‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'EuropeChapitre 58 sur 73 · TEGENARIA SORICULATA, sp. nov · texte numérisé non relu

TEGENARIA SORICULATA, sp. nov

a* Long. 7| mm .

Le céphalothorax est d’un fauve brun avec une ligne marginale très-fine et deux bandes longitudinales partant des angles du front, élargies et rapprochées en arrière où elles sont festonnées. La strie thoracique est courte et peu sensible. La partie céphalique est longue et assez large.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; l’intervalle des médians est à peu près égal à leur diamètre, celui des latéraux un peu plus grand; ces derniers sont un peu (à peine) plus gros que les médians.

Les yeux antérieurs sont équidistants et forment une ligne fortement courbée en arrière : les médians sont un peu plus petits que les supérieurs et obliques, les latéraux sont légèrement anguleux et

aussi gros que ceux de la seconde ligne dont ils sont séparés par un intervalle moins grand que la moitié de leur diamètre. Le bandeau est au moins double des yeux latéraux antérieurs. Les chélicères sont brun-rouge, longues, robustes et striées.

Le plastron est d’un fauve obscur. ’

Les pattes sont entièrement de cette couleur, peu longues et robustes , surtout les fémurs des deux premières paires qui sont comprimés, pourvus de nombreux crins noirs et d’épines assez courtes; le tibia de la quatrième paire est beaucoup plus court que le céphalothorax et néanmoins plus long que le tibia de la première paire.

La patte-mâchoire est d’un fauve obscur : la patella est plus longue que large, un peu convexe et inerme; le tibia est à peine plus long, et un peu dilaté à l’extrémité où il présente du côté externe une pointe robuste, noire, cylindrique, dirigée obliquement en avant, peu longue, aiguë et recourbée; le tarse est petit et étroit, il est de même longueur que les deux articles précédents, non rebordé à la base et terminé par une pointe grêle , moins longue que la portion large; le bulbe est petit, discoïde, entouré d’un stylet, il présente du côté externe une forte lame membraneuse, arrondie en arrière et armée vers le milieu d’une denticulation aiguë.

$ Long. S\.

(Céphalothorax voy. a*) — Abdomen ovale allongé, d’un brun noir, orné en dessus, à la partie antérieure, d’une bande longitudinale rougeâtre finement bordée de noir et souvent accompagnée de taches rougeâtres latérales; cette bande est suivie de cinq larges accents tran&verses de même couleur, très-obtus et souvent imterrompus sur la ligne médiane. Le ventre est d’un fauve brun , ponctué de noir sur les côtés.

L’abdomen et le céphalothorax sont, comme chez le mâle, revêtus d’une courte pubescence d’un fauve assez vif.

Les filières sont brunâtres : l’article basilaire est assez long et élargi de la base à l’extrémité; l’article terminal est un peu plus long, plus étroit dès la base, cylindrique et terminé en pointe subaiguë.

Les pattes sont robustes et peu longues, entièrement d’un fauve obscur ; les épines tibiales sont fines et très-longues. Les pattes-mâchoires sont assez robustes, le tarse est de même longueur que le tibia et la patella. L’épigyne est assez petite, elle présente un espace membraneux incolore, arrondi en arrière, mal défini en avant, limité sur les côtés par de petits rebords noirs un peu convergents en arrière.

Cette Tegenaria est très-commune, en Corse aux mois de juin et de juillet dans les forêts de hêtres (la Porta, Vizzavona), où elle se trouve sous les pierres. Les cocons déposés près de la toile se composent d’une bourre jaune-orangé appliquée sur la pierre et recouvrant immédiatement les œufs, puis, en dessus seulement, de diverses enveloppes entremêlées de débris étrangers et affectant une forme conique.

Je l’ai prise longtemps pour la Tegenaria africana de M. Lucas qui a le même dessin sur l’abdomen , mais M. Lucas donnant à son espèce des yeux antérieurs égaux , il devient impossible de l’assimiler à la Tegenaria de Corse dont les yeux médians antérieurs sont plus petits que les latéraux.

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