‹ Après moi; pièce en trois actesChapitre 98 sur 116 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

GUILLAUME

Sur ce point?... Mon Dieu, je n'en vois pas trop l'intérêt pour vous... pour toi.

JAMES

Pour moi et surtout pour les miens, la chose est, au contraire, importante... en tous cas, émouvante. On peut admettre, à la rigueur, que vous vous soyez tu, pendant tout ce temps. Mais si Irène avait été dans cette confidence... une amie aussi chère, aussi intime... elle qui ne passe pas un jour sans voir ma mère et Louise, représentez-vous leur... leur peine. (Un temps.) Vous ne pouvez pas ne pas comprendre ce sentiment! Il est si naturel, si... Du reste, à présent c'est parfait, c'est très clair.

GUILLAUME donl la voir Iremhle iiuperce/jUblement et qui ne cessera plus d'observer James à la dérobée.

Bien. Souhaites-tu quelque autre éclaircissement ?

JAMES

Non... Je ne vois pas...

214 APHÈS MOI

GUILLAUME, du ton le plus naturel.

C'était là tout l'objet de ta visite?

JAMES

Je suis venu vous annoncer le départ de ma mère... oui.

GUILLAUME

Oui. (Une pause.) Eh bien, moi, je désire te donner un renseignement que tu ne me demandes pas, mais qui a son importance aussi. Il faut que tu saches l'étendue de votre malheur. D'abord, mon petit James, Louise et toi, vous êtes absolument ruinés. * Je ne mentionne pas le yacht, dont tu n'as payé qu'une petite partie. * Quant à ta mère, lorsqu'elle aura liquidé tous ses biens et réglé d'autre part ce qu'elle doit et qui est considérable, que supposes-tu qu'il lui restera? Quinze à vingt mille francs de rente. Oui, pour vivre et faire vivre ta sœur, ton beau-frère et tes petites nièces. En tout, trois... cinq... six personnes. Qu'en penses-tu?

* A la représentation, Ton supprime la phrase placée entre les deux astérisques.

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