ABSENCE
Que m'importe à présent le couchant ou raurore, Puisqu'il me faut attendre et puis attendre encore Vainement, et toujours I Qu'étes-vous devenu? Comment interroger l'absence et Tinconnu?
Dans les déserts de Pâme et de la solitude,
Comme un arbre fatal grandit l'inquiétude; Ne puis-je désormais vous voir, frère adoré, Qu'en évoquant le songe au mirage doré?
De vos pas dans l'espace aucun bruit ne m'arrive, Et îe n'ose appeler l'écho d'aucune rive.
Peut-être pensez^vous au devoir accompli , Et marchez-vous dans l'ombre en invoquant l'oubli !
Peut-être cherchez-vous loin de votre demeure La falaise qui brûle ou l'Océan qui pleure, Comme si dans nos cœurs le poids de chaque jour Ne mettait pas assez de larmes ni d'amour !