsque l'instrument est au repos.
Ce modèle, infiniment plus léger que ceux qu'on fabriquait, a été fait par nous d'après les données du docteur Hiffelsheim; il est, en outre, mieux approprié à la conservation de l'air dans la pelote, composée d'une seule pièce et d'où, par conséquent, il est impossible qu'il s'échappe.
Tamponnement nasal.
Voir le mot Epis taxis.
Tamponnement vaginal (pelote à).
(Galante.) Métrorrhagie. — Polypes de l'utérus.
Ce tamponnement se fait au moyen d'une sonde en caoutchouc
TENDONS (RUPTURE DES). — THORACENTÊSE. <zl1
vulcanisé de quatre millimètres de diamètre, terminée par un renflement olivaire ou pyriforme, à peine sensible clans l'état de vacuité, renflement qui, par l'insufflation, peut prendre /'' un développement consi- ( :. , dérable.
Cet instrument se manœuvre absolument comme le pessaire à réservoir d'air lorsqu'il est armé d'un robinet, et accompagné d'un insufflateur (voyez ce mot) ; seulement on répète le jeu de l'insufflateur autant de fois qu'il est nécessaire pour remplir exactement la cavité vaginale. — Lorsque le robinet et l'insufflateur font défaut, l'insufflation pulmonaire suffit toujours pour lui donner le développement utile ; un nœud fait à l'extrémité du tube suffit pour maintenir l'air dans l'instrument.
Lavée immédiatement, la pelote à tamponnement vaginal peut être employée de nouveau comme si elle n'avait jamais servi.
Elle est de si petit volume, qu'elle trouve place dans le portefeuille d'une trousse chirurgicale, sans augmenter sensiblement son volume.
Tendons (rupture des).
Tendons artificisls de remplacement en caoutchouc vulcanisé.
Tétanos.
Tube alimentaire. — Oreiller-coussin. — Matelas hydrostatique.
Thoracentèse.
Hydrothorax. — Empyè.uo
Bulletin général de thérapeutique, t. XLIII, p. 467. — L'ouveiture des parois de la poitrine est- elle un moyen thérapeutique que l'on doive considérer comme une ressource extrême, destinée à être mise en œuvre seulement dans les cas d'épanchements purulents, ou lorsque des symptômes alarmants, la suffocation par exemple, menacent la vie des malades atteints d'hydrothorax?
278 THÔRACENTESE.
Ou bien peut-on y avoir recours dans le but de faciliter l'aborption du liquide dans les cas d'épanchements aigus considérables ?
L'affirmative est acquise sur les deux premiers points de la question; reste à l'expérimentation à prononcer sur le dernier.
La soustraction artificielle d'une partie du liquide épanché dans une cavité séreuse facilite tellement la résorption, que bon nombre de médecins haut placés, et particulièrement M. le professeur Trousseau, n'hésitent pas à poser en précepte que, dans tous les cas de pleurésie aiguë, dès que les moyens thérapeutiques ordinaires n'ont pu triompher de l'épan chôment, on doit pratiquer la thoracenthèse.
Les faits observés dans ces derniers temps et obtenus avec les procédés de thoracentèse nouvellement mis en usage, permettent d'affirmer que cette opération n'offre pas les dangers qu'on lui a attribués jusqu'ici.
Bulletin générai de thérapeutique, t. XLIV, p. 54. — Cette manière de voir est confirmée par les faits observés par Àran (injections iodées dans la cavité de la plèvre), faits qui démontrent l'innocuité complète de ces injections et la possibilité d'en faire usage dans le traitement de la pleurésie chronique, sans avoir à se préoccuper des dangers attribués aux injections irritantes pratiquées dans la cavité pleurale.
Divers procédés opératoires ont été proposés dans ces derniers temps par MM. les docteurs Chassaignac, Raciborski et Gariel.
Procédé de M. le docteur Chassaignac.
Traité pratique et clinique des opérations chirurgicales. — Au moyen d'un trocart beaucoup plus long que le trocart ordinaire, nous pénétrons dans le sixième ou septième espace intercostal à l'union des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de cet espace. Dès que le trocart a pénétré dans la plèvre, il est ramené par transfixion du dedans au dehors à travers le même espace intercostal, de manière à comprendre un point tégumentaire de deux travers de doigt de longueur.
Aussitôt que la canule du trocart a été mise en place, elle sert à conduire l'anse élastique qui devra rester à demeure sous forme de séton perforé.
L'un des effets les plus prompts et les plus remarquables de ce mode de traitement, c'est la cessation très-rapide de l'odeur alliacée
THORACENTÈSE. 279
propre à la matière des épanchements pleuraux purulents quand ils sont ouverts.
Un autre effet, c'est l'affaissement rapide et très-notable des parois thoraciques du côté qui a été drainé.
Un troisième effet, c'est le prompt rétablissement de la santé générale.
Plus tard (quatrième effet) diminution progressive de l'abondance de la suppuration.
Non -seulement nous avons guéri par le drainage un certain nombre de malades atteints d'empyème purulent, mais une foule de médecins et d'élèves ont été à même de constater la guérison et les particularités curieuses d'un abcès du médiastin postérieur ayant donné lieu à une fistule qui venait s'ouvrir au-dessous du sternum à la région épigastrique.
L'observation suivante recueillie par un des anciens internes les plus distingués des hôpitaux de Paris, M. le docteur Notta, de Lisieux, confirme les avantages de la pratique de M. le docteur Ghassaignac.
Il y a à Lisieux, dit M. Notta, un homme auquel j'ai pratiqué l'empyème pour une pleurésie purulente il y a quatre ans ; depuis cette époque, il porte dans le côté droit de la poitrine un tube en caoutchouc vulcanisé par lequel s'écoule la suppuration. Quand je dis depuis l'opération de l'empyème je fais erreur, car dans le commencement j'avais placé dans la plaie- un bout de sonde en gomme élastique, mais il causait de la douleur au malade, qui éprouva un grand soulagement lorsque au bout d'un mois je remplaçai cette sonde par le tube en caoutchouc vulcanisé. A l'aide de ce drain qui ne cause aucune douleur, cet homme vaque à ses occupations qui sont souvent fatigantes (il remplit les fonctions de jardinier et d'homme de journée). Il garde son tube en caoutchouc six semaines à deux mois sans être obligé de le renouveler. Au bout de ce temps, il éprouve dans sa plaie quelques douleurs qui cessent aussitôt qu'il a remplacé son drain par un nouveau, et, chose singulière, celui qui a servi ne diffère de celui qui le remplace que par sa coloration qui est devenue brunâtre ; car ses autres caractères physiques subsistent toujours.
Gomme les deux chirurgiens que nous venons de citer, M. le docteur Bouchard, médecin de l'Hôtel-Dieude Saumur, laisse une sonde à demeure dans la cavité pleurale, afin d'éviter une nouvelle ponction s'il y a récollection du liquide. Dans la première observation publiée par le Bulletin général de thérapeutique, t. LXI, p. 224-225, la sonde n'a été retirée que neuf mois après son introduction, et que dix mois dans la seconde observation. Les deux malades ont parfaitement guéri sans entraves.
THORACENTÉSE.
Procédé de M. le docteur Raciborski.
Après avoir préparé un trocart convenable muni de sa gaine ou canule, nous mouillons une vessie de porc ou une blague à tabac, et nous la tordons bien sur elle-même, pour en exprimer tout l'air contenu à l'intérieur, puis nous en fixons la portion ouverte, légèrement déroulée, par-dessus le pommeau du trocart, à la partie supérieure de la canule, immédiatement au-dessous de la gouttière. L'instrument ainsi préparé, nous pratiquons la ponction, et aussitôt que nous avons la certitude d'être dans la cavité séreuse, nous déroulons la vessie, nous retirons le trocart de sa canule et nous le laissons tomber dans la vessie, où il est suivi par le liquide. La vessie se remplit plus ou moins de liquide, que l'on peut sentir et même voir à travers ses parois, et cela se fait sans que le malade entende le moindre bruit, ce qui peut encore lui éviter quelques émotions inutiles. Si la capacité de la vessie était trop petite pour la quantité de liquide à évacuer, rien de plus facile que d'y en ajouter un autre.
Dans cet ingénieux procédé opératoire, la vessie de porc ou la blague à tabac serait remplacée avec avantage par une vessie de caoutchouc vulcanisé à laquelle on pourrait donner une contenance assez grande pour contenir tout le liquide à évacuer.
Procédé de M. le docteur Gariel.
L'appareil opératoire se compose :
1° D'une sonde de caoutchouc vulcanisé a de diamètre moyen, présentant deux yeux latéraux bb, comme dans les sondes uré-
thrales ordinaires, son extrémité opposée est garnie d'un robinet fermant hermétiquement.
2° D'une ampoule d, également en caoutchouc vulcanisé, pou-
THORACENTÉSE. — THORAX. 281
vaut contenir 5 à 600 grammes de liquide, et garnie à son col d'un robinet semblable à celui de la sonde a.
3° D'un tube intermédiaire e, destiné à relier les parties a et cl. Ce tube doit avoir de 40 à 50 centimètres de longueur.
Procédé opératoire.
Ayant de se servir de l'appareil ci-dessus décrit, il faut avoir fermé le robinet de la sonde a et celui de l'ampoule cl, après avoir eu le soin d'en évacuer tout l'air.
L'ouverture des parois thoraciques se fait au moyen d'une lancette pour la peau, et d'un trocart pour les parties sous-jacentes avec les précautions indiquées dans les auteurs. Le diamètre du trocart doit être de I millimètre plus petit que le diamètre de la sonde a (1). Le trocart étant retiré sans précipitation ni secousse, l'opérateur glisse vivement dans l'ouverture faite par cet instrument la sonde a enduite de glycérine ; cette sonde présente assez de résistance (voir le mot Sonde uréthrale) pour pénétrer sans difficulté dans la cavité thoracique. Les robinets sont alors ouverts, et le liquide, contenu dans la cavité pleurale, ne tarde pas, sous les efforts d'inspiration, à prendre son cours au travers de la sonde a et du tube e, pour se rendre dans l'ampoule d.
La sonde a, quoique assez résistante pour pénétrer facilement dans la cavité thoracique, ainsi que nous l'avons déjà dit, est assez flexible et assez douce pour ne produire aucune douleur lorsqu'on juge utile de la laisser à demeure. Ce résultat n'avait pas encore été obtenu. L'ampoule d est placée sur le lit du malade, auquel elle ne peut causer aucune sensation de malaise ou de tiraillement, grâce à la longueur du tube e. Lorsque l'ampoule est pleine de liquide, on ferme le robinet de la sonde, que l'on dégage du tube e. L'ampoule d étant vidée, peut être replacée comme précédemment.
Thorax (abcès ostéo -pathiques des parois latérales du).
Drainage. — (Docteur Ghassaignac.)
« Lorsqu'on se contente de traiter de pareils abcès par l'ouverture simple, il peut arriver ceci : Ou la poche se remplit de nou-
(1) Le diamètre de la sonde doit être d'un millimètre plus fort que celui du trocart, pour qu'elle De risque pas de tomber pendant la durée du traitement.