Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Europe
cf C’est à la tegenaria atrica qu’il faut comparer cette espèce; le thorax est également ovale et arrondi en arrière; la tête, qui est rétrécie assez brusquement avant la première paire de pattes, est plus étroite et surtout plus longue.
Les sillons qui la limitent se rencontrent à angle aigu vers la moitié delà longueur du corselet; la strie médiane est peu profonde et n’atteint pas le bord postérieur.
Le tégument, qui est finement chagriné en arrière , est d’un fauve testacé, de plus en plus rougeâtre en avant ; le thorax est entièrement bordé d’une mince ligne noire couverte de poils de même couleur; la tête est ornée de deux lignes grises parallèles, qui descendent des yeux médians supérieurs; en arrière ces lignes s’élargissent et se rapprochent sans cependant se réunir; extérieurement se voient d’autres lignes semblables mais plus pâles ; le thorax est marqué , de chaque côté, de trois traits gris et divergents qui suivent les sillons rayonnants, mais n’atteignent ni la bordure ni la strie médiane.
Ce corselet est revêtu de pubescence jaunâtre.
Les yeux postérieurs sont équidistants, ils forment une ligne plus courbée que chez T. atrica , les latéraux sont légèrement soulevés; la ligne antérieure est plus resserrée et courbée dans le même sens; les yeux latéraux, qui sont ovales , sont aussi plus gros et plus avancés que les médians (ils sont égaux chez atrica).
Chacun de ces yeux est entouré d’un petit cercle noir.
Le bandeau, qui est vertical, est aussi large que l’aire oculaire.
L’abdomen est noir et entièrement couvert de poils gris auxquels se mêlent de nombreux poils jaunes; sa portion antérieure porte une bande médiane, noire sur les côtés et rouge dans le milieu; cette figure est bordée de deux larges bandes blanchâtres qui, en cet endroit, occupent presque toute la largeur de l’abdomen ; sa portion postérieure est coupée régulièrement par des accents jaunâtres superposés. En dessous, l’espace operculaire est testacé; le ventre est couvert de poils fauves, sur les parties latérales, il est chiné de noir.
Les filières supérieures sont noires avec l’extrémité rougeâtre.
Lespiècesde labouche sont tout-à-fait comme chez t. atrica.
Le plastron a la même forme , il est d’un fauve obscur, plus clair sur la ligne médiane , sa surface présente de nombreux crins noirs.
Les chélicères sont moins longues que chez l’espèce parisienne, mais tout aussi robustes; elles sont d’un brun rouge; de profil, leur extrémité dépasse à peine le sommet des mâchoires.
Les pattes-mâchoires sont grêles et d’un fauve-rouge; le second article de la jambe est plus long que le premier, il est dépourvu de la forte pointe externe qui caractérise notre tegenaria atrica , mais il présente, comme dans cette espèce, une petite pointe crochue tout-à-fait au sommet.
Le tarse et le digital sont semblables.
Les paltes sont très-longues; toutes sont dépourvues d’anneaux, mais garnies de longs poils soyeux; les jambes et les tarses portent aussi quelques épines : les trois paires postérieures ont les cuisses lestacées, les jambes et les tarses rougeâtres; la première est entièrement rougeâtre et d’une teinte plus obscure.
Ç (Pattes de la l re p. 23 mil., 4° p. 26 mil.).
Le corselet a la même forme et la même coloration , il est seulement plus pâle; les yeux occupent la même position.
Le bandeau est un peu moins large et les chélicères moins robustes. La bande rouge de l’abdomen se prolonge jusqu’à l’extrémité; en avant elle se termine en pointe; elle est bordée de noir et limitée par deux bandes latérales jaunes; dans le milieu, elle est flanquée de deux taches longitudinales jaunes; en arrière, elle est fortement denticulée.
Les pattes-mâchoires sont aussi longues que les cuisses des pattes antérieures; elles sont teslacées avec le dernier article rougeâtre.
Les pattes sont toutes d’un lestacé clair avec des anneaux gris très-peu marqués.
Deux exemplaires pris à Brajuelas , dans les Asturies.