Heliophanus ambiguus n. sp
(Fig-. 40-42.)
9 : Corps et pattes brun-noir, à l’exception des patellas, tibias et tarses des pattes-mâchoires qui sont jaune clair, des protarses et tarses des pattes I à III qui sont jaune foncé (les protarses, et parfois les tarses, IV sont brun foncé). Pubescence du céphalothorax, des pattes-mâchoires et des pattes blanche ; pubescence de l’abdomen fauve doré et blanche.
Céphalothorax finement chagriné. Région céphalique, vue de profil, presque plane en dessus.
Yeux antérieurs subcontigus, en ligne recurvée (une ligne tangente à la base des latéraux passerait par le centre des médians), les médians deux fois plus gros que les latéraux. Yeux de la 2'" e ligne trois fois plus petits que les latéraux antérieurs, situés à égale distance des latéraux antérieurs et des postérieurs. Yeux postérieurs de meme grosseur que les latéraux antérieurs.
1 La longueur du bandeau est très variable chez les espèces du genre Cosmophasis d’après Simon 1892-1903, Vol. 2, p. 542.
ahaicaees
Groupe oculaire d’ x / 4 plus large que long, un peu plus large en arrière qu’en avant, n’atteignant pas le milieu de la longueur du céphalothorax et un peu plus étroit que ce dernier en arrière. Bandeau très réduit.
Une dent sur la marge postérieure des chélicères, deux dents sur la marge antérieure.
Tibias I munis de 3-3 épines en dessous; protarses I pourvus de 2-2 épines inferieures.
Epigyne (lîg. 40) en plaque transversale, deux fois environ plus large que longue, arrondie en avant et sur les côtés, échancrée au milieu du bord postérieur où elle présente un petit crochet membraneux, testacé, plissé, dirigé en arrière. La plaque de l’épigyne est pourvue, de chaque côté, d’une fossette ovale, oblique et la région antérieure est nettement chagrinée.
Longueur totale, 5 mm à 7 mm ; longueur du céphalothorax, 2 mm ,7 à 3 mm .
Fig. 40.
H. ambiguus n. sp. Ç> Fig. 40. — Epigyne.
cf : Coloration et caractères comme chez la 9? avec les lamesmaxillaires bituberculées au bord externe. Tibias et protarses I munis de longs crins divergents. Pattes-mâchoires (fig. 41 et 42) brun foncé. Apophyse fémorale située vers le milieu du bord inférieur, aussi longue environ que la hauteur de l’article, légèrement inclinée en arrière, recourbée en crochet simple, régulièrement atténuée, pourvue, près de la base, sur le bord postérieur, d’une petite dent (fig. 41). Tibia deux fois plus court en dessus que la patella, deux fois plus large que long, son angle antéro-inférieur prolongé en apophyse subtriangulaire, dirigée obliquement en bas; bord antéro-externe du tibia muni de deux apophyses rapprochées et se confondant avec la base du tarse, l’inférieure comprimée, subtriangulaire, la supérieure spiniforme, dirigée en avant. Ces deux apophyses forment ensemble comme un bec d’oiseau ouvert et ne se voient distinctement que lorsqu’on a détaché le tibia du tarse. Tarse étroit, aussi long que le fémur, obtusément terminé. Bulbe subtriangu-
DE LESSEKT
Fig. 41.
laire, avec l’angle infero-interne prolongé et conique, recourbé en haut, l’angle antérieur prolongé en Stylus noir, régulièrement atténué et recourbé du côté interne, n’atteignant pas l'extrémité du tarse (fig. 42).
Longueur totale, 3 mm ,7 à 6 mm ; longueur du céphalothorax, 2 mm à 3 mm ,2.
Habitat: Kibonoto, zone des cultures 5 $ , 4 cf dont les types, Y-IX , Ngare na nyuki (ld*,2$,XI.
H. ambiguus doit être très voisin peut-être même synonyme) de H. hamifer Simon 1886 1 du Mozambique, dont il ne se différencie guère que par la présence d’une apophyse spiniforme supérieure sur le tibia des pattes-mâchoires; bien que cette apophyse soit accolée au tarse et difficile à percevoir, j'ai de la peine à croire qu’elle ait pu échapper à l’attention d'un observateur aussi perspicace que Si mox , si elle existait réellement chez H. hamifer.
Fig.
Heliophanus ambiguus n. sp.
Fig. 41. — cf . — Patte-mâchoire gauche vue du côté externe.
Fig. 42. — cf. — Patte-mâchoire gauche vue par dessous.
1 CF Simon 1886, p. 388, fig. 1.
Je croirais volontiers que les figures représentant les pattes-mâchoires de H. hamifer et orchesta ont été interverties dans le mémoire de Simon (1901 a ) et qn’il faut rapporter à II. hamifer Simon 1886 la figure 4 de Simon 190l a (p. 54) et à //. orchesta Simon 1886 la fig. 2 de Simon 1901 a (p. 53). La fig. 666 M de Simon 1892-1903, Vol. 2, p. 541, me parait également se rapporter plutôt à //. hamifer qu’à H. orchesta.