‹ AraignéesChapitre 43 sur 67 · RME · texte numérisé non relu

RME

Genre Trabæa.

Ces Araignées se distinguent à Ja large bordu , noire qui entoure les gros yeux et à la disposition des. yeux antérieurs qui sont plus petits que dans le ge o

précédent, et égaux entre eux, avec les médians beau. coup plus rapprochés l'un de l’autre que des latéraux, La ligne décrite par ces yeux médians est plus étrol | | que celle des yeux médians pis térieurs et sa courbure est plis accertuée que dans le gun Lycose. 4

La 7. paradoxa (61/2 à 7 nil se trouve en Corse et en Provence où elle recherche Les ter F

-rains marécageux. Son corseléh presque glabre en dessus et L bescent sur les côtés, est Hi finement marginé de noir; Ÿ Si coloration générale est du fauve olivâtre clair, plus obsal et plus fauve sur l'abdomen, À j quel est en outre recouvert d'u pubescence jaunâtre, très longl 1]

fine et serrée; le plastron est presque glabre ed couleur testacée ; les pattes sont rougeûtres avec Je IS extrémités un. 1

Trabæa paradoxa œ.

Genre Aulonia.

Chélicères peu robustes, partie céphalique étoile très allongée ; face verticale et presque carrée pol”

0 Lvcoss

la à pal de sa patte-mâchoire, d'où son nom d’albimane.

La coloration de ses téguments est entièrement noire, le corselet lisse et semi-luisant, tandis quel’abdomen, beaucoup plus mat, est rendu comme satiné par une très fine pubescence d'un fauve clair. Cette coloration foncière est rehaussée sur le pourtour du corselet par un fin ie e poils Le

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} | ARAGHNIDES D£ FR ANGE

des battés-mâchoires, à part la baiéile et l'extréll des fémurs, sont également noirs. L'Aulonia albu n’est pas commune, mais paraît répandue dans pré que toute la France, particulièrement dans Îles cha rières sablonneuses: son cocon est globuleux et très blanc. Elle est très commune au Vésinet dès le mo d'avril. 1

Genre Pardosa..

De toutes nos Lycosides, les Pardosa sont à coups sit celles qui détiennent le record de la vitesse et de lat. tivité; sans cesse en mouvement, bondissant à h aus alerte, disparaissant tout à coup sous ls feuilles mortes pour reparaître un peu plus loin, aussl

remuantes, aussi agiles et en queue sorte intatié bles, ce sont elles que nous voyons, à toute époque l'année, parcourir en bandes nombreuses les ci rières de nos bois. On les rencontre non seulemtl

. dans les forêts, mais dans le voisinage des marais à proximité des grandes prairies, sur les plateaux com sur les montagnes les plus élevées ; leurs espèces * sol assez nombreuses et habituellement localisées. 2 taille médiocre, souvent petite, les Pardosa sont dé Araignées élégantes, dont le mâle est plus petit D coloration plus tranchée que la femelle; leur coco. 4 dont les dimensions sont plutôt 2 par ra -: port à la taille de l’Araignée qui le porte, est habite lement gris bleu ou verdâtre, avec la suture seule “4 .

couleur blanche. 1

La P. bifasciata (5 1/2a6 mill.) recherche les ù

ries sablonneuses les plus chaudes ; son cocon À

1) D bris (6 mil.

1/2) a: Son cocon d'un gris jaunâtre avec la suture blanche ; le | corselet noir | |

chez le mâle, avec une bande médiane d’un blanc pur, est chez la femelle d’un brun-rouge obscur avec une bande médiane jaunâtre ; l’abdomen estd’un brun rougeâtre et présente de chaque côté de son bord antérieur une tache oblique, de couleur notre, non sise ‘u dessus; la one

Pardosa lugubris Q .

due dans les terrains aDlontieus des régions qui OI: sinent la Méditerranée. | .

. La P. paludicola recherche Énipre le voisinage P eau; son cocon est d’un gris bleu foncé ; elle est for commune dans la forêt de Saint-Germain, dans le v sinage des petites mares ou des ornières. Ses chélice et son corselet sont noirs; la bande médiane et latérale sont d’un brun rouge obscur peu distinct, l'abe domen est noir avec sa seconde moitié ornée de taches noires disposées en séries; la pubescence est d'un brun rougeâtre éclairci en ayant, sur les côtés et sur ventre.

95° FamiLLe : OXYOPIDES.

Le genre Oxyopes, qui représente seul cette fam dans notre faune, comprend des Araignées de tal moyenne, dont le faciès rappelle à la fois celui dé Pisaurides et celui des Lycoses ; le corselet est ovale, plus long que large, élevé et étroit en avant; la strié thoracique est longitudinale et profonde, les strié rayonnantes faiblement indiquées ; l'abdomen & ovale, terminé en pointe à sa partie postérieure ; pattes sont longues et grêles ; celles des deux premières sont un peu plus longues que les postérieures. ;

Les yeux, au nombre huit, sont tous diurne; Jlé quatre antérieurs sont disposés sur la face, Îles deu | médians situés très en avant des latéraux ; ils son beaucoup plus petits et plus rapprochés l’un de laut 4 que de ces derniers ; les quatre autres yeux sont placés sur la face supérieure du céphalothorax ; les médial | rejetés très en errière sont un peu plus volumineux

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es À éraux : le Dante est plus us que le groupe 0 ulaire ; les chélicères sont grèles, planes en avant, la même longueur que la face ; leur marge supéure présente une dent angulaire et quelques longs ns courbes : leur marge inférieure est simplement identée ; les filières sont au nombre desix; les pattes “unies d'épines longues mais assez grèles, ne présenent pas de scopula mats sont armées de rois griffes urvues de nombreuses dents. Les Oxyopes sont amis le lachaleur et de la lumière, poursuivent leur proie vec Ja plus grande agilité et sautent même parfois

nme le font les Attides, avec lesquelles ils ont de : indes analogies dans leur manière d'élever leurs ttes antérieures au-dessus de leur tête, et de tourner ur eux-mêmes au même endroit, en élevant et en issant alternativement leur céphalothorax. A l'enontre des Lycoses et des Pisaurides, les femelles des pes ne transportent pas leur cocon, mais elles ne témoignent pas pour cela moins de sollicitude. Ce on qui est assez volumineux par rapport à la taille l'Araignée, est lenticulaire, aplati et de couleur nche ; le tissu dont 1l se compose es serré et rÉSIst; Ja TT fixe ce cocon sur les tiges des plantes ses, en particulier des bruyères : elle ne le quitte ais de vue, et se pose dessus à la moindre alerte.

es deux espèces françaises remontent l’une et l’aujusqu'aux environs de Paris, mais elles sont surtout Communes dans le Midi ; leurs mœurs sont analogues. DO. heterophtalmus a le corselet pubescent et d’un

lun rouge obscur avec l'aire oculaire et plusieurs &nes rayonnantes de couleur noire ; l'abdomen, éga-

© ARAGHNIDES DE FRANCE

Pt NE PC PRE RENE

tièrement noire, est très commune dans le Midi del

nés. revêtu d'une pubescence squameuse, est d

brun rouge plus ou moins clair et présente à sa pari antérieure deux fines lignes longitudinales qui se réu nissent en pointe vers le milieu de la partie dorsale; les côtés présentent trois paires de lignes obliques qu convergent en arrière; les pattes sont plus ou moins, rougeâtres avec des bandes obscures disposées longi

tudinalement sur les fémurs, et des anneaux de mére

couleur sur les tibias et les métatarses.

L'O. lineatus a le corselet d’un jaune testacé, revétui pubèscence blanche, entremèlée de poils fauves ; yeux sont cerelés de noir et la strie thoracique p

| sente de chaque côté des l# ches de même couleur; l domen est noirâtre sur | côtés, avec les parties latër les, ponctuées et traversé de trois lignes testacées à rection oblique. Il présent en dessus une bande longi tudinale d’un jaunâtre cl qui est fort large et renfermi dans sa première moitié, 0 bande brune longitudinal, >, lancéolée et bordée de noir le ventre est testacé avec ul large bande longitudinale, de couleur noire. Les pates

Oxyopes lineatus

sont jaune clair. Cette espèce, dont le mâle se pré

sente parfois sous forme d’une variété presque !

France et en Corse.

96° Fa : ATTIDES.

de Amies de la lumière et de la chaleur, les Atfidessont ces petites Araignées à pattes courtes, à démarche |

rapide et saccadée que l'on voit, dès les premiers beaux jours, courir avec la plus grande rapidité sur les mu- railles ou sur les palissades exposées aux rayons du eil. Chasseresses comme les Lycoses, elles ne pro- | dent pas tout à fait comme ces dernières, et présenent dans leur manière de se comporter quelque chose ui rappelle assez bien le mode d’action des félins; à eine en effet ces petites Araignées ont-elles aperçu . Une proie à leur convenance, qu’elles deviennent tout . d'un coup immobiles, puis, soulevant leur grand corelet, elles sautent avec tant d'habileté qu'elles manent rarement le but; elles ont d’ailleurs toujours n de rester reliées par un fil à leur point de détt, La rapidité des Attides est extrêmement grande; Aussi est-il souvent fort malaisé de s'en saisir, surtout lorsqu'elles se tiennent sur des buissons; dans cas, en effet, elles sautent, au moment où l'on SY attend le moins, sur une branche voisine et se Ussimulent aussitôt sous une feuille pour recoméncer avec la même spontanéité si, ayant réussi deviner leur cachette, on essaie de nouveau de les Plurer, Les Attides ont les téguments presque tou- MS revêtus de pubescence tantôt simple, tantôt plu- lhéuse ou en forme de petites écailles, mais il en est,

elles les Euophrys, dont les téguments sont ornés de fléssins Qus à la coloration du derme lui-même.

: Ces particularités ne sont au reste pas les seules qui

ATTDES D

ARAGHNIDES DE FRANCE

distinguent les Attides de leurs congénères : autant el effet celles-ci sont, pour l'ordinaire, amies de la soli tude et disposées à se déchirer entre elles, autant Atiides font preuve de sociabilité; c’est ainsi que Salticus vivent souvent en société assez nombreuse ê queles Euophrys, les Marpissa construisent leurs coques tout à côté les unes des autres sous la même écorce Le corselet des Attides, allongé et souvent plus large.

que l'abdomen est plan où convexe; le bandeautsl vertical ou coupé obliquement; les veux,au nombre dt huit, très inégaux et tous du type diurne, sont disposés

entrois séries; la première qui occupe le devant dei face an cd quatre gros yeux, la deuxième del veux très petits, placés latéralement entre les yeux dt la première ligne et ceux de la troisième; ceux-ci sl de moyenne grosseur et disposés en di. sur ls. angles postérieurs de la partie céphalique; les deu griffes tarsales sont pectinées et présentent une scopull dans leur voisinage; les filières sont au nombre d six; la coloration des deux sexes etla proportion ds pattes et des chélicères sont souvent irès différentes 1

Genre Salticus.

Partie céphalique plane, plus large et notablemell plus élevée que la partie thoracique; plastron trs étroit s’avançant entre les hanches antérieures; chél-

cères des mâles très longues, déprimées et horizon) 1 tales, avec le bord inférieur de la rainure armé d'un rangée continue de fortes dents: chélicères de 4 femelle beaucoup plus courtes et de. pédiil de l’abdomen très allongé et visible en dessus.

Le aliou formicarius (6àa6 nul 172), (pl. XVI, fig. L t 2), est commun dans toute la France; son corselet,

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