‹ AraignéesChapitre 27 sur 67 · PRE · texte numérisé non relu

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Parianée qui les a faites, ces toiles, dis-je, sont en réalité de pures merveilles. Construites avec un art admirable, suspendues dans l’espace à l’aide de quel ques fils isolés qui prennent attache sur les plantes ou. sur les arbustes du voisinage, ces toiles, en appa rence si frêles et si délicates, offrent aux intempéries la plus grande résistance. à Le vent, même le plus violent, à peu de prise sur élles en raison de l'élasticité des fils qui les compo. sent et, s’il arrive que l’un de ces fils vienne à se rompre et à compromettre la solidité de ‘l'édifice, l’Épéire a vite fait de réparer la brèche et de tout remettre en état. A Le genre Épéire est richement représenté, même | dans notre faune, et se relie à un assez grand nombi d'autres genres: Argiope, Meta, Cyclosa, ete, dont. | les espèces procèdent d'une façon ensliement ane logue dans la construction de leur toile; aussi le nom. d'Araignées orbitèles avait-il été donné par les anciens. 4 auteurs aux espèces qui rentrent dans ces différents groupes. Une foule d'espèces cependant possèdent. une manière de se comporter très différente. — L'4cartauchenius scurrilis, par exemple, vit en parasite» des fourmis; la Drapetisca socialis ne construit aueunt toile, et la trame horizontale que tisse la Formicina mutinensis est évidemment d'un type très éloigné de | la toile orbiculaire de l'Épéire commune; il en est de. même des Tapinopa et des Labulla dont la nappe rappelle beaucoup celle des Agélénides; d'autres, ; comme la plupart des Linyphes, font une toile inter médiaire entre celle des Tégénaires et celle des Thé

D 2 MARGES 0 À Ar

… dions, à savoir: une trame horizontale de tissu plus ou moins dense que soutient sur chacune de ses faces un grand réseau de fils irréguliers, nee dans tous Ces sens. | “ ‘Au reste, un curieux exemple fourni par la Cyrto-

L 17 curicola vient témoigner que la forme de la

. toile serait insuffisante pour justifier le classement

ou le rejet de telle ou telle CRUE de la famille qui

; : nous occupe.

D [a Cyrlophore, en effet, bon que très voisine par

2 sa conformation des Argiopes et des Epéires, construit

a “une toile qui se rapproche bien davantage de celle

des Zinyphies.

«La toile des C4 yrtophores, dit M. Simon, se compose € d'une où de plusieurs trames horizontales de tissu Cfinement et régulièrement quadrillé, maintenues

cen position par un vaste réseau irrégulier s’éten-

Lu dant en dessus et en dessous; elle n’est pas circu-

« laire comme celle des autres Argiopides (4), mais

(elle résulte cependant de la transformation d'une

« toile primitivement orbiculaire PES Le C, citri-

(cola ne construit qu'une seule trame horizontale

Lo: formée de fils rapprochés, rayonnant du centre,

| CCroisés de fils transverses et dessinant une multi-

. Ctude de petits carrés; on y reconnaît les linéaments

à Cd'une toile or Elle est légèrement concave

4 Cet Présente, de loin en loin, de petits enfoncements

RS ME me Rte D

(1) Le terme Argiopides n'est pas éMbre ici par l’auteur pour

Éd ener toute la famille, mais bien une section de ce grand

| groupe,

« en entonnoir. Ms de la traction des « d'attache.

Les Aridides ont les plus grands rapports avec 1 1 'héridiides, mais leurs chélicères sont beaucoup plus robustes, avec leurs marges pourvues d’une série de dents et laissant entre elles un large sillon dans Is le crochet se replie à l’état de repos.

Les lames sont droites et parallèles en avant de h pièce labiale, sauf dans le groupe des £rigones, où elles sont convergentes. Le rostre est convexe, élevé en SON milieu en une grosse carène garnie de poils rudes. a Les Argiopides de notre faune peuvent être divisées! en trois sous-familles : les Zinyphuinæ, les ri thinæ et les Argiopineæe. : | 4 Les Zinyphinæ ont huit veux, les médians antérieurs diurnes, les six autres nocturnes; les lignes oculaires sont transverses et subparallèles, les yeux latéraux de la première et ceux de la seconde ligne toujours contigus. Les chélicères, dépourvues de tache basale, sont verticales et presque toujours parallèles; l'extrémité de la pièce labiale est toujours fortement, rebordée. :

Les tarses possèdent trois grilles; les deux supé- : rieures armées habituellement de six dents, parfois de douze à vingt dans le groupe des Linyplhes ; la grifte inférieure possède une dent basilaire dans le groupé des £rigone, deux ou trois dents rapprochées dans le le groupe des Linyphies.

L'épigyne de la femelle est simple et en forme ke ‘fossette chez les Erigones ; chez les Zinyphies, elle est, plus compliquée, car cie est pourvue à son bord sup

: “rieur et à son Bord postérieur de pièces accessoires. | Les Tetragnathinæ ont l’orifice génital fort petit et dépourvu de pièces accessoires ; leurs chélicères ont : les marges très longues et armées de dents aiguës ; les griffes auxiliaires n'existent que chez les espèces su üssent une toile orbiculaire. |

n Les Argiopinæe ont l'épigyne pourvue des pièces ac- | cessoires, scape et crochet. os

Leshuit yeux sont homogènes et subégaux; les mé- | dians sont disposés en quadrilatère; les latéraux sont contigus ou subcontigus ; le bandeau est pour l’ordinaire beaucoup plus étroit que le groupe oculaire; la pièce labiale est plus large que longue et ou lpaissie à son extrémité; les lames sont pubescentes enleurmilieu et plus larges à leur extrémité qu’à leur base, contrairement à ce qui a lieu chez les Zinyphies.

Les chélicères sont robustes, parallèles, à direction verticale ; les dents de la marge supérieure sont de us, quatre ou cinq; la marge inférieure en moe deux, parfois une seulement,

Les tarses présentent trois griffes et une ou deux

paires de griffes auxiliaires, sauf chez les Theridiosoma.

{° SOUS-FAMILLE : LINYPHIINÆ

| Genre Lophocarenum.

t Lignes oculaires, surtout celle des yeux postérieurs, très fortement procurvées ; abdomen recouvert d’un É Seutum: Sternum cordiforme, tronqué à son extrémité (lau 1 moins aussi large que les hanches postérieures,

- ARGIOPIDES D

Les

que les métatarses, mais lé rement fusiformes chez mâles; ceux-ci ont le frontpl ou moins saillant, mais jours surmonté d'un lobe lumineux; cette protubérance est limitée sur les côtés. par une strie profonde qui s’élargit antérieurement forme d'impression ovale :

marquée, elle-même, dans sh le fond, d'un point enfoncé.

Les Z. ineditum et insanum se trouvent dans les 7 départements limitrophes Lophocarenum ineditum. dela Méditerranée. | |

Genre Aræoncus.

Absence de scutum chez le mâle et chez la fol pointe du sternum presque aussi large que les hanches. postérieures; l'Ar. humilis, commun dans les mousses, | à l'automne, a le corselet d’un brun obscur et marginé de noir chez la femelle; les côtés de la partie thoreeique sont chagrinés ; date est noirâtre avec de. longs poils fauves; les pattes sont rougeâtres avec es

fémurs et les bia cerclés de brun à l'extrémité.

AR PR et A RS RSS eUe

Genre Troxochrus.

Ce genre diffère du précédent non seulement par ss. yeux médians postérieurs beaucoup plus rapprochés,

*ARGIOMDES EC 27 AO.

lun Fi dut que des latéraux, mais aussi par son céphalothorax et son sternum fortement coriacés. Le 7 scabriusculus (1 mill. 1/2) a le corselet très LÉ fortement chagriné chez le mâle, plus finement chez ha lemelle ; celle-ci est, en outre, un peu plus | grande; le nalothorse etle plastron sont d’un brunrouge obscur, l'abdomen noir, les pattes rougeâtres avec les patellas, les tarses et les métatarses éclaircis. Cette espèce, qui n’est pas rare en France dans les dé- tritus humides, présente chez le a un cas de dimor- : phisme intéressant.

La plupart des mâles, en effet, n’ont pas de lobe cé- | phalique défini, tandis que d’autres présentent une. Saillie de la tête pourvue de crins longs et diver-

Genre Tiso.

Yeux postérieurs petits, largement séparés, presque équidistants et disposés en ligne droite; céphalothorax ovale et allongé, ne présentant ni sa His ni lobe chez le mâle; pattes courtes et robustes : patte-mâchoire très Do.

Le 7. vagans se trouve dès le premier printemps dans les mousses ou sous les pierres ; le corselet, d’un brun-rouge obscur, est chagriné dans les deux sexes, mais il à sa partie céphalique lisse en avant chez la j femelle. tandis qu’elle est recouverte de granulations |: Chez le mâle ; l'abdomen est noirâtre avec des poils fauves longs et espacés: les pattes sont d’un brun- ; rouge Clair, avec les patellas éclaircies.

Genre Peponocranium.

Pas de seutum abdominal ; première ligne oculair droite ; tibias munis d’un We crin dressé: coloratio ie d'un fauve testacé clair; pointe postérieur du sternum beaucoup plus grande chez le mâle qu chez la femelle, tronquée et pee aussi large qu les hanches. s Le P. ludicrum, espèce maritime, vit sur les ajones le céphalothorax, fauve et marginé de noir, présent chez la femelle une tache médiane d'un fauve obseur

DiORMSCE antérieurement en trois lignes parallèles;l

front du mâle est tres élevé et.

muni d’un gros lobe lisse, un peu.

incliné en arrière: l'abdomen est d’un fauve clair et subglobuleux. |

Genre Panamomops.

Pas de lobe céphalique, mais front toujours muni d’une paire de petites cornes ; yeux petits et largement sb!

Panumomops tauricornis parés ; les dents des griffes tarsales fort petites; le plus répandu est le P. tauricornis.

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