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étiquette plongée à même-le tube: plusieurs de ces. tubes sont à leur tour baignés dans l'alcool d’un large. flacon dont la fermeture à l’'émeri est rendue plus hermétique encore au moyen d’une bonne couche de va. seline. Enfin une étiquette collée sur ce flacon indique le nom de la famille et rappelle ceux des genres qui. s’y trouvent représentés. Lorsque l’on veut examiner. une Araignée, ilimporte de ne: pas la laisser manquer | d'alcool, car à défaut de cette précaution, on peut con-

sidérer l’exemplaire comme perdu.

Disons enfin, pour terminer, que les espèces de la. famille des Agélénides, ainsi que la plupart des Dichy-. nides, surtout les Amaurobius, se désagrègent aisément

dans l'alcool et se rompent souvent en deux.

Les Arachnides de notre faune comprennent les. quatre ordres suivants: 4° Araignées, 2 Chernètes,

3° Scorpions, 4° Opilions.

Les Araignées sont des animaux essentiellement earnassiers, dont le corps, toujours muni de filières, se. compose de deux parties distinctes : le corselet ou :

céphalothorax, et le ventre ou abdomen, reliées entre.

elles par un pédicule.

Le céphalothorax, constitué par la réunion de la tête :

et du thorax soudés ensemble, supporte les yeux, les parties de la bouche et les organes locomoteurs.

L'abdomen porte les stigmates, les filières, l’orifice

anale et l’orifice génital.

GÉNÉRALITÉS à : 9

A l'encontre de ce qui se remarque chez les insectes, le corps des Araignées n’est jamais ailé, les pattes sont au nombre de huit au lieu de six, l'abdomen ne présente pas de traces apparentes de segmentation, et les organes de la respiration sont localisés. Enfin les Araignées ne subissent pas de métamorphoses, mais de

simples mues et naissent avec la forme qu’elles garderont toute leur vie.

CÉPHALOTHORAX

… Le céphalothorax, tantôt nu, tantôt recouvertde poils, est de forme très variable ; il se: compose de trois pièces chitineuses, une supérieure, que l’on nomme le boucher, et deux inférieures, de grandeur très inégale, dont la réunion a reçu le nom de sternum.

Le bouclier est presque toujours entouré d’un rebord, tantôt mousse, tantôt en arête plus ou moins tranchante, et limité intérieurement par une strie submarginale.

Sa surface, parfois entièrement homogène, est le plus ordinairement marquée vers son milieu d’une fossette en forme de sillon ou de trou rond et de stries qui sont l'indice d’attaches musculaires et s'étendent jusqu'au pourtour du céphalothorax où chacune d'elles aboutit à la naissance de la patte correspondante.

La partie céphalique porte les yeux, les parties de la bouche et les chélicères.

La partie thoracique porte les pattes-mächoires et les pattes ambulatoires.

Ces deux parties sont intimement soudées l’une à l'autre, mais la céphalique est tantôt brusquement

élevée au-dessus de la thoracique, tantôt un peu étran-. glée sur les côtés ; elle est, en outre, limitée par les. deux premières stries qui ont moins de tendance que | les autres à s'effacer. 4 La partie thoracique est presque toujours un peu en | contre-bas de la céphalique et présente souvent à son. bord postérieur une échancrure située au-dessus de l'insertion du pédicule. | 1 C’est à la face inférieure de cette partie thoracique . que se trouve le sternum; les deux pièces qui le composent portent les noms de pièce labiale et de plastron. | La première qui est de beaucoup la plus petite, sert | de plancher à la cavité buccale et porte les pattes-mâ- | choires. | La seconde, ou plastron, présente des échanerures | dans lesquelles s'insèrentles pattes ambulatoires. |

Ces deux pièces sont parfois soudées, dans d'autres. cas limitées par une faible strie, le plus souvent enfin séparées par une suture membraneuse, grâce à laquelle la pièce labiale peut se mouvoir de haut en bas. |

Le plastron est de forme extrêmement variable mais | ce qu'il convient surtout de retenir est que, chez cer- | taines Araignées, il est séparé du bouclier par un large espace membraneux et que chez les autres il n'en est séparé que par un étroit sillon. 1

Dans le premier cas, les hanches trouvent place : dans les intervalles membraneux des échancrures » que présente le plastron.

Dans le second cas, au contraire, elles s’articulent | dans de larges cavités cotyloïdes, de forme ronde ou | ovale, qui sont creusées dans la plaque sternale. !

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