UTÉRUS (CANCER DE L
Pour administrer les douches d'acide carbonique, ou plutôt pour obtenir le dégagement du gaz, plusieurs appareils ont été proposés. Ils ont tous rempli le but qu'on en pouvait attendre, lorsqu'ils ont fourni la quantité d'acide carbonique nécessaire à l'expérience. Cependant M. Demarquay, ayant remarqué qu'un courant d'une certaine intensité, dirigé sur les parties malades, agissait beaucoup plus promptement et d'une manière plus certaine, eut l'idée de faire construire un appareil qui dégageât pendant un certain temps, et sous une pression convenable, autant de gaz qu'il en était besoin, sans recourir sans cesse à une nouvelle préparation et sans avoir à craindre la rupture et les éclats du vase récipient.
§ II. — Sachets frigé facteurs (docteur Arnott).
M. Arnott, chirurgien du dispensaire de Brighton, a appelé l'attention sur l'heureuse application qu'il avait faite des mélanges frigorifiques à la production de l'anesthésie dans un point circonscrit de l'économie.
M. Arnott a pensé que cette nouvelle application du froid rendrait de grands services pour calmer les horribles douleurs occasionnées par le cancer, douleurs que l'on réussit à peine à atténuer avec les narcotiques les plus puissants.
Puis il s'est aperçu que les applications topiques des mélanges frigorifiques, au lieu de précipiter la marche de la maladie, semblaient au contraire la suspendre, en enrayant le travail d'inflammation, qui occasionne le ramollissement de la tumeur.
Dans les cas de cancer utérin, il introduit dans le vagin un large spéculum de gutta-percha, présentant à la partie inférieure de son orifice externe une espèce d'évasement en forme de coupe.
Ce spéculum est rempli avec un mélange frigorifique composé de deux parties de glace finement pulvérisée et d'une partie de chlorure de sodium.
Pour éviter que la glace fondît trop vite, la glace fondue était emportée à mesure par un syphon d'une construction particulière, formé par une bouteille en caoutchouc à double goulot formant le grand bras du syphon, et ayant pour but de continuer la succion malgré l'interruption dans l'arrivée du liquide, tandis que le petit bras était formé par un tube de caoutchouc terminé par un tube de verre, afin de pouvoir surveiller l'arrivée du liquide et de la régler avec un robinet.
M. Arnott recommande d'élever le bassin, afin de pouvoir placer dans le spéculum une quantité suffisante du mélange frigorifique.