Pholcides. 25. Oxyopides
. Théridiides. 26. Attides.
Araignées théraphoses.
Tige des dans le prolongement du corps, convexe en dehors, plane en dedans, avec le crochet se repliant longitudinalement en dessous.
Quatre stigmates correspondant à autant de sacs pulmonaires.
Quatre filières.
Hanches des pattes-mâchoires non dilatées, garnies à leur base de courts spinules et à leur côté interne d’une brosse de crins.
(Exception est faite pour les Atypides qui ont six filières et un rudiment de lobe maxillaire.)
chélicères dirigée -
2° SOUs-ORDRE.
Araignées vraies.
ne
Tige des chélicères cylindriques ou conique formant avec le fronts un angle plus ou moins aigu, avec crochet se repliant au côté internem de la tige. à A]
Trois ou quatre stigmales deux pulmonaires, un ou deux trachéens. À
Six, quatre, on deux fliaos. ;
Hanches des pattes- “macho ol toujours dilatées en forme de lobe ou de lame maxillaire présentant une brosse de crins près de son bord interne et souvent caréné et denticulé à son bord | externe. 1
(Ce lobe est soudé et immo:
bile, mais présente, en dessous, 4 près de sa base, une strie profonde qui lé rend distinct de la hanche.)
ARAIGNÉES THÉRAPHOSES
Les Théraphoses comprennent dans notre faune |
deux familles :
Les Avicularudes et les Atypides.
47e FAMILLE
: AVICULARIIDES.
Les Aviculariides sont de grande taille; leur partie céphalique est renflée, très élevée en avant et bien délimitée. La tige des chélicères, toujours dirigée dans le prolongement du corps, S’amincit en dessous et présente une sorte de gouttière dans laquelle le crochet
vient se replier. .
AVICULARIDES : 94
Les bords de cette rainure sont garnis de dents: le bord externe est parfois seul dentelé, mais dans ce cas la rangée de dents qui fait défaut est remplacée par une carène garnie de poils.
Le grand développement de la fige des chéliceres chez les théraphoses trouve sa raison d’être dans l'habitude que possède la majeure partie de ces araignées de se creuser un terrier dans le sol (4) au moyen de cet organe ; aussi cette tige est-elle durcie à son extrémité et munie d’une armature spéciale ou réteau, qui n’est autre que la réunion de dents chitineuses extrémement dures disposées à son extrémité.
Le terrier des Aviculartides est généralement assez profond, et bien que souvent réduit à un simple tube creusé à même le sol, il n’en est pas moins admirablement aménagé. Les parois sont dures, lisses, imperméables et protégées en partie ou en totalité par un tube de soie. Simple et adhérent au sol lorsqu'il n'est que partiel, ce fourreau soyeux est doublé, lorsqu'il est entier, d’une enveloppe interne plus épaisse et d'apparence papyracée que l’on peut isoler complètement. Cette demeure, toujours disposée sur les terrains en pente, est en outre mise à l’abri des corps ou des êtres étrangers, au moyen d'un couverele ou opercule qui s’y adapte d’une façon parfaite.
Cet opercule qui se meut au moyen d’une charnière soyeuse est aménagé de telle sorte que son propre poids, auquel vient s'ajouter la nature inclinée du terrain, suffit à le faire retomber; dé plus beaucoup
(1) Toutes les espèces françaises sont terricoles.
a OMERETE RAS
d'espèces disposent en demi-cerele sur le côté de las face inférieure opposé à la charnière, de petits trous dans lesquels elles accrochent leurs griffes pour” empêcher que l’opercule puisse être ouvert dus dehors. | |
Généralement épais et pénétrant en biseau dans. l'ouverture du terrier, ce couvercle est parfois plus : mince et simplement appliqué sur l'ouverture ; mais. dans tous les cas l'Araignée a soin de le dissimuler. en aménageant sa partie supérieure de façon qu'elle. se confonde avee la nature et la coloration du sol environnant. |
Les Aviculariides ont huit yeux groupés sur un 1 mamelon à la partie antérieure du céphalothorax : les deux médians antérieurs sont seuls diurnes. Les pattes, | courtes, robustes et subégales à toutes les paires, sont. plus longues et plus grêles chez les mâles et présen- | tent souvent, dans les deux sexes, à la face inférieure des tarses et des métatarses, des touffes de poils ou sco- … pulas; les pattes-mâchoires, presque aussi longues que les pattes ambulatoires et servant également à la marche, ont leur dernier article armé, chez les femelles, d’une griffe aussi robuste que les grilles des autres paires de pattes.
Les hanches dépourvues de dilatation sont en re-. vanche munies à leur bord interne de poils ou de. spinules appelés à rendre les mêmes services. |
Il ya quatre filières ; l'existence des sacs pulmonaires se revèle au dehors par des plaques semi-circulaires de coloration moins obscure que celle des téguments environnants.
A VICULARTIDES 29
Le genre Citeniza et le genre Nemesia représentent seuls cette famille en France. |
Genre Cteniza.
Yeux un peu espacés, avec Îles latéraux antérieurs un peu plus gros que les médians et à peine plus gros que les postérieurs ; râteau présentant à son bord interne deux dents arrondies beaucoup plus grosses que les autres; face inférieure du crochet des chélicères munie de deux carènes qui se prolongent jusqu'à sa base; pattes-mâchoires du mâle sans épines, La partie thoracique du céphalothorax est limitée par une fossette transverse dont la convexité est dirigée en arrière.
La Cteniza Sauvagei (pl. I, fig. 1), est la plus grosse de nos Araignées; ses téguments sont glabres et noirâtres ; lisse et ayant sa partie céphalique élevée et arrondie chez la femelle, le corselet est granuleux et plus déprimé chez le mâle ; ce dernier est plus petit et bien plus grèle, avec les pattes plus allongées. Gette Araignée se trouve danslés Alpes-Maritimes, du côté de Menton, et en Corse où sa femelle, tout au moins, est très répandue.
Le terrier, simple et muni d'un opercule épais, est tapissé d'un fourreau sur toute sa longueur; la nuit venue, la Cténize se met à l'affût derrière cet opercule légèrement entr'ouvert.
Genre Nemesia.
Les Némésies, un peu plus petites que les Cténizes, se distinguent par les yeux plus rapprochés les uns des autres, le corselet plus étroit à fossette médiane
récurvée et les tarses et les métatarses antérieur munis de scopulas: le bord antérieur du céphalo thorax est très arrondi en avant et dépasse légère ment de chaque côté la base de la tige des chéli cères; les dents du râteau sont robustes. 1 Le facies général se rapproche de celui de la Cténize, mais le corselet est plus parallèle avec la strie thora cique dirigée en avant. L'abdomen, plus régulièrement ovale, présente des bandes noirâtres formées par del poils couchés. La plus commune des Némésies de notré faune, celle même qui est devenue classique sous le nom de Mygale maconne, est la Nemesia cæmentaria ; (pl. L fig.2et3); elle se rencontre en Provence et dans le Languedoc, sur les terrains en pente, découverts et de nature sablonneuse. | | = Sa coloration qui lui permet de se confondre avec! le sol, est, sur le corselet, couleur de rouille avec deux! larges bandes plus obscures qui limitent la parties céphalique ; l'abdomen, plus terne et plus pâle, pré. sente une bande noirâtre longitudinale et étroite et, des bandes arquées transversales formées par des, poils fauves et noirs mélangés ; les pattes sont rousses et entièrement couvertes d'une pubescence blanchâtre entremêlée de crins noirs; les chélicères sont de la même couleur que le céphalothones mais plus® obscures; chez le mâle la teinte rouge des différentes parties du corps est plus accentuée.
Le terrier de la AN. cæmentaria n'est muni d'une fourreau soyeux que dans sa partie supérieure; cet fourreau est adhérent aux parois. | On trouve, mais plus rarement, dans la Vaucluse et
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