chélicères qui: an être portées dans le sens
horizontal et dont les crochets sont longs et aigus.
Les Dysdérides n’ont que six yeux groupés à la partie antérieure du céphalothorax et six filières terminales ; les stigmates sont au nombre de quatre, dont
deux pulmonaires et deux reliées à des tubes tra-
chéens.
Genre Dysdère.
Six yeux subégaux, très rapprochés et disposés en groupe compact ; les intermédiaires sur la même
ligne que les latéraux supérieurs ; crochet des ché-
licères très long, aigu et courbé; corselet court, rétréci en avant: oies 00 09 allongé et subeylindrique, on à /) passer les filières; pattes grêles, courtes et presque entièrement glabres.
Le céphalothorax est rouge ou jaune orangé, les
Dysdère. (Yeux.)
pattes de même couleur tirant un peu sur le rose co- “rail, l'abdomen d’un blane de lait à reflets moirés.
Lo De crocata (pl. IV, fig. 1) a le céphalothorax
orangé, les pattes rosées, les yeux supérieurs un peu
plus volumineux que les autres. Elle se trouve dans les environs de Paris.
La D. erythrina, moins grande, moins robuste (4 à mill.) et plus répandue (pl. IV, fig. 2), se reconnaît à son céphalothorax plus élevé, un peu plus granuleux et plus obseur ; ses pattes sont proportionnellement un peu plus longues.
Genre Harpactes.
Ce genre, très voisin du précédent ne comprend. aux environs de Paris qu'une seule petite espèce. (4. Hombergu) (2 mill. 1/2) (pl. IV, fig. 3), dont l'abdo: men, surtout chez le mâle, estpluslong et cylindrique, le corselet d’un brun noir et les pattes, d’un testacé clair et transparent, agrémentées de taches brunes, Les pattes ont trois griffes au lieu de deux. Les patellas antérieures sont très allongées. Cette araignée se. trouve sous les planches pourries, les écorces et au pied des arbres; très prompte d’allure, elle échappe d'autant plus aisément qu'elle est frêle et délicate. Je l'ai trouvée fréquemment dans la forêt de Saint-Germain sous les écorces des chênes et au Mont Valérien au pied des peupliers trembles. |
Genre Segestria.
Les Ségestries diffèrent par les pattes, surtout les antérieures, plus longues et plus robustes, par la conformation du corselet qui est plus allongé et plus pa- | rallèle et par l'emplacement des yeux:
0 0 0\ deux médians rapprochés et de chaque N D côté deux latéraux plus gros et super:
Sérestrie. POSés ; le crochet des chélicères, plus eux.) robuste et plus court que celui des Dys dères, se replie au repos, dans une rainure denticulée; les filières ne dépassent pas l'abdomen.
La Ségestrie florentine ou perfide (S. florentina) (pl. IV, fig. 4 et 5) est une grosse espèce reconnaissable. à la couleur vert métallique de ses chélicères ; le
DYSDÉRIDES : | ba
corselet, couvert de poils longs et couchés est d’un brun marron luisant, tirant sur le noir, tandis que l'abdomen gris ou noir satiné présente, lorsque l'animal est bien frais, cinq triangles renversés d’un noir plus obscur, peu ou pas visibles chez l'adulte; les pattes, munies de longs poils, surtout à leur côté interne, sont de la même couleur que Île thorax ; la quatrième paire est parfois plus claire ; l’armature pileuse
de la face interne des deux derniers articles des pattes antérieures consiste en un véritable pinceau de poils
très serrés.
La Ségestrie sénoculée (S. senoculata) (DE Det
Lo À), plus petite (1 centimètre environ) et beau-
Coup plus répandue, a les mandibules rembrunies, le corselet d’un roux ferrugineux, plus obscur en avant, et les pattes de même couleur mais plus claires el annelées de noir; l'abdomen est gris clair relevé de taches noires assez variables de dimension et de
forme; celles de la ligne médiane sont habituellement
Hire les pattes sont moins velues que chez l'espèce précédente.
La S. bavarica, qui appartient à la faune de l’Eu- 'ope centrale, ressemble à l'espèce précédente, dont elle ne diffère que par la taille plus avantageuse el l'armature des pattes.
La S. sénoculée se tient habituellement sous les Ccorees,mais se rencontre également sur les murailles ; elle paraît être répandue dans tous [és environs de Paris. |
La S. florentine doit son nom à ce fait qu elle a été découverte aux environs de Florence, mais elle se
trouve dans une grande partie de l'Europe et par répandue en France; je l'ai trouvée au printemp Paris et à Rueil ; le moyen le plus pratique de la Cap turer en plein jour est à peu près le même que celu employé par les gamins pour faire sortir les grillon de leur trou ; il consiste à agiter avec un brin à paille les fils extérieurs du tube de l'Araignée. Dans I Midi où elle est plus commune que dans le Nord, cett Araignée se trouve fréquemment sous les écorces des chènes-lièges ; à Cannes je l'ai prise en nombre sou les parapets des murs le long de la route de Juan- Val lauris. :
Genre Ariadna.
Ce genre ne comprend qu'une espèce (Ar. insidiatria) longue de 6 à 8 millimètres, qui rappelle les Dysdères par sa coloration et la brièveté de ses pattes, mais qui se rapproche des Ségestries par la forme du corselet, la disposition des yeux et le feutrage épais des der niers articles des pattes antérieures (pl. IV, fig. 8), | |
Cette Araignée vit dans les rochers au bord de ha Méditerranée.