CTENIZA (») SAU V AG El Rossi (1790). Latr., L. Dufour
(Sub. Mygale.)
Mygale fodiens Walck (182o).
Nous ne possédons ni une bonne description ni une bonne figure de cette grande et commune espèce ( 2 ); la diagnose de L. Dufour (Ann. des sc. phys t. V) est beaucoup trop courte et ne fait pas ressortir les grandes différences qui séparent cette espèce des autres Mygalides terricoles; celle de Walckenaer est encore incomplète, la figure des Insectes Aptères (pl. V, fig. 2) copiée du mémoire de Audouin est aussi très-imparfaite.
Son habitat est jusqu’ici restreint à une partie de l’Italie et à l’ile de Corse, mais il est probable qu’il est beaucoup plus étendu, car deux espèces, l’une de Corfou ( lonica ;), et l’autre de Candie (Lcipidaria), décrites depuis, pourraient bien lui être assimilées.
En Corse la femelle est extrêmement commune ; tous les terrains en pente, principalement les talus des routes, sont criblés de ses trous; le mâle, au contraire, est très-rare, car, après l’avoir cherché avec soin pendant plus d’un an, je n’ai pu m’en procurer qu’un seul exemplaire.
( l ) M. Ausserer laisse le nom de Cteniza Latr. à un genre bien distinct des Nemesia ayant pour type YÀr. Sauvagei.
(*) Depuis que cette page est écrite, M. Ausserer a publié une description de la femelle, mais cet auteur ne parle pas du mâle (voy. toc. cit. y p. d5o).
o* Ceph. long. 7 roin ; larg. 6 roo \ — P le m rc 14 |. — 1° p. 18 —
Le céphalothorax est ovale et plus large en arrière que celui de la femelle; en avant il est, au contraire, plus rétréci.
Son bord postérieur est échancré dans le milieu et fortement rebordé; ce rebord se prolonge sur les côtés jusqu’à la première paire de pattes. La partie céphalique est beaucoup moins élevée, elle est presque de niveau avec le thorax ; les stries qui la limitent et la fossette médiane sont bien marquées; quant aux impressions des bords du thorax, elles sont presque nulles. Le tégument est noir et glabre comme chez la femelle, mais moins lisse, surtout dans la portion thoracique où il est visiblement granuleux.
Le plastron # est plus court et plus large, surtout en arrière, les deux espaces glabres sont moins distincts.
[.es chélicères sont beaucoup plus étroites et moins longues; leur face supérieure est glabre; leur extrémité est garnie de crins et d’une avance denticulée du côté interne, comme chez les mâles d 'Actinopus ( , )-
L’abdomen est étroit, ovale et de même longueur que le corselet. Les pattes-mâchoires sont très-longues et grêles, elles sont dépourvues d’épines; les tibias présentent seuls de longs crins en dessous; le tarse est petit et arrondi; le bulbe est presque globuleux, ouvert et comme fendu en dessous; de son bord supérieur s’élève une pointe très-grèle, sétiforme, aussi longue que lui.
Les pattes sont relativement très-longues, leurs épines sont disposées comme chez la femelle.
Les proportions de la femelle au maximum de sa taille son ainsi :
Long. tôt. 30 ram . — Ceph. long. 1 0 ram ; larg. 9 ram . — Chel. Long. 5 mm . —
pte m re 14 1 mm. Jo p. 1Q {. — 2° p. 1 6 mm . — 3° p. 17{. — 4° p. 53
(’) L’cspccc décrite par M. H. Lucas (Expi. Alg.), sous le nom d 'Actinopus algériennes , appartient au genre Ctcniza. Les vrais Actinopus sont jusqu’ici propres au nouveau continent.