SCÈNE VIII
lui indique une porte dans la chambre du fond.) Bonsoir, IllOtl' oncle... je vous ferai réveiller demain à midi.
* • CAUDE3EC.
Midi?... J’aimerais mieux deux heures.
HENRIETTE
Deux heures... soit... Bonsoir.
CAUDEBEC
Bonsoir... (il l’embrasse sur le front; puis ils se dirigent, Henriette fers la porte de gauche, Caudebec vers la porte de droite.)
HENRIETTE, sur le seuil de sa chambre.
A demain !
CAUDEBEC
Deux heures!... (Henriette entre dans sa chambre; Caudebec s’avance vers le public, sa lampe à la main, regarde s'il est seul, et dit :) Je fais une réflexion... (puis il se ravise, et dit :) Non, je vais me coucher... (il se dirige vers sa chambre, sa lampe à la main.) Eh bien, si... (il se rapproche de la rampe.)
HENRIETTE, reveuant près de lui.
Qu’est- ce qu’il y a?
CAUDEBEC, l’apercevant.^
Air d’Hervé : On demande une lectrice.
Eh quoi i vous n’étes pas partie?
HENRIETTE
Je viens vous tenir compagnie.
CAUDEBEC
Mais je voudrais rester i.ci.
HENRIETTE
Mais j’y voudrais rester aussi;
Cela, monsieur, vous contrarie?
CAUDEBEC
Non... mais permettez, je vous prie.
HENRIETTE
Que vous faut-il encor?
CAUDEBEC
Tenter un faible effort:
Avant de m’en aller.
Je désire parler. . .
(Désignant le public.)
HENRIETTE
Eh bien ! mon oncle, allons.
Mais ensemble parlons.. .
ENSEMBLE, au public.
HENRIETTE
Quel bonheur pour nous.
Plaisir bien doux,
Messieurs, si cet ouvrage
A votre suffrage!
Auteurs et nous, Comptons ici sur vous.
caudebec.
Quel bonheur pour nous, Plaisir bien doux, Messieurs, si cet ouvrage A votre suffrage!
Auteurs et nous, Comptons ici sur vous.
F. AviiEAU. — Imi-RIUERIC DE LA'JSY.