‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'EuropeChapitre 47 sur 73 · EPISINUS LUGUBIVIS, sp. nov · texte numérisé non relu

EPISINUS LUGUBIVIS, sp. nov

? Episinus truncatus Ch. Koch, Aracli. t. XI , p. 166, pl. 396, fig. 958-959.

o* Long. 4 muo .

a* Le céphalothorax est ovale, un peu plus long que large, légèrement tronqué en arrière ; la partie céphalique n’est rétrécie que dans la région des yeux et es t plus avancée que chez E. truncatus ; elle est limitée par deux stries bien marquées, qui se réunissent à angle aigu vers le milieu du corselet et sont suivies par une strie médiane beaucoup plus profonde, surtout en avant; les parties latérales sont coupées de stries rayonnantes qui n’atteignent ni la strie médiane, ni les bords latéraux; considéré de profil, le corselet est légèrement convexe en arrière, il se déprime un peu dans le milieu, puis se relève en avant; le groupe oculaire est plus proéminent que chez l’espèce typique.

Le tégument, d’un noir mat ou d’un brun rouge foncé uniforme, est garni de courts poils blancs peu serrés.

La ligne supérieure des yeux est un peu plus large que chez E . truncatus ; ses yeux étant plus écartés entre eux , ils sont équidestants et les latéraux sont un peu plus petits et plus reculés; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite, moins large

que la supérieure; les médians sont plus gros et plus séparés entre eux que des latéraux auxquels ils touchent presque. Le bandeau est très-élevé, creusé au-dessous des yeux, il devient convexe au-dessus des chéHcères; celles-ci sont grêles, nullement bombées et aussi longues que la face.

L’abdomen est très-long et étroit, son bord antérieur est tronqué, en arrière il s’élargit très-peu; son tégument, noir mat ou brun en dessus et en dessous, est garni de poils blancs, soyeux très-espacés.

Le plastron est assez large, triangulaire et noir.

La patte-mâchoire est noire : le fémur est grêle; le tibia, un peu plus long que la patella, est plus large et anguleux en dessous; le tarse est encore plus long que chez E. Iruncatiis; le bulbe est semblable.

Les pattes sont aussi fortes, dans les mêmes proportions bien qu’un peu plus longues : celles de la première paire ont les fémurs noirs, et les autres articles d’un brun olivâtre très-foncé; celles de la seconde paire ont les fémurs d’un blanc tcstacé avec une bande grise sur leur face antérieure, les jambes et les tarses bruns; celles de la troisième paire sont blanches, avec l'extrémité du tibia et du métatarse légèrement rembrunis; celles de la quatrième paire ont les fémurs blancs à la base et noirs à l'extrémité, les tibias noirs, les articles suivants bruns avec le milieu du métatarse et le tarse fauves. Les hanches de la première et delà quatrième paire sont noires; celles des paires intermédiaires sont blanches; quelquefois toutes les parties noires de ces pattes sont d’un brun rougeâtre.

2 Long. 4

Le céphalothorax est d’un brun rougeâtre très-foncé.

L’abdomen est allongé, étroit en avant où son bord est échancré, mais graduellement élargi et élevé en arrière où il est brusquement tronqué; les angles de celte troncature sont élevés et divergents. Sur le dos s’étend une très-large bande noirâtre qui s’élargit d’avant en arrière et qui est coupée carrément â la partie postérieure; les parties latérales sont plus claires et de-

viennent presque blanches, surtout en arrière, dans le voisinage de la bande dorsale.

La patte-mâchoire est d’un brun rouge, avec le dernier article fauve. Le plastron et les hanches des pattes sont noirs, celles de la troisième paire ont seules une teinte fauve.

Les pattes de la première et de la seconde paire ont les fémurs et les jambes d’un brun rouge très-foncé avec la base des fémurs un peu éclaircie du côté externe; les métatarses sont blancs avec deux anneaux bruns; les pattes de la troisième paire sont entièrement blanches; celles de la quatrième paire ont les fémurs blancs avec un anneau à l’extrémité, les tibias bruns et les articles terminaux blancs.

11 y a longtemps j’ai pris un mâle de cette espèce bien distincte à Leudeville près Arpajon; depuis je l’ai retrouvée dans la Sierra-Morena en Espagne et à Bastelica en Corse.

L’exemplaire de Paris est beaucoup plus pâle que ceux du midi; toutes les parties qui sont d’un noir mat chez ceux-ci sont d’un brun rougeâtre, particulièrement les pattes et les articles basilaires de la patte-mâchoire.

11 n’est pas douteux pour moi que ce ne soit un exemplaire semblable que Ch. Koch a figuré sous le nom d'E. truncutus .

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