‹ Araignées du Kilimandjaro et du Mérou (Suite). VChapitre 6 sur 33 · Myrmarachne kiboschensis n. sp · texte numérisé non relu

Myrmarachne kiboschensis n. sp

(Fig. 18 à 22.)

Espèce très voisine (? sous-espèce) de M. formicaria (de Geer et myrmicaeformis (Lucas) 2 , dont elle se différencie par la coloration et la forme de l’apophyse tibiale des pattes-mâchoires chez le cf.

1 Cf. Peckham 1892, p. 66, pl. 5, fig. 4. — M. kibonotensis se différencie de M. crassipes par son céphalothorax offrant une dépression en arrière des yeux postérieurs, les dessins de l’abdomen, l’épigyne.

2 Salticus desertus. Peckham 1892, p. 21, pl. 2, fig. 6 = Salticus myrmicaeformis Lucas 1869, d’après Simon 1892-1903, Vol. 2, p. 503.

R. DE LESSERT

9: Céphalothorax entièrement brun-noir 2 ; pattes-mâchoires, chélicères, pièces buccales, sternum brun-noirâtre. Pattes jaunes, rayées de brun (sauf les tarses). Abdomen noir, finement réticulé de testacé, avec, dans la moitié postérieure, une série de fines lignes transversales recurvées ; pubescence formée de poils simples blancs. Région ventrale et filières noirâtres.

Fig. 18.

Fig. 19.

Fig. 22.

Fig. 20.

Fig. 21.

Myrmarachne kiboschensis n. sp.

Fig. 18. — çf. Patte-mâchoire gauche vue du côté externe. Fig. 19. — çf. » » » » par dessous.

Fig. 20. — cf, Crochet des chélicères.

Fig. 21. — Ç>. Epigyne (sous liquide).

Fig. 22. — cf. Corps vu par dessus.

* Chez M. formicaria, la région thoracique du céphalothorax est fauve-rouge vif, les protarses I sont noirs. L’abdomen est généralement testacé, présentant, vers le milieu, une bande transversale recurvée noire, prolongée et élargie sur les côtés ; une tache noire au-dessus des filières. Région ventrale fauve-testacé, avec une bande médiane noirâtre n’atteignant pas l’épigastre. J’ai noté dans mon Catalogue des Araignées de la Suisse (1909, p. 541, Note 2) que la coloration de l’abdomen chez la Ç>, le nombre des épines des tibias, le nombre des dents des chélicères, le développement de la dent du crorhet des chélicères et la longueur relative de celles-ci chez le cf, sont variables.

à HA IGNEE S

Céphalothorax très finement chagriné, beaucoup plus long (l mm ,7) que large en avant (l ram ); région céphalique environ aussi large que longue, plus longue que la région thoracique ; vue de profil, la région céphalique est presque plane 1 , plus élevée que la région thoracique, séparée de cette dernière par une dépression transversale peu profonde.

Yeux antérieurs contigus, en ligne recurvée (une ligne tangente à la base des latéraux passerait par le centre des médians), les médians deux fois plus gros que les latéraux. Yeux de la deuxième ligne trois fois environ plus petits que les latéraux antérieurs, un peu plus rapprochés des antérieurs que des postérieurs. Yeux postérieurs de même grosseur que les latéraux antérieurs. Groupe oculaire aussi large en avant que long r plus large en arrière qu’en avant, aussi large que le céphalothorax en arrière. Bandeau très réduit.

Chélicères verticales, munies de six dents à la marge inférieure. Sternum étroit resserré entre les hanches II, terminé en pointe triangulaire entre les hanches IV. Tibias I pourvus de 4-4 épines inférieures couchées ; 2-2 épines sous les protarses I r Tibias et tarses des pattes-mâchoires dilatés et aplanis en dessus en palette ovale, subacuminée.

Abdomen ovale-allongé, presque deux fois aussi long que large. Pédicule visible en dessus, beaucoup plus court que la région thoracique.

Epigyne (fig. 21) en plaque noirâtre, mal définie, munie en arrière, comme chez formicciria, d’une fossette testacée cordiforme divisée longitudinalement par deux tubes séminifères accolés, légèrement divergents en arrière.

Longueur totale, 4 rara ,5; longueur du céphalothorax, l mm ,7.

C? : Coloration comme chez la 9i avec les fémurs I presque entièrement brun-noir, les raies brunes des pattes effacées. Bords latéraux de la région céphalique ^fig. 22) un peu incurvés (droits et un peu convergents en avant chez la Q)*

Le c? diffère de la 9 par les chélicères brun-rouge, légère-

1 La région céphalique est un peu plus convexe chez M. formicaria.

R. DE LESSERT

ment projetées en avant, un peu plus courtes que le céphalothorax, planes et striées en dessus, carénées sur les bords, avec le bord interne presque droit, le bord externe assez arqué (Tig. 22).

Marge supérieure (interne) pourvue de cinq dents, marge inférieure (externe) de neuf dents 1 ; crochet muni dans la moitié basale (comme chez M. formicaria) d’une dent inférieure oblique assez longue (fig. 20).

Vu de profil (fig. 18), le tibia des pattes-mâchoires est à peine plus court en dessus que la patella et élargi en avant, aussi large en avant que long, muni à son bord antérieur, du côté externe, d’une apophyse accolée au bulbe, peu visible, précédée d’une faible saillie arrondie 2 . Vue par dessous (fig. 19), cette apophyse est assez grêle, un peu arquée en dehors; vue de profil (fig. 18), elle est légèrement arquée en bas, régulièrement atténuée, subaiguë. Tarse un peu plus long que tibia + patella; vu de profil, cet article est arqué; vu par dessous, il est terminé en rostre plus court que le bulbe, obtusément terminé, un peu arqué en dehors. Bulbe arrondi, pourvu d’un fin Stylus enroulé deux fois sur lui-même, terminé en avant en pointe sétiforme, arquée, atteignant la moitié de la longueur du rostre.

Tibia I muni de 3-3 épines inférieures.

Abdomen (fig. 22) noir, ovale-allongé, deux fois plus long que large, sans constrictions, presque entièrement cuirassé en dessus d’un scutum lisse, brillant.

Longueur totale, 4 ram ; longueur du céphalothorax (sans les chélicères), l min ,7 ; longueur des chélicères, l mm ,3.

Habitat : Kiboscho, 3000 m. (1 ç?, 2 $, types, II).

1 Chez M. formicaria , la marge inférieure des chélicères est munie de quatre à sept dents, la marge supérieure de huit à douze dents.

1 Chez M. formicaria , la saillie qui précède l’apophyse tibiale est triangulaire aiguë, l’apophyse tibiale est plus arquée.

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