‹ ApuléeChapitre 8 sur 10 · Métamorph., XI · texte numérisé non relu

Métamorph., XI

partir de Madaura, sa ville natale, pour se rendre à Alexandrie d'Egypte. Il tombe malade en route, s'arrête dans la cité d'Œa (aujourd'hui Tripoli], y ouvre un cours public, est applaudi des gens du paj^s qui lui votent une statue, fait la connaissance d'une riche veuve, yEmilia Pudentilla, qui s'éprend de lui et qu'il épouse. Une intrigue s'ourdit contre lui. On l'accuse d'avoir employé la magie pour gagner les bonnes grâces de la veuve. Il plaide sa cause devant le proconsul Claudius Maximus, est acquitté, puis s'éloigne de la ville d'Œa où il séjournait depuis trois ans^ Il vit désormais dans la capitale de l'Afrique proconsulaire, d'où il rayonne dans toute la province pour y donner des conférences. Il prononce à Carthage, au commencement du règne de Marc-Aurèle, la plupart des discours d'apparat dont le recueil des Florides nous a conservé des fragments. Il est aimé du public, lié avec les plus grands personnages de la ville, dont quelques-uns avaient été autrefois ses camarades à l'Université^. On décide de lui élever une statue, pour laquelle le sénat de Carthage accorde un emplacement^. Enfin Apulée obtient l'honneur le plus envié, dans tout l'empire, par l'aristocratie provinciale, il est élu sacerdos provinciœ et donne des jeux*. On ne sait rien sur les dernières années et l'époque de la mort d'Apulée.

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