‹ AraignéesChapitre 24 sur 67 · AR · texte numérisé non relu

AR

rieur éclaircis, presque blanchâtres; le scutum du mâle est brun rouge et n’atteint pas je mieu de PM ‘ domen: le S. Blackwalli (9 à 10 mill.) a l'abdomen

noirâtre, à pubescence soyeuse et tirant sur le blanc;

le seutum est plus développé et plus long que celui . de l'espèce précédente. [l se trouve sous les écorces | ‘aux environs mêmes de Paris, mais il y est plus rare | que le S. scutulatus; ce dernier, qui se rencontre par- : fois dans nos demeures, se tient de préférence sous 1

: les écorces des arbres morts.

Genre Pœcilochroa.

Corselet allongé et rétréci en avant, de forme ovale | et médiocrement convexe, présentant une strie mé | diane; les yeux antérieurs sont resserrés, en ligne. | procurvée; ils sont égaux entre eux ou subégaux; la. ligne des yeux postérieurs ést beaucoup plus large. . L'aire des yeux médians est plus longue que large. Les Pæcilochroa sont semi-diurnes et se rencontrent |

parfois courant au soleil; leur cocon est blanc et lé-. gèrement convexe des deux côtés. Les espèces fran-. çaises sont au nombre de trois : P. conspicua, picta et

variana.

La première (pl. V, fig. 6), qui se trouve presque

partout sur les buissons, a le corselet noir éclairci. |

DNS ne

dans son milieu, lequel est couvert d'une pubescence

abondante formant une bande longitudinale de couleur blanche; l'abdomen noir possède trois bandes transverses de couleur blanche, la première près du bord antérieur, la seconde en son milieu, la troisième plus petite, au-dessus des filières; les hanches de la

première paire sont noires ainsi que les fémurs des

Sat je 6 SE + asc ie Gentilé nb

quatre paires depattes; les autres articles sont rouges, à l'exception des tibias des deux DRORETEe paires qui Sont rembrunis.

La P. variana a le corselet rougeâtre; l'abdomen

présente en plus, entre la bande antérieure et la bande médiane, deux points blancs arrondis disposés

en travers. La coloration des pattes est presque la même.

La P. picta (pl. V, fig. 5) est une espèce méridionale, qui ne diffère guère de conspicua que par des

Caractères sexuels.

Genre Melanophora. i

Les Mélanophores doivent leur nom à leur coloration qui est d’un beau noir satiné; aussi leurs espèces qui sont extrèmement nombreuses, près de 50 pour la faune française, sont-elles très difficiles à discerner: quelques-unes cependant, telle la Ïf. electa ou bicolor, ont le corselet rougeâtre. — Ce sont des Araignées de taille moyenne ou petite, dont le corselet peu convexe et rétréci en avant présente une strie médiane et un rebord habituellement étroit et tranchant ; le

A ARAGHNIDES DE FRANCE

front est étroit et obtus: les yeux dore sont re serrés, disposés en ue courbée en arrière ; les m dians sont habituellement un peu plus notés que |

par la face plane qu'il est fixé.

et une bande testacée au fémur 4.

latéraux, la seconde ligne oculaire, de même largeur, est rectiligne; l'abdomen est ovale ; les chélicères sont brèves, à direction verticale et médiocrement COnvexes; les crochets sont courbés et robustes à leur naissance; les pattes sont robustes et de moyenne longueur. Les Mélanophores vivent à terre, tantôt sous! “. - les pierres dans les endroits arides, tantôt dans les. mousses des bois, d’autres fois dans les prairies des régions montagneuses ou dans les marécages; leur co, L CON, qui a la consistance du parchemin et dont la coloration est blane rosé, rose ou rouge vif est plan sur : l'une de ses faces, plus on moins convexe sur l’autre. et entouré d'une forte marge tranchante. C’est “

La f. subterranea (8 mill. 1/9) (pl. V, îk 1) se ren-. contre dans la France centrale et septentrionale. Elle a le corselet noir, finement chagriné latéralement, presque lisse et brillant à sa partie supérieure: l'ab-. domen est noir, à reflets satinés, les pattes noirâtres | avec les métatarses et les tarses d’un brun rouge clair.

La M. electa, plus petite et plus localisée, affec. tionne les terrains sablonneux, en particulier ceux où . croissent les pins; son corselet est rougeâtre, fine. ment chagriné et liséré de noir; l'abdomen est noir, à. pubescence gris fauve, longue et dressée sur le bord | antérieur; le plastron est rougeâtre et brillant, les. hanches et les fémurs d’un fauve rouge vif: les pa.

à gr dire

DRASS 4.

tellas, les tibias et les A duc Sort rembrunis et | tirent sur le noir aux pattes antérieures.

Genre Aphantaulax.

Ce genre se distingue des précédents par l’absencede

, strie thoracique; en outre, la coloration foncière est 1 rehaussée par des taches blanches formées de pubes- : cence simple ; les yeux antérieurs sont rapprochés les : uns des autres et disposés en ligne procurvée, les mé- À dians sont plus gros que les latéraux; la ligne des . yeux postérieurs est un peu plus large que la précédente, elle est droite ou subdroite; les yeux médians . sont un peu plus éloignés l’un de l’autre que des laté- | raux. | | |

LA. cinctus (pl. V, fig. 8) se rencontre sur le pour-

tour de la Méditerranée; il est d’un beau noir semi- Juisant sur le corselet, plus mat et soyeux sur l’ab- . domen; ce dernier présente en avant une bande transversale de poils très blancs, au milieu deux taches | allongées et transverses de même nature et enfin au- | dessus des filières deux autres taches semblables plus Î RUES

L’A. semi-niger, A diffère par les pattes plus allon-

gées, semble localisé en Corse ou en Algérie; chez l’un É comme chez l’autre, les hanches et les fémurs sont noirs, et les patellas d'un testacé clair avec l'extrémité 1 noirâtre ; les autres articles sont plus ou moins rem- | brunis. — L’A. frimaculatus remonte plus au Nord; on le rencontre fréquemment en Bretagne où il paraît affectionner les plantes du genre Ulex; son abdomen est légèrement bronzé et ne présente pas de taches

postérieures, mais seulement une tache transverse & bord antérieur et, vers le milieu, deux taches allongéesl et transverses, à direction oblique. —Les A phantaulu sont diurnes; on les trouve courant au soleil ou ae

chés dans ee feuilles qu’ils roulent à la façon des Clubiones.

; Genre Setaphis.

Le S. suavis, seule espèce française, se reconnait à son bandeau très étroit, à son corselet aplati et re. bordé, à strie thoracique extrêmement faible; les yeux antérieurs sont resserrés et disposés en Dune prOCUE. vée; les médians sont plus petits que les latéraux; les tibias antérieurs sont légèrement renflés, en particu lier chez le mâle; les tarses postérieurs, ne présentent ni scopulas ni fascicules, mais sont munis en dessous de crins serrés et abondants. :

Le S. suavis (3 à 4 mill.) (pl. V, fig. 9) se troutel en été sous les pierres dans les parties montagneusts du sud-est de la France; le corselet, fauve rougt vif, très finement liséré de noir, est couvert d'un pubescence jaunâtre longue et espacée ; les patte sont également d’un jaune rougeâtre avec les fémun rembrunis et les patellas noires à la première palrt, olivâtres à la seconde, éclaircies vers le milieu à he troisième et noires en avant et en arrière à la qu: trième paire; l'abdomen est d'un gris testacé qu s’obscureit à partir du milieu pour devenir noir dal le voisinage des filières.

DRASSIDES D

Genre Gnaphosa.

De taille souvent grande et de coloration uniforme et

obscure, les Gnaphosa ont fréquemment l'aspect exté-

rieur des Drassodes ou des Melanophora, mais elles se reconnaissent à la présence, à la marge inférieure des

chélicères, d’une lame chitineuse, en forme de carène, dont les extrémités sont coupées droit et dont le bord

antérieur, plus ou moins excavé, est découpé en dents

descie. Les (naphosa vivent sous les pierres ou sous

les mousses et les feuilles sèches dans les forêts de pins; à l’époque de la ponte, elles s’'enveloppent d'une

toile légère; leur cocon, toujours libre et de eou-

leur blanche, est déprimé, en forme de lentille et tranchant sur les bords. Le corselet des Gnaphosa présente une strie médiane et un rebord souvent très large et vertical; il est ovale, médiocrement convexe et un peu rétréci en avant; le front est large et obtus, les yeux antérieurs, égaux ou subégaux, les médians étant, dans ce cas, les plus petits, sont disposés en ligne faiblement courbée en arrière; la ligne des yeux postérieurs est bien plus large et fortement récurvée; les yeux médians de cette seconde ligne sont presque Contigus et, dans tous les cas, beaucoup plus rapprochés l'un de l’autre que des latéraux. |

Les espèces françaises habitent pour la plupart les régions montagneuses ou méridionales. La Gn. lucifuga, commune sous les pierres et en particulier sous celles des collines calcaires, est de très grande taille (près de 2 centimètres). Son corselet est convexe, largement rebordé, muni d’une strie thoracique longue et bien

D ou | : ARAGHNIDES DE FRANCE

marquée: l'abdomen est ovale,pluslarge enarrière qu avant. La coloration est d’un brun rouge parfois t obseur sur le corselet et sur les pattes, d’un grispo sière presque noir et à reflets satinés sur l'abdomen, La Gn. lugubris est plus petite et plus rougeâtré son abdomen est noirâtre avec une pubescence fauve. : La Gn. bicolor, plus rare et plus localisée, a le com selet noir et l'abdomen de même couleur, recouvert de pubescence gris fauve ; les hanches et les fémurs des pattes sont d’un fauve rouge vif, les patellas rouge en dessus et les autres articles hote La strie the | racique est courte.

Citons encore la Nu occidentalis (pl. VE, ue 1)

Genre Callilepis.

Les Callilepis sont plus petites et plus élégant que les Gnaphosa. Leur corselet, fortement rétréoi en avant, est largement tronqué et un peu échanct en arrière; il possède une strie médiane et des dé pressions rayonnantes peu marquées; les yeux anté rieurs sont resserrés, en ligne procurvée, avec les yeux médians de même grandeur ou un peu plus petits. que les latéraux; les veux postérieurs sont en ligne récurvée ; ils sont subégaux entre eux-avec les médians habituellement triangulaires. Les chélicères son! courtes, verticales, non convexes; la carène du bord. inférieur de la rainure est légèrement courbe et fine ment pectinée; le crochet est petit et très arqué. Les Callilepis sont lapidicoles, d’allure vive; elles filent sous les pierres une toile irrégulière, légère el transparente, dans laquelle elles déposent un ou plu

| me

À DA SSIDESe 07

sieurs cocons qui ressemblent comme conformation à ceux des Mélanophores, mais dont la coloration est toujours blanche. Nous citerons les C. nocturna et exor- . nata. La première (pl. VL fig. 2) n’est pas rare dans les bois de pins sous les pierres ou les feuilles sèches; son corselet, rétréci à son bord antérieur et finement Jiséré de noir, est d’un testacé obscur et en partie revêtu d’une pubescence serrée d’un jaune clair légèrement doré, sauf au bord postérieur et à l'emplace- ment des stries rayonnantes qui sont de couleur noire. . Le groupe oculaire forme une petite tache de même Couleur. L’abdomen, d’un gris souris, est revêtu de pubescence noirâtre ou fauve avec quelques taches formées par une pubescence de même couleur que le revêtement pileux du corselet. Les pattes sont de la couleur du corselet, avec leurs extrémités rembrunies; les patellas sont un peu plus claires et nullement

rembrunies.

La C. exornala, qui est de même taille, recherche les localités arides du pourtour occidental de la Médi- lerranée; son corselet est finement rebordé, à strie allongée; sa coloration est rougeâtre avec une ligne

marginale et de larges bandes rayonnantes de couleur noire, L'abdomen, brun, passant au testacé vers son Cxtrémité postérieure, présente une large bande longi- tudinale de couleur noire qui se divise souvent en lignes transverses: ces lignes, qui n’atteignent pas les

filières, se trouvent remplacées à la hauteur de celles-

(1 Par quatre points noirs enfoncés formant une ligne Courbe, :

Genre Cybæodes. | Le genre Cybæodes est représenté,

en Corse et dans les Alpes-Mari-.

times, par une petite Araignée testacée (Cyb. testaceus), qui recherche les mousses des forêts humides.

Elle se reconnaît à la disposition des yeux postérieurs qui sont équi- | distants, avec les médians extré mement petits, réduits à un simple point; la ligte de ces yeux posté rieurs est récurvée et plus large.

que celle des yeux antérieurs, les quels sont petits, égaux, rappro | chés les uns des autres et disposés.

Cybæodes testaceus.

en ligne droite.

1e Fauie : ZODARIIDES.

Cette famille est réduite, dans notre faune, à deui genres assez éloignés l’un de l’autre : le genre Storen. et le genre Zodarion.

Genre Storena.

Téguments durs et glabres; céphalothorax convexé, . allongé, rétréei en avant et sans séparation apparenté. entre la partie céphalique et la thoracique, ne posé. dant qu'une strie longitudinale très courte mais pro | fonde, située près de sa base. 1

Les yeux, sensiblement égaux, sont placés sur deux :

ZODARIIDES 79,

oies féient courbes que l’on on aussi bien les

considérer comme disposés sur trois lignes, la pre-

mière et la troisième de 2 yeux chacune et la seconde

de 4.

Le sternum estovale et s'aminciten arrière en pointe très obtuse avant les hanches postérieures, lesquelles Sont contiguës; les pattes, sauf les tarses et les méta-

tarses, sont très robustes ; les griffes des pattes sont au nombre de trois et ne sont pas portées par un onychium.

La S. reticulata (10 à 44 mill.) (pl. VE fig. 3 et À),

Qui se trouve sous les pierres dans les Pyrénées-

Orientales, a le corselet noir, presque lisse, les chéli-

cères brun-rouge garnis de crins blanes, l'abdomen

d'un blanc testacé avec cinq à six taches noires en forme d’accents transverses ; ses côtés sont fortement ponctués de noir; les pattes, de même couleur que les chélicères, ont les fémurs et les tibias rembrunis;

le ventre est noirâtre avec deux lignes fauves longitudinales.

Genre Zodarion.

Araignées myrmécophiles, de petite taille, mais pour-

vues de longues pattes. Leur allure est très rapide. Le

| Corselet élargi dans la partie thoracique présente une

fine strie longitudinale ; la ligne antérieure des yeux

CSt droite; les yeux médians antérieurs sont volumi-

f :4 pe # a Ë Ex E

MeUx, convexes et de couleur noire; les autres yeux Sont petits, ovales, déprimés et de don blanche.

Le Z. gallicum se reconnaît à son corselet brun louge rembruni latéralement et à son abdomen d’un noir mat, finement pubescent ; le dessous de l’abdo-

men et ee Aières sont blanchâtres. Les pattes dela femelle sont presque unicolores, celles du mâle so Jaunes avec les fémurs d'un brun rougeâtre clair. Le Z. gallicum affectionne les terrains sablonneux et re. monte jusqu'à Paris. ; | Le Z. elegans (pl. VL fig. 3) a a la tête noire : et le “ corselet jaune finement liséré de noir : l'abdomen, | noir chez le mâle, violacé chez la femelle, présente. plusieurs taches blanches dont la première en forme. d’accent. Le dessous est blanchâtre ainsi que les filières. Très commune en Corse où elle vit aux dépens des fourmis du genre Afta, cette espèce se trouve éga- ‘ lement dans les Basses-Alpes et nue les Alpes-Maritimes du côté de Nice. | "

Re D RS A

45° Fame : UROCTÉIDES.

Avec la même forme générale que les OEcobiides, le : genre Üroctea, le seul de la famille, diffère par l'absence du cribellum et par la disposition des yeux qui.

forment un groupe serré sur le mi.

A lieu du bord frontal et qui sont ré œ. partis sur deux lignes transverses | de même largeur, faiblement a .

quées en arrière; les quatre yeux.

médians, dont les antérieurs sont lus volumineux que. les autres, forment un trapèze aussi large que long, et plus rétréci en avant qu’en arrière. Les chélicères, très faibles et soudées à la base, ont leur crochet robuste et aussi large à sa naissance que l'extrémité de la tige. Le corselet dont le disque est médiocrement convexts

Yeux de Uroctea Poraos

ee PHOLDES et

à la forme d’un rein disposé transversalement ;'il est

large et court avec sa partie basilaire dissimulée par l'abdomen ; celui-ci est allongé et ovale, mais élargi vers Son tiers postérieur ; sa surface est déprimée; les

pattes subégales entre elles ont sensiblement la même épaisseur; les filières, surtout les supérieures, et le tubercule anal tronqué et cilié sont très développées. … L'Uroctea Durandi (tal cent. 1/2) habite nos dé-

partements circeumméditerranéens (pl. VI, fig. 6 et T). Le corselet noir ou chocolat est plus lisse chez la | femelle que chez le mâle; les pattes sont de la même Couleur, mais plus claires et luisantes : l'abdomen, de même teinte, mat et d'apparence feutrée, est rehaussé par cinq grandes taches d'un beau jaune d'or, les Quatre premières disposées sur le disque, la cin- Quième, plus petite, située au-dessus des filières.

16° FAMILLE : PHOLCIDES.

Il est peu de personnes qui n’aient remarqüé à l’an- &le des plafonds, aux encoignures des pRÈies ou des escaliers. une Araignée de taille moyenne, à corps allongé, étroit et subcylindrique qui se tient constam- Mentle corps renversé, les pattes très longues disposées L- comme celles des mouches de la famille des Tipulaires.

Si on l'approche ou si on l'inquiète, elle ne se déplace Pas, mais se met à se balancer sur ses longues Pattes avec la plus grande rapidité.

Cette espèce, le Pholque phalangide, est le type de la famille que nous étudions ici. — La coloration des Pholcides est terne et orisâtre, Je suite en rapport | 6

© ARAGINIDES DE FRANCE avec les habitudes de ces araignées et le milieu où elles sont appelées à vivre ; quantaux yeux, 1ls sont au nombre de huit, et nocturnes pour la majeure partie, les deux médians étant seuls diurnes et beaucoup plus petits que les autres, 4

Les Pholcides sont de petite taille et se: reconnaissent. à leur abdomen long et cylindrique, à leurs pattes | d’une longueur exagérée, enfin à l'habitude qu'elles. ont de se tenir sur leur toile, le corps renversé et souvent courbé en deux ; le corselet, très court, est tantôt arrondi, tantôt en forme de rein, rappelant celui de. l’'Uroctea ; 1l possède, en outre d’une strie médiane pro fonde et parfois fovéiforme, deux autres stries égale ment profondes qui limitent la partie céphalique la quelle, étroite et fort petite, est en quelque sorte enclavée dans la partie thoracique.

Pholcus.

Huit yeux, les latéraux groupés trois par trois et con. tigus entre eux, les médians non contigus mais plus rapprochés l’un de l’autre que des |

yeux latéraux ; chélicères faibles.

et plus courtes que le bandeau lequel est trois fois plus large que l'aire oculaire. Gorselet aussi long

Yeux et chélicères dePleIeuse que large et légèrement convexe,

présentant une forte strie fovéiforme ; partie- cépha-

lique triangulaire et tronquée en avant : ; pattes mu,

tiques chez le mâle comme chez la fétnèile: | Les Ph.phalangioides et Ph.opilionoïides,bien qu 'extré

PHOLCIDES

mement voisins l’une de l’autre, ontdes mœurs diffé-

rentes. Le premier se trouve d'une façon constante, dans nos démeures, où il paraît affectionner les an-

da 6 F EUX *

les des plafonds, tandis que le second vit sous les

pierres ou dans les interstices des vieux murs et ne

se réfugie dans les endroits abrités qe à l'approche de l'hiver. | Le Pholque phalangide est plus commun et se trouve

dans toute la France; son corselet, d’un testacé clair,

porte dans sa partie thoracique une tache médiane

triangulaire, de couleur olivâtre, dont le sommet

attemtla partie céphalique à sa naissance; les pattes d’un rouxclairont leurs principaux articles et les patellas

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rembrunis; l'abdomen, cylindrique et deux fois long

comme le céphalothorax, est d'un blanc grisâtre relevé de chaque côté par deux taches grises assez volumineuses et, en son milieu, par une bande longitudinale

qui correspond au vaisseau dorsal. Le mâle, de même : taille que la femelle, se tient sur la même toile qu’elle à l’époque de l'incubation.

Le Ph. opilionoïides, plus méridional, diffère par le corselet orné de deux bandes parallèles de couleur noirâtre; en outre, les poils noirs dont le céphalo- thorax est parsemé ne forment pas de touife au-dessus Lo groupe oculaire.

La toile des Pholcus, qui se compose de fils très Een et croisés en tous sens, présente une assez grande analogie avec celle des T'héridions. La femelle maintient ses œufs sur son plastron, à l'aide de ses

chélicères, sans les envelopper d'aucun tissu soyeux.

LT

Genre Holocnemus.

Les pattes sont également longues et le corselet aussi ample, et creusé d'une fossette longitudinale. Yeux médians subcontigus, les latéraux nettement. séparés les uns des autres. En outre la toile de ces. Araignées, d'un type plus élevé que celle des Phot.

ques, consiste en une sorte de nappe à trame serrée,

arrondie en dessus et soutenue sur ses deux faces par | un réseau irrégulier; les œufs sont enveloppés d'une

bourre légère.

L’ A, rivulatus, seule espèce -française, habite la.

région méditerranéenne ; il recherche les vieux murs ensoleillés, les rochers, les cactus ou les agavés. Les.

deux sexes vivent ensemble à l’époque de laccouple-

ment; mais plus délicate et plus prévoyante que celles

des Pholcus, la femelle de l’Æolocnemus construit à .

l'extrémité de sa toile une chambre soyeuse destinée à.

recevoir le mâle.

L'A. rivulatus est de même taille que les Pholques ; sa couleur est d’un roux testacé sur le corselet, d'un | gris blanchâtre sur l'abdomen avec une bande dorsale .

d'un brun rouge. Le dessous de l'abdomen présente. une large bande obscure ou noire qui enveloppe les

filières; les pattes sont rousses, avec les patellas et. Pextrétiité des fémurs et des tibias rembrunis; mais. cette teinte plus obscure n’atteint pas la partie termi. nale. Le plastron, de couleur noire, est muni chez la.

femelle d'un fort tubercule situé entre les hanches de 1

la quatrième paire. :

PHOLCIDES 85

Genre Spermophora. | Les Spermophora se reconnaissent à leur abdomen

globuleux et à l'atrophie de leurs yeux médians.

les pierres ou sur les buissons.

Sp. elevata, très commune en

Ch trapèze, tandis que, chez la se-

(Consécutives dont les deux pos- . (érieures plus larges que celles

Ge sont des Araignées méridionales qui, malgré leur petite taille, sont munies, comme les autres Pholcides,

de pattes longues et fines.

La Sp. senoculata habite nos départements circamé-

diterranéens et recherche, pour Y Construire sa toile, les hangars

et les constructions légères; la Corse, se tient au contraire sous

La coloration foncière de ces espèces est, en entier, d'un blanc estacé; seulement, chez la première, l'abdomen ne porte que Quatre macules brunes disposées

Conde, il présente une bande noire longitudinale bifurquée en arhére et plusieurs taches noires

Qui les précèdent; le corselet de RS. elevata porte en son milieu

(ne bande noire bifurquée en

Avant, et, sur les côtés, plusieurs

taches noires espacées. Le des- Spermephora elevata do

SOUS du ventre est orné de deux traits noirs qui n'at-

teignent pas les filières.

7e FAMILLE THÉRIDIIDES.

Plus petites que ne le sont, en général, les Argios pides, les Théridiides ne le cèdent en rien à ces der- nières pour l'élégance de la forme et pour l harmonie des couleurs. |

Ce sont de gracieuses Araignées reconnaissables à leur corps globuleux et à leurs pattes très NReues ei. fines, surtout les antérieures. | .

Beaucoup d’entre elles tissent entre les plantes ou. d'un arbre à un autre des toiles fort étendues dont le réseau est à la fois très fin et très irrégulier, tout au moins en apparence. D’autres, telles les Zeutana, : savent modifier leur manière de vivre selon le climat où se passe leur existence. C'est ainsi que la 7. Lrianqulosa construit sa toile dans les angles de n0$ demeures, tandis qu’elle devient nettement lapidicole en Algérie. Enfin les Asagena qui s'éloignent du type. normal par leur abdomen aplati et leurs pattes courtes. et robustes, passent leur existence sous les mousses ou sous les pierres, à moitié enfouies dans une petite. cavité naturelle du sol. ;

Les Théridiides ont pour habitude de se tenir al | milieu de leur toile le ventre en l'air, et c’est dans cette position qu’elles attendent leur proie. Vient-on à les déranger, elles replient immédiatement leurs patté | le long du corps et se laissent tomber à terre ; mais il faut pour cela qu’elles soient réellement inquiél tées, car elles sont, en général, assez peu farouches . et beaucoup d’entre elles se laissent approcher et mêm | observer sans interrompre leurs occupations. S'apél.

un de BA

… Goivent-elles, au Ho aux ihations de leur toile,

qu'un insecte s’y est laissé prendre, elles se jettent os avec une assez grande promptitude, mais là se borne leur activité, car leurs mouvements sont habi- : tuellement lents et compassés. Une fois qu elles se sont assurées de la nature de leur butin, elles s’ar- rétentet, au lieu de le saisir brusquement avec leurs Chélicères, comme le font les Epéirides, elles prennent IE précaution de lui enlever tout moyen de défense en À lenveloppant de fils. Les Théridndes témoignent pour leurs cocons de beaucoup de sollicitude et emploient Souvent les plus grandes précautions pour arriver à | - Lés dissimuler. Le Th. formosum a, sous ce rapport, une habitude extrèmement curieuse : il place ses co- Cons vers le milieu de sa toile et prend le soin de dis-

poser devant eux des feuilles mortes, généralement peu voluminéuses, qui ont l'air d’être tombées là par

“hasard. La nature, au reste, se charge elle-même de lui venir en aide ; car au mois de juin, époque à la-

quelle ce Théridion effectue sa ponte, il se détache | Souvent des arbres des feuilles ou des pétales de

… Îleurs, de petites dimensions, qui restent accrochées

dans le réseau de la toile de la façon la plus naturelle

. du monde. Les Théridiides ont le corselet fort petit par

… rapport à l'abdomen et plus long que large ; la partie

0 est habituellement très rétrécie ; les yeux

Sont nocturnes, à l'exception des médians D

les yeux latéraux sont connexes ou très rapprochés

l'un de l'autre, excepté dans le genre Latrodecte. Le

bandeau est presque toujours vertical et aussi large

que le groupe oculaire.

Re

Rd |? ARACHNIDES (DE FRANCE

étroites et cylindriques, avec ie marge supériell tantôt mutique, tantôt armée d'u ou de plusieurs dents ; la marge in férieure est beaucoup moins distinet et habituellement mutique. Les fi | : melles, souvent plus volumineuse

Chehicere de que les mâles et assez différentes Theridionlineatum ©”. construisent généralement plusieurs cocons dont la forme et la disposition varient beaucoup suivant les genres. |

Genre ne

Ce genre forme le passage avec la famille préc :

dente. L’abdomen étroit et subeylindrique, se pro. longe au delà des filières en un tubercule très allongé. Le bandeau présente par sa longueur et sa proclivité beaucoup d’analogie avec celui des Pholques ; les.

pattes extrèmement fines et allongées sont dépourvues. d’épines ; la marge inférieure des chélicères est munie.

d’une petite dent, contrairement à ce qui se remarque. chez les autres Théridiides. Enfin ces Araignées ont, | comme les Pholques, l'habitude de se balancer sur,

leurs pattes.

Les Rhomphæa ont été séparés des Ariamnes (genre | exotique) en raison de ce que chez les premiers le tu bereule abdominal est oblique ou relevé verticalemeit tandis que chez les seconds il suit la direction du. corps ; de plus, chez ces derniers le bandeau est plus

ae

Corse et en France, dans le dépar-

THÉRIDIDES

étroit et dirigé verticalement : enfin les yeux médians des Rhomphæa sont placés chez les mâles sur une protubérance souvent assez développé

. dufront. | | 2 +.

ci 7 nes Les espèces de ce genre sont |

méridionales.

Le Rhomphæarostratase trouveen pond Rhomphæa nasica.

tement de la Gironde. Son corselet est testacé, avec sur le côté deux bandes grises et au milieu deux bandes de même couleur, plus étroites et plus visi-

bles, qui dépassent à peine la moitié du céphalothorax.

Les pattes sont très claires, presque blanches et transparentes ; l'abdomen est brillant, de couleur testacée, avec deux bandes longitudinales d’un gris obseur, qui se réunissent sur le tubercule.

Le Rhomphæa nasica est particulier à la Corse, où on le trouve en été sur les buissons; il se reconnait au tubercule qui surmonte la partie céphalique chez le mâle ; le céphalothorax est de couleur testa- LA cée avec deux bandes 2. Rhompla nasica. latérales rougeàtres ; l'abdomen, de même couleur, présente en son milieu

une bande longitudinale de même teinte que les bandes du corselet.

+ LE fr « : ET 4; - = N } f

c NW)

Genre Argyrodes.

La seule espèce française A. grgurades est mérid

en parasite sur la toile de quelques de nos Epéirides | méridionales | notamment sur Chélière celle de la Cyr-

d'Argyrodes argyrodes. fophora opun-

hæ; son cocon, de tissu lisse |

et résistant, a la forme d'une Profil du cépholothorax |

de l'Argyrodes argyrodes.

petite bouteillerenverséedont le goulot, ayant l'aspect d'un long pédieule ne

prend attache sur lun des fils de la toile de la Cr tophore. |

Argyrodes argyrodes.

Le céphalothorax est noirâtre, de forme vel

LA

sensiblement atténué à ses deux extrémités; la parte

RE PIN ee M ee me D CUP ETS EN

THÉRIDIDES 01

ï céphalique est beaucoup plus élevée chez le mâle que

chez la femelle et se divise au sommet en deux pointes

obtuses dirigées parallèlement; la partie thoracique présente une strie transversale bien indiquée; l’abdo-

men tres convexe est d'une teinte argentée très brillante avec les parties latérales noires et très découpées. Le milieu est occupé par une bande longitudinale

lancéolée, de couleur noire; les pattes sont testacées avec leur extrémité ou

| Genre Episinus.

Gorselet court, en forme de disque épais mais peu convexe, avec la partie céphalique étroite et très brève,

légèrement élevée en avant; stries céphaliques pro-

londes, strie thoracique longitudinale et bien marquée.

Abdomen très long, de forme ovale, échancré en avant et tuberculé en arrière ; rétréci dans le voisinage du céphalothorax: pattes is et robustes, celles de la troisième paire étant beaucoup plus courtes que les autres. Yeux resserrés, mais occupant toute la largeur de la partie céphalique ; bandeau élevé et plus large

que l'aire oculaire; yeux antérieurs en ligne très fai-

blement récurvée, avec les médians un peu plus petits que les latéraux et très rapprochés de ces derniers;

Yeux postérieurs subégaux, plus éloignés les uns de

autres et en ligne plus nettement récurvée. Chélicères faibles, à crochet long et acéré, mais élargi à sa naissance; tige mutique, mais munie à sa marge inférieure de crins disposés en ligne courbe.

L'E. truncatus (pl. VL fig. 8) se trouve à peu près Partout sur les herbes ou sur les buissons; son cor-

92 ; ARACHNIDES DE FRANCE ne

selet est testacé avec l’aire oculaire et un fin rebord couleur noire; la partie médiane est rembrunie et dé

limitée par une ligne sinueuse plus obscure latérale, ment. L'abdomen, tronqué et échancré en avant,

s’élargit très sensiblement en arrière où 1l présente.

. de chaque côté un tubereule arrondi; sa coloration est d'un jaune grisâtre plus ou moins obscur, avec ki partie médiane plus foncée, parsemée de taches brie. nâtres et entourée d'une bande sinueuse d’un gris n0k. râtre; les pattes sont testacées avec des mouchetures.

et des anneaux d’un brun tirant sur le noir.

L'E. lugubris a le corselet noirâtre chez le mâle. d'un brun rouge foncé chez la femelle ; l'abdomen. est .

d’un brun obseur tirant sur le rouge et marqué en son : milieu de quatre points blancs ak

tuberculée et présente entre les

forme d’accent.

Genre Plocamis.

Le, theridioides, seule espèce

Plocamis theridioides. du genre, diffère par l'abdomen. non tuberculé et par les veux plus volumineux; les. + médians antérieurs sont en outre beaucoup plus petits.

longés, cerclés de noir et suivis de.

deux points; l'extrémité de l’abdo-.

men est tronquée et légèrement.

tubercules une ligne sinueuse trans verse, de couleur blanche, bordéede noir à la partie antérieure; la tron.

cature postérieure présente deux ou.

trois lignes noires transverses, en

THÉRIDIIDES : 93

que les autres et forment avec les postérieurs un trapèze bien plus étroit en avant qu’en arrière. Le Plocamis se trouve en Corse et dans les Pyrénées sous les écorces des pins ou sous les pierres; son corselet est d’un fauve verdâtre finement bordé de noir, avec une bande médiane brun clair; l'aire oculaire est noire avec une fine ligne longitudinale de couleur fauve; l'abdomen est d'un gris testacé que relèvent des points noirs assez nombreux inégalement répartis, plus abondants versle milieu; les pattes sont fauves, annelées de brun foncé.

Genre Euryopis.

Les £uryopis sont terricoles, de petite taille, à téguments lisses, parsemés de longs poils raides; leur facies est tout différent de celui des Æpisinus; pattes beaucoup plus courtes et subégales: corselet, peu allongé, élevé et très atténué en avant, fortement élargi et arrondi sur les côtés et postérieurement ; abdomen cordiforme, terminé en pointe en arrière, à filières terminales et visibles en dessus. Aire oculaire occupant toute la largeur du front, mais plus courte et plus étroite que le bandeau. Yeux postérieurs en ligne récurvée, les antérieurs en ligne procurvée; chélicères faibles et) dirigées verticalement, aussi longues ou plus courtes que le bandeau.

LE. flavomaculata (pl. VIE, fig. 1) a le corselet lisse, d'un beau jaune orangé luisant sur lequel se détachent les yeux d’un noir vernissé; l'abdomen est lisse, satiné, d'un brun fauve plus ou moins obscur avec des

taches re re souvent assez peu denses es

tarses un peu babe L'E. argenteomaculata a le corselét noir et luisant et l'abdomen noir où bronzé, tantôt concolore, tantôt pré sentant trois ou quatre taches blanches arrondies, soit deux vers le milieu el une plus petite au-dessus des filière soit deux autres en avant, un pei plus petites que celles du milieu.

Ces deux espèces se trouvent aux em

Euryopis :

argenteomaculata . | " | PRE: virons de Paris, sous les mousses

sous les lichens; leur allure est extrêmement rapide,

Genre Theridion.

Araignées sédentaires, à pattes antérieures | trs allongées; toile très irrégulière et souvent considé- | rable, composée de fils croisés dans tous les sens el d'aspect extrêmement brillant, à reflets parfois irisés. Les plantes basses, les hautes herbes, les murailles, | les intervalles que laissent entre eux deux troncs | d'arbres, sont les ditférents endroits où l'on a le plus, de chance de les rencontrer. Le cocon, blanc, jaunâtre,. brun rouge ou teinté de bleu, est le plus souvent de forme arrondie et se compose d'une sorte de bourre. d'aspect laineux. “4

Le corselet, ovale, présente une fossette thoracique; la partie céphalique est limitée par des stries souvent. très accentuées. L'abdomen, volumineux et de forme, très variable chez la femelle, .est beaucoup plus pet |

Lis dl DE onde rie et dé EC be og EE GS ntere nn Ge ré, 6 be TES dort ob à en 50 Li 2

THÉRIDIDES à \ TJS

et plus étroit chez le mâle : il est en outre moins coloré et presque toujours le.

Les yeux sont disposés en deux lignes légèrement procurvées, quelquefois rectilignes ; le bandeau est de

même largeur que le groupe oculaire, ‘et beaucoup

moinslongqueleschélicèresquisont étroiteset presque

parallèles, avec leur troncature munie à sa marge supérieure d’une dent angulaire. Les griffes des pattes

sont très fortement courbées ; les supérieures sont armées, dans leur première moitié, à partir de la base, de quatre à six dents inégales, les premières longues

et divergentes, les autres courtes et serrées.

Le Th. lineatum (pl. VIL fig. 2), une des plus grosses, est d'un blanc jaunâtre clair ou d’un vert pâle que rehaussent, sur l'abdomen, deux séries longitudinales

de 4 ou 5 points noirs écartés. Il arrive aussi que

l'abdomen présente également en dessus, soit une large bande rose longitudinale et de forme ovale, soit deux bandes de même couleur qui se rejoignent postérieurement. Cette espèce est commune dans toute la

France pendant la belle saison et se laisse observer

sans en paraître le moins du monde effarouchée. Le 7h. bimaculatum,commun sur les hautes herbes, a

le corselet d’un brun rouge plus ou moins obscur et

l'abdomen tantôt d’un brun violacé avec une large bande dorsale d’un blanc mat, tantôt presque entière-

| ment blanc.

Le Th. tinctum (pl. VIL, fig. 3) se trouve en battant les buissons au parapluie ; il a le corselet clair et diaphane, orné d’une fine bordure noire et d’une bande médiane de même couleur, aussi large que le front,

mais très rétrécie postérieurement; l'abdomen court, convexe et très élargi dans son milieu, varie entre le. blanc jaunâtre et le fauve et présente des taches noires variables de forme dont les deux antérieures sont toujours plus volumineuses et souvent réunies en une seule ; il est enfin des spécimens chez lesquels R coloration obscure l'emporte sur le fond blanc. — Le Th. denticulatum (pl. VIE, fig. #) se rencontre non seulement sur les rochers et sous les pierres, mais aussi et mème très fréquemment le long de nos demeures, | sous les corniches ou dans les interstices des pierres meulières où sa coloration grisâtre le rend d'autant moins facile à découvrir qu'il sait fort bien se blottir contre les objets qui lui servent d'appui : son corselet est d’un brun fauve plus ou moins obscur, avec uné ligne noire marginale et une tache médiane brune en triangle allongé; les pattes sont de même couleur, mais plus claires et finement annelées de brun ; l'abdomen est court, presque globuleux, et d’un fauve. grisâtre avec des festons en:zigzag d'un brun n0f . râtre; le Th. formosum a l'abdomen très convexe el : très élevé, vertical en arrière; sa coloration, très, | variable, est entremêlée de rouge orange, de noir et} de blanc ; c'est lui qui dissimule son cocon derrière | À des Lui mortes qu'il dispose au milieu de sa toile avec un art si admirable que l’on croirait avoir affaire | ; à un jeu du hasard; il se trouve dans toute la France. 1 Une espèce voisine, 7. tepidariorum, se trouve exclusi- » vement. dans les serres chaudes et dans le monde el à tier. — Mentionnons aussi le 74. uncinatum (pl. NL È

fig. 9).

PRÉRIDADR 0

Genre Theridula.

‘La ligne des yeux postérieurs est récurvée et l’abdomen est plus large que long et prolongé en pointe de + Do côté. | La Th. opulenta (pl. VIL, fig. 5) ne le de en rien aux Théridions pour l'élégance de la forme et l'agrément de la coloration. Son corselet, testacé chez le mâle, avec une large bande médiane très noire qui D hs le groupe oculaire, est presque noir chez | la femelle ; l'abdomen est noir ou jaunâtre avec des taches dun ‘beau blanc ou d'un jaune vif dont la gran- 3e Lo et la disposit on sont très variables. Cette espèce, répandue dans les régions de la Méditerranée, possède Un habitat très étendu, car elle se rencontre en . Afrique, en Asie et dans l'Amérique septentrionale,

Genre Ulesanis.

. L Ules. paradoæus (pl. VIH, fig. 6), qui représente seul Ce genre dans notre faune, a le corselet court, rétrécl et très élevé en avant; l'abdomen, deux fois plus à ni que large, s'avance jusque vers la parue Fe.

è ie obscur : | ie est testacé ou FAIR avec les D nue et de grandes taches latérales d’un blanc . mat; ces tubereules sont au nombre de trois ; le pre- IMier, situé vers le milieu, est vertical et bifide les Dh Suivants sont obtus et écartés. Cette Arricniée se | louve sur les buissons dans la forêt de Fontainebleau, 4 Mais elle est beaucoup plus répandue dans le Midi.

on ARACHNIDES DE FRANCE

Genre Dipœna.

ce

.… Corselet court, large et élevé, à front étroit et prof : minent ; bandeau beaucoup plus large que l'aire ocu- : laire se long que les chélicères ; celles-ci faibles, | acuminées, à marges indistinctes ; yeux postérieurs | volumineux, en ligne légèrement récurvée ; les anté-. rieurs én iigne procurvée et très inégaux, les médians plus gros et proéminents ; abdomen tantôt un peu plus long que large et arrondi aux deux extrémités, tantôt globuleux et légèrement échancré au bord antérieur. | La D. melanogaster, qui vit suë les conifères pen

dant la plus grande partie de la belle saison, a le cor

Dipæœna melanogaster. : noire ; les pattes sont brèves, testa-.

cées et annelées de brun.

La D). tristis a le corselet noir et indien chagtil et l'abdomen très noir et presque glabre; ce dernier. ne présente pas d’échancrure et il est moins large qu'il n’est long, Cette Dipæna, moins commune que la pré. cédente, recherche les forêts sèches et se tons de | préférence sur les conifères.

La D. convexa à l'abdomen globuleux, mais no échancré; sa coloration est noire sur le corselet a

Le Ca

Re Er tn PU ut aie SERRE dE ES ce ER

selet noir ou d’un brun olivâtre obs- | cur; l'abdomen, court, globuleux et échancré à son bord antérieur, est.

noir sur tout son pourtour avec la.

majeure partie de son disque dun gris pâle plus ou moins blanchâtre.

sur lequel tranchent des points et.

quelques lignes arquées de couleur.

leur no. elle n ‘est, pas rare en été sur ke buissons - cet parfois sous les pierres.

Genre Latrodectus.

Le genre, 1 qu'il ne comprenne qu'une seule es- | 10 dans notre faune, mérite une mention particulière, car son représentant, le L. malmignathe, est, à tort rt, à raison, une des Araignées les plus redoutées.

Fi Le Latrodecte (pi. VIL, fig. Tetpl. VITE, fig. 1), ressemble à un très gros Theridion, mais diffère des Araignées L de ce genre par la disposition des veux ;

… latéraux, lesquels sont aussi largement

ns l’un de l’autre que les médians antérieurs le sont des postérieurs. Le … corselet est finement rugueux et fortement impressionné; l'abdomen, ovale chez le mâle, globuleux chez lafemelle, 1 est plissé en arrière, au-dessus du ,, fier D hbscule. anal: les pattes, très lon- vüe èn dessous. . gues dans les deux sexes, le sont bien davantage

; noir avec quelques fines lignes blanches vers son bord antérieur, soit marqué de larges taches d’un rouge vif dont les dimensions sont variables. |

La toile du Latrodecte est de grandes dimensions et . composée de fils irréguliers et entrecroisés dont la solidité est assez grande pour lui permettre d’immobi- liser des insectes volumineux; cette toile est établie

parfois sous les pierres, parfois dans les interstices | des rochers, mais, le plus souvent, à la base des plantes dures. Le cocon du Z. malmignathe est gros et. globuleux, mais cependant brièvement pédiculé. 1 L’aire de dispersion du ZL. malmignathe est très étendue, car on trouve cette Araignée en Espagne, en Italie et dans la Russie méridionale, en Syrie, en Asie Mineure : dans le centre de l Asie et dans la majeure partie de. l'Afrique. En France, son habitat le plus ordinaire est. le bassin de la Méditerranée, mais on la rencontre également sur certains points de la Bretagne, notamment dans le Morbihan. nr Quant aux effets que peut produire sur l’homme le venin du Latrodecte, ils paraissent moins graves que le disent ou le croient les habitants de la campagne et l'impression de peur ressentie par les personnes. qui se trouvent mordues n'est peut-être pas sans influer sur l'intensité des troubles que l’on observe.

Genre Crustulina.

Les Crustulina et les Théridiides des genres sui vants ont un appareil stridulatoire bien développé | en particulier chez le mâle. 1

Ce sont de petites Araignées, à corselet court, gr nuleux, rétréci et un peu relevé en avant, à front étroit, à pattes robustes et médiocrement longues; leur abdomen est globuleux noir et parsemé de taches blanches ou jaunâtres disposées en séries. On les rencontre sous les détritus des marais et sous Jes pierres ou sous les mousses ; leur cocon est floconnett et de couleur blanche. à

UHÉRIDIDES

ee na “ quitata répandue partout pi. VIL, L'Ee 8) se trouve pendant toute la belle saison ; son corselet, d’un brun rouge presque noiratre, est très lUgUEUX, SUrtout latéralement: ses pattes sont d’un fauve rouge obseurci à réité des tiblas et ses-fémurs ont Jeur-face inférieure munie de granulations sériées. ‘ L'abdomen est noir avec quatre taches blanches disposées longitudinalement ; on remarque, se chaque

| Genres Steatoda et Teutana.

| Us à. bi-punctata et les du espèces de Teutana, T. ! ‘ | Iriangulosa ét grossa, Se rencontrent fréquemment dans nos demeures.

Elles sont très voisines les unes des autres, mais leur . répartition en deux genres différents se justifie par ce faitque les eufana, avec leurs pattes beaucoup plus allongées et leur corps semi-globuleux, ressemblent à davantage à des Théridions.

é Leur système oculaire est également différent. Chez les Stealoda, les yeux antérieurs sont rapprochés les ; ns des autres et disposés en ligne fortement proeurvée, : avec les médians beaucoup plus gros que les laté- . l'aux, tandis que, chez les Teutana, ils sont en ligne . Sübdroïte et subégaux entre eux.

Le La S. bi-punctata (® à 6 mill.) (pl. VI, fig. 9) a Les pattes et le corselet d'un rouge brun obseur, ce . dernier chagriné:; l'abdomen, déprimé en dessus et à marqué de quatre impressions punctiformes dispo- E sées en trapèze, est d'un brun violacé à reflets moirés.

102 ARAGHNIDES DE FRANCE

Son bord antérieur présente une fine ligne arquée d’un testacé pâle et sa partie médiane une ligne longitudinale interrompue formée d'une série de taches consécutives. | #4 Cette Araignée est commune en France sous les écorces des vieux arbres et dans nos maisons. Son cocon est globuleux. 2 Les Teutana ont l'abdomen en ovale allongé « ché le : mâle, globuleux chez la femelle; leur apparence ext rieure rappelle d’ailleurs assez bien, en petit, celle | . des Zatrodectes. Elles chassent la nuit comme la Séeatoda et choisissent, comme elle, les encoignures de nos | habitations pour y établir leur toile qui présente la plus grande analogie avec celle des Théridions. Elles nesont rares ni l'une ni l’autre, mais la 7! trian gulosa paraît être plus répandue aux alentours de Paris ; elle est commune pendant la saison d'été et. durant l'automne. Les angles des bibliothèques, des portes, des caves et des celliers, les recoins des sous. sols, etc….., sont les abris où l’on a le plus de chance | de l'apercevoir dès que la nuit est venue. Elle &. dissimule fort bien pendant le jour, mais l'on na. qu'à jeter une mouche à la volée au milieu de toile pour la voir s’élancer dessus avec la plus grande. rapidité. De même que la Scytode, la T. triangulost cesse d'être domestique dans le Midi de la France et}. devient lapidicole. 4 La 7. grossa se tient de préférence dans les caves ou dans les grottes; je l'ai prise à Paris même. Les cocons de ces Araignées sont légèrement allongés et pédiculés ; ils sont parfois au nombre de 5 ou 6 2

CTHÉRDHDES ne

| placés côte à côte à la partie supérieure de li oil; leur tissu est délicat et d’un blanc diaphane. Nos deux espèces de Zeufana sont très voisines. La + : T triangulosa (pl. VIII, fig. 2 et3) a le corselet granulé dun brun rouge clair; les .

pattessont olivâtres, rembru- & nies aux extrémités et l’abdomen d'un brun noir, à reflets " violacés, avec dix taches . blanches : six latérales, à direction oblique, quatre mé- L. dianes, se suivant longitudi- nalement. La 7. jrossa diffère par cr lé corselet plus finement gra- nuüleux, l'abdomen plus allongé et les fémurs anté- rieurs non rugueux en des Souschez le mâle. Les dessins de l'abdomen sont d'un Jaune doré.

Teutanagrossa ©:

RMS TT 0 pe + re

RER AAA Fe

Genre Lithyphantes.

Plus grands que les Zeutana et possédant une corilormation extérieure assez voisine de celle des Latrodectes, les Lithyphantes paraissent tenir des unes ét des

Autres par leur manière de vivre. ’

Nos deux espèces françaises sont lapidicoles: elles Établissentdans les crevasses du sol, ou sous les pierres, un réseau de fils solides et irrégulièrement croisés

chagriné et présente des granulations isolées, p

où | ARAGHNIDES DE | FRANCE 1.

HT là trame du Laplat, mais, tandis.

l’un, le Z. pa ykullianus, construit un Cocon globule

et jaunâtre assez semblable d'apparence au cocon de

pe dernier, ie second. L. corollatus, forme plusieu cocons légèrement piriformes et transparents q rappellent davantage ceux des Jeutana. 2

Enfin le cocon du L. paykullianus se compose d ur

bourrelaineusecompacte, jamais papyracée.Les mâlesde

Lithyphantes font entendre une assez forte stridulation Le L. corollatus (T mill.) se trouve dans toute à

France jusqu'àuneassez grande altitude; il affection

les terrains secs et bien exposés. Son corselet est no

râtre et finement chagriné; ses pattes sont de la mêmé couleur avec la base des tibias, les

métatarses et les tarses très éclair.

LPS ticulée et cinq taches médianesi. | (7 12 Ni | le ventre est noir et présente en SON : ti + : milieu une bande blanchâtre effacte.

postérieurement. Les dessins blancs

po OS de l'abdomen sont susceptibles de,

disparaître en partie ou en totalité he les spécinis

des grandes altitudes.

Le L: paykullianus (42 mill.) diffère par l'abdomen je

plus convexe et plus rétréci postérieurement et park

coloration d’un noir plus bleuâtre : : plus méridional que le précédent, il est aussi variable. |

est parfois rougeâtre chez la femelle; il est. US

LE F } cis; l'abdomen est d’un brun vio- KMKW/#7 lacé, avecune bordure blanche den.

RS

Son corselet, très obseur et même ‘noir-chez le mäle, |

PHÉRIDHDES 10

abondantes sur la partie céphalique; ses pattes, d’un

fauve rouge vif chez le mâle, sont souvent presque entièrement noires dans l’autre sexe; l'abdomen pré- 4 : sente en dessus un demi-cercle antérieur blanc ou # jaune, suivi de chaque côté de deux taches obliques, et dans le milieu, d’une bande longitudinale étroite, pe n'atteignant pas la bordure antérieure et coupée de É quatre traits transverses aigus, arqués en arrière.

Genre Asagena.

L'4s. phalerala est une Araignée lapidicole, voisine des Lithyphantes, mais s’en éloignant par les paîtes plus épaisses et plus courtes et par les yeux plus petits, avec l’aire des yeux médians plus OnQUE É que large. Le corselet, brun ou noi-

| râtre, est légèrement en forme de

# toit; il est fortement rugueux dans

lünet l’autre sexe et présente en

Son milieu une dépression transverse et arquée, plus accentuée chez

4 le mâle ; son rebord est en outre © dentieulé chez ce dernier.

É. L'abdomen est déprimé; sa uieur: également d'un brun rouge plus ou moins obscur, est rehaussée par des taches blanches ou jaunes dont la disposition est âssez variable. Cette espèce, dont le mâle est plus va

Sabond que la femelle, se rencontre dans toute la | France et méme à une grande altitude ; peu rare sous les mousses ou sous les pierres dans té terrains sablonneux des environs de Paris, elle se rencontre ee assez fard dans l'arrière-saison, au pied des

Asagena phalerata.

A | ARAGHNIDES DE FRANCE

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