‹ AraignéesChapitre 17 sur 67 · RTS SE SE ET SN 0 PAU NE VO · texte numérisé non relu

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analogies avec les Epeirides, que les Zoropsides rappellent les Clubionides du groupe des Zora, que les

Eresides ressemblent à certaines Attides et que les

Œ'cobiides ont parfois été prises pour de jeunes

Uroctéides.

9e Fame : ULOBORIDES.

Les Uloborides ont non seulement une silhouette qui rappelle celles des Épeirides, mais encore une certaine analogie dans la manière de vivre; quelques-unes, en effet, tissent, comme ces dernières, une toile orbiculaire; aussi, de même que chez celles-ci, leurs pattes sont-elles munies à cet effet de trois griffes accompagnées de griffes auxiliaires.

Ce sont des Araignées de petite taille, à corselet court, aplati dans la partie céphalique et dont la fossette thoracique n’est jamais longitudinale; leurs veux, au nombre de huit et toujours diurnes, sont disposés sur deux lignes courbes opposées l’une à l’autre. :

Leurs pattes ont le tarse et l'extrémité du métatarse armés en dessous d’une série d’épines; le tuber- cule anal est beaucoup plus long que chez toutes les autres Araignées.

La famille des Uloborides est représentée en France par les trois genres : Uloborus, Sybota et Hyptiotes.

Genre Uloborus.

Yeux petits, les quatre médians à peine plus volumineux, subégaux et assez rapprochés; ils forment un carré dans le voisinage de la base des chélicères; la

34 ARACHNIDES DE FRANCE ligne postérieure est fortement one, abdomen de forme ovalaire. Il est tantôt très élevé en avant el garni de deux bosses géminées, tan- | tôt allongé et orné dans le sens de sa de : o | longueur de sinuosités formées par Vu des rangées de poils raides. À d'Ulob. Walckenaerius. Les deux espèces de ce genré sont : l’'U. Walckenaerius, qui se rencontre jusqu'a Paris, et l'U. plumipes qui est propre au bassin de Méditerranée; l'un et l’autre affectionnent les loc lités arides et se trouvent de préférence sur les plantes basses ou dans les trous de murs. — Le premier (5-6 mill.), a le corselet allongé, étroit et médiocrement convexe; sa coloration est d'un fauve clair que dissimule en partie une pubescence blanche ; il présente dans sa longueur, quatre bandes étroites, noires ou brunâtres; l'abdomen, faiblement échancré à sa partie antérieure, est étroit, allongé et terminé en pointe aiguë; il s'élève graduelle- 4 ment depuis sa base jusqu’à son tiers CHORNERES antérieur, puis s'abaisse et se rétréçgit P°NN0n € TP extrêmement jusqu'à son extrémité; 1l est d'un blanc matet couvert d'une abondante pubescence de même couleur qui forme des lignesélevées, p& rallèles et longitudinales dont, l'élévation correspond à des U,Waïlckenaerius,vu de profil. plissements de la peau; les ins

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dd tervalles de ces lignes sont souvent parcourus par de fines lignes noires; les pattes sont fauves et annelées de brun rouge.

L'U. plumipes de mêmetaille a le corselet un peu plus convexe à la naissance, et muni vers son milieu d'une Uloborus ue. \u de profil. courte fossette transverse: l'abdomen présente en avant deux forts tubercules verticaux, de forme conique.

Genre Sybota.

Se distingue du précédent par les caractères suivants : Yeux postérieurs subégaux, plus gros que les antérieurs et formant une ligne très large, à peine plus étroite que le céphalothorax. Calamistrum occupant toute la longueur du métatarse.

Abdomen élevé en arrière et muni d’un gros tubercule caudiforme dépassant les filières. | La Sybota producta (5 mil.) (pl. IL fig. 1) se trouve en Corse où elle construit, sur les buissons secs, une toile ronde peu régulière.

Le corselet, plus court et beaucoup plus large ques chez les Ulobores, est teinté de rouge en avant et devient noirâtre sur la partie thoracique. Le dessus de

l'abdomen est d’un blanc jaunâtre mat orné en son

milieu d'une ligne ramifiée un peu obscure et en arrière, au-dessous du tubercule, d’une large bande noire verticale; deux traits obliques de couleur noire se voient également de chaque côté de ce tubercule; le ventre blanchâtre dans son milieu, est noir sur les côtés

a. © ARACHNIDES DE FRANCE

ainsi que l’é nt et que les filières. Le céphalo | thorax et l'abdomen sont revêtus de la même pubescence lanugineuse épaisse et de couleur blanche que. l'on observe chez les Uloborus. Les pattes, d'un brun. rouge obseur, ont les fémurs antérieurs et l'extrémité des tibias rembrunis. |

Genre Hyptiotes.

Chélicères convexes, courtes, cylindriques et diri-. gées verticalement; tache basale peu distincte, crochet. court et épaissi à sa naissance. |

Yeux au nombre dehuit; les quatre postérieurs, volumineux et égaux entre eux, sont répartis sur la ligne. la plus large du céphalothorax, les deux médians étant plus éloignés l’un de l’autre que des latéraux; ces derniers sont placés tubercules. Les quatre antérieurs sont très inégaux; les deux plus gros sont au milieu et très rapprochés l’un de l’autre; les deux autres, extrêmement petits et difficiles à voir, sont situés en avant des yeux médians de la ligne postérieure; cette dernière est un peu plus courbée en avant que la ligne des yeux antérieurs.

Le céphalothorax très rétréci en avant et à peine plus large que la base des chélicères, est très élargi un peu au delà du milieu, à la hauteur des yeux latéraux de la deuxième ligne ; entre cette ligne et la base du céphalothorax on remarque une dépression transverse, peu étendue et courbée en arrière.

L’abdomen, beaucoup plus long que le corselet et tuberculé, est très élargi, convexe en son milieu et tronqué à l'extrémité.

ZOROPSIDES 37

La patte-mâchoire de la femelle est terminée parune

griffe recourbée et robuste, armée en son milieu de six ou sept dents.

L'Hyptiotes paradoæus (4-3 mil) (pl. IL fig. 2), seule - espèce européenne du genre, se trouve dans plusieurs parties de la France et à Paris même; le céphalo- : thorax est noir en avant, plus clair en arrière; l'abdomen, d'un rouge testacé, parfois obseurei en avant et sur les côtés, est relevé par quatre ou cinq bandes transversales de couleur noire; le tout est recouvert de poils blancs épais,

« La toile de cette araignée est des plus singulières, « dit M. Simon (Arachn. Fr., t. I, p. 173)... L'Hyp- «tiotes habite les bois, particulièrement ceux d’ar- «bres verts; il commence par jeter un fil très fort «et horizontal entre les branches basses de deux (arbres; d’un point de ce câble il tend trois autres «fils en dessous, prenant attache soit au sol, soit sur «des branches plus basses; ces trois fils, qui sont «sur le même plan vertical, forment des angles égaux ; Qils sont coupés de fils horizontaux, parallèles au pre- CmMier, au nombre de seize à vingt-deux; cette toile Cpeutavoir30 centimètres de largeur et est par consé-

Cquenttrès granderelativement à lataille de l’araignée.

«L'Hyptiotes ne construit point de retraite ni de Coque ; il se tient à l'extrémité d’une branche, près Cdu point d'attache de son premier fil. »

4° FamiLce : ZOROPSIDES.

Cette famille est représentée dans notre faune par le genre Zoropsis, qui comprend deux espèces. Comme

les Zora auxquelles elles ressemblent, les Zoropsis ont les tarses et les métatarses garnis de scopulas et de deux griftes seulement, caractères que, de toutes les Ara gnées douées du cribellum, les Zoropsides sont les seules à posséder, mais elles n’ont ni brosse de erinsl aux filières inférieures ni scopulas aux hanches de l he paire.

Genre Zoropsis.

Partie céphalique convexe et bien délimitée ; corseletk ovale et atténué en avant, marqué, dans sa partie tho-| racique, d'un profond sillon longitudinal & de sui rayonnantes bien visibles. |

Yeux au nombre de huit, tous diurnes et disposés] en deux séries : les antérieurs en ligne droite et peu: espacés ; les médians plus petits que les latéraux; ki ligne formée par les yeux postérieurs est recourbée; | ceux-ci sont égaux entre eux, avec les médians plus rapprochés l’un de l’autre que des latéraux.

Les deux Zoropsis françaises : Z. media et Z. ocreaia

sont de belles espèces dont la taille

da O est avantageuse et dont la colora- Roues tion d’un fauve rougeâtre obscur et

luisant sur le corselet, plus pâle et.

ON plus mat sur l'abdomen, se con- | fond fort bien avec la teinte géné:

Système oculaire rale des écorces subéreuses dans de la Zoropsis ocreata. ne sr | lesquelles ces araignées se trouvent.

cachées, Des taches et des points noirs rehaussent. cette couleur fondamentale, mais la pubescence jau-

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nâtre qui recouvre les téguments atténue suffisam-

ment l'effet de ces bandes noirâtres pour l'empêcher

de nuire à l'effet mimé- L tique de la coloration fon- | cière.

La Z. media (pl. IL, fig. 3 et À) et sa congénère ne se trouvent que dans le Midi de la France et en Corse; la Z. ocreata peut atteindre 2 centimètres.

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Zoropsis ocreata.

se Fawiize : DICTYNIDES.

La Dictyne bienfaisante [Theridion benignum) est cette petite araignée grisâtre que presque tout le monde connaît pour l'avoir remarquée au milieu des grappes de raisins où elle se tient fréquemment. | | Malgré ce qualificatif, les Dictynes ne sont pas plus inoffensives que les autres Araignées ; elles sont, tout au contraire, armées de longues et robustes chélicères et si quelques- Ghélicères de Dictyne, unes, tel le 7h. benignum, sont dans

l'impossibilité de nous nuire, cela tient uniquement à l’exiguité de leurs dimensions. Elles font, en revanche, une énorme consommation d’in-

40 ARAGHNIDES DE FRANCE

sobtes OL surtout de Diptères de petite taill Les Dictynides se reconnaissent à leur abdomen large, épais et subdéprimé ainsi qu’à la convexité de leur partie céphalique.

Les yeux, au nombre de huit, avec les deux mé dians antérieurs seuls diurnes, occupent presque. toute la largeur du front et sont disposés, à peu près. parallèlement, sur deux lignes transverses. Les latéraux sont souvent élevés sur une faible saillie commune et sont toujours soit accolés l'un à l’autre, soit. séparés par un très faible intervalle. | :

Les chélicères robustes et plus développées chez les | mâles, présentent une tache basale et ont leurs marges | dentelées ; quant au crochet, sa carène inférieure pos-. sède quelques dents très fines.

La toile des Dictynides contient un grand ne de fils calamistrés ; elle est irrégulière et le plus souvent assez mal délimitée ; la Dictyne verte (D. viridissima), si commune en automne sur les feuilles des lilas et. des vieux lierres, file une petite toile horizontale au milieu de laquelle elle se tient sur la face ventrale; 1 la D. civica établit sur les murailles, ne dans les interstices des pierres nn une toile circulaire que la poussière encombre rapidement, | dissimulant ainsi et la demeure et son petit habitant. : 1 Les Amaurobius construisent une toile tout à fait irrégulière, de teinte bleuâtre et composée de fils épais ;. enfin quelques Dictynes, telle la D. uncinata,encombrent le sommet des plantes basses et même des arbustes, surtout de ceux qui sont dépouillés de feuilles, d’un.

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réseau irrégulier mais assez étendu qui présente quel

que analogie avec celui des Théridions.

De toutes nos Araignées cribellatées, les Dictynides sont celles qui comprennent le plus grand nombre de genres ; Ces genres SON étroitement unis, mais cependant distincts et les mœurs des espèces qui les composent sont généralement tranchées. Cest ainsi que les

Dictynes etles Lethia vivent sur les feuilles ou entre les tiges des plantes, tandis que les Amaurobius affection-

nent les vieux murs, les caves mal entretenues, les dessous des écorces. Veut-on saisir ces derniers, ils replient leurs pattes le long du corps et se laissent

choir brusquement ; les Dictynes, au contraire, restent

toujours en relation par un fil avec la branche ou la

feuille d’où on les fait tomber.

Genre Amaurobius.

Les Amaurobius se distinguent des autres Dictynides par leur taille beaucoup plus avantageuse. La partie

Céphalique est convexe en dessus; la partie thoracique,

un peu moins élevée et s’inclinant doucement en arrière, est munie d'une strie médiane sulciforme et de stries rayonnantes bien marquées ; les yeux occupent presque toute la

| largeur du front; les antérieurssont disposés en ligne droite, les posté- 6) à - QG

rieurs en ligne procurvée ; les yeux latéraux des deux lignes ne se touchent pas. Les chélicères, dirigées perpendiculairement, sont robustes et légèrement convexes à leur naissance. Chez les femelles, la marge supérieure du

Yeux d'Amaurobius.

re

ni à É de

de deux à trois. Enfin la pointe du sternum ne se pr

longe pas entre les hanches postérieures lues ] :

ce fait, deviennent contiquës.

Am. claustrarius (L cent. environ) (pl. IE, fig. :

et 6), à coloration d'un fauve rouge assez clair, ave

accents noirs ou grisâtres, qui se détachent sur la partie postérieure de l'abdomen; la partie céphalique. est surtout convexe chez la femelle. Cette espèce, de. coloration plus claire que ses congénères, recherche: le dessous des pierres dans les forêts montagneuses: elle remonte jusqu’à Paris. — Am. fenestralis ou atroæ, de taille sensiblement analogue, est un peu plus foncée; la partie antérieure du céphalothorax est rem-. brunie ; l'abdomen, de forme ovale et déprimée en.

dessus, est orné antérieurement d’une tache noire

médiane, rétrécie en avant et tronquée en arrière; les côtés de l'abdomen présentent des points noirs souvent un peu allongés. Get Amaurobius se rencontre

dans toute la France, en particulier sous les écorces,

mais il est moins commun dans les environs de Paris que l’Am. similis qui lui ressemble beaucoup, mais qui. est plus grand et plus obscur; de plus, chez ce dernier,

Ja tache antérieure de l'abdomen est double et coupée

en son milieu d’une ligne fauve. L'Am. similis (pl. Is

fig. 7 et 8) recherche surtout les vieilles murailles et sort même volontiers pendant le jour; il est très répandu en Seine-et-Oise et se trouve toute l’année. L'Amaurobius ferox, le plus grand de tous, est aussi celui dont l'abdomen est proportiennellement le moins volumineux; la partie thoracique est, au contraire,

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dessins noirs; tout le pourtour est noir; cette espèce est commune dans les sous-sols et les caves humides ; le mâle,

qui est adulte en hiver, a les pattes très nota-.

blement plus longues que celles de la femelle.

Le genre T'itanæca

n'est qu’un démembrement du précédent créé pour quelques espèces beaucoup plus petites.

Nous eiterons ici la 7°.

4-quttata et la 7. albomaculata; la première a le corselet lisse, rou-

DICTYNIDES

développée ; elle est rembrunie en avant; la partie médiane de l'abdomen est d’un jaune clair avec les

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Amaurobius ferox et

geûtre, les pattes de même couleur, sauf les fémurs qui sont noirs, et l'abdomen à fond noir avec quatre grandes taches blanches dont les deux premières sont situées près du bord antérieur et les deux autres vers le milieu. La seconde (pl. Ill, fig. 1) a le corselet noir et l'abdomen orné en dessus de douze taches blan-

ches disposées par paires.

Les Titanæca recherchent les localités ensoleillées et même arides; leur toile est assez régulière. La 7. albomaculata se trouve dans les Alpes-Maritimes et en Corse; la T°. 4-quitata remonte jusqu'à Paris.

| Genre Protadia.

La Protadia patula (3-4 mill.) se rapproche des Dic-. lynes par son système oculaire, mais se rattache aux. Amaurobius par sa coloration, ses pièces buccales, son. aspect général et l'absence de poils Done au CÉ-. phalothorax. à On la rencontre aux environs de Paris sous les pier-. res, dans les prairies humides; le corselet est convexe, lisse et d’un rouge obseur; les pattes sont entièrement fauves; l'abdomen est testacé, rembruni latéralement et couvert de pubescence blanchâtre avec, en avant, une grande tache noire de forme carrée.

Genre Lathys.

Partie céphalique large et faiblement convexe; veux antérieurs disposés en ligne droite et subcontigus, avec les latéraux beaucoup plus gros que les médians ; les postérieurs gros, égaux entre eux et disposés en ligne légèrement procurvée; chélicères à marge inférieure dentée ; patte-mâchoire de la femelle plus longue que les fémurs antérieurs et munie d’une. griffe armée de 4 à 5 dents assez longues. La Lathys humilis se trouve dans toute la France, de préférence au bord de la mer sur lés buissons épineux ; elle a Le corselet brun foncé ou noir, les pattes d’un blanc testacé avec des anneaux noirs, l'abdomen blanchâtre orné en dessus d’une bande noire rétrécie et fortement denticulée en avant.

Genre Devade.

La De hirsutissima (pl. I, fig. 2) habite les terrains salés du Midi de la France : elle ressemble beau-

DICTYNIDES An

coup à un très petit Amaurobius à pattes longues; le corselet est d’un testacé clair; l'abdomen, très velu et d’un roux clair, présente des fascies transversales et ondulées formées de poils plus obscurs; les pattes sont longues, d’un testacé légèrement verdâtre. Les chélicères sont robustes, avec 3 dents à la marge supérieure et 2 à la marge inférieure; les yeux antérieurs sont presque contigus, tant ils sont rapprochés; les postérieurs sont subégaux, disposés en ligne presque droite, avec les médians un peu plus rapprochés l’un de l’autre que des latéraux.

Genre Dictyne.

Les Dictynes sont assez intéressantes par la disparité des sexes et la dissemblance dans leur manière de vivre, la femelle étant sédentaire et toujours au milieu ou dans le voisinage de sa toile, tandis que le mâle est errant, d'allure même très rapide, sauf à l’époque des amours où il se tient sur la toile de la femelle. La coloration des Dictynes est habituellement sombre, d’un

aspect poussiéreux en harmonie avec la toile; il en cest cependant dont la coloration est plus gaie et plus agréable à l’œil, telles la D. puella, dont l'abdomen présente une belle teinte carminée,et la D. viridissima dont la couleur vert-pré est rehaussée de petites fascies d'un blanc pur. Ces Dictynes s’éloignent un peu de leurs congénères par la structure de leur toile qui, au lieu d’être irrégulièrement jetée entre les brindilles des arbustes ou des plantes basses, est construite à même les feuilles et présente Le analogie avec celle des Agélénides.

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Les Dictynes ont pour principaux caractères d’avoir la partie céphalique convexe et globuleuse en son mi: lieu, les chélicères allongées, déprimées transversa ment et généralement échancrées au côté interne chez les mâles; leurs yeux antérieurs sont disposés en lig droite, les postérieurs en ligne légèrement récurvée: ces derniers sont égaux et nettement séparés les uns des autres; le bandeau est vertical et beaucoup plus large que les yeux latéraux antérieurs. Le sternum se prolonge en pointe obtuse entre les hanches posté: rieures qui sont disjointes. Les pattes sont tr les lames maxillaires atténuées el inclinées. 1

La D. puella (pl. IL fig. 3) qui est commune el Corse et en Provence et que l’on rencontre parfois en Normandie, se reconnaît à sa coloration carminée chez le mâle, blanche chez la femelle, avec une bande. dorsale rouge ; le corselet, de couleur fauve, rem-. brunie postérieurement, est entouré d’une bande jau-. nâtre et recouvert de poils blancs. — La D. viridissuna (pl. HI, fig. 4) a le corselet couleur de rouille, | garni de poils blancs, et entouré d'une bande jau-. nâtre; l'abdomen est d’un vert mat, sur lequel tranchent des fascies de poils blancs disposées transversæ. lement et ondulées ; les pattes sont d’un testacé ver-. dâtre : chez le mâle, Le corselet est d’un rouge carminé. rembruni latéralement; les pattes ambulatoires, sur, tout les deux premières paires, et les pattes-mâchoires. participent à cette teinte carminée; la D. verte, très. commune à partir de septembre jusque vers la mi octobre, recherche les feuilles des lilas et des lierres. pour y établir sa toile qui est souvent tout argentée.

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par les premières gelées blanches; cette Dictyne semble tisser de préférence sa toile dans les endroits exposés au soleil levant; le mâle se trouve soit en compagnie de la femelle, soit isolément. — La D. arundinacea à

le corselet noirâtre garni de poils blancs; l'abdomen

qui devient énorme lorsque la femelle est pleine d'œufs, est ovale et légèrement déprimé en dessus; sa couleur est d’un gris plus ou moins noir que rehausse une large figure brune longitudinale, coupée en arrière

de lignes transversales plus elaires; le mâle, plus petit,

plus obscur et d'aspect plus élégant, ressemble assez comme forme et comme allure à une fourmi; il ne se

tent sur la toile de la femelle qu’à l’époque de l’accou-

plement, vers la fin d'avril; la D. arundinacea ou

benigna (pl. HE, fig. 5) est une des araignées les plus

communes ; 11 est peu d’arbustes sur les feuilles desquels on ne soit susceptible de la trouver, depuis le mois d'avril jusqu’à la fin septembre ; la toile, dont le réseau est irrégulier et au milieu de laquelle elle se tient est tissée entre les rebords d’une feuille sur lecontour de laquelle elle colle ses cocons qui sont très aplais, de forme lenticulaireetsuperposés; leur couleur est blanche. — La D. uncinata diffère par sa taille plus peüte et par sa coloration plus claire et plus roussâtre ; les dessins de l'abdomen ne sont pas les mêmes; la lache noire longitudinale est plus étroite, rétrécie en Son milieu ét suivie de lignes obscures disposées horizontalement: enfin la manière de vivre de cette Dictyne est différente; c’est surtout au sommet des tiges desséchées des plantés basses et en particulier des graminées qu'il convient de la rechercher; elle est très

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