LES JOURS D'AUTOMNE
Ohl ne trouvez-vous pas qu'il est des jours d'automne Où tout semble changer d'aspect autour de nous? L'eatt coulant de la nue et qui tombe et résonne Sur les feuilles, les fleurs, les mousses, les cailloux, Semble un bruit de baiser dont 1? ciel nous enivre. Puis le soleil paraît et nous nous sentons vivre Avec intensité. C'est un brûlant regard Qui s*est ouvert sur nous.. Comme après un retard. Le cœur se précipite et dévore l'espace, v Du passé tout à coup nous retrouvons la trace, Comme au tempsdes beaux jours. C'estlui! c'est toujours lui 1 C'est son spurire aimé qui dans l'astre avait lui 1 Son souvenir est là, dans la nature entière, Dans la brise, les flots, dans Tombre, la lumière,
L'or pâle du couchant ou la rosée en pleurs,
Dans ces champs de blé noir splendidement en fleurs,
Sans limite, étendant leur dentelle odorante!
C'est 1 ami, c'est l'amant ! le frère qu'on revoit 1
A Tarrivée ainsi la pensée haletante
Interroge en tumulte : En quel lieu, quel endroit
Vous cachicz-vous? pourquoi nicquitter? M'aimez-vous
Comme autrefois? Venez, je soutfrais tant! l'espace
Manque pour respirer ! Nous tombons à genoux
Devant la vision qui pâlit et s'ef&ce ,
Nous laissant en retour cette réalité
Qui nous glace le cœur en son austérité !
Comme la nuit est sombre! Avant qu'elle s'achève, Sous son voile je cherche à retrouver mon rêve l
Je tremble de nouveau comme au bruit de ses pasi Oh! cette lois, mon Dieu! ne me réveillez pas III