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Approbation de la fondation d'une communauté de religieuses Carmé lites à Montréal [microforme]

Approbation de la fondation d'une communauté de Religieuses Carmélites à Montréal.

Ignace Bourget, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Evêque de Montréal, etc.

A Nos Très-Chôères Filles,les Religieuses Carmélites, députées pour fonder à Montréal un monastère du Carmel, au clergé séculier et régulier et aux fidèles qui s’interese sent à cette fondation, salut ot béuédiction en Notre Seigneur.

Tout ce que Dieu veut faire, il le fait quand il lui plait, comme il lui plait et en la manière qu’il lui plait; et comme vous en êtes intimement convaincus, N. T. C.F., il n'y a personne dans le ciel et sur la tirre qui puisse résister à sa divine volonté et l'empêcher d’opérér les œuvres qu’il a résolu de faire, pour sa plus grande gloire et le plus grand bien de ses élus.

Ce qu'il veut pardessus tout, ce Dieu tout puissant et infiniment bon, c'est de ménager, par des moyens dont lui seul connait le secret, à toutes ses créatures qui, dans cette vallée de larmes, gémissent sous le poids des plus aocablantes misères, des secours souverainoment efficaces, pour bien sup-

porter les peines de cette vie, et surtout pour se préserver des maux affreux qui, dans l’autre vie, attendent ceux qui ici bas abusent de ses dons.

Or, le grand moyen qu’il met à la disposition de tous les hommes, pour échapper, dans ce monde et dans l’autre, aux rigueurs de sa justice, c’est la prière, qui, quand elle est fervente, ouvre infailliblement les trésors Ge sa miséricorde, en faveur de ceux qui se montrent les plus indignes de ses bénédictions.

Mais comme la plupart des hommes négligent de recourir à un moyen si facile et si eflicace, parce que leur cœur est appesanti par l'amour désordonné des biens de ce monde et par les vanités et es plaisirs du siècle, Dieu, par une nouvelle invention de son amour, & ménagé aux personnes du monde, que le tracas des affaires empêchent de vaquer au devoir de la prière, le secours des Communautés ceclésiastiques et religieuses en genéral, et plus particulièrement celui des communautés eontemplatives qui s’affranchissent, autant qu'il leur est possible, de toutes les sollicitudes de ce monde, afin de pouveir donner plus de temps à la prière et à la contemplation des choses du ciel.

Maintenant, Nous n'avons pas

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besoin, N.T.C. F!, de vous apprendre ce qui est à la connaissance de vous tous, savoir que le Seigneur notre Dieu,qui n’a cessé de combler ce Diocèse de grâces insignes qui meritent notre plus vive reconnaissance, a enfin exaucé les vœux des âmes ferventes, qui lui demandaient, depuis de longues années, l'établissement de quelques communautés consacrées spécialement à la prière et à la pénitence.

Car, en voici une qui commence aujourd’hui à opérer parmi nous les œuvres de la vie contemplative, que l’on mène au Carmel, et à opérer les fruits précieux que la divine miséricorde produit dans un désert solitaire, ou s'élève, à une sublime hauteur, la montagne de la myrrhe et de l’encens, figures de la pénitence et de la prière.

C'est comme vous le savez, N.

T. C. F., une Communauté de Religieuses Carmélites, que Nous a envoyées la divine Providence; ce sont les filles de la Séraphique Ste.

Térèse, qui nous sont arrivées, | pour accomplir les desseins miséricordieux qu'a sur nous la divine bonté. Elles viennent, en se conformant à leurs règles et en marchant sur les traces de leur sainte Réformatrice, pratiquer la pauvreté, la pénitence, l'humilité et toutes ces vertus austôres qui immolent les âmes et en font des

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