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mént séparés et disposés en ligne récurvée. La M. dives (pl. XVI, fig. 8), a le corselettantôt brun foncé ou noir, tantôt rougeâtre sur la partie thoracique; le tout est. recouvert de squames métalliques à refletsirisés bleus, violets et rouges; l'abdomen, testacé antérieurement
avec des poils d’un rouge vif et une touffe de poils. blancs au-dessus des filières, est également garni de grosses squames à reflets métalliques auxquels Îe
vert vient s'ajouter; les pattes sont d'un ftestacé clair, avec les métatarses en partie rayés de no longitudinalement et les fémurs des deux premières. paires souvent partiellement noirs; cette araignée St trouve en particulier dans le Midi, mais elle remonte. jusqu’au Nord de Paris; elle a une allure très rapide et recherche comme les Wicaria les localités arides ë. ensoleillées. 4
Genre Trachelas.
Céphalothorax court, fortement convexe et brusqué ment déclive en arrière; strie thoracique courte et pl cée à la naissance de cette déclivité. Chélicèrés. convexes, géniculées, dépassant le bord frontal € 1 ayant leur marge inférieure munie de deux denis bien séparées; veux antérieurs en ligne procurvée, les poS . térieurs en ligne récurvée; pattes courtes et robustes: épaissies aux deux premières paires, en particulier chez les mâles. Ce sont des Araignées d’allure 4557, lente que l’on trouve au pied des plantes dans les 100 M lités arides et chaudes. |
Le 7. minor (3 à 3 mill. 1/2), espèce méridionale, ; se cache entre les touffes de graminées croissail 1
© GLUBIONIDES ou au bord des rivières; son corselet, d'un fauve rouge vif, est rugueusement ponctué, surtout latéralement ;
ses pattes sont d'un testacé jaunâtre clair, son dune d'unblane testacé. — Le 7. Rayi (pl. XVL fig. 9), qui recherche, au contraire, les localités découvertes et, en
particulier, les pentes des vignobles, remonte beaucoup pus au Nord et paraît même commun dans le départe- … ment de l’Aube; son corselet plus obseur que celui du précédent présente des strioles en plus des rugosités ; l'abdomen est noirâtre, à reflets satinés, et légèrement éclaireï € en dessous.
Genre Ceto.
… Le Ceto unicolor, seule espèce française du genre, mesure de 5 à 5 mil. 1/2; le corselet, beaucoup plus . déprimé que chez les Zrachelas, est 2 finement rebordé sur les côtés et en arrière; il est fortement chagriné et . d'un brun-rouge obscur; les chélicères sont convexes, à marge inférieure bi- dentée; les yeux médians antérieurs : sont très gros et arrondis; les autres jeux sont subégaux entre eux; les la- téraux antérieurs sont à peu près au niveau des médians; ceux de la se- *À conde ligne décrivent une ligne très XX / fortement courbée en avant; l’abdo- x
. men déprimé et marqué de quatre fos-
… settes profondes est noirâtre mais éclairei autour des s lossettes ; le ventre et les filières sont d’un gris testacé ;
NA
Ceto unicolor.
CSS
212 ARACHNIDES DE FRANE
Jes pattes ont les fémurs des deux premières paires élargis, comprimés et plus obseurs que les autres a ticles qui sont rougeâtres ; les tarses et les métatarses | des quatre paires présentent une opus bien développée, 2 3 :
Le Ceto, espèce d'allure rapide, se trouve sous les. ; écorces dans une coque très blanche, ovale et déprimée, ressemblant beaucoup à celle des Clubiones ; on le ren- 1 contre en Corse et dans différentes parties de la : “France. : | | 4
22° Faurtur : AGÉLÉNIDES.
5 RL" RÉ ie RP D PT a PE
Amies des ruines, des vieux lierres, des recoins les plus obscurs de nos demeures, les Tégénaires sont le type le plus répandu et le plus connu de la famille dés Agélénides. Ce sont de grosses Araignées, mais leurs longues pattes hirsutes, la promptitude et la brus querie de leurs mouvements produisent toujours un impression désagréable dont il est pour ainsi dire ie possible de se défendre. En outre, l'habitude que poÿ ; sèdent beaucoup d’entre elles d'encombrer de leuf, immenses toiles en forme de nappe les angles de n° habitations, fait de ces Araignées des hôtes ennuyeli et incommodes. |
Envisagées au point de vue de l’histoire naturelle ce sont des espèces fort intéressantes, et c’est même . parmi elles que l’on trouve une des plus curieuses sinon la plus curieuse de toutes nos Araignées, l Argf ronète aquatique, dont l'existence tout entière se past sous l'eau dans des conditions qui font l’étonnemé?,,
: AGÉDÉNIDES - : ceux mêmes qui nese passionnent pas pour les choses de la nature. Les Agélénides sont des araignées essentiellement sédentaires et fileuses que leur struc- ture extérieure rapproche beaucoup des Clubionides. Elles diffèrent toutefois d’une façon essentielle de ces dernières par la conformation de leurs farses qui sont doujours armés de trois griffes et ne présentent jamais m griffes auxiliaires ni scopulas. Le céphalothorax est ovale et plus long que large, avec la partie cépha- . lique bien délimitée par des stries profondes dirigées
stries rayonnantes sont assez faibles. Les yeux sont égaux ou subégaux avec les médians antérieurs seuls
4 diurnes, sauf dans le genre Agelena où les huit yeux . sont presque homogènes. Ils sont disposés sur deux lignes tantôt droites, tantôt courbées, soit en avant, soit en arrière, mais presque toujours parallèles; le bandeau est moins large que l'aire oculaire et dirigé verticalement.
: Genre Argyronète.
Ce genre ne comprend qu’une espèce, mais à coup sûr une des plus curieuses. L’Argyronète aquatique (4. aquatica) est, en effet, une espèce essentiellement | hydrophile dont l'existence entière, accouplement, à ponte, chasse et confection de la trame, se passe com- … Plètement sous l’eau. Vue hors de cet élément, l’Argy- . ronète dont les téguments sont entièrement couverts delongs poils gris ou brunâtres n’a rien qui la dis-
une lame d'argent analogue à dans l'ordre des Coléoptères, chez les grands Hydro philides; ce phénomène est, d’ailleurs, intimement lié à la vie de l’Araignée et cesse même de se pro
tingue particulièrement de ses congénères. Seulemen
à peine est-elle plongée dans l'eau, que le spectacle change, car les bulles d’air dont l’Araignée s’enveloppé afin de pouvoir respirer, forment, en se réunissant,
celle qui se remarque,
duire lorsque celle-ci tombe Fans ou qu'elle est sta le point de mourir. |
De mème que les Dytiques, l'Argyronète remonteà la surface de l’eau et sort son abdomen lorsqu’ellé
sent le besoin de renouveler sa provision d'air. SON
appareil respiratoire présente cette particularité que. le pli transverse correspondant au stigmate trachéen se trouve situé près du pli épigastrique comme chë. | les Dysdérides, alors qu'il se trouvé.
placé dans le voisinage des filières.
chez les autres Agélénides. |
Le céphalothorax de l'Argyronèlt.
estlisse, d’un brun rougeñtre etpré sente à sa partie antérieure trois li :
gnes longitudinales de coulell.
noire; la partie céphalique allo | gée, convexe et très rétrécie ce avant, est en outre fortement ind née, disposition qui a pour efel.
de masquer presque entièremell
Argyroneta wjuatica. en dessus le groupe oculaire; les l yeux sont subégaux et disposés sur deux lignes trans verses, presque parallèles; les chélicères, très ps
AGÉLÉNIDES |
bustes et munies de crochets très longs et un
femelle; la partie thoracique est ovale, à strie médiane à peine indiquée, mais à stries rayonnantes profondes et entières. L'abdomen, plus allongé et plus rétréci postérieurement chez le mâle, est ovale et marqué de Quatre fossettes dorsales; les filières sont au nombre de six et d’égale longueur. Enfin, par suite d’une ano- malie assez rare dans l’ordre des Araignées, le mâle de l'Argyronète est plus gros que la femelle. Cette Araignée se trouve dans différentes parties de la France et dans les environs mêmes de Paris, mais elle Jest rare et semble assez localisée.
… Le Père de Lignac, un des premiers descripteurs des mœurs de l'Argyronète, a observé que les mâles de celle espèce se livrent de violents combats à l’époque de l'accouplement. | | |
Genre Cybæus.
ER Les Cybzæus se rapprochent des Amaurobius par leur . Conformation extérieure, leur manière de vivre et la Siructure de leur toile, mais ils ne possèdent ni cala- Mistrum ni cribellum. L'unique espèce française, C. tetrieus, se trouve dans les parties obscures des
forêts des Alpes et de l’Auvergne. Il recherche les # fentes des troncs de pins etde sapins abattus et décom- … posés,
Son corselet qui rappelle celui de l'Argyronète préente une fine strie longitudinale et des stries rayon- É Aantes trés faibles ; sa coloration fauve, obscurcie anà lérieurement. est relevée par une fine ligne marginale
de an noire et par des bandes noires paralléles aux stries A tnes et thoraciques : les pattes sont rougeâtres, l'abdomen est d'un gris verdâtre avec de grandes t taches blanches disposées obliquement et plus larges en avant qu’en arrière; les ché licères longues, robustes et très ren flées à leur naissance, surtout chez h.
femelle, dépassent le bord frontal : les yeux sont en ligne droite, mais no cupent pas toute la largeur du front.
Genre Textrix.
Les Textrix ressemblent aux Agé lènes, mais leur céphalothorax estplus allon- k gé et plus étroit. j O 9, ‘À
Le bandeau estlarge ; | Textrix coarctala. à et incliné postérieurement; les yeux Yenx vus en dessus. añtérieurs petits, resserrés et disposés 0 en ligne droite, sont ou subégaux entre eux, ou avec les médians un peu plus petits que les latéraux; les yeux postérieurs, surtout les mie SONt plus volumineux, presque équidistants Yeux vus en aa! et disposés en ligne fortement récurvée, suivant R courbe du bord frontal; la marge inférieure des chélicères est faiblement oblique et munie de deux dents Ie plus souvent de dimensions égales; lesfilières inférieu res sont largement séparées et beaucoup plus courléà que les supérieures, l’article basilaire de ces dernières étant au moins aussi long que les filières inférieure»,
Cybæus tetricus Œ.
une large bande médiane dont la coloration testacée disparaît presque entièrement sous un revête- «ment de pubescence blanche; les chélicères sont
men, d'un noir mat avec des points fauves, présente en dessus une large bande rougeâtre qui n’atteint pas son extrémité; cette bande qui est fortement denticu-
bal d. Agélènes; il n’en est pas de
. même de celle de la 7°. coarctala qui rappelle davantage celle des Cœlotes:
cette Zextrix, d’ailleurs, ne vit pas de la même façon que ses congénères, tar elle est nettement lapidicole; on la trouve dans les Pyrénées, en Provence, dans les Alpes-Maritimes et en Corse:
1 Sa faille (une dizaine de millimètres) estun peu supérieure à celle de la 7!
; denticulata; son corselet, presque glabre chez le mâle, pubescent chez la femelle, est d’un brun rouge assez … if, obscurci en avant; la strie thoracique et les stries : rayonnantes sont bien marquées; l'abdomen est oblong,
Textrix albosignata.
ongues et robustes, rougeâtres à l'extrémité; labdo-
trale et septentrionale, a le corselet noirâtre avec
léeen arrière renferme ne taches noires allon ées ÿ
d'un fauve obscur, fortement ponctué de noir sur ke
côtés et orné en dessus d’une large bande longitudi-
nale testacée; les pattes sont très robustes avec les
fémurs comprimés et dilatés en dessus. Le cocon des T'extrix se compose de deux enveloppes dont l’externe est recouverte de particules de terre ou de plantes sèches. Nous signalerons aussi la 7. albosignatt figurée ÉPCOnURE : 1 Genre Agelena. |
Les 49 gélènes ressemblent aux ZJextrix, mais els sont plus volumineuses, avec le corselet plus élargi et la partie céphalique atténuée et moins convexe; les yeux sont presque homogènes et disposés en deux | lignes procurvées en demi-cercle; les yeux médian antérieurs sont ie les plus volt :
mineux, mais parfois aussi tous ls yeux sont égaux entre eux; le bar : deau est plan, vertical et plus Large
à œ à ic l
ému endessus) que les veux latéraux antérieurs; les chélicères ont la marge inférieur” LP S< :
2OON armée de trois dents. :
en . + L’A. labyrinthica, très commu,
nr an dans toute la France, a le corselet role
Agel. labyrinthioa geâtre avec deux bandes brunes Jar (yeux vus en avant) ges et parallèles coupées de tralls foncés qui suivent les stries rayonnantes; l'abdomél est ovale, brun ou rougeâtre,avec une large bande me diane d'un jaune rougeâtre coupée d’accents pris clairs; les pattes, d’un jaune clair plus ou moins Foire sont parfois faiblement annelées. :
Cette A gélène n’est pas rare en juillet et août da