C. Patte-mâchoire gauche vue par dessous
D. ( J. Lamelle caractéristique du bulbe vue du côté externe.
R, DE LESSERT
reliées chacune à la strie thoracique par une ligne brune, mais ce n’est pas toujours le cas, car ces taches peuvent être isolées ou fractionnées.
Epigyne (sous liquide, fig. 11 B) en forme de plaque irrégulièrement hexagonale, environ aussi longue que large, presque entièrement divisée par une fossette longitudinale, étroite et arrondie en avant, dilatée en arrière et divisée dans le 1 /3 postérieur par un large septum en deux fossettes ovales ou presque rondes. La fossette est d’1 /3 environ plus longue (0 mm ,33) que large en arrière (0 mm ,23).
Longueur totale, 5 à 6 mm ,5; longueur du céphalothorax, 3 mm .
<$: Sternum très généralement entièrement noir. Les fémur et tibia des pattes-mâchoires sont généralement jaunes, plus ou moins tachés de noir; les tibia et tarse sont noirs, mais le tibia est souvent un peu éclairci. Tibia à peine plus long en dessus que la patella, cylindrique, presque deux fois plus long que large, revêtu en avant, de chaque côté, de crins noirs serrés et divergents. Tarse muni de crins noirs plus longs sur le bord interne que sur l’externe, à peine plus long que patella + tibia, presque deux fois aussi long que large, ovale, régulièrement atténué en avant en rostre triangulaire, deux fois plus court que le bulbe, pourvu d’une griffe à l’extrémité (fig. 11 C). Le bulbe qui est du même type que chez P. injucunda (Cb.) et proximella (Strand) (Cf. de Lessert 1915, pl. 3, fig. 86, 90, 91), présente un lobe antérieur légèrement convexe. Ce lobe offre à son bord externe un processus noir, arqué (? conducteur), muni d’un petit crochet à sa base. La lamelle caractéristique noire, qui est située près de l’extrémité libre d’un stylus en lanière, est dirigée en dehors, recourbée perpendiculairement en arrière, puis en bas en crochet subaigu (fig. 11 C et D).
Longueur totale, 4,5 à 5 mm ; longueur du céphalothorax, 2 mm 8.
Habitat: Un très grand nombre d’exemplaires des deux sexes de Kiboscho, 3000 à 4000 m. (II).
Cette espèce est signalée par Strand (1913, p. 461) de nombreuses localités du Ruanda, où elle fut capturée pendant l’expédition du Duc de Mecklembourg.
J’ai moi-même reçu de cette région, en même temps que P. karagonis , des exemplaires que je rattache à P. pseudokaragonis (Strand) 1913. Les femelles diffèrent de P. karagcnis par le sternum divisé par une bande longitudinale noire plus étroite et par la fossette de l’épigyne plus longue, atteignant le bord antérieur de la plaque,
plus de deux fois plus longue que large en arrière. Le S es f remarquable par le tarse des pattes-mâchoires noir, tranchant sur les autres articles qui sont jaunes.
Pardosa karagonis (Strand) var. nivicola n. var.
Diffère du type par sa taille un peu plus grande et sa coloration plus obscure.
$: Céphalothorax brun foncé, les parties claires réduites à une tache allongée autour de la strie thoracique et deux lignes submarginales jaune foncé atteignant le bandeau qui est également jaune foncé. Abdomen brun foncé avec des vestiges d’une bande lancéolée antérieure. Chélicères noires, tachées de jaune, sternum noir. Pattes brun-noir, les hanches éclaircies, les fémurs ornés de taches claires indistinctes, les protarses et tarses brun-rouge. Pubescence frottée.
La longueur de la fossette de l’épigyne est de 0 mm ,42, sa largeur au bord postérieur de 0 mra ,32.
Longueur totale, 7 mm ; longueur du céphalothorax, 3 mm ,8.
Patella + tibia IV = 4 mm ,5.
Habitat: Kiboscho, 5500 m. près de la neige (2 $ subad, 1 $, type de la variété, 17. IL 1906).
Cette variété de P. karagonis présente un intérêt tout particulier par l’altitude à laquelle elle a été capturée (5500 m.) et qui paraît former la limite supérieure de la faune aptère du Kilimandjaro L