LES JAMBES DE LA TERRE ET DU CIEL
(ronde'
« Lise, ôte ta jupe, eh ! Lise, ôte-la ! — Pourquoi l'ôlerais-je, Passant que voilà ?Le mendiant garde ses nippes, et le marchand son balandrap. — C'est pour voir les jambes qu'il y a dessous. — Je ne l'ôterai, je le jure, que si ôte aussi la sienne la Dame du château. — Lise, oie ta jupe, eh ! Lise, ôte-ia ! — Apporte-moi donc la jupe de la Dame du château I » La vieille à filer s'occupe, la vieille file et filera, caderiti, caderita, l'une ôle sa jupe, l'autre l'ôtera.
« Dame, ôte la jupe, eh ! Dame, ôte-la !
i.Ls jAMm:s 1)1. i.\ TKUiu: i:t du ciel 287
— Pourquoi rùterais-je, Passant que voilà? Le roitelet garde sa huppe, et l'éveque son falbala. — C'est pour voir les jambes de Lise mon cœur. — Je ne l'ôterai, je le jure, que si ôte aussi la sienne la Reine du royaume. — Dame, Ole la jupe, ch ! Dame,ôte-la 1
— Apporte-moi donc la jupe de la Reine du royaume ! » La vieille à filer s'occupe, la vieille file et filera, caderiti, caderita. Tune ôte sa jupe, l'autre l'ôtera.
« Reine, ôte ta jupe, ch ! Reine, ôte-la ! — Pourquoi l'ôterais-je, Passant que voilà ? Le pape garde sa tiare, et l'empereur son globe d'or. — C'est pour voir les jambes de Lise et d'une autre. — Je ne l'ôterai, je le jure, que si ôte aussi la sienne la Vierge du Paradis. — Reine, ôte ta jupe, eh ! Reine, ôte-la! — Apporte-moi donc la jupe de la Vierge du paradis ! » La vieille à filer s'occupe, la vieille file et filera, caderiti,