ARR ET PART
ARGIOPIDES
Genre Cyrtophora.
Lignes oculaires fortement récurvées, avec les yeux médians antérieurs plus gros que ceux de la seconde ligne, et les yeux latéraux subégaux et disjoints; abdomen tuberculé ; la toile rappelle beaucoup plus celle des Zinyphies que celle des Araignées rRutre … La C. citricola (Corse et littoral de la Provence) à reçu également le nom de C. opuntiæ parce qu'elle recherche le Cactus opuntia pour yétablirsa toile.
Le mâle (3 à 4 mill.) à les hanches des | quatre paires iners. mes : il est plus foncé Cyrtophora opuntiæ. | que la femelle; celle-ci atteint 16 mill.; le corselet est . noirâtre avec de longs poils blancs ; l'abdomen d’un … gris soyeux ou fauve avec le folium noir ; le fond est
parfois blanchâtre; les cocons, au nombre de 3 à 4, . ovales et de couleur verdâtre, sont suspendus vertica-
lement à la suite les uns des autres, au milieu du | réseau supérieur et au-dessus de la toile horizontale, laquelle offre au centre une élévation conique ouverte à l'extrémité; c’est au-dessus de cette ouverture, sur le dernier cocon, que se tient la femelle.
Do ARACHNIDES DE FRANCE
Genre Cyclosa. | Lignes oculaires fortement récurvées, yeux ns se touchant et élevés sur une forte saillie commune; yeux médians postérieurs plus petits que les it rieurs, contigus ou subcontigus entre eux; mâle à peine plus petit que la femelle: le sillon qui sépare a … partie céphalique de la thoracique est entier, profes et semi-circulaire; fossetie | thoracique toujours sois | de ce sillon ; abdomen ovale et. | prolongé au delà des filières: : la toile, «rés régulière, 00 Gyclosa conica © (vue de prof). sans retraite, est pourvue d'un stabilimentum ; la Cyclosa dispose en ligne verticale les débris des insectes qu’elle a capturés et souvent aussi. des débris de corpuscules étrangers, brindilles ou feuilles sèches. La C. conica (8 mill. 5), commune partout, surtout dans les bois et les forèts, a le corselet noir avec de longs poils blanes; les chélicères, de … même couleur, sont planes en avant chez le mâle, légèrement bombées chez la femelle ; l'abdomen est . blanc, avec le folium noir, le ventre noir avec quatre | taches blanches disposées en carré; les pattes sont . annelées ; la C. oculata, beaucoup plus rare et un … peu plus petite, a deux petits tubercules à la hauteur des épaules et l'abdomen terminé par trois, parfois quatre tubercules obtus.
Genre Nemoscolus.
Le N. Lauræ (pl. X, fig. 7) s'éloigne des Cyclos par les chélicères du mâle plus longues et par lab.
ARGIOPIDES
2 domen subeylindriqueet légèrement déprimé,rappelant : davantage celui des Singa. Céphalothorax et abdomen … noirs,avec les dessins abdominaux blancs; les hanches : sontnoires et mutiques, les pattes d’un testacé clair. Les mœurs de cette espèce s’éloignent en outre tant soit peu de celles des autres Cyclosa : « Cette espèce, . Cdit M. Simon, construit au milieu même de sa toile. . Cquiest petite et placée près de terre, un tube soyeux . Cqui luisert de retraite ; ce tube, dont le tissu est . Cirès épais et très lanugineux, peut avoir 3 centi- … Cmètres de longueur ; il est effilé et fermé par le haut: Cinférieurement il est ouvert, et l’un des bords de (cïle ouverture se prolonge en forme de longue A Pointe ; si on considère la toile de profil, on voit que Ccette pointe est fortement tirée en bas par un fais- . (ceau de fils qui prend attache au sol, »
Ma AN Ai A ae smic rit ls : NE 3 te
EL is
Genre Mangora.
Partie céphalique atténuée et déclive, à front étroit, limitée par des impressions obli- 7 \ … Gués; sillon de la partie thoraci- 1 que long et profond ; lignes ocu-.
… hiresrécurvées, sternum plan et krgement cordiforme, terminé . PSiérieurement en pointe courte é obtuse; pattes médiocrement longues, inégales et munies d'é- Pines, longues et nombreuses : | Rrilles des tarses dissemblables, : : Mangora acalypha ©. avec l'interne fortement coudée; toile oblique, très régulière et dépourvue de retraite.
| ARAGHNIDES DE FRANCE "
La W. acalypha (pl. X, fig. 8) très commune ur les plantes-basses et les buissons, a le corselet jaune finement marginé de noir et orné d'une ligne m diane également noire : les pattes sont fauves avë leurs épines noires; ibloiien est blé 0 ja nâtre, veiné de fie avec trois lignes noires longi a une médiane et deux latérales plus courtes | que la médiane ; le ventre est noir avec plusieurs. = taches blanches. : 0
Genre Larinia.
Lignes oculaires légèrement récurvées, avec les veut médians antérieurs largement disjoinis,
== etles médians postérieurs subcontigus 7 abdomen allongé et parsemé de longs crins. La ZL. Dufouri (10 mill.), espèce provençale, est fauve, avec l’abdomel blanchâtre, marqué de petits points noirs; chez
Larinia Dufouri.
avec une ligne brune longitudinale et deux lignes obliques qui suivent les premières stries rayonnantes : Les pattes sont piquetées de noir; l'abdomen, très long, ovale et obtusément rétréci + à ses extrémités, est blanchâtre avec a
une large bande médiane de couleur grise, bordée de fines lignes noires.
Genre Epeira.
Les Epeira ne sont pas revètues de teintes aussi
riches que les Argiope, mais elles n’en peuvent pis
: ARGIOPIDES
la famille des Argiopides ; elles atteignent souvent, . d'ailleurs, de très grandes dimensions ; leur abdomen esbtrès variable de forme, mais le | pal habituellement en forme d'é- Cusson où de disque plus ou moins nine : pooun espèces pré- | sentent aux épaules des tubercules plus Céphalothorax d’Epcira, D ou moins sail- | | .
Jants; les mâles sont souvent plus petits que les femelles, avec l'ab- domen plus rétréci et les dessins du folium moins nets ; beaucoup ont les tibias de la seconde paire F.
plus épais que ceux de la première, 4 et armés d'épines plus fortes. — LE. d'omedaria à
là partie Céphalique rou- Seûtre, rembrunie latérale- ent et la partie thoracique : noire ; les poils sont blancs à et Courts ; l'abdomen est fauve, rouge ou brunâtre 4 avec le dessin en forme de … G@ixet la bande transverse ne de couleur blanche; les tuhercules huméraux sont bien Wsibles : cette espèce est
Epeira dromedaria Q.
du répandue en France Epeira dromedaria ©”.
ans
les localités boisées. L'£. diademata ou porte-
croix, une de nos plus grandes et de nos plus belles:
Epeira diadema ©”.
ceux de la campagne;
si
espèces, est très commune partout, surtout en sep:
tembre; elle recherche le haies, les grilles bordées de:
lierre ou les arbrisseaux de.
lisière; sa toile est très
grande et régulière avec ut retraite formée seulement de feuilles rapprochées ; le mâle.
ne dépasse pas 6 à 7 mills tandis que la femelle attem souvent 22 à 23 mill. (VO fig., page 145); les ind” vidus de forêts sont sol
vent plus courts, Que trapus et plus foncés que au reste, la coloration hé
bituellement rousse (avec des taches blanches) de cette espèce est très variable. — L’Æ. mar-
morea (pl. XI, fig. 4 et 2) a l'ab- :
domen ovale et blanc ou jau-
nâtre, avec le folium noir ou
brunâtre, souvent visible en arrière seulement; la toile est grande et régulière, parfois disposée obliquement. — L'Æ. quadrata a l'abdomen tantôt d'un
Epeira quadrata o.
beau vert mousse, tantôt d'un rouge orange avec les dessins d’un blanc extrêmement pur, presque toujour soulignés de brun obscur ou de noir; les pattes SO robustes, d’un fauve clair et annelées de noir; celle
Rise.
ARGIOPIDES
superbe Épeire se trouve surtout en septembre et oc- . tobre ; je l'ai prise communément àBuzenval et surtout au Vésinet, côte à côte avec l’Arg. fasciata ; sa toile est
très grande, avec le centre Occupé par des fils croisés irrégulièrement sc elle,sy lient peu, du moins pen- dant le jour ; aussi faut-il la chercher dans la coque quelle se construit au Sommet d'une des tiges à laquelle la toile est fixée ; Glie coque blanche et de À tissu lâche, est ouverte en dessous et presque sphéri-
SA pre A NP DE At ARR Es
| let
Epeira quadrata ©.
. 4e. M. Simon indique que le cocon est gros, sub- … &lobuleux, formé d'une bourre d'un jaune vif, peu . Srrée, contenant de 900 à 1.000 œufs jaunes. L'Æp. cucurbitina, commune dans nos bois, se construit sur les arbrisseaux une toile de très petites dimensions mais tissée avec beaucoup de régularité et presque toujours dirigée obliquement. C’est une espèce de petite taille (9 millimètres) mais d’un Épeira Gucurbitina ©. coloris très délicat; son corseet ses pattes sont en effet d’un fauve pâle et semi-
di ; Fe, | Dee tandis que l'abdomen est d'un vert tendre ou 2 Jaune verdâtre entièrement mat qui se confond À ravir av faVIP avec la couleur des feuilles ou des tiges d’ar-
bustes :
Epeira Redii O
en forme de cupule ; les téguments sont très velus.— L'Æ'p. carbonaria (45 mill. 5), (pl. XI, fig.
3), tend sa toile entre
les grosses pierres, dans le voisinage des
glaciers; le corselet est.
rougeâtre avec les côtés
et la partie postérieure
noirs ; l'abdomen est
ovale et noir avec les points et les bandes de C0 blanche. L’£p. umbratica (12 à
436 | ARAGHNIDES DE FRANCE la bordure du folium est d’un jaune pâle présente, de chaque côté, une série de petits points noirs ; des points semblables se remarquent également au centre de chacune des Î0 settes abdominales. On obser enfin, au-dessus des filières, uné tache rouge en forme de trapèz.
Le mâle diffère par le corse d’un beau rouge brique et muni dans sa partie thoracique, d'uné large bordure brune. Les patit sont en outre plus allongéés avec les fémurs teintés du rouge vif. Le cocon et les œufs sont d’un jaune vif. — LÆj Redii (9 mill. 5), très commt dans nos bois, dès avril, recherche souvent le sommet des bruyères pour y installer sa toile ; la retraile est
Epcira Redii ge
15 mill. 5), très €0
AU ne
nie partout, est fcile à à reconnaître à son abdomen très déprimé, à fossettes très accentuées : sa Coloration obscure et vernissée, couleur de his avec les dessins du folium noirs, lu permet de passer facilement inaperçue : elle se tient presquetoujourspen- VY% ÿ | dant le jour, sous les \ À écorces d'arbres, dans les “interstices des poteaux télégraphiques ou des écha- las et sa toile, seule, peut ;. déceler sa présence mais, à . R nuit tombante, elle se Gent au milieu de sa toile ne
où elle reste immobile, Épeira umbratica ©”.
© Surtout par les soirées orageuses. L'Ep. sclopetaria : Ql XI, Île 1) présente de l’analogie avec la précés dente, mais elle est moins déprimée, plus velue etnon vernissée ; elle construit presque toujours sa toile, qui est fort grande, dans le voisinage immédiat des constructions élevées auprès des rivières ou des cours d’eau ; elle paraît être assez sociable car il n’est pas rare de voir plusieurs toiles de cette espèce disposées côte à le, IL est presque impossible de s'emparer de
Épeira umbratica © ,
CS
cette araignée pendant Le jour, tant elle sait lement se dissimuler dans les plus faibles intersti
le corselet d’un rose brunâtre avec de longs P£ blanes et l'abdomen d’un jaune très pâle rendu & sâtre par les longs poils espacés: qui le recouvrénl
l'abdomen est noir ou brun obscur ; les fémursst”
ARGIOPIDES
“roux on à leur naissance, noirs à l’extrémité, les autres articles sont d’un rouge obseur, avec les extré- mités noirâtres. | .
Cette très belle espèce recherche toujours les en- droits humides ou le voisinage des cours d’eau ; sa toile est très volumineuse, disposée obliquement et . placée au sommet des herbes et des plantes basses ; : l'araignée se tient soit dans une cellule construite à . l'extrémité d’un des fils, soit, très fréquemment, dans une feuille d'ortie roulée ; elle est très commune dans … Vîle de Croissy. — L'Æp. adianta (10 mill. 5) (pl. XI, fig. Get 7) se construit une retraite de soie blanche, en forme de dôme; le corselet est fauve avec une ligne médiane et une ligne marginale brunes ; cette 4 dernière, moins nette et moins visible chez la femelle: l'abdomen est jaune avec les dessins noirs ; Ep. dhodia (5 à 5 mil. 5), (pl. XI, fig. 8 et 9), est commune dans nos grands bois; l’abdomen de la femelle est un 4 peu anguleux en avant ; Le folium est noir et marginé de blanc.
ré % # “ k.
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Genre Singa.
L'abdomen est ovale, subdéprimé, arrondi à ses deux extrémités et dépasse les filières en arrière ; le mâle n’est pas beaucoup plus petit que la femelle. La S. hamata (pl. XI, lig. 3) a le corselet noir chez le mâle, lougeâtre postérieurement chez la fe- Melle ; l'abdomen est blanc en dessus Yeux de Singa. avec deux larges bandes noires longitudinales cou- Pées de traits blancs transverses. La S. nitidula
“th XII, Le 2), aussi commune, à les bandes minales entières ou coupées de traits blancs : fins; les pattes sont d’un rouge vif et non annelées; | retraite est très blanche, en forme de petit “tue souvent placée sur des feuilles de lilas. |
étre Coca
. Corselet analogue : à celui des Singa, mais abdont très rétréci en avant; yeux antérieurs en ligne coul
bée en arrière, avec les médians plus rapprochés l de l’autre que des latéraux : yeux postérieurs en lign droite ; la C. prominens (6 it 5), (pl. XIE, fig. 5), à corselet PORT et HRon Riuleux, souvent
l'abdomen est d’un bri rouge clair avec une ban médiane jaune, souvé peu distincte; les té \ ments sont épais avec df crins spiniformes ; la tol o est régulière et dépourt à de retraite.
Genre Zilla.
Strie thoracique lon] tudinale chez le mâle, ti | verse chez. la femelle; : -À D antérieurs en ligne lég : nt j ment courbée en avanl drol
24b X-notala (mâle très a). postérieurs en ligne ou subdroite : abdomen ovale et subdéprimé ; tibia
Ja p te-mâchoire du mâle souvent très long ; toile orbiculaire mais le fil qui part du centre pour aboutir à laretraite est placé au milieu d’un rayon vide.
… La Z. X-notata (pl. XIE, fig. 6 et 7) se rencontre aussi
LS
s nos maisons ou dans les encadrements des es ; la retraite est en forme de tube court et large: l'abdomen est blanchâtre avec le folium d’un gris plus où moins obscur et argenté, présentant des reflets qui
it
"102: ARACHNIDES DÉ FRANCE | des poissons; le pourtour du folium est rembruni La Z. atrica, dont les côtés de l'abdomen sont d jaune rouge souvent assez vif, recherche particulière ment les pins et les sapins. La Z} Siræœm est peu commune et se trouve surtout sur les murailles.
Genre Cyrtarachne.
Corselet trapézoïdal, court et médiocrement con: vexe; veux latéraux, égaux entre eux, se touchant el placés en dehors sur les angles de Ia face ; yeux médians petits et formant un parallélogramme un peu plus large que long ; abdomen coriacé et couvert de callosités ou de tubercules, triangulaireet plus large que long (il en résulte que la troisième paire de pattes est invisible); il est, en outre, t lement renflé à son bord antérieur qu'il dissimule là partie postérieure du céphalothorax ; pattes grèles el mutiques. Les deux espèces qui rentrent dans notre. faune sont rares et propres à la Corse. La C. tube culifer (5 millimètres), (pl. XIE, fig. 8), a le corselel. rougeâtre et finement chagriné chez le mâle; l'ab domen est très lisse, brillant et d’un brun-rougt obseur, parfois entièrement noir ; les plaques qui le recouvrent sont granuleuses; les pattes sont, chez Ke mâle, d’un jaune testacé très clair avec la patella dl. l'articulation du fémur teintées de rouge, et, chez l. femelle, d'un fauve rougeâtre avec les tibias annelé, de brun en dessus. La C!. ixoïdes (pl. XIE, fig. 9) al corselet de même couleur, mais presque lisse : l'ab. domen est, en avant, d'un blanc rosé, et au mille! d'un brun carminé qui s’atténue postérieurement; lé
= THOMISIDES
téguments sont dépourvus de tubercules ; les pattes etle ventre sont d’un fauve rouge clair.
Genre Theridiosoma.
Partie thoracique déclive et cachée par l'abdomen ; impression transverse et peu nette ; yeux médians an- férieurs seuls diurnes et plus gros que les latéraux ; Done en forme de grosse saillie
transverse ; abdomen mou et glox avec les filières fortement ramenées en dessous ; COCon papy- racéglobuleux, jaunâtre et soutenu Do un pédicule lisse et très blanc. Theridiosomagemmosum : Le Z'h. gemmosum est de couleur fauve; ila un ha- . bitat étendu, car on le trouve jusqu'aux Etats-Unis.
RARE Er EP nl ra fige ES FRS QE RTE TUE : ie, RE
20° FAMILLE : THOMISIDES.
Silon en excepte les trois genres: Selenops, Spa- rassuset Micrommata qui ont été reportés à la famille des Clubionides, les T'homisides constituent une famille très naturelle dont les représentants ont un faciès particulier et surtout un mode de locomotion qui permettent de les reconnaitre facilement. | Grâce à la disposition de leurs trois premières paires de pattes qui sont toutes dirigées en avant, ces Arai- . gnées se déplacent de côté comme de petits crabes; aussi Latreille les avait-il désignées sous le nom de … Latérigrades.
Ce sont des Araignées de taille moyenne, souvent pétite, surtout les mâles, et dont la forme varie beaucoup. Les unes sont déprimées, d’autres extrême-
CR A tal
De
nt
ment convexes, d’autres enfin très re tel les Tibellus. |
Le corselet, généralement court et aussi large que long, est tantôt parallèle, tantôt assez fortement élargi dans la partie thoracique; son bord antérieur est presque toujours coupé droit et présente une range de crins disposée transversalement.
Les yeux, toujours diurnes et subégaux, sont placés sur deux lignes dont la première occupe la face antérieure et la seconde la face dorsale de la partie cépha lique; les yeux latéraux sont souvent portés par de. petites saïllies. Enfin, dans un grañd nombre d'espèces,
ces saillies et même le pourtour des
autres yeux sont blancs ou jaunâtres.
{ Les chélicères ont leur tige pourvie » d’une tache basale; leur direction est. 1 Chélicère verticale, leur forme habituellement -
“nargartatus, COnique et plane en avant; les crochets. sont courts et très recourbés; les bords de la rainure sont peu distincts, bo ient non denticulés mais garnis en revanche de longs erins; les lames maxillaires sont longues, rétrécies à l'extrémité, convergentes a entourent la pièce labiale. V
L’abdomen, de forme très variable et parfois bris volumineux, surtout chez les femelles, présente pe | sieurs fossettes bien développées dont une antérieure. | impaire. Les filières sont au nombre de six; les tarss | n’ont que deux griffes.
Par rapport à l’homme, les Thomisides sont absolu=. ment inoffensives, les dimensions et la faiblesse re tive de leurs chélicères les mettant complètement
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in THOMISIDES
hors dé tat de nous nuire ; les ie grosses, en |effet, à n atteignent même pas un centimètre dans nos climats. Les deux sexes sont souvent très dissemblables, . disparité qui entraîne parfois une différence. assez : appréciable dans les mœurs; c’est ainsi que les fe- melles de certaines espèces, pourvues d’un abdomen réltivement énorme, se tiennent immobiles dans le calice des fleurs, attendant qu'une proie passe à : leur portée, tandis que les mâles , beaucoup plus petits, 4 de forme déprimée, et munis de pattes beaucoup plus À longues, se meuvent avec la plus grande rapidité et vagabondent au loin à la recherche de leur butin. La manière de vivre des Thomisides varie selon les genres el même selon les espèces; les unes se tiennent sur les arbres où leur coloration foncière leur permet le plus souvent de passer inaperçues ; quelques-unes, telle h Coriarachne, se trouvent sous les écorces et leur . conformation est appropriée à ce mode d'existence :
| d'autres recherchent les pieux et les échalas, en Paie eulier ceux qui présentent des fentes ou des crevasses . leur permettant de se réfugier à la moindre alerte ; il en est enfin qui affectionnent les feuillages et les . fleurs, en particulier les fleurs en ombelle. Toutes possèdent des facultés ou des aptitudes mimétiques plus ou moins développées; les Xysticus, dont beaucoup d'espèces vivent sur les écorces ou au pied des 4 arbres, ont des couleurs ternes, terreuses, en harmoà nie parfaite avec le milieu ambiant; les Z'ibellus, avec . leur corps filiforme et leur revêtement pileux d’un jaune grisâtre, se dissimulent d'autant mieux le long = des branches qu'ils ont, comme les Tétragnathes
l'habitude d'étendre leurs longues pattes dans le sens . de leur corps; le Pistius truncatus est en entier d'un. roux obscur absolument semblable à la teinte de cer taines feuilles d'arbres lorsqu'elles sont desséchées. La + femelle de la Diæa dorsata a le corselet et la majeure partie des pattes d’un vert tendre et semi-diaphane qui se marie si bien avec celui des feuilles nouvelles . que cette Araignée peut ainsi dissimuler sa présence à l'œil même le mieux exercé; il en est de même du. Philodromus margaritatus dont la teinte gris clair où mousse fanée se fond à ravir avec celle de certains de | nos lichens que fréquente cette ‘espèce. Quelques Zhomisides prennent parfois des attitudes extrèmement curieuses: c’est ainsi que la femelle du Xysticus lanio se tient souvent vers l'extrémité des graminées, ventre collé à la tige, qu’elle maintient avec les pailes postérieures, devenues invisibles, tandis que ses deux paires de pattes antérieures sont étendues en croix, | complètement HBdes + et entièrement accolées l'uneà . l'autre. |
Genre Tmarus.
Corselet épais et court, abdomen très allongé; Jeu antérieurs en ligne droite, les postérieurs en ligne fortement récurvée; yeux latéraux disposés sur des | éminences dont les postérieures sont plus grosses que les antérieures. Yeux médians, moins volumineuk . figurant un trapèze plus étroit en avant qu'en arrière; bandeau incliné en avant et à peine plus étroit que l'aire oculaire; abdomen élargi en arrière, tantôl ane guleux, tantôt tuberculé; pattes, surtout celles des :
“THOMISIDES
. mâles, plus grèles que chez la plupart des autres Tho- ‘ misides : les deux paires antérieures et les deux paires postérieures sont subégales entre elles, les antérieures étant les plus longues. | : Le T. piger se trouve sur les arbres verts dans la majeure partie de la France et. .
en Corse; le 7. Piochardinese y} V4 rencontre que dans le bassin de ai là Méditerranée. Le 7°. piger a le corselet brunâtre plus clair en avant et sur le disque; il possède vers sa partie médiane une tache carrée coupée d'une
tache d'un gris foncé; il présente, en outre, des Points fauves assez larges mais peu visibles qui sont marqués chacun en ' leur milieu d'un pe- . | tit point noir. Les J pattes sont d'untes- ## tacé clair avec de gros points noirs irréguliers.
Le 7. Piochardi se | : reconnait à son tu- 4 D Piactau bercule abdominal = beaucoup plus long et de forme cylindrique. Le corselet est d'un gris blanchâtre ponctué de noir sur les côtés; l'abdomen plus nettement blanc présente également des taches et des traits de couleur noire.
+ ue, 4 SM a %
C'est en plein soleil sur les buissons ou sur les. plantes basses qu'il convient de rechercher les Tmarus
leur allure est très rapide, et à l’état de repos 4e
échappent facilement à la vue, en raison de l’habitude
qu'ils ont de se tenir le long des tiges ou des branches, :
les pattes antérieures étendues en avant.
Genre Coriarachne. |
Corselet beaucoup plus ample, à bord antérieur coupé carrément; appelées à vivre sous les écorces,les Coriarachne ont le corselet et l'abdomen absolument déprimés et donnent assez bien l'impression dun nn. Xystique qui aurait été écrasé et se serait desséché; partie
thoracique très élargie et ar.
rondie latéralement; abdomen court, très largement tronqué en avant, beaucoup plus étroi-
tement en arrière.
Coriarachne depressa.
deux premières paires.
La seule espèce de notre faune, C. depressa, a le corselet d’un brun-rouge obscur passant au noir chez le mâle; l'abdomen orné de plu à sieurs fossettes profondes dont les deux médianes plus … grandes que les autres; il est plus mat et plus obscur que le corselet et présente latéralement et à son er trémité, en arrière des deux dernières fossettes, des lignes blanchâtres ou couleur de rouille qui sont tant . soit peu saillantes et convergent vers le centre. Les pattes sont courtes et robustes, surtout celles des
De 3:
te PS NI OUEN. RCE
ME Eee ed *
Da PE + |
un être us commune en AHésener
Genre Thomisus.
ai
Front tronqué carrément et prolongé à chacun de ses angles en un tubercule conique et divergent qui porte sur sa face antérieure l'œil latéral de la première ligne et, sur sa face postérieure, l'œil latéral de la seconde ligne; yeux postérieurs petits, égaux, et disposés en ligne faiblement récurvée; yeux antérieurs de même dimension que les précédents, mais décrivant une ligne fortement récurvée: abdomen triangulaire, ès élargi en arrière et tronqué, avec les angles saillnts: pattes beaucoup plus longues chez le mâle que Chez la femelle et presque mutiques aux deux premières paires; femelle plus volumineuse que le mâle.
Le P albus (pl. XI, fig. 4 et 2) est surtout répandu dans le Midi où on le trouve sur les fleurs en ombelle: le mâle à le corselet rougeâtre en dessus, bre latéralement, avec les tubercules oculaires et le bord frontal d’ ‘un jaunâtre mat; l'abdomen, d’un jaune rougeûtre, présente à la iinteti des tubercules une bande brune transverse interrompue; les fémurs des deux Premières paires de pattes sont rougeâtres et annelés de brun près de leur extrémité; les autres articles sont un brun- rouge très obscur; lb pattes des deux dernières Paires sont en entier dés jaune pâle.La femellea de Milieu du Céphalothorax d’un blanc jaunâtre mat et ts côtes d’un fauve testacé ; le bandeau et l'espace OCulaire Sont d'un blanc mat; Pokdoniée est en entier