Mijrmarachne foreli n. sp
(Fig. 9, 10.)
rj: Céphalothorax fauve-rouge; yeux situés sur des taches noires anastomosées. Chélicères brun foncé, un peu éclaircies vers le bord externe. Pièces buccales, sternum testacés, tachés de noirâtre. Pattes testacées, rayées de brun; fémurs, tibias et protarses I nettement rayés de brun de chaque côté; sur les pattes II à IV ces raies sont moins distinctes. Tous les tarses jaune clair. Scuta de l’abdomen brun foncé. Filières noires.
Céphalothorax (fig. 9) très finement chagriné, 2 fois plus long (2 mm ,2) que large en avant (l mm ). Région céphalique un peu plus longue (l mm ,2) que large (l mm ), à bords latéraux légèrement incurvés, plus longue et un peu plus large que la région thoracique 2 . Vue de profil, la région céphalique est plane, la région thoracique convexe, aussi élevée que la région céphalique 3 , séparée de cette dernière par une dépression transversale peu profonde.
1 Les exemplaires de IL xerampelina mentionnés du Kilimandjaro (de Lessert 1925, p. 432) proviennent de Ngare na nyuki (XI).
2 La région thoracique mesure l mm de long et 0 mra ,9 de large.
3 Chez les Myrmarachne , la région thoracique est généralement plus basse que la région céphalique.
Yeux antérieurs contigus, en ligne reeurvée (une ligne tangente à la base des latéraux passerait par le centre des médians), les médians 2 fois plus gros que les latéraux. Yeux de la 2 me ligne 3 fois environ plus petits que les latéraux antérieurs, un peu plus rapprochés de ces derniers que des postérieurs. Yeux postérieurs de même grosseur que les latéraux antérieurs. Groupe oculaire un peu plus large que long, un peu plus large en arrière qu’en avant, un peu plus étroit en arrière que la région céphalique.
Bandeau très réduit.
Chélicères projetées eii avant, beaucoup plus courtes (l mra ,2) que le céphalothorax (2 mm ,2), planes et rugueuses en dessus, indistinctement striées, carénées sur les bords, avec le bord interne presque droit, le bord externe assez arqué.
Marge supérieure (interne) pourvue de 4 fortes dents, les 2 antérieures (près de la base du crochet) arquées en avant, les 2 postérieures dirigées obliquement en arrière. Marge inférieure (externe) armée de 5 à 7 petites dents, 3 ou 4 dans la moitié antérieure et 2 ou 3 vers la base.
Crochet légèrement sinueux, dépourvu de dent.
Sternum étroit, resserré entre les hanches II, terminé en pointe effilée entre les hanches IV.
Tibias I munis en dessous de 4-4 épines couchées; 2-2 épines sous les protarses I. Pattesmâchoires jaunes, teintées de brunâtre, avec les tibias et la base des tarses bruns. Vu de profil (fig. 10), le tibia est un peu plus court que la patella, un peu élargi en avant, environ aussi large en avant que long, muni, vers le milieu de son bord antérieur du côté externe, d’une apophyse dirigée obliquement en avant et en bas, arquée en dedans et en haut, régulièrement atténuée vers l’extrémité. Tarse de même longueur que patella + tibia; rostre plus court que le bulbe, obtus. Bulbe comme chez M. kiboschensis (Cf. de Lessert 1925, p. 442, fig. 19).
Pédicule (0 mm ,8) bisegmenté, avec les 2 segments subégaux, le bord postérieur du segment antérieur muni d’un petit tubercule.
Abdomen (fig. 9) cylindrique, 3 fois plus long que large, cuirassé
Fig. 9.
Myrmarachne joreli n. sp.
Corps vu par dessus.
R. DE LESSERT
en dessus de 2 scuta très finement chagrinés et granuleux, dont l’antérieur est 3 fois plus court que le postérieur et subtrapézoïdal.
Région épigastrique indurée ; région ventrale présentant un scutum longitudinal à bords parallèles.
Longueur totale, 6 mm ; longueur du céphalothorax (sans les chélicères), 2 mm ,2.
Habitat: Natal, Umbilo (1 type, L. Bevis ieg., X) (Durban Muséum).
Par sa forme allongée et sa coloration, M. joreli rappelle il/, ichneumon (Simon) 1 et foenisex Simon 2 ; il se différencie de il/, ichneumon par ses tarses jaunes et des deux espèces précitées par les chélicères plus courtes, la région thoracique au même niveau que la région céphalique, le tibia de la patte-mâchoire un peu plus court que la pa~ tella.
il/, sansibarica Strand 3 et solitaria Peckham 4 sont également des formes voisines de il/, joreli. Cette espèce a été capturée en même temps qu’une Fourmi, Sima natalensis Sm., avec laquelle elle présente une très grande ressemblance mimétique.