TEGE1XAMA FEMORALIS, sp. nov
d* Long. 8 mm . 1° p. 27 j. 4° p. 27.
Voisine de la Tegenaria parietina .
Le céphalothorax est cependant plus large dans la région thoracique où il est arrondi ; la partie céphalique est moins convexe et moins longue; le front, moins arrondi, est coupé plus carrément.
La strie longitudinale médiane est bien marquée, elle est plus avancée, mais n’atteint pas en arrière le bord postérieur ; les stries rayonnantes sont faibles. Ce corselet est d’un fauve rougeâtre qui fonce graduellement en avant; de chaque côté s’étend une trèslarge bande grise découpée sur les bords.
Les yeux supérieurs sont équidistants et forment une ligne droite, les médians sont ronds et un peu plus gros que les latéraux, qui sont légèrement ovales.
Les yeux antérieurs sont très- rapprochés entre eux, les latéraux sont plus gros que les médians auquels ils touchent presque.
Le bandeau est moins large que chez T . parietina et aussi un peu plus rentré.
Les chélicères sont fortes, longues et un peu, divergentes à l’extrémité, elles sont d’un brun rouge presque glabre.
L’abdomen, ovale et déprimé, est d’un fauve testacé clair, il présente d’abord deux petites lignes noires parallèles fortement ondulées; ensuite deux lignes transverses, également noires, formant de larges festons; toutes ces figures sont peu distinctes.
Les filières sont blanches, avec l’article terminal plus court que le basilaire.
Le 'plastron, fauve dans le milieu, est gris sur les bords et marqué de larges taches carrées correspondant à la base de chaque patte.
Les pièces de la bouche sont brunes , elles ne sont pas bordées de blanc, comme chez la plupart des Tegenaria.
La patte-mâchoire est longue et plus épaisse que chez T . parietina ; le tibia est à peine plus long que la patella, mais il est plus épais, il présente du côté externe une dilatation obtuse; en dessus il est armé de deux apophyses noires , verticales , courtes, lamelliformes : la première est tronquée carrément, la deuxième est également tronquée, mais son angle supéro-externe est prolongé en pointe divergente.
Le tarse est beaucoup plus large que chez J. parietina , il est renflé, presque globuleux à la base; à l’extrémité il est brusquement rétréci et prolongé par une longue pointe grêle.
Ce membre est d’un brun rouge.
Les pattes, peu épaisses et allongées, sont d’un fauve testacé; les fémurs de la première et de la deuxième paire, qui sont un peu plus robustes que les autres, sont d’un brun rouge; les pattes postérieures ont deux anneaux gris, peu marqués, sur les fémurs et deux autres sur les tibias.
Ç Long. 9f. — 1° p. 17. — 4° 17*.
La partie céphalique est plus convexe; la partie thoracique .est, au contraire, plus étroite et plus allongée que chez le mâle.
Le tégument, d’un fauve plus clair, présente une fine bordure noire autour du thorax; les bandes grises sont mieux marquées; elles n’atteignent pas en arrière le bord postérieur et ne se réunissent pas.
L’abdomen est presque noir; la portion antérieure est ornée d’une large bande d’un testacé verdâtre, bordée en avant d’espaces blancs; sur les côtés de cette bande et en arrière sont deux séries parallèles et longitudinales de taches fauves, diminuant d’avant en arrière; les filières sont blanches avec l’article basilaire noirâtre en dessus. Le ventre est fauve, avec une tache noire médiane et quatre taches latérales irrégulièrement découpées.
La vulve est surmontée d’une pièce rouge transversale, présentant deux fossettes arrondies.
Les pattes-mâchoires sont fauves avec le dernier article noirâtre et un anneau noir à l’extrémité du tibia.
Les pattes sont fauves; le fémur a trois anneaux gris : l’un à la base toujours incomplet, et deux au milieu; le tibia a deux anneaux semblables : l’un à la base, l’autre au milieu et quelquefois un troisième à l’extrémité; les tarses ont une teinte rougeâtre.
J’ai pris quelques exemplaires à Corte (Corse); cette espèce se plaît dans les endroits élevés sous les très-grosses pierres. M. le D r L. Koch a bien voulu me communiquer le type de sa Tegcnaria tridentina , qui estime espèce voisine, mais néanmoins bien distincte, appartenant' aussi au groupe de T. parietina ( 1 ).
(*) La Tcgenaria parietina Fourcroy. ( Eut . Par.) est la grosse tégénaire qui se trouve dans les maisons à Paris et en Angleterre. Celle que Walckenaer et M. Blackwall ont appelée Domestica par confusion avec la véritable Domestica de Clerck qui, en France, a des mœurs tout à fait champêtres. La Tegcnaria parietina a pour synonymie Aranca Guyoni , Guérin (1837), et T . intricata , C. Koch. (1841).