‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 65 sur 75 · XLIX. — L'Amour · texte numérisé non relu

XLIX. — L'Amour

L'amour, c'est la céleste attraction des âmes et des mondes, la puissance divine qui relie les univers, les gouverne et les féconde; l'amour, c'est le regard de Dieu I

Ne décorez pas d'un tel nom l'ardente passion qu'attisent des désirs charnels. Ce n'est là qu'une ombre, un grossier pastiche de l'amour. Non,

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inour est le sentiment supériear en qai se adentet s'harmonisent toutes les qualités du !ur; c'est le couronnement des vertus humaines, la douceur, de la charité, de la bonté; c'est closion dans l'âme d'une force qui nous entr^ne - dessus de la matière, vers des hauteurs divines, us unit à tous les êtres et éveille en nous des .icités intimes qai laissent bien loin tontes les luptés terrestres.

Aimer, c'est se sentir vivre en tous et pour as, c'est se consacrai- jusqu'au sacrifice, jusqu'à mort, à une cause ou k un être. Si vous voulez voir ce qu'est aimer, considérez les grandes :ures de l'humanité, et au-dessus de toutes, le Liist, l'amour incarné, le Christ, pour qui jnour était toute la morale et toute la religion. a-t-il pas dit : « Aimez vos ennemis, etc. » {1). En nous tenant ce langage, le Christ n'exige s de notre part une affection qui ne peut être ns notre cœur, mais bien l'absence de toute ine, de tout esprit de vengeance, une disposin sincère à aider, dans l'occasion, ceux qui ■us affligent, à leur tendre une main secou- Ijle.

Une sorte de misanthropie, de lassitude mole, éloigne parfois de bons esprits du reste de umanité. I! faut réagir contre cette tendance

;i) Voir page 72.

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à l'isolement, en considérant tout ce qu'il y grand et de beau dans l'être humain, en se pelant toutes les marques d'affection, tous actes bienveillants dont on a été l'objet, devient l'homme séparé de ses semblables, j de la famille et de la patrie? Un être inuti malheureux. Ses facultés s'étiolent, ses fc s'amoindrissent, la tristesse l'envahit. Or progresse pas seul. Aussi faut-il vivre avec hommes, voir en eux des compagnons nécessa La bonne humeur est la santé de l'âme. Lais notre cœur s'ouvrir aux intentions saines et fo Aimoas pour être aimés !

Si notre sympathie doit s'étendre à. tout a nous entoure, êtres et choses, à tout ce qui J aide à. vivre, et même aux membres inconnu la grande famille humaine, quel amour profi inaltérable, ne devons-nous pas à nos parents père, dont la sollicitude soutint notre enfa qui long:temps peina pour aplanir devant noi rude sentier de la vie; k la mère qui nous a tés, réchauffés sur son sein, qui a veillé angoisse sur nos premiers pas et Dos premi douleurs 1 De quel tendre dévouement ne dev nous pas entourer leur vieillesse, reconnaître affection, leurs soins assidus.

A la patrie nous devons également notre c et notre sang. Elle recueille et transmet l'héri des nombreuses générations qui travaillen

souffrent pour édifier une civilisation dont lious recevons les bienfaits en naissant. Gardienne des trésors intellectuels accumulés par les âges elle veille à leur conservation, à leur développement; et, mère généreuse, elle les dispense à tous ses enfants. Ce patrimoine sacré, sciences et arts, lois, institutions, ordre et libertés, tout l'immense outillage sorti de la pensée et des mains des hommes, tout ce qui constitue la richesse, la grandeur, le génie d'une nation, nous en avons notre part. Sachons élever nos devoirs envers la patrie à la hauteur des avantages qu'elle nous procure. Sans elle, sans cette civilisation qu'elle nous lègue, nous ne serions que des sauvages. Vénérons la mémoire de ceux qui ont contribué, par leurs veilles et leurs efforts, à réunir et à augmenter cet héritage, la mémoire des héros qui ont défendu la patrie aux heures terribles, de tous ceux qui ont, jusqu'au seuil de la mort, proclamé la vérité, servi la justice et nous ont transmis, rouges de leur sang, les libertés, les progrès dont nous jouissons.

L'amour, profond comme la mer, infini comme le ciel, embrase tous les êtres. Dieu en est le foyer. Comme le soleil se lève indifféremment sur toutes choses et réchauffe la nature entière, Pamour divin vivifie toutes les âmes; ses rayons, pénétrant à travers les ténèbres de notra égoïsme,

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vont allumer des lueurs tremblantes au f chaque cœur humain. Tous les êtres soi pour aimer. Les parcelles dévie morale, les du bien qui reposent en eux, fécondés par : suprême, s'épanouiront un jour, fleuriroi qu'à ce qu'ils soient réunis dans une mên monion d'amour, dans une fraternité univ Qui que vous soyez, vous qui lisez ces sachez que nous nous rencontrerons un jo en ce monde, dans des existences ultéi soit sor une sphère plus avancée, on dan mensité des espaces; que nous sommes d à nous influencer dans le sens du bien, aider dans notre ascension commune. Enf; Dieu, membres de la grande famille des I marqués au front du signe de l'immortalit sommes destinés à nous connaître, à noi dans la sainte harmonie des lois et des i loin des passions et des grandeurs menso de la terre. En attendant ce jour, que ma aille vers toi, ô mon frère ou ma sœur. ■ un témoignage de doace sympathie; qn soutienne dans tes doutes, qu'elle te conso tes douleurs, qu'elle te relève dans tes lances, qu'elle se joigne à la tienne pour t der à notre père commun de noos aider à c rir on avenir meilleur.

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