ACTE III, SCÈNE IV
que j'ai mal... Ma prière n'est qu'une plainte. Je le vois bien que tu me la prendras !
JAMES
Nous nous aimons... L'amour est involontaire!
GUILLAUME
* Quetu l'aimes à la passion, comme tu racontes, ou rien qu'un peu, ou bien que tu en aies simplement envie, tu me la prendras, tu me la prendras!... * Est-ce qu'un homme a pitié d'un liomme ! Tu me la prendras, parce que tu la veux et aussi parce que je veux la garder.
Oh!
GUILLAUME
Parfaitement! Et vers ta jeunesse, ton ardeur... vers... oui, vers ta nouveauté, elle se précipitera, elle, sans un regard en arrière pour moi : l'inutile et le honteux ! Au rebut, moi, comme une vieille
* A la représentation, l'on supprime le texte compris entre les deux astérisques.
chose que je suis! Et tant mieux si j'en crève! I N'est-ce pas, lefï amants?
JAMES
Monsieur Bourgade, à la iin, c'est beaucoup vous attendrir sur vous-même ! J'ai accepté mon sort sans un murmure, mais ne nég^ligez pas trop cette circonstance, que vous nous avez ruinés, les miens et moi-même!
GUILLAUME
Ah ! non, pas ça ! N'invoque plus l'argent. L'argent, c'est dépassé. Ça n'existe plus !
JAMES
Ça n'existe plus, parce que vous avez reçu ma poignée de main d'absolution !
GUILLAUME
Ton absolution!... Voleur! Oui, de nous deux, le voleur, le voilà !
* A la représentation, Ion supprime les six répliques suivantes.