Gasteracàntha Dolescualli E. Simon
Gastcracantha prætextata Doleschall, Acta Soc. Scient. Indo iNederl., 5, pi. 8, fig. l\ ; pl. 11, fig. 6 (1859) (Non AValckenaer).
Cette espèce paraît commune à Giloio; ses variétés sont nombreuses; chez la plus fréquente, le scutum abdominal est noir avec une figure d’un jaune vif en forme de trèfle; quelquefois la partie noire est réduite à une simple bordure.
E. Simon.
La Gastcracantha prætcxtata de Walckenaer est sans doute toute différente et doit rentrer dans le groupe des Isacantha, comme il résulte de la phrase suivante : « Six épines presque égales. » Chez la G. Dolcschalli, les antérieures sont beaucoup plus courtes que les suivantes.
La Gastcrantha hciva Bl. paraît très-voisine, mais les dessins du dos sont différents et surtout la coloration des pattes qui varie peu chez les Gastcracantha : « Les pattes sont courtes, fines, d’un jaune rougeâtre, avec des taches brunes et un anneau à la base des métatarses. » Chez G. Dolcschalli les pattes sont relativement longues et d’un jaune-rouge, avec les tarses et métatarses rembrunis. (Cf. Ann. and Mag. of Nat. hist., 1864.)
La Gastcracantha hepatica L. Koch est encore du môme groupe, mais ses ocelles ont une disposition différente : ceux du rang postérieur au nombre de 6 sont presque égaux et les médians antérieurs sont très-rapprochés; chez G. Dolcschalli , il y a 8 ocelles au bord postérieur dont les quatre médians très-petits et en ligne droite, et les ocelles médians antérieurs sont largement séparés. (Cf. Arach. Aust., pi. 1, fig. 5.)
M. Butler (Cf. Proced. of the Zool. Soc. Lond., 1873) place encore en synonymie de la G. hciva Bl. la G. Lepcletieri Walck. (Apt., t. II, p. 156), mais ce ne peut être que par erreur puisque Walckenaer donne à son espèce un « abdomen transverse beaucoup plus large que long » ce qui ne peut convenir qu’à une espèce du groupe Gastcracantha (sensu stricto ).
3, Gasteracàntha pseüdoflava, sp. nov.
(PL 3, Gg. h.)
$. Scutum abdominal : long. 5,3 mill., larg. 10 mill.; épines latérales :
3 mill.
Céphalothorax, pattes, pattes-mâchoires et chelicères entièrement noirs; scutum abdominal jaune vif en dessus avec les ocelles et les épines trèsnoirs; pli postérieur également jaune avec une tache noire à la base de
Arachnides nouveaux ou peu connus .
chaque épine; ventre jaune avec quelques ligues noires correspondant aux plis et une large bande noire transverse, irrégulière, très-dilalée au niveau des filières, présentant h ce point quatre taches jaunes en trapèze très-large. — Scutum abdominal large, de forme normale pour le groupe Gasteracantha ; à six épines; épines latérales antérieures petites, obliques, dirigées en avant, lisses, coniques, graduellement rétrécies de la base à l’extrémité; les latérales postérieures au moins deux fois plus longues, très-épaisses et cylindriques, leur, bord postérieur droit, l’antérieur droit dans les deux tiers inférieurs, ensuite un peu convexe,.puis incliné obliquement en arrière, tiers terminal seul garni de tubercules aigus et de crins ; épines postérieures à peu près semblables aux latérales antérieures comme taille et comme forme, presque lisses. — 10 ocelles pour le bord antérieur, quatre petits médians en ligne presque droite, dont les internes un peu plus petits et plus séparés que les externes et de chaque côté trois grands ocelles latéraux, augmentant de largeur du dedans au dehors, dont l’intermédiaire un peu plus rapproché de l’externe; 9 ocelles pour le bord postérieur, trois très-petits médians isolés, et trois ocelles latéraux de chaque côté, dont l’interne moitié plus petit et plus séparé, les deux autres égaux, l’externe en ovale transverse; les quatre ocelles médians en trapèze un peu plus long que large, les antérieurs plus petits, beaucoup plus rapprochés des ocelles du bord antérieur que de la seconde paire d’ocelles médians.
Cette espèce, qui appartient au groupe Gasteracantha , se distingue facilement par la forme de ses épines latérales et par la disposition des ocelles principalement des petits ocelles médians du bord antérieur; elle se rapproche de G. panisicca décrite récemment par M. Butler, et surtout de Gasteracaiüha Sturii Doleschall.
h . Gasteracaktiià circujinotata, sp. nov.
Ç. Scutum abdominal: long. 8 mill., larg, 1 1\ mill.; épines latérales et épines postérieures, 3 mill.
Scutum abdominal jaune-vif; épines et ocelles noirs, ceux-ci placés sur des taches noires arrondies; ceux du bord antérieur sur une large
E. Simon.
bande noire transversale interrompue sur la ligne médiane; pli postérieur brun-rouge, plus foncé h la base des épines ; ventre noir, très-granuleux, sur les côtés quelques taches jaunes et dans le milieu une grande tache jaune irrégulière, très-découpée suivant les j)lis, ayant au centre le tubercule ventral. — Scutum assez large, peu atténué, droit sur les côtés entre les épines latérales; toutes les épines assez grêles, graduellement rétrécies de la base et aiguës ; les latérales presque lisses en dessous et en dessus, granuleuses et pubescentes sur les bords ; les postérieures lisses en dessous, granuleuses on dessus et sur les bords; épines latérales antérieures assez courtes, droites, horizontales; épines latérales postérieures au moins deux fois plus longues, droites, un peu dirigées en arrière ; épines postérieures de même longueur que les latérales, mais un peu plus grêles, légèrement relevées. — 10 ocelles pour le bord antérieur, les quatre médians en ligne droite, les deux internes un peu plus séparés, petits, allongés et droits, les autres presque équidistants, diminuant graduellement de largeur du dedans au dehors; 9 ocelles pour le bord postérieur, les cinq médians petits, presque égaux, en ligne droite, les trois internes plus resserrés et isolés ; deux grands latéraux égaux et rapprochés; quatre ocelles médians, en trapèze aussi long que large, les deux premiers plus petits, plus rapprochés des ocelles du premier rang que de la seconde paire d’ocelles médians.
(Céphalothorax et pattes manquant.)
Cette belle espèce appartient aussi au groupe Gasteràcantha , mais elle touche de près au groupe Actinacantha. Aucune des espèces de Java et d’Australie décrites par M. le docteur L. Koch ne présente une forme analogue.
Especes de Sarawak ( Bornéo ) :