‹ Apres l'amourChapitre 17 sur 67 · LE CHASSEUR · texte numérisé non relu

LE CHASSEUR

Quand dès raube,enautomac, on vous vokdanslaplainei ' Le fusil sur l'épaule, et qu'un blanc lévrier

Bondit autour de vous ; quand une chaude haleine Mûrit les grappes d'or et les fruits du sorbier; Quand les épis coupés, les feuillages humides, L'âcre arôme du frêne, abri des cantharides, Répandent sur les prés leurs étranges senteurs ; Si vous voyez passer, en nuages chanteurs, Ces oiseaux qui s'en vont, enivrés de tendresse, Vers le soleil brillant d'Italie ou de Grèce, Ohl laissex-les en paizl Demandez à genoux Que ces chants entendus des plaines éternelles, Que ces frémissements qui font trembler les ailes Et Tair, et les rayons, passent aussi dans vousl

Mais si vous rencontrez la colombe éperdue Interrogeant en vain la forêt ou la nue,

Arrctcz-vous ! Ses cris font pleurer les échos. Dites-lui que la mort est le terme des mauxl Quand pour chercher l'absent du nid elle se penche, Prenez votre arme, au cœur visez sous l'aile blanche; Ne vous détournez pas 1 songez à votre sœur Implorant le retour ou k plomb du chasseur!

Page 1