EPE1EA C9NFINIS, Sp. nov
Long. Cf 4 7 8 . 9 6 1 / 2 millim.
cf Très-voisine des Epeïrn dromedaria cl bicomis, mais surtout de celle dernière.
Le thorax est dilaté et arrondi; au niveau de la première paire de pattes il se resserre beaucoup et se prolonge en avant en se rétrécissant graduellement; en arrière la tête est limitée par des sillons obliques qui se joignent en angle aigu et se prolongent sur le thorax sous la forme d’une strie profonde.
La surface de la tête est plane (elle est bombée chez dromedaria. )
Les yeux supérieurs du carré sont placés sur une avance obtuse qui a le tiers de la largeur du front; les latéraux sont aussi un peu élevés sur les angles de ce front, ils sont moins avancés que les médians, (ils sont sur la même ligue chez bicomis).
Le corselet est d’un fauve-olivâtre il est couvert de poils jaunes; les tubercules oculifères sont noires, la tête est aussi marbrée de taches noires.
L’abdomen a la même forme que chez bicomis cf, il est large et arrondi en avant, en arrière il diminue graduellement de largeur et de hauteur et se termine en pointe obtuse.
Son tégument est noirâtre et couvert sur les côtés de tachettes blanches irrégulières ; la partie postérieure est
marquée d'une très-large bande d’un beau noir qui se rétrécit en arrière et dont les bords sont profondément festonnés; en avant la ligne médiane est ornée de trois tachettes blanches superposées : les deux premières sont très-rapprochées el sont en forme d’accent, au niveau de leur intervalle se voient deux petits points blancs latéraux.
Le ventre, fauve sur les côtés, présente une large bande noire, ornée près des filières de deux points blancs transverses.
L’organe mâle est remarquable ; les deux articles de la jambe sont égaux en longueur : le premier est un peu dilaté du côté externe , le second se prolonge du même côté en un gros tubercule obtus et anguleux aussi volumineux que lui et de couleur blanche ; le tarse présente en dessus, à sa base, u n fort crochet, il se prolonge en manière de lanière du côté interne du digital ; celui-ci est très -développé et presque arrondi.
Le sternum est brun , il présente à la base de la troisième paire de pattes un très-petit tubercule.
I.es pattes sont assez fines et fort longues, comme chez Incornis cf. Elles sont d’un blanc lestacé : la moitié supérieure des cuisses est d’un brun-olivâtre, qui fonce en approchant du sommet; le premier article de la jambe est brun ou noir; le second a deux anneaux noirs, l’un au milieu, l’autre au sommet; le premier article du tarse a trois anneaux aux deux premières paires, à la troisième, il n'en a qu’un, et à la quatrième deux; l’extrémité du dernier est toujours noire.
Ces pattes , surtout les jambes , sont armées de longues épines; les jambes de la seconde paire ont leur second article un peu plus épais que les autres et armé de piquants trèsacérés.
Ç C’est à Y E peint schrebersii qu’il faut comparer le corselet; son contour est le même; en avant, il est tronqué et les saillies oculaires sont à peine sensibles.
La surface de la tête est plus plane et les sillons qui la
il
imitent forment un angle beaucoup plus obtus; ces sillons, assez profonds sur les côtés, sont presque nuis à leur point de réunion.
Le tégument est d’un brun rouge-clair; il est couvert de poils d’un blanc argenté; la ligne médiane est suivie par deux traits bruns filiformes et parallèles qui parlent des yeux médians supérieurs.
L’abdomen est du type angulata , les tubercules mousses de son sommet sont bien prononcés.
Cet abdomen est gris et tigré de points blancs, il est aussi garni de poils de cette couleur.
Des tubercules, à la partie postérieure, où elles se rapprochent , s’étendent deux lignes noires ; ces lignes sont brisées et forment un grand nombre d’angles rentrants et sortants; leur intervalle présente deux larges bandes brunes parallèles à contours vagues; en arrière, ces bandes se réunissent et remplissent tout l’espace inter-linéaire. Entre les tubercules se voit un point blanc, rehaussé par deux tachettes noires latérales.
Les pattes sont assez épaisses , et dans les mêmes proportions que chez schrebersn $ ; les jambes sont marquées en dessus d’une strie longitudinale.
Ces pattes sont d’un fauve-rouge' , elles sont annelées comme chez le mâle, seulement l’anneau de la cuisse est plus tranché, l'extrémité du dernier article est noir.
Les épines sont plus courtes que chez le mâle, mais tout aussi nombreuses; les jambes de la seconde paire ne sont pas renflées.
Les pattes-mâchoires sont fauves et annelées, leur dernier article est rougeâtre.
Le sternum est noir et coupé longitudinalement par une bande jaune qui paraît formée de trois taches rapprochées, dont la médiane est triangulaire et la postérieure linéaire.
Le ventre est fauve; il est marqué de deux bandes noires , qui n’atteignent pas le bord antérieur et se réunissent aux
filières en manière de fourche; vers le milieu de leur longueur, chacune de ces bandes est ornée d’une tache blanche carrée.
Variété 9 . L’abdomen est d’un brun très-foncé ; les lignes postérieures sont peu distinctes et leur intervalle est obscur.
Entre les tubercules se remarque un point triangulaire d’un blanc pur, précédé de deux taches plus grandes, un peu courbes et rapprochées parallèlement sur la ligne médiane.
J’ai pris trois individus dans la Sierra-Nevada.
Il est important de ue pas confondre cette espèce avec YEpeïra ctrce , qui est très voisine et se trouve dans les mêmes localités j chez l'espèce de Savigny , la tête est plus vodtée et le thorax a des sillons rayonnants , correspondant à la base de chaque patte ; les cuisses ont toujours deux anneaux noirs ; enfin . YEpeïra eirce est au moins un tiers plus grosse que la nôtre.