UR1NAL POUR FEMME. - URINE (INCONTINENCE F
Urinai pour femmes.
Il a une grande analogie avec le précédent; sa partie supé- ^^^ rieure présente seule une modification.
C'est une large poche en forme d'entonnoir , s' adaptant exactement aux parties; elle présente en avant et en arrière un anneau pour fixer l'appareil à une ceinture hypogastrique ou même au corset de la malade; le réservoir est muni de bandes élastiques qui, après avoir fait le tour des cuisses, viennent se fixer sur un bouton que présente cette poche à son tiers inférieur (1).
Outre ces trois formes principales d'urinaux, il en est plusieurs autres, composés sur des indications particulières, et dont il serait superflu de donner ici la description détaillée.
Urine (incontinence d').
Compresseur de l'urèthre en caoutchouc vulcanisé (docteur Plouviez).
Urinaux.
On a l'habitude de combattre l'incontinence d'urine à laquelle sont sujets les enfants jusqu'à l'âge de la puberté, par un grand nombre de médicaments, dont quelques-uns (la stry chine) ne sont pas exempts de dangers, et ce n'est en général que lorsque ces médicaments, ont échoué , qu'on a recours au traitement par la compression de l'urèthre, traitement par lequel, selon nous, on devrait commencer, à cause de son innocuité et des beaux résultats qu'il donne.
(1) Depuis que ce dessin a été fait, l'urinai pour femme a subi quelques modifications : à la partie antérieure existent deux anneaux, au lieu d'un; cette disposition a pour but de faciliter l'écartement de la poche supérieure de l'appareil, afin que toute l'urine y soit reçue. Les bandes élastiques deviennent inutiles.
SURINE (INCONTINENCE D'). 301
Ce traitement n'est pas nouveau. Dès 1776, Ravaton (Pratique moderne de la Chirurgie, t. III, p. 26-29) se servait pour cet objet d'un appareil que nous ne décrivons pas, parce qu'il est inusité aujourd'hui.
Desauli (Œuvres chirurgicales, t. III, p. 101) avait recours à des machines avec lesquelles on comprime l'urèthre, de manière à intercepter le passage de l'urine.
Le compresseur de l'urèthre, qui porte le nom de compresseur de Nuck, du nom de son inventeur, est composé de deux étroites plaques d'acier réunies à l'une de leurs extrémités par une charnière et d'un tourillon pour rapprocher l'extrémité libre; il est comme les précédents, tombé dans l'oubli, malgré les perfectionnements qu'on y a apportés.
Aujourd'hui, on n'emploie plus guère que le compresseur uréthral de M. le professeur Trousseau, sorte de poire métallique qu'on introduit dans le rectum, supportée à son extrémité inférieure par une petite plaque allongée qui repose sur l'anus et qui est destinée à empêcher l'instrument de pénétrer trop profondément.
M. Plouviez a eu l'ingénieuse idée d'adapter le caoutchouc vulcanisé à la compression de la verge (Bull, des trav. de la Société médico-pratique, 1856).
Son appareil se compose d'un anneau ccformépar une bande de caoutchouc de deux ou trois lignes de largeur. Deux pelotes convexes II sont situées aux parties supérieure et inférieure ; l'une est destinée à prendre son point d'appui sur le dos de la verge, l'autre à comprimer le canal de l'urèthre au niveau de l'angle péno-scrotal. La pression, s'exerçant sur deux points très-limités, gêne peu la circulation; elle la laisse complètement libre sur les parties latérales; aussi l'emploi prolongé de cet anneau élastique est-il inoffensif.
Pour obtenir des compresseurs tous les effets curatifs qu'ils peuvent donner, il ne faut pas retirer l'instrument toutes les cinq ou six heures, comme le conseille M. Trousseau, mais attendre que le besoin d'uriner se fasse sentir. En cela réside surtout la cause des succès de cette sorte de traitement.
Chez les fdles, il ne faut employer les compresseurs de l'urèthre qu'à la dernière extrémité; car c'est une véritable défloration. (Trousseau.)
La compression des conduits excréteurs a été également employée en médecine vétérinaire contre une affection analogue aux précédentes. Ainsi, M. André, vétérinaire à Fleurus, applique cette méthode au traitement de la galactorrhée chez les vaches, lorsque