‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 22.26 (volume 2)Chapitre 4 sur 22 · Et Késed, et Cbazo, et Pildasch, et Iidlaph, et Béthuel · texte numérisé non relu

Et Késed, et Cbazo, et Pildasch, et Iidlaph, et Béthuel

23. Et Béthuel a engendré Rébecca; Milkah a enfanté ces huit à Nachor, frère d'Abraham.

24. Et sa concubine, et son nom (est) Réumah ; et elle a enfanté aussi, elle, Thébach, et Gacham, et Thachasch, et Maachah.

CONTENU

276A. Dans ce Chapitre * il s'agit , dans le sens interne, des très-

graves et intimes Tentations du Seigneur, par lesquelles il a uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine; et de la salvation de ceux qui constituent l'Église spirituelle du Seigneur ; salvation opérée par cette union.

2765. Il s'agit des Tentations très-graves et intimes du Seigneur , — Vers. 1, 3, à, 5, 6, 9, 10, 11. —De l'union de l'Essence Humaine avec l'Essence Divine, ou de la Glorification par ces tentations, — Vers. 2 , 11 , 12, 16. — De la salvation des Spirituels par le Divin Humain du Seigneur; de la salvation de ceux qui, au-dedans de l'Église, sont dans la charité et dans la foi ,— Vers. 2, 7, 8, 13, ià, 15, 16, 17, 18, 19 ; — et de la salvation de ceux qui, hors de l'Église, sont dans le bien,— Vers. 20, 21, 22, 23, 2A.

SENS INTERNE

2766. Vers. I. Et il arriva après ces paroles, et Dieu tenta Abraham, et il lui dit : Abralwm ! Et il dit : Me voici. — Il arriva après ces paroles, signifie les choses passées : et Dieu tenta Abraftam signifie les très graves et intimes tentations du Seigneur : et il lui dit : Abraham ! signifie la perception du Seigneur d'après le Divin Vrai : et il dit : Me voici, signifie la pensée et la réflexion.

2767. Il arriva après ces paroles, signifie les choses passées : on le voit sans explication. Les choses, dont il a été question, concernent Abimélech et Abraham , et consistent en ce qu'ils ont traité alliance en Béerschébah ; et en dernier lieu en ce qu'Abraham a planté un bocage en Béerschébah , ce qui signifiait que les rationnels humains avaient été adjoints à la Doctrine de la foi qui en soi est Divine ; ici maintenant il s'agit de la tentation du Seigneur quant au Rationnel, qui est signifié par Isac ; car par les Tentations le Seigneur a rendu Divin son Humain , par conséquent le Rationnel dans lequel commence l'humain, N* 2106, 2194; il l'a rendu Divin m < hàtiant et chassant tout ce qui dans le Rationnel était purement

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humaiu, ou humain maternel. Ici est l'enchaînement des choses du Chapitre précédent avec celles qui sont dans ce Chapitre, c'est de là qu'il est dit : «Il arriva après ces paroles, et Dieu tenta Abraham.»

2768. Et Dieu tenta Abraham, signifie les très-graves et intimes tentations du Seigneur: on en trouve la preuve dans ce qui suit ; que le Seigneur soit représenté par Abraham et désigné par lui dans le sens interne, on le voit par toutes les choses qui précèdent, où il a été question d'Abraham : que le Seigneur ait eu des Tentations très-graves et intimes qui , dans le sens interne , sont décrites dans ce Chapitre, c'est ce qui va être expliqué. Quant à ce qu'il est dit que Dieu tenta, c'est selon le sens de la lettre, dans lequel les tentations et plusieurs autres choses sont attribuées à Dieu ; mais d'après le sens interne Dieu ne tente personne, délivrant alors sans cesse des tentations , autant qu'il est possible ou autant que la délivrance ne cause pas de mal , et considérant alors continuellement le bien dans lequel il conduit celui qui est dans les tentations; Dieu , en effet, ne concourt jamais autrement aux tentations ; et bien qu'il soit dit de Lui qu'il permet, toujours est-il que ce n'est point selon l'idée que l'homme a de la permission , savoir , qu'il concourt en permettant ; car l'homme ne peut comprendre autrement, sinon que celui qui permet, veut aussi ; mais c'est le mal chez l'homme qui fait la tentation, et même qui induit en tentation ; et Dieu n'est en aucune manière la cause de la tentation, non plus qu'un Roi ou un Juge n'est cause que l'homme fait le mal et porte les peines dues à ce mal ; car celui qui se sépare des lois de l'ordre Divin, qui toutes tendent au Bien et par le Bien au Vrai, se précipite dans les lois opposées à l'ordre Divin, qui tendent au mal et au faux, et par là aux punitions et aux tourments.

2769. Et il lui dit : Abraluxm ! signifie la perception du Seigneur d'après le Divin Frai: on le voit par la signification dédire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, N"1898. 1919, 2080, 2619 ; et par la représentation d'Abraham, en ce qu'il est le Seigneur. Que la perception ait eu lieu d'après le Divin Vrai, c'est ce qu'on peut voir en ce que c'est Dieu , et non Jéhovah , qui est nommé ; car, dans la Parole, lorsqu'il s'agit du Vrai , c'est Dieu qui est nommé, tandis que lorsqu'il s'agit du Bien , c'est Jéhovah, Voir N° 2586; de là vient que dans ce Verset et dans les suivants

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jusqu'au Verset 11 , il est dit : Dieu, parce qu'il y est question de la tentation ; et si dans le Verset 11 et dans ceux qui suivent , il est dit : Jéhovah , c'est parce qu'il y est question de la délivrance; en effet, toute tentation et toute damnation viennent du Vrai , tandis que toute délivrance et toute salvation viennent du Bien ; que le Vrai damne et que le Bien sauve, on le voit N01 1685, 2258, 2335.

2770. Et il dit : Me voici, signifie la pensée et la réflexion : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est percevoir, N° 2769, mais ici penser et réfléchir, parce que dire s'applique à la réplique; on effet, toute pensée et toute réflexion qui en procède, viennent de la perception, N" 1919, 2515, 2552.

2771. Vers. 2. Et il dit : Prends, je te prie, ton fils, ton unique, que tu aimes, lischak, et va-t'en vers ta terre du Moriah, et offre-le là en holocauste, sur une des montagnes que Je te dis. — // dit : Prends, je te prie, ton fils, signifie le Divin Rationnel engendré par Lui : ton unique que tu aimes, signifie le seul dans l'univers par lequel il doit sauver le genre humain : lischak, signifie sa qualité : et va t'en vers la terre du Moriah , signifie le lieu et l'état de la tentation : et offre-le là en holocauste , signifie de le sanctifier par le Divin : sur l'une des montagnes, signifie l'amour Divin : que je te dis, signifie comme il le doit percevoir.

2772. Il dit : Prends, je te prie , ton fils , signifie le Rationnel Divin engendré par Lui : on le voit par la signification du fils, en ce qu'il est le Rationnel, N° 2623 ; ici le Rationnel Divin, parce que par le fils on entend lischak, qui représente le Rationnel Divin du Seigneur, ainsi qu'il a été montré, N°* 1893, 2066, 2083, 2630; et comme le Seigneur par la propre puissance a rendu Divin son Rationnel , ainsi qu'il a été déjù souvent dit , par ton fils, il est aussi signifié que ce Rationnel a été engendré par Lui, Voir NM 1893. 2093, 2625.

2773. Ton unique que tu aimes, signifie te seul dans tunivers par lequel il doit sauver le genre humain : on le voit par la signification d'unique, en ce que c'est le seul , et même dans l'univers, parce qu'il s'agit du Seigneur qui seul quant à tout l'Humain est Dieu ou a été fait Divin.

277û. lischak, signifie sa qualité, savoir en ce qu'elle est le bien du vrai et le vrai du bien, c'est-à-dire le Mariage Divin quant à

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l'Humain du Seigneur : cela est évident par la dénomination de Iiscliak, Voir ci-dessus Chapitre XXI , Vers. 6, 7.

2775. Et va-t'en vers la terre du Moriah, signifie le lieu et Cétat de la tentation : on peut le voir par la signification de la terre du Moriah; que la terre du Moriah soit le lieu de la tentation, c'est ce qui devient évident, en ce que Abraham reçut ordre d'y aller, et d'y oiïrir son fils en holocauste , et par conséquent de subir le dernier (degré ) de la tentation : dans cette terre a été bâtie Jérusalem, où le Seigneur Lui-Méme a subi le dernier (degré) de la tentation , comme on peut le voir, en ce que c'est sur la montagne du Moriah que David éleva un Autel, et que Salomon ensuite bâtit le Temple , ainsi qu'il est dit clairement dans le Livre des Chroniques : « Schélomoh commença de bâtir la maison de Jéhovah dans » Jérusalem, sur la Montagne du Moriah, qui avait été montrée à » David son père, dans le lieu que David avait préparé dans l'aire » d'Arnan (Arafna) Jébusite. » — II. Chron. III. 1. Confér. I Chron. XXI, 16 à 28, avec II Sam. XXIV, 16 à 25 : — par là on peut suffisamment voir que les choses qui sont dites sur l'immolation de Iischak sont des représentatifs du Seigneur , autrement cela aurait pu être fait dans le lieu où résidait Abraham, et il ne lui aurait pas été ordonné de partir de chez lui pour faire un chemin de près de trois jours.

2776. Offre-le en holocauste, signifie de le sanctifier par le Divin : cela est évident par la représentation de Y holocauste chez la nation des Hébreux et dans l'Église des Juifs, en ce qu'il était la chose la plus sainte de leur culte ; il y avait des holocaustes, et il y avait des sacritices, l'on voit N°' 922, 923 , 1823 , 2180, ce que les uns et les autres représentaient ; c'est par eux que se faisaient leurs sanctifications ; de là vient qu'ici offrir en holocauste signifie être sanctifié par le Divin, car le Seigneur Lui-Môme S'est sanctifié par le Divin, c'est-à-dire qu'il a uni l'Humain au Divin par les combats et les victoires des tentations, Voir Noi 1663, 1690, 1691 f, 1692 , 1737,1787, 1812,1813, 1820. Aujourd'hui la croyance commune est que les Holocaustes et les Sacritices ont signifié la Passion du Seigneur, et que le Seigneur par cette passion a expié les iniquités de tous, qu'il les a même attirées sur Lui, et s'en est par conséquent chargé ; ainsi ceux qui ont cette opinion croient être justifiés et

sauvés, pourvu qu'ils pensent , quand ce ne serait qu'à ia dernière heure de la mort, que le Seigneur a souffert pour eux , de quelque manière qu'ils se soient conduits pendant tout le cours de leur vie ; mais il n'en est pas ainsi , la Passion de la croix a été le dernier (degré) de la tentation du Seigneur; par elle il a pleinement uni l'Humain au Divin et le Divin à l'Humain , et s'est par conséquent glorifié ; c'est par cette union elle-même que peuvent être sauvés ceux qui ont la foi de la charilé en Lui ; en effet , le Suprême Divin lui-même ne pouvait plus parvenir jusqu'au genre humain, qui s'était tellement éloigné des célestes de l'amour et des spirituels de la foi, qu'il ne les reconnaissait même plus et les percevait encore moins ; c'est pourquoi , afin que le Suprême Divin pût descendre jusqu'à l'homme devenu tel; le Seigneur est venu dans le monde, et a uni en Soi l'Humain au Divin : cette union n'a pu se faire autrement que par les plus graves combats des tentations et par des victoires, et enfin par la dernière , qui était celle de la croix : de là vient que le Seigneur peut éclairer par son Divin Humain les mentais même les plus éloignés des célestes de l'amour , pourvu qu'ils soient dans la foi de la charité : le Seigneur, en effet, dans l'autre vie apparaît aux Anges Célestes comme Soleil, et aux Anges Spirituels comme Lune, NM 1053, 1521, 1529, 1530, 2441, 2495, toute lumière du ciel vient de là ; la Lumière du ciel est telle , que , quand elle éclaire la vue des Esprits et des Anges, elle éclaire en même temps leur entendement ; cette lumière a cela de particulier , qu'autant quelqu'un dans le ciel a de lumière externe , autant il a de lumière interne, c'est-à-dire autant d'entendement, d'où l'on voit en quoi la lumière du ciel diffère de la lumière du monde ; le Divin Humain du Seigneur est ce qui éclaire et la vue et l'entendement des Spirituels, ce qui n'aurait pas lieu si le Seigneur n'avait pas uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine ; et s'il ne les avait pas unies, il n'y aurait plus eu aucun intellectuel ni aucun perceptif du bien et du vrai pour rhomme dans le monde , ni même pour l'Ange spirituel dans le eiel ; ainsi il n'y aurait eu pour eux rien de ce qui constitue la béatitude et la félicité , ni par conséquent rien de ce qui constitue le salut; d'où il devient évident que le Genre humain n'aurait pu être sauvé, si le Seigneur n'eût pris l'Humain et ne l'eût glorifié. De là chacun peut maintenant voir ce qu'il en est de la croyance

de ceux qui se flattent d'ôtre sauvés, pourvu qu'ils pensent, d'après une sorte de mouvement intérieur, que le Seigneur a souffert pour eux et s'est chargé de leurs péchés , de quelque manière qu'ils aient vécu, lorsque cependant la lumière du ciel procédant du Divin Humain du Seigneur ne peut parvenir à d'autres qu'à ceux qui vivent dans le bien de la foi, c'est-à-dire dans la charité, ou, ce qui est la même chose, qui ont la conscience; le plan même sur lequel cette lumière peut opérer, ou le réceptacle de cette lumière, est le bien de la foi, ou la charité, par conséquent la conscience : que les Spirituels aient le salut par le Divin Humain du Seigneur on le voit N°* 1043, 2661, 2716, 2718.

2777. Sur l'une des montagnes, signifie l'amour Divin : cela est évident par la signification de la montagne, en ce qu'elle est l'Amour, N- 795, 796, 1430 , ici. l'Amour Divin, parce qu'il s'agit du Seigneur, voir quel est cet amour ; N*' 1690, 1691 f : 1789 1812, 1820, 2600, 2077, 2253, 2572 : comme ce fut par l'Amour Divin que le Seigneur a combattu et vaincu dans les tentations, et que ce fut par cet amour qu'il s'est sanctifié et glorifié, il est dit ici à Abraham, d'offrir Iischak en holocauste sur une des montagnes dans la terre du Moriah. Ce Représentatif devient plus évident en ce qu'un Autel fut dressé par David et que le Temple fut bâti par Salomon sur la montagne du Moriah, N° 2775; en effet, l'Autel sur lequel on offrait les holocaustes et les sacrifices fut le principal représentatif du Seigneur, et ensuite ce fut le Temple : quant à l'Autel, on le voit N° 921, et cela est constant dans David : « Elles • me conduiront vers la montagne de ta sainteté et vers tes habi- » tacies, et j'entrerai vers V Autel de Dieu, vers Dieu, l'allégresse » de mon ravissement »— Ps. XL1II. 3, à. — Quant au Temple, on le voit dans Jean : « Jésus dit : Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai : il parlait, Lui, du Temple de son corps. » —

2778. Que je te dis, signifie comme il le doit percevoir ; on le voit par la signification de dire, en ce que c'est percevoir, N- 2769.

2779. Vers. 3. Et de bon matin se leva Abraham au matin, et il sella son âne, et il prit deux de ses garçons avec lui, et Iischak son fils; et il fendit des bois d'holocauste; et il se leva, et il alla vers le lieu que Dieu lui avait dit. — De bon matin se leva Abra-

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ham au matin» signifie l'état de paix et d'innocence : et it set/a son âne, signifie l'homme naturel qu'il a préparé : et it prit deux garçons, signifie le rationnel antérieur qu'il a adjoint : et lischak son fils, signifie le Rationnel Divin engendré par lui : et il fendit des bois a" holocauste, signifie le mérite de la jusiiee : et il se leva, signiOe l'élévation : et il alla vers le lieu que Dieu avait dit, signifie l'état alors selon la perception.

2780. De bon matin se leva Abraham au matin, signifie l'état de paix et d'innocence : on le voit par la signification du matin, et de se lever de bon matin, quand il s'agit du Seigneur, qui ici est Abraham : le Matin, dans le sens universel, signifie le Seigneur et par suite son Royaume, conséquemraent le céleste de l'amour dans le commun et dans le particulier, comme il a été montré, N 2333 ; et parce qu'il signifie ces célestes, il signifie aussi l'état même dans lequel ils sont, état qui est celui de paix et d'innocence; il en est de l'État de Paix dans les cieux comme de l'état de l'aurore sur les terres ; tous les célestes et les spirituels se présentent dans les cieux dans l'état de Paix, et tirent de là tout leur bonheur, toute leur béatitude et toute leur félicité, de même que dans l'état de l'aurore sur les terres, toutes choses se présentent devant l'homme comme agréables et riantes , en effet, les choses particulières tirent de l'affection commune la propriété d'être telles, voir Noï 920, 2384 : il en est de même de l'état d'innocence; celui-ci existe dans l'état de Paix, et est un commun affectant toutes les choses qui appartiennent à l'amour et a la foi ; si ces choses n'ont point en elles l'innocence, elles manquent de leur essentiel ; c'est de là que personne ne peut venir dans le ciel, s'il n'a quelque chose de l'innocence, — Marc. X. 15 ; — on voit d'après cela ce que signifie /( matin dans le sens interne, et surtout lorsqu'il est dit de bon malin it se leva au matin ; et comme, dans le sens suprême, le Matin est le Seigueur, et que c'est de Lui que procède l'état qui produit et affecte les choses appartenant à son Royaume, le matin et se lever de bon matin signifient aussi plusieurs choses qui existent dans cet état, et cela comme attributs de celles qui suivent dans le sens interne.

2781. Et il sella son âne, signifie l' /tomme nature/ qu'il a préparé : on le voit par la signification de Y Ane, de laquelle il va être

parlé : chez l'homme il y a les volontaires et il y a les intellectuels ; aux volontaires appartiennent les choses qui concernent le bien, et aux intellectuels, celles qui concernent le vrai ; il y a des bêtes de diverses espèces, par lesquelles sont signifiés les volontaires qui concernent le bien, comme les Agneaux, les Brebis, les Boucs, les Chèvres, les Veaux, les Bœufs, Voir N°* 1823, 2179, 2180; et il y a aussi des bêtes par lesquelles sont signifiés les intellectuels qui concernent le vrai, savoir, les Chevaux, les Mulets, les Onagres, les Chameaux, les Anes, et en outre les Oiseaux; il a déjà été montré que le Cheval signifie l'intellectuel, N*' 2761, 2702; l'Onagre, le vrai séparé d'avec le bien, N- 1940 ; le Chameau, le scientifique dans le commun, et l'Ane le scientifique dans le particulier, N° 1486 : il y a deux choses qui constituent le Naturel chez l'homme, ou, ce qui est la même chose, l'homme Naturel, savoir, le bien naturel et le vrai naturel ; le bien naturel est un plaisir qui découle de la charité et de la foi, le vrai naturel est leur scientifique : que le Vrai naturel soit ce qui est signifié par l'âne, et le vrai rationnel ce qui est signifié par le Mulet , on peut le voir par ces passages ; dans Ésaïe : « Prophétie sur les bêtes du p midi : dans la terre d'angoisse et de détresse , le Lion et le » Tigre, et d'après eux la Vipère et le Dipsade volant porteront t sur V épaule des Anons leurs richesses, et sur la bosse des Cha- » nieaux leurs trésors, vers un peuple (auquel) ils ne seront pas » utiles; et les Égyptiens donneront vainement et inutilement du » secours. » — XXX. 0, 7; — sont appelés bêtes du midi ceux qui sont dans les connaissances du bien et du vrai, mais qui s'en servent non pour la vie, mais pour la science; il est dit à leur sujet qu'ils portent sur l'épaule des ânons leurs richesses et sur la bosse des chameaux leurs trésors, parce que les ânons signifient les scientifiques dans le particulier, et les chameaux les scientifiques dans le commun ; les Égyptiens sont les sciences, Not 1164, 1165, 1186, desquelles il est dit qu'elles donneront vainement et inutilement du secours : il est évident pour chacun que cette prophétie a un sens interne, et que sans ce sens elle n'est comprise par qui que ce soit; car, sans le sens interne, on ne peut savoir ce que c'est que la prophétie sur les bétes du midi, ce que c'est que le lion et le tigre, la vipère et le dipsade volant, ni pourquoi il est dit que ces bêtes porteront sur l'épaule des ânons leurs richesses et sur la

bosse des chameaux leurs trésors, ni pourquoi immédiatement après, il est dit que les Égyptiens donneront vainement et inutilement du secours. L'Ane a une semblable signification dans la prophétie d'Israël concernant lisascbar, dans Moïse : « Iisaschar, âne » omi, qui se couche entre les bagages. » — Gen. XLIX. 14. — Dans Zacharie : t Ce sera ici la plaie dont Jéhovah frappera tous » les peuples qui combattront contre Jérusalem ; il y aura la plaie » du Cheval, du Mulet du Chameau et de l'Ane, et de toute bete.i — XIV. 12, 15; — que le cheval, le mulet, le chameau et l'âne signifient chez l'homme les intellectuels qui seront frappés de plaies, on le voit d'après tout ce qui précède et tout ce qui suit ce passage, car il y est question des plaies qui précéderont le jugement dernier ou la consommation du siècle, plaies dont Jean a aussi parlé dans l'Apocalypse en bien des endroits, et que les autres Prophètes ont très fréquemment mentionnées; ceux qui alors doivent combattre contre Jérusalem, c'est-à-dire, contre l'église spirituelle du Seigneur et contre ses vrais, sont signifiés par ces animaux, ceux-là

eront frappés de plaies quant aux intellectuels. Dans Ésaïe : t Heureux vous qui semez auprès de toutes les eaux, qui (y) en- » voyez le bien du Bœuf et de Y Ane. * — XXXII. 20; — ceux qui sèment auprès de toutes les eaux sont ceux qui se laissent instruire dans les spirituels ; que les eaux soient les spirituels, par conséquent les intellectuels du vrai , on le voit, N" 680, 739, 2702 ; ceux qui y envoient le pied du bœuf et de l'âne, ce sont les naturels qui doivent servir ; que le bœuf soit le naturel quant au bien, on le voit N"' 2180, 2566; l'Ane est le naturel quant au vrai. Dans Moïse : « Il attache au cep son Anon, et au noble cep le fils de * son ânesse ; il a lavé dans le vin son vêtement, et dans le sang » des raisins son manteau. » — Gen. XLIX. 11; — c'est là la prophétie de Jacob, alors Israël, sur le Seigneur : le cep et le noble cep désignent l'église spirituelle externe et interne, N° 1069; l'ânon est le vrai naturel, le fils de l'ânesse est le vrai rationnel ; si le fils de l'ânesse est le vrai rationnel, cela vient de ce que l'ânesse signifie l'affection du vrai naturel, N* i486, dont le fils est le vrai rationnel, ainsi qu'on le voit, N" 1895, 1896, 1902, 1910. Autrefois le Juge avait pour monture une Anesse, et ses fils, des Anons; et cela, parce que les Juges représentaient les biens de l'Église, et

oENÈSE, CHAI1. VINGT-DEUXIÈME.

leurs fils les vrais qui en procèdent : mais le Roi avait pour monture une Mule, et ses (ils, des mulets; et cela, parce que les Rois et leurs fils représentaient les vrais de l'Église, voir V 1672, 1728, 2015, 2069 : que le Juge ait eu pour monture une Anesse, on le voit dans le Livre des Juges : « Mon cœur (est) pour les législateurs d'Israël, » qui sont de bonne volonté parmi le peuple, bénissez Jéhovah. » {vous) qui montez sur des Anesses blanches, qui êtes assis sur i Middin. » —V. 9, 10 : — on y voit aussi que les fils des Juges avaient pour monture des Anons : « Jaïr, juge sur Israël, eut trente » fils, qui montaient sur trente Anons. »—Jug. X. 3, 4 : — et ailleurs : a Abdon, juge d'Israël, eut quaranle fils, et trente fils de » fils, qui montaient sur soixante-dix Anons. » — Jug. XII. 14 : — il est constant que le Roi avait pour monture une Mule : « David » leur dit : prenez avec vous les serviteurs de votre Seigneur, et » faites Monter Salomon mon fils sur la Mute, qui (est) à moi. Et » ils firent monter Salomon sur la Mute du Roi David; et Sadoch

* le sacrificateur et Nathan le prophète l'oignirent pour roi dans » Guichon. t— I. Rois, 1.33,38,44, 45;— et que les (ils du Roi montaient sur des Mulets : « Tous les fils du Roi David se levèrent, et » montèrent chacun sur son Mulet, et ils s'enfuirent de devant » Absalon. »— II. Sam. XIII. 29;— d'après cela, il est évident que monter sur une Anesse était une prérogative du Juge, et monter sur une Mule une prérogative du roi; et que monter sur un Anon était une prérogative des fils du Juge, et sur un Mulet une prérogative des (ils du Roi ; et cela, comme il a été dit, parce que l'Anesse représentait et signifiait l'affection du bien et du vrai naturels, la Mule l'affection du vrai rationnel, l'Ane ou l' Anon le vrai nature I lui-même, et le Mulet ainsi que le Fils de l'Anesse le vrai rationnel : de là on voit ce qui est entendu par les Prophéties sur le Seigneur, dans Zacharie : « Trésaille, fille de Sion ; fais retentir tes cris, fille » de Jérusalem; voici, ton Roi viendra à toi, juste et sauvé, lui. » humble et Monté sur un Ane, et sur un Anon fils d' Anesses;

* sa domination (s'étendra) de la mer à la mer, et du fleuve jus- » qu'aux extrémités de la terre. » — IX. 9, 10; — on sait par les Évangélistes que le Seigneur a voulu monter sur ces animaux, lorsqu'il vint dans Jérusalem ; il en est ainsi parlé dans Matthieu : « Jésus envoya deux disciples, leur disant : allez dans le village.

quant au bien et au vrai, voilà pourquoi il a été établi plusieurs lois, dans lesquels il est parlé de Bœufs et d'Anes, Lois qui, au premier aspect, ne semblent pas dignes d'être iusérées dans la Parole Diviue ; mais quand elles sont développées quant au sens interne, le spirituel qu'elles renferment paraît d'une très grande importance : par exemple, ces lois dans Moïse : c Lorsque quel- » qu'un aura ouvert une fosse, ou lorsque quelqu'un aura creusé » une fosse, et ne l'aura point couverte, et qu'il y sera tombé un » Bœuf ou un Ane, le maître de la fosse rendra l'argent au maître, » et ce qui est mort sera pour lui. »— Exod. XXI. 33, 34. — « Quand tu rencontreras le Bœuf de ton ennemi, ou son Ane, » égaré, en le ramenant tu le lui ramèneras. Quant tu verras

• Y Ane de celui qui le bait coucbé sous sa charge, et que tu auras . manqué de la remuer, en la remuant tu la remueras de dessus » lui. » — Exod. XXIII. 4, 5. Deuter. XXII. 1, 3. — • Tu ne verras > point Y Ane de ton frère ou son Bœuf, tombés dans le chemin et

• en te cachant d'eux, en les relevant tu les relèveras. » — Deutér. XXII. 4. — « Tu ne laboureras point avec un Bœuf ei un Ane en-

• semble. Tu ne te revêtiras point d'uu tissu de laine et de lin

• mêlés ensemble. » — Deutér. XXII. 10, il. — « Durant six jours » tu feras tes ouvrages, et le septième jour tu te reposeras, afin que » se repose ton Bœuf, et ton Anet et le fils de ta servante, et l'é- » tranger. . — Exod. XXIII. 12; — là, le Bœuf et l'Ane, dans le sens spirituel, ne signifient rien autre chose que le bien et le vrai naturels.

2782. Et il prit deux garçons, signifie te Bationnel antérieur qu'il a adjoint ; on le voit par la signification des garçons; le garçon {puer) et les garçons ont, dans la Parole, différentes significations, parce qu'ils se disent aussi bien des fils de la maison que des fils de l'étranger, et même des serviteurs; ici ils s'entendent des serviteurs : que les serviteurs, dans la Parole, signifient aussi les naturels de l'homme qui doivent être au service du Rationnel ; on le voit N" 1480, 1713, 2541, 2567; mais ici, comme il est dit uon des serviteurs, mais des garçons, par là est signifié le Rationnel antérieur ou purement humain, qui doit être au service du Rationnel Divin ; c'est aussi ce qu'on peut voir par la série même des

C 1 1 0 so s .

' 24 Alt CANES CÉLESTES.*

2783. Et lise lut k son fils, signifie te Hationnel Divin engendré par Lui : cela est évident par la représentation de lisc/iack, en ce qu'il est le Rationnel Divin du Seigneur, ainsi qu'il a été déjà souvent dit ; par son fils on entend qu'il a été engendré par Lui, comme ci -dessus, N° 2772.

2784. Et it fendit des bois d'holocauste, signifie le mérite de la justice : on le voit par la signification des bois et de fendre des bois : que des bois signifient les biens qui appartiennent aux œuvres et ceux qui appartiennent à la justice, et que fendre des bois signifie placer le mérite dans les biens qui appartiennent aux œuvres, et fendre des bois d'holocauste, le mérite de la justice, ce sont là des significations qui paraissent trop éloignées pour qu'elles puissent être connues sans révélation : que fendre des bois, ce soit placer le mérite dans les biens qui appartiennent aux œuvres, c'est ce dont j'ai pu avoir la preuve d'après les choses que j'ai vues et qui ont été décrites dans la Première Partie, N" 1110, sur les Fendeurs de bois, en ce que ce sont ceux qui, par les biens qu'ils ont fait, ont voulu mériter le salut; en outre, il y en a aussi d'autres, par devant en haut un peu vers la droite, ayant appartenu à un certain globe, qui se sont pareillement attribué tout bien et apparaissent également couper et fendre des bois; parfois ceux-ci, quand il leur semble travailler, ont le visage brillant d'un certain feu follet, ce qui est le bien du mérite qu'ils s'attribuent; cette apparence vient de ce que le Bois est le représentatif du bien, comme était tout Rois employé dans l'Arche et dans le Temple, ainsi que tout Rois placé sur l'Autel, quand on faisait des holocaustes et des sacrifices ; et même ceux qui s'attribuent le bien et le font méritoire, sont dits dans la Parole, adorer le bois, on une image taillée de bois.

2785. Et Use leva, signifie C élévation: on le voit par la signification de m (ever, en ce que ce mot, partout où on le rencontre dans la Parole, renferme quelque élévation.

2786. Et il alla vers le lieu que Dieu lui avait dit, signifie l'état alors selon la perception : on le voit par la signification du lieu, en ce que c'est l'état, M0' 1273 à 1277, 1376 à 1381, 2625; et par la signification de dire, quand c'est Dieu qui dit. en ce que c'est percevoir pur le Divin, N" '2769, 2778. Quant à ce qui concerne

l'état lui-même, cet état est décrit dans ce Verset, savoir, Tétai que le Seigneur a pris quand il subissait les tentations, et ici celui qu'il a pris quand il subissait les tentations très graves et intimes; la première préparation à cet état a consisté en ce qu'il s'est revêtu de l'état de Paix et d'Innocence, puis en ce qu'il a préparé chez Lui l'homme Naturel ainsi que l'homme Rationnel afin qu'ils fussent au service du Rationnel Divin, et en ce qu'il a adjoint le mérite de la justice, et qu'il s'est ainsi élevé : ces choses ne peuvent nullement être mises à la portée ou présentées à l'idée de quelqu'un qui ignore qu'il existe en même temps plusieurs états, et que ces états sont distincts entre eux, et qui ignore ce que c'est que l'état de paix et d'innocence, ce que c'est que l'homme naturel, ce que c'est que l'homme rationnel, et ce que c'est que le mérite de la justice ; car il faut d'abord qu'il ait une idée distincte de toutes ces choses, et qu'il sache aussi que le Seigneur a pu par le Divin se revêtir des états quelconques qu'il Lui a plu, et qu'il s'est préparé aux tentations par plusieurs états dont il s'est revêtu. Bien que ces choses soient chez les hommes dans une obscurité comme celle de la nuit, toujours est-il qu'elles sont dans une clarté comme celle du jour chez les Anges, qui, étant par le Seigneur dans la lumière du ciel, voient distinctement en elles et en d'autres de ce genre des choses innombrables, et perçoivent alors une joie ineffable par l'affection qui influe : d'après cela, on peut voir combien l'intellectuel et le perceptif humains sont éloignés de l'intellectuel et du perceptif angéliques.

2787. Vers. 4. Au troisième jour, et Abraham leva ses yeux, et il vit le lieu de loin. — Au troisième Jour, signifie le complet et le commencement de la sanctification : et Abraham leva ses yeux, et il vit, signifie la pensée et l'intention par le Divin : le lieu de loin, signifie l'état qu'il a prévu.

2788. Au troisième jour, signifie le complet et le commencement de la sanctification : on le voit par la signification du troisième jour; le jour, dans la Parole, signifie l'état, N°' 23, 487, 488, 493, 893, de même aussi l'année, et en général tous les temps, comme l'heure, le jour, la semaine, le mois, l'année, le siècle, comme aussi le matin, le midi, le soir, la nuit, et le printemps, l'été, l'automne, l'hiver; et quand il y est ajouté la troisième ou le

t26 ARCANES CÉLESTES.

troisième, ils signifient la Un de cet état et tout à la fois le commencement de l'état suivant. Ici, comme il s'agit de la sanctification du Seigneur, qui s'est faite par les tentations, le troisième jour signifie le complet et tout à la fois le commencement de la sanctification, ainsi qu'il résulte aussi des choses qui précèdent La raison de cette « signification, c'est que le Seigneur, après qu'il aurait accompli toutes choses devait ressusciter le troisième jour, car les choses qui ont été faites par le Seigneur, quand il vécut dans le monde, ou qui devaient être faites, étaient dans les représentatifs de l'église, comme si elles eussent été faites, et il en était aussi de môme dans le sens interne de la Parole, car en Dieu devenir et être, c'est la môme chose ; bien plus, toute l'éternité Lui est présente. De là vient que le nombre ternaire fut représentatif, non-seulement dans l'Ancienne Église et dans l'Église Juive, mais même chez différentes nations, voir ce qui a été dit de ce nombre, N°* 720, 901, 1825 ; on trouve une preuve de cette origine, dans lloschée : « Retournons » à Jéhovah, parce que, Lui nous a blessés, et il nous guérira; il » nous a frappés, et il nous pensera. II nous vivifiera dans deux » jours, au troisième jour il nous élèvera, afin que nous vivions » devant Lui. » — VI. 1, 2 ; — là, le troisième jour, c'est l'avènement du Seigneur et sa résurrection. On en a aussi la preuve par Jonas, en ce qu'il t fut Trois jours et Trois nuits dans les entrailles du » poisson. »— Jon. II. 1; — le Seigneur en parle ainsi dans Matthieu : « Comme fut Jonas dans le ventre de la baleine Trois jours » et Trois nuits, de même sera le Fils de l'homme dans le cœur de » la terre Trois jours d Trois nuits. » — XII. 40. —Il faut qu'on sache que, dans le sens interne de la Parole, Trois jours et le Troisième jour signiiient la même chose, comme aussi Trois et Troisième dans les passages suivants : dans Jean : < Jésus dit aux » Juifs : détruisez ce Temple, et en Trois jours je le relèverai; il » parlait , Lui , du Temple de son corps. » — II. 19, 20, 21. Matth. XXVI. 61. Marc, XIV. 58. XV. 29; — que le Seigneur soit ressuscité le Troisième jour, cela est bien connu ; aussi est-ce pour cela que le Seigneur a distingué les temps de sa vie en trois, dans Luc : « En vous en allant, dites à ce renard : voici, je chasse les » démons, et j'achève les guérisons aujourd'hui et demain, mais le ■ Troisième jour je suis consumé. »— XIII. 32 : — « c'est aussi à

la Troisième Heure du jour que le Seigneur a soutenu la dernière tentation, qui était celle de la croix, » — Marc, XV. 25; — « et Trois heures après, ou à la Sixième Heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre; » — Luc, XXIII. 44 ; — « et Trois Heures après, ou à la Neuvième Heure, ce fut la fin. . — Marc, XV. 33, 34, 37; — «mais le matin du Troisième jour il ressuscita, » — Marc, XVI. i, 2, 3, 4. Luc, XXIV. 7; voir Matth. XVI. 21. XVII. 22, 23. XX. 18, 19. Marc, IX. 31. VIII. 31. X. 33, 34. Luc, XVIII. 33. XXIV. 46. — De là et surtout en raison de la Résurrection dn Seigneur le Troisième jour, le nombre Ternaire fut représentatif et significatif; qu'il Tait été, c'est ce que peuvent prouver ces passages de la Parole : « Lorsque Jéhovah descendait sur la montagne de Sinaî, il dit à Moïse : sanctifie le peuple aujourd'hui et demain, et qu'ils lavent leurs vêtements, et qu'ils soient prêts pour le Troisième jour, parce que le Troisième jour Jéhovah descendra. • — Exod. XIX. 10, 11, 15, 16. — « Lorsqu'ils partirent de la montagne de Jéhovah par une marche de Trois jours, l'Arche de Jéhovah partait devant eux par une marche de Trois jours afin de leur chercher un repos. » — Nomb. X. 33 ; — en outre « il y eut des ténèbres dans toute la terre d'Égypte pendant Trois jours, et l'homme ne vit pas son frère pendant trois jours, mais il y eut de la lumière pour les fils d'Israël. » — Exod. X. 22, 23. — • La chair du sacrifice votif et spontané devait être mangée le premier et le second jour, il n'en devait rien rester le Troisième jour, mais le reste devait être brûlé, parce que c'était une abomination ; il en était de même de la chair du sacrifice Eucharistique, et si l'on en mangeait le Troisième jour, il n'était pas agréé, mais l'âme portait son iniquité. » — Lévit. VII. 16, 17, 18. XIX. 6, 7. — • Celui qui touchait un mort devait se purifier le troisième jour, et le septième jour il était pur; sinon, cette âme était retranchée d'Israël : et c'était le Troisième jour et le septième jour que celui qui était pur répandait de l'eau sur celui qui était impur. » — Nomb. XIX. 12, 13, 19. — « Ceux qui dans le combat avaient tué une âme et ceux qui avaient touché un homme transpercé, se purifiaient le Troisième jour et le septième jour. »— Nomb. XXXI. 19. — « Après que les fils d'Israël seraient entrés dans la terre de Canaan, le fruit devait être incirconcis pendant Trois ans, et ils ne devaient pas le

28 AUCANKS CÉLESTES.

manger. « — Lévit. XIX. 23. — « A la fin des Trois années ils devaient tirer toutes les dîmes du produit de cette année la, et les mettre dans leurs portes, aûn que le lévite, l'étranger, l'orphelin, et la veuve, en mangeassent. »— Deutér. XIV. 28, 29. XXVI. 12.

— « Trois fois dans l'année on célébrait des fêtes à Jéhovah : et trois fois dans Vannée tout mâle se présentait devant la face du Seigneur Jéhovah. » — Exod. XXIII. 14, 17. Deutér. XVI. 16. — « Josué dit au peuple, que dans Trois jours ils passeraient le Jourdain, et hériteraient la terre, t — Jos. 1. 11. III. 2. — « Jéhovah cria à Samuel par Trois fois, et celui-ci répondit à la Troisième fois, n — I Sam. III. 8. — « Quand SaUl voulait tuer David, David se cacha dans un champ jusqu'au Troisième soir : Jonathan dit à David, je sonderai mon père au temps du Troisième jour : Jonathan lança Trois flèches au côté de la pierre; et David devant Jonathan tomba alors sur sa face en terre, et se prosterna par Trois fois. I. Sam. XX. 5, 12, 19, 20, 35, 36, 41. — «David choisit une de ces Trois plaies; ou sept années de famine dans la terre; ou de fuir pendant Trois mois devant les ennemis; ou la peste pendant Trois jours dans la terre. » — II. Sam. XXIV. 12, 13. — « Dans les jours de David, il y eut une famine pendant Trois années, année après année. » — II. Sam. XXI. 1. — « Élie s'étendit Trots fois sur l'enfant qui était mort, et il lui rendit la vie. » — I. Rois, XVII. 21. — « Élie, ayant bâti un autel à Jéhovah, dit de répandre des eaux sur l'holocauste et sur les bois par Trois fois. »

— I.Rois, XVIU. 34. — «Le feu consuma les chefs de cinquante hommes envoyés contre Élie par deux fois, mais non celui qui fut envoyé la Troisième fois. » — II. Rois, I. 13. — «Le signe donné au Roi Chiskias était qu'ils mangeraient cette année ce qui naîtrait de soi-même, dans la seconde année, ce qui croîtrait de soi-même, mais que la troisième année ils sèmeraient, moissonneraient, planteraient des vignes, et en mangeraient le fruit. • — II. Rois, XIX. 29. — « Daniel entra dans sa maison, et les fenêtres de sa chambre étant ouvertes du côté de Jérusalem, là Trois fois dans te jour il bénissait à genoux et il priait. » — Dan. VI. 11, 14. — c Daniel fut dans le deuil pendant Trois semaines de jours, ne mangeant point du pain des désirs, ne buvant point de vin , et ne se parfumant point, jusqu'à ce que les Trois Semaines de jours fussent accoin-

plies. » — Dan. X. 2, 3. — « Ésaïe alla nu et déchaussé pendant Trois années, pour être un signe et un prodige sur l'Égypte et sur Kusch. » — Ésaïe, XX. 3. — tDu Chandelier sortaient Trois branches de chaque côté, et il y avait Trois Calices en forme d'amande dans chaque branche. » — Exod. XXV. 32, 33. — * Dans l'Urim et le Thumim, il y avait Trois Pierres précieuses à chaque rang. • — Exod. XXVIII. 17, 18, 19. — « Dans le Nouveau Temple il y aura .es chambres de la porte, Trois d'un côté, et Trois de l'autre, une même mesure pour elles Trois : au portique de la maison, la largeur de la porte était de Trois coudées d'un côté, et de Trois coudées de l'autre, i — Èzécb. XL. 10, 21, A8. — « Dans la nouvelle Jérusalem, il y aura Trois portes au septentrion, Trois à l'orient, Trois au midi, et Trois a l'occident • — Èzéch. XLVIII. 31, 32, 33, 34. Àpoc. XXI. 13. — Par les passages qui suivent, on voit pareillement que le nombre trois a été représentatif et significatif : « Pierre a renié Trois fois Jésus, t — Matth. XXVI. 34, 69 et suiv. — « Le Seigneur a dit Trois fois à Pierre : M'aimes-tu? » — Jean, XXI. 17. — « Dans la parabole de l'homme qui avait planté une vigne, il est dit qu'il envoya par Trois fois ses serviteurs vers les vignerons, et enbn son fils. » — Luc, XX. 12. Marc, XII. 2, 4,

5, 6. — «Ceux qui travaillaient à la vigne furent loués à la Troisième heure, à la Sixième heure, à la Neuvième heure, et à la onzième heure. » — Matth. XX. 1 à 17. — « Et au sujet du- figuier, il est dit qu'il serait coupé, parce qu'il ne portait pas de fruit depuis Trois années. » — Luc, XIII. 6, 7. — * De même que le Trine et le Troisième étaient représentatif, la Troisième partie l'était aussi; par exemple : « pour le gâteau deux dixièmes de fleur de farine étaient mêlés avec la Troisième partie d'un hin d'huile; et pour l'aspersion c'était le Tiers d'un hin de vin. » — Nomb. XV.

6, 7. Ézéch. XLVI. 14. — Dans Ézéchiel : « Il lui fut ordonné de passer un rasoir sur sa tête et sur sa barbe, et ensuite de partager les cheveux, et de brûler au feu une Troisième partie, d'en frapper une troisième avec l'épée tout autour, et d'en disperser une troisième au vent. » — V. 1, 2, 11.— Dans Zacharie, il est dit, « que dans toute la terre, deux parties seraient retranchées, et que la Troisième serait laissée, mais que cette troisième serait passée par le feu, et serait éprouvée. » — XIII. 8, 9.— Dans Jean : « Lorsque

le premier Ange sonna de la trompette, il se forma de la grêle et du feu mêlé de sang, et Us tombèrent sur la terre, de sorte que la Troisième partie des arbres fut brûlée. Le second Ange sonna de la trompette, et {il parut) comme une grande montagne ardente de feu, {qui) fut jetée dans la mer, et la troisième partie de la mer devint du sang ; et il mourut la Troisième partie des créatures qui avaient des âmes dans la mer ; et la Troisième partie des navires périt. Le troisième Ange sonna de la trompette, et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme une lampe, et elle tomba sur la Troisième partie des fleuves ; le nom de l'étoile est absinthe. Le quatrième Ange sonna de la trompette, et la Troisième partie du soleil fut frappée, ainsi que la Troisième partie de la lune, et la Troisième partie des étoiles, de sorte que leur troisième partie était obscurcie, et que le jour fut privé de sa lumière dans sa Troisième partie, et la nuit pareillement » — Apoc. VIII. 7, 8, 9, 10, 11,12. — i Les quatre Anges furent déliés, afin de tuer la Troisième partie des hommes, w— Apoc. IX. 15. — « La Troisième partie des hommes fut tuée par ces Trois choses : par le feu, la fumée, et le soufre qui sortaient de la bouche des chevaux. » — Apoc. IX. 18.— « Le dragon entraîna avec sa queue la Troisième partie des étoiles du ciel et les jeta sur la terre. » —Apoc. XII. A. — Toutefois la Troisième partie signifie quelque chose non encore entièrement complet, tandis que le Troisième et le Trine signifient ce qui est complet; et cela, pour les méchants le mal, et pour les bons le bien.

2789. El Abraham leva les yeux et il vit, signifie la pensée et V intuition par le Divin: cela est évident par la signification des yeux, en ce que c'est l'intelligence, N. 2701, et en ce que par suite lever les yeux, c'est élever l'intelligence, par conséquent penser ; et par la signification de voir, en ce que c'est contempler par le Divin, parce que cela se dit du Seigneur.

2790. Le lieu de loin, signifie dans l'état qu'il a prévu : on le voit par la signification du lieu, en ce que c'est l'état, N** 1273 à 1277, 1376 à 1381, 2625; et par la signification de voir de loin, en ce que c'est prévoir.

2791. Vers. 5. Et AbraJiam dit à ses garçons : Restez , vous, ici avec l'âme, et moi et le jeune garçon nous irons jusque-là, et

noua nuits prosternerons, et nous retiendrons vers vous. — Abraham dit à ses garçons : Restez, vous, ici avec l'ûne, signifie la séparation du Rationnel antérieur d'avec le naturel d'alors : et moi et le jeune garçon nous irons jusque-là, signifie le Divin Rationnel dans l'état du vrai et disposé aux combats très graves et intimes des tentations; le jeune-garçon est le Rationnel Divin dans un tel état : et nous nous prosternerons, signifie la soumission : et nous reviendrons vers vous, signifie la conjonction ensuite.

2792. Abraham dit à ses garçons : Restez, vous, ici avec l'âne, signifie la séparation du Rationnel antérieur d'avec le naturel d'alors : on le voit par la signification de restez, vous, ici, en ce que c'est être séparé pendant tout le temps; par la signification des garçons, en ce qu'ils sont le Rationnel antérieur, N° 2782; et par la signification de Y Ane, en ce qu'il est l'homme naturel ou le naturel, N° 2781.

2793. Et moi et le jeune-garçon nous irons jusque-là, signifie le Divin Rationnel dans l'état du vrai et disposé aux combats très graves et intimes des tentations; — et le jeune-garçon est le Rationnel Divin dans un tel état : on peut le voir par la représentation de Iischak, en ce qu'il est le Rationnel Divin ; mais ici comme il n'est pas dit Iischak , ni mon fils, ainsi qu'auparavant, mais le jeune-garçon, c'est le Rationnel Divin dans un tel état; il va en être bientôt parlé.

279A. Et nous nous prosternerons, signifie fa soumission : on peut le voir sans explication.

2795. Et nous reviendrons vers vous, signifie la conjonction ensuite .-on peut aussi le voir sans explication. Comme il s'agit, dans ce Chapitre, des tentations très graves et intimes du Seigneur, il y a une description de tous les états qu'il a pris, quand il les a subies: le premier état est décrit, vers. 3; le second, dans ce Verset; le troisième, dans le Verset suivant ; et les autres, ensuite : mais ces états ne peuvent Cire exposés de manière à être compris par la conception ordinaire, si l'on ne sait auparav ant plusieurs choses, non-seulement sur le Divin du Seigneur, Divin qui est ici représenté par Abraham, mais aussi sur son Humain Divin qui l'est par Iischak, et sur l'état de ce Rationnel, lorsqu'il entreprenait et subissait les combats des tentations, Rationnel qui est ici le jeune garçon ; en

outre il faut savoir ce que c'est que le Rationnel antérieur et quelle est sa qualité, et aussi ce que c'est que le Naturel qui est à ce rationnel, puis quel est l'état quand l'un est adjoint à l'autre et quel

est l'état quand ils sont séparés plus ou inoins; il faut encore savoir plusieurs choses sur les Tentations, par exemple, ce que c'est que les Tentations extérieures et les Tentations intérieures, et de là ce que c'est que les Tentations intimes et très graves que le Seigneur a subies, et dont il s'agit dans ce Chapitre ; tant que ces choses sont ignorées, il est tout-a-fait impossible de décrire, de manière a être compris, celles qui sont dans ce Verset; et si elles étaient décrites, même très clairement, elles paraîtraient toujours obscures; les Anges étant par le Seigneur dans la lumière du Ciel, toutes ces choses pour eux sont évidentes et claires ; bien plus, elles leur procurent de la béatitude, parce que ce sont les choses les plus célestes. Ici, il sera seulement dit que le Seigneur n'a jamais pu être tenté quand il était dans le Divin même, car le Divin est inliniment audessus de toute tentation, mais il a pu l'être quant à l'Humain ; c'est à cause de cela que, pour subir les tentations très graves et intimes, il s'adjoignit d'abord l'humain, savoir, le rationnel et le naturel de l'humain, ainsi qu'il est décrit dans le Vers. 3, et qu'ensuite il s'en sépara, comme il est dit dans ce Verset; mais que néanmoins il en retint quelque chose par quoi il pourrait être tenté; et c'est pour cette raison qu'il n'est pas dit ici Iischak mon (ils, mais le jeunegarçon, par lequel on entend le Rationnel Divin dans un tel état, savoir, dans l'état du vrai et disposé aux combats très graves et intimes des tentations, Voir IN° 2793 : que le Divin même et le Divin Humain ne pussent être tentés, c'est ce que chacun peut voir par cela seul que les Anges ne peuvent pas même approcher du Divin ; à plus forte raison les esprits qui introduisent les tentations ne peuvent-ils pas en approcher, et à plus forte raison encore les enfers. On voit par là avec évidence pourquoi le Seigneur est venu dans le monde, et s'est revêtu de l'état humain même avec ce qu'il a de faible, car ainsi il a pu être tenté quant à l'humain, et par les tentations subjuguer les enfers replacer toutes choses en général et en particulier sous l'obéissance et dans l'ordre, et sauver le genre humain qui s'était tant éloigné du suprême Divin.

2790. Quant à ce qui concerne les différents états dont le Sei-

GENÈSE. CHAl\ VINGT-DEUXlÈiME. 33

gneur s'est revêtu, et dont il s'agit ici, il est impossible que ces états soient connus de l'homme, parce qu'il ne réfléchit janais sur les changements d'états, tandis que cependant ces changements sont contenus, tant quant aux intellectuels ou aux pensées, que quant aux volontaires ou aux affections ; ce qui fait qu'il ne réfléchit pas sur ces changements, c'est qu'il croit que chez lui tout en général et en particulier s'enchaîne par un ordre naturel, et qu'il n'y a rien de supérieur qui dirige, tandis que cependant la vérité est que tout en général et en particulier est disposé par les esprits et par les anges qui sont chez lui, et que tous les états et tous les changements d'états proviennent de là et sont ainsi dirigés par le Seigneur pour l'éternité vers des tins que le Seigneur Seul prévoit; une expérience de plusieurs années jusqu'à ce jour m'a fait parfaitement connaître que les choses se passent ainsi ; il m'a aussi été donné de savoir et d'observer quels esprits et quels anges étaient chez moi, et quels états ils introduisaient en moi, et je peux aflirmerque tous les états jusque dans les plus petits détails viennent de là, et qu'ils sont ainsi dirigés par le Seigneur ; il m'a encore été donné de savoir et d'observer que dans chaque état, il y a un très grand nombre d'autres états qui ne se montrent pas, et qui pris ensemble se montrent comme un seul état commun, et que ces états ont été disposés pour des états qui suivent par ordre dans leur série : chez l'homme ces choses se font par le Seigneur; mais chez le Seigneur Lui-Méme, lorsqu'il vivait dans le monde, elles se faisaient par Lui, parce qu'il était Divin, et que l'Être môme de sa vie était Jéhovah. Savoir les changements d'état quant aux intellectuels et aux volontaires chez l'homme, dans quel ordre ils se suivent, et par quelles séries ils passent, et ainsi de quelle manière le Seigneur les dirige, autant qu'il est possible, vers le bien, c'est là une prérogative angélique; telle est la sagesse des Anges, qu'ils perçoivent les plus petites de ces choses : de là vient que tout ce qui a été révélé dans le sens interne sur les changements d'état chez le Seigneur, est clairement et distinctement perceptible pour les anges, parce qu'ils sont dans la lumière du Ciel par le Seigneur, et même quelque peu intelligible pour l'homme qui vit dans le bien simple, mais seulement obscur et comme nul pour ceux qui vivent dans le mal, ainsi que pour ceux qui sont dans les délires de leur sagesse, car ceux-ci ont obscurci et V. 3

3/i ARCANES CELESTES.

éteint leur lumière naturelle et rationnelle par plusieurs choses qui ont répandu les ténèbres, encore bien qu'ils se croient plus que les autres dans la lumière.

2797. Vers. 6. Et Abraham prit tes bois de C holocauste, et il (les) mit sur lischak son fils, et il prit dans sa main le feu et te couteau, et ils allèrent eux deux ensemble. — Abraham prit les bois de l'holocauste signifie le mérite de la justice : et il (les) mit sur lischak signifie qu'il l'adjoignit au Rationnel Divin : et il prit dans sa main le feu et le couteau, signifie le bien de l'amour et le vrai de la foi : et ils allèrent eux deux ensemble, signifie l'union autant qu'il est possible.

2708. Abraham prit les bois de t holocauste, signifie le mérite de la justice : cela est évident d'après ce qui a été dit et expliqué ci-dessus, N° 2784, ainsi sans autre explication. — // (les) mit sur lischak signifie qu'il l'adjoignit au Rationnel Divin, savoir, le mérite de la justice : c'est ce qu'on peut voir par la représentation de lischak, en ce qu'il est le Rationnel Divin du Seigneur, ainsi qu'il a été déjà souvent dit; et par la signification de mettre sur lui, en ce que c'est adjoindre; il est dit son fils, parce que le Divin Humain du Seigneur non-seulement a été conçu, mais même est né de Jéhovah; que le Seigneur ait été conçu de Jéhovah, c'est ce qui est bien connu par la Parole du Seigneur; de là il est appelé Fils du Très-Haut, Fils de Dieu, et Fils unique du Père. — Matth. II. 45. III. 16, 17. XVI. 13, 14, 15, 16, 17. XVII. 5. XXVII. 43, 54. Marc, I. 10. IX. 7, 9. XIV. 61, 62. Luc, I. 31, 32, 35. III. 21, 22. IX. 35. X. 22. Jean, I. 14, 18, 50. III. 13, 16, 17, 18. V. 20 à 27. VI. 69. IX. 34, 35, 38. X. 35, 36. XX. 30, 31, — outre plusieurs autres passages, où il nomme Jéhovah son pèré; qu'il soit né de la vierge Marie, c'est ce qui est connu également, mais il est né d'elle comme un autre homme; toutefois, lorsqu'il naquit de nouveau ou lorsqu'il fut fait Divin, il naquit de Jéhovah qui était dans Lui-Méme, et qui était Lui-Méme quant à l'Être môme de la vie; l'union de l'Essence Divine et de l'Essence Humaine a été faite mutuellement et réciproquement, de sorte qu'il a uni l'Essence Divine à l'Essence Humaine, et l'Essence Humaine à l'Essence Divine, Voir N°* 1921, 1999, 2004, 2005, 2018, 2025, 2083, 2508, 2523, 2618, 2628, 2632. 2728, 2729; de là il devient évident que le Seigneur en Lui par sa

propre puissance a fait Divin l'Humain, et qu'ainsi il est devenu Justice : le Mérite de la Justice fut ce qui a été adjoint, lorsqu'il subissait les tentations intimes, au Rationnel Divin, d'après lequel alors il combattit, et contre lequel combattirent les mauvais génies, jusqu'à ce qu'il l'eût aussi glorifié. Voilà les choses qui sont signifiées dans le sens interne par Abraham mit les bois de Clwlocaustc sur lischak son fils, et ce sont elles que les Anges perçoivent, quand on lit ces paroles.

2799. Et il prit dans sa main le feu et le couteau, signifie le bien de Camour et te vrai de la foi: on le voit par la signification (in feu, en ce qu'il est le bien de l'amour, N° 934 ; et par la signification du couteau , en ce qu'il est le vrai de la foi : que le couteau , dont on se servait dans les sacrifices pour immoler les victimes, ait signifié le vrai de la foi, c'est ce qu'on peut voir par la signification de l'épée ou de la courte épée dans la Parole , car au lieu de couteau il est dit courte épée; l'un et l'autre a la même signification, mais avec cette différence, que le couteau qui servait à immoler les victimes signifiait le vrai de la foi, tandis que l'épée signifiait le vrai qui combat ; et comme le couteau est rarement nommé dans la Parole, par une raison secrète, dont il sera parlé plus bas, il m'est permis de montrer ce que signifie l'Épéc. Dans le sens interne l'Épée signifie le Vrai de la foi qui combat, puis la Vastation du vrai, et, dans le sens opposé , le Faux qui combat, puis la Punition du faux. I. UEpée signifie le Frai de ta Foi qui combat : on peut le voir par ces passages. Dans David : * Ceins-toi de ton Épée sur la » cuisse, ù puissant, prospère par ta gloire et par ton honneur ; sois » à cheval sur la parole de vérité, et ta droite t'enseignera des mer- « veilles. »— Ps XLV. A, 5 ;— là, il s'agit du Seigneur, l'Épée est pour le vrai qui combat. Dans le Même : « Les miséricordieux bondiront > dans la gloire, ils chanteront sur leurs lits ; les louanges de Dieu » (seront) dans leur gosier, et Y Épie à deux tranchants dans leur » main. »— Ps. CXLIX. 6, 6.— DansÈsaïe: « Jéhovah M'a appelé dès % l'utérus, dès les entrailles de ma mère il a mentionné mon nom, et m ù a placé ma bouche comme une Epie aiguë, et il M'a placé en » flèche polie. »— XLÏX. 1,2; — l'Epée aiguë est pour le vrai qui combat, et la flèche polie pour le vrai de la doctrine, VoirN0' 2686, "2709. Dans le Même : t Aschur tombera par tEpéc non d'un

Sô ARCANES CÉLESTES.

» homme (viri), CEpèe non de Cliomme (hominisj te dévorera , et

• il s'enfuira de devant YEpée, et ses jeunes gens seront rendus tri—

> bu mires. > — XXXI. 8; — Ascbur est le raisonnement dans les choses Divines, NM 119, 1186; l'épée non d'un homme (viri) et non de /'homme (hominis) est,lefaux, l'épée dedevant laquelle il s'enfuira est le vrai qui combat. Dans Zacharie : « Retournez au retranche- » ment , captifs dans l'attente ; môme aujourd'hui je t'annonce

• que je te rendrai le double, {moi) qui me suis tendu Juda (comme) » un arc, qui ai rempli Éphraïm, et ai excité tes fils, ô Sion ! con- » tre tes fils, ô Javan ! et je te mettrai comme l'Épée du fort . et » Jéhovah apparaîtra sur eux, et son javelot sortira comme l'éclair.» — IX. 12, 13, 14; — l'épée du fort est le vrai qui combat. Dans Jean : « Au milieu des sept chandeliers (quelqu'un) semblable au

• Fils de l'homme avait dans sa main droite sept étoiles, et de sa

• bouche sortait une Epée aiguë à deux tranchants, et son visage

• était comme le Soleil brillant dans sa force. » — Apoc. I. 13, 16 ; — et ensuite : « Voici ce que dit celui qui a CEpèe aiguë à deux » tranchants : Je viendrai à toi bientôt, e\ je combattrai contre eux

• avec YÉpéedema bouche. »— Apoc. II. 12, 16;— l'épée aiguë à deux tranchants est évidemment le vrai qui combat, lequel est en conséquence représenté comme une Épée qui sort de la bouche. Dans le Même : « De la bouche de celui qui était monté sur le che- » val blanc sortait une Épée aiguë, pour en frapper les nations. Et

• ils furent tués par Y Épée sortant de la bouche de celui qui était

> monté sur le cheval. » — Apoc. XIX. 15, 21 ; — la, il est évident que l'Épée sortant de la bouche est le vrai qui combat : on voit, cidessus, N°* 2760, 2761, 2762, 2763, que celui qui est monté sur le cheval blanc est la Parole, et par conséquent le Seigneur, qui est la Parole : c'est de là que le Seigneur dit dans Matthieu : « Ne pensez

• donc pas que je sois venu pour mettre la paix sur la terre ; je suis » venu mettre non la paix, mais Y Épée. » — X. 34 ;— et dans Luc : » Maintenant que celui qui a une bourse la prenne, de même aussi » un sac, mais que celui qui n'en a pas vende ses vêtements et qu'il » achète une Epée. Et ils dirent : Seigneur , voici deux épées ici ; » mais Jésus dit : Cela suffit. »— XXII. 36, 37, 38 ;— là, par l'Épée on n'entend autre chose que le Vrai d'après lequel et pour lequel ils devaient combattre. Dans Hoschéc: «Je traiterai pour eux al-

• liaoce eu ce jour-là avec les bêtes féroces du champ, et avec l'oi- » seau des deux, et le reptile de l'humus, et je briserai de dessus la » terre Y arc et YEpée et la guerre , et je les ferai coucher en sû- » reté. » — II, 18; — là, il s'agit du Royaume du Seigneur; par briser l'arc, l'épée et la guerre, il est signifié qu'il n'y a là aucun combat au sujet de la doctrine et du vrai. Dans Josué : « Josué leva ses » yeux, et il vit, et voici , un homme se ten.iit debout vis-à-vis de » lui, et son épée dégainée dans sa main. Il dit à Josué : Moi , {je » suis) le chef de l'armée de Jéhovah. Et Josué tomba sur sa face » à terre. » — V. 13, 14; — Cela arriva quand Josué entra avec les fils d'Israël dans la terre de Canaan , et par là est entendue l'introduction des fidèles dans le Royaume du Seigneur; le Vrai combattant, qui appartient à l'Église, est l'Épée dégatnée dans la main du chef de l'armé de Jéhovah. Quant aux courtes épées ou couteaux, la preuve qu'ils signifient le vrai de la foi peut te tirer de ce qu'ils étaient employés non-seulement dans les Sacrifices, mais aussi dans la Circoncision, pour laquelle ils étaient de pierre et nommés couteaux de pierres, comme on le voit dans Josué : « Jéhovah dit à » Josué : Fais-toi des couteaux de pierres, et recommence, circon- » cis les fils d'Israël une seconde fois ; et Josué se fit des couteaux » de pierres, et il circoncit les fils d'Israël à la colline des prépuces. ■ —V. 2, 3 ;— que la circoncision ait été le représentatif de la purification de l'amour de soi et du inonde, on le voit N°* 2039, 2632 ; et comme cette purification se fait par les vrais de la foi, c'est pour cela qu'on employait des couteaux de pierres, N" 2039, f. 2046, f. — II. L'Epée signifie la vastation du vrai : on le voit par ces passages : Dans Ésale : « Ces deux choses t'arriveront, qui te plaindra ? » la vastation et le Brisement, et la famine et YEpée, qui te conso-

• lera ? tes fils sont tombés en défaillance et sont restés étendus à » la tête de toutes les places.» — LI. 19, 20 ; — la famine est la vastation du bien, et l'épée la vastation du vrai ; rester étendus à la tête de toutes les places, c'est être privé de tout vrai ; la place est le vrai, N' 2336; quant à la vastation, Voir ce que c'est N°' 301, 302, 303, 304, 407, 408, 410, 411. Dans le Même : « J e vous compterai

• par CÊpée, et vous tous vous vous courberez pour être égorgés, t parce que j'ai appelé, et vous n'avez point répondu ; j'ai parlé et » vous n'avez point écouté. » — LXV. 12. — Dans le Même : « Dans

» \e feu Jéhovah contestera, et par son Épéc avec toute chair, et ils » seront en grand nombre les transpercés de Jéhovah.» — LXVI. 16; — les transpercés de Jéhovah, ce sont ceux qui ont été dévastés. Dans Jérémie : « Sur toutes les collines dans le désert sont venus

> les dévastateurs, parce que VEpée de Jéhovah dévore depuis l'ex- » trémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre ; point de paix » pour aucune chair; ils ont semé des froments, et ils ont moissonné » des épines.» — XII. 12, 13; — PÉpée de Jéhovah est évidemment la vastation du vrai. Dans le Même : « Us ont menti contre Jéhovah, » et ils ont dit : ce n'est point Lui ; et le mal ne viendra point sur » nous, et nous ne verrons ni VÉpée, ni la famine : et les prophètes » deviendront du vent, et la parole point en eux.»— V. 12, 13 : — dans le Même : « Moi, je vais les visiter ; les jeunes gens mourront » par l'Épée, leurs fils et leurs filles mourront par la famine. » — XI. 22 : dans le Même : » Quand ils offriront l'holocauste et la » mincha, Moi je ne les recevrai pas favorablement, parce que par » VÉpée et par la Famine et par la Peste, Moi je les consumerai.

> Et je dis: Ah! Ah! Seigneur Jéhovih. voici, les prophètes leur » disent : vous ne verrez point VEpée, et la famine ne sera point » parmi vous.» — XIV. 12, 13 : — dans le Même : « La ville a été « livrée dans la main des Cbaldéens qui combattent contre elle, de » devant VÉpée et la Famine et la Peste.» XXXII. 24, 36 : — dans le Même : * J'enverrai sur eux VEpée, la Famine et la Peste jus- » qu'à les consumer de dessus l'humus que j'ai donné à eux et à . leurs pères.» — XXIV. 10; — dans ces passages, la Vastation est décrite par l'Épée, par la famine et par la peste; par l'Épée, la vastation du vrai ; par la famine, la vastation du bien ; et par la peste, le pillage jusqu'à la consommation. Dans Ézéchiel : « Fils de » l'homme, prends une Épée tranchante, un rasoir des barbiers, » prends-le à toi, et fais-le passer sur ta tête et sur ta barbe, et » prends-toi des balances à peser, et fais-en le partage ; brûle une » troisième partie au feu dans le milieu de la ville, frappe une troi- » sième partie par VEpée autour d'elle, et disperse une troisième » partie au vent, et je tirerai CEpèe après eux. Une troisième par- » tie mourront de la peste, et seront consumés par la famine au

> milieu de toi, et une troisième partie tombera par l'Épée tout * autour, et je disperserai une troisième partie à tout vont, et je

» tirerai l'Épée après eux.» — V. 1, 2, 12, 17; — là, il s'agit de la vastation du Vrai naturel, qui est ainsi décrite : dans le Même : « L'Epée au dehors, et la peste et la famine au-dedans; celui qui » est dans le champ mourra par Cépée, et celui qui est dans la ville. » la famine et la peste le dévoreront.» — VII. 15 : dans le Même :

< Dis à l'humus d'Israël : Ainsi a dit Jéhovali : Me voici vers toi, et » je tirerai mon Épêe de son fourreau, et je ferai retrancher de toi » le juste et le méchant; parce que je ferai retrancher de toi le juste » et le méchant, à cause de cela mon Epêe sortira de son four- » reau; elle n'y retournera plus. La parole de Jéhovah {fut) vers » moi, en disant : Fils de l'homme, prophétise et dis : Ainsi a dit

* Jéhovah : Dis : L'Épée, l'Épée aiguisée, et même fourbie; pour » faire le carnage elle a été aiguisée, pour que l'éclair soit en elle » elle a été fourbie. Fils de l'homme, prophétise et dis : Ainsi a dit » le Seigneur Jéhovih touchaut les lils d'Ammon, et touchant leur » opprobre : Et dis : YEpée, l'Epée dégainéepour le carnage, et fou r- » bie pour consumer à cause de l'éclair, pendant qu'on voit pour toi

* la vanité, pendant qu'on devine pour toi le mensonge. » — XXI. 8, 9, 10, 13, LA, 15, 33, U ; là, par l'épée il n'est signifié autre chose que la vastation, comme on le voit par chaque mot dans le sens interne : dans le Même : « Le Roi de Babel détruira tes tours;**;- » ses Epées ; à cause de la multitude de ses chevaux leur poussière » te couvrira; à cause de la voix du cavalier, et de la roue, et du » chariot, tes murailles seront ébranlées; sous les sabots de ses » chevaux il foulera toutes tes rues.» — XXVI. 9, 10, 11 ; — On voit N* 1326, ce que c'est que Babel, et N° 1327, qu'elle dévaste : dans David : « S'il ne se convertit pas, Dieu aiguisera son Epêe, il « tendra son arc, et il le préparera. » — Ps. VII. 13 : — dans Jérémie : « J'ai dit : Ah ! Ah ! Seigneur, véritablement en abusant tu » as abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : vous aurez la paix ;

> et YEpée a atteint jusqu'à l'âme. » — IV. 10 : — dans le Même :

< Annoncez en Égypte, et faites entendre dans Migdol : Arrête-toi » et prépare-toi, parce que Y Épêe dévorera tes circuits. » — XLVI. U : — dans le Même : a L'Épée (est) sur les Chaldéens et sur les

> habitants de Babel, et sur ses préfets et sur ses sages : Y Épêe sur » les conteurs, et ils seront insensés : Y Épie sur ses forts, et ils se- » ront consternés : YEpée sur ses chevaux, et sur son char, et sur

* la foule pêle mêle qui est au milieu d'elle, rt ils seront comme des

> femmes : VEpèe sur ses trésors, et ils seront pillés; la sécheresse » sur ses eaux, et elles tariront.» — L. 35, 30, 37, 88; — I'Épée est évidemment la vastation du vrai; car il est dit I'Épée sur les sages, sur les conteurs, sur les forts, sur les chevaux et le char, sur les trésors, et la sécheresse sur les eaux et elles tariront : dans le Même : « Nous avons donné la main à l'Égypte, 5 Aschur pour nous » rassasier de pain ; des esclaves ont dominé sur nous, personne » ne nous délivre de leur main ; au péril de notre âme nous ame- » nions notre pain, de devant I'Épée du désert. » — Lament. V. C, 8, 9 : — dans Hoschée : « Il ne retournera pas vers la terre d'É- » gypte; et Aschur, lui, (sera) son Roi, parce qu'ils ont refusé de » revenir à Moi ; et YÉpêe sera suspendue sur ses villes, et elle con-

> su ruera ses barres, et elle dévorera, à cause de leurs desseins.» — XI. ô, 6 : dans Amos : « J'ai envoyé contre vous la Peste dans le » chemin de l'Egypte, j'ai tué par CEpèc vos jeunes gens avec la » captivité de vos chevaux.» — IV. 10; — dans le chemin de l'Égypte, ce sont les scientifiques qui dévastent, quand on raisonne d'après eux sur les choses Divines; la captivité des chevaux, c'est l'intellectuel entièrement privé de sa qualité. — III. L'Épée, dans le sens opposé, signifie le faux qui combat : on peut le voir dans David : « Par mon âme je couche au milieu des lions qui enflamment » les fais de l'homme ; leurs dents (sont) une lance et des javelots ; et » leurs langues, une Épée aiguë.» — Ps. LVD. 5 : — dans le Même : t Voici, ils rendent des exhalaisons par leur bouche ; des Épées » (sont) dans leurs lèvres, car (disent- ils) :qui (nous) entend ?»

— Ps. LIX. 8 : — dans Ésale : « Tu as été jeté hors de ton sépul-

> cre, comme un tronc abominable, un vêtement de (gens) tués, » transpercés par l'Epée, qui sont descendus vers les pierres de la » fosse comme un cadavre foulé aux pieds.» — XIV. 19; — là, il s'agit de Lucifer. Dans Jérémie : « En vain j'ai frappé vos fils, ils » n'ont point reçu d'instruction ; votre Epée a dévoré vos prophètes, » comme un lioa qui ravage, ô génération, vous-mêmes voyez la » parole de Jéhovab, ai-je été un désert à Israël?» — II. 30, 31 :

— dans le Même : « Ne sors point au champ, et ne marche point » dans le chemin, parce que (là est) V Epée de l'ennemi, la frayeur » {est) tout à l'entour.» — VI. 25, 26 : — dans le Même : « Prends » la coupe du vin de la fureur, et fais-la boire à toutes les nation^

GENÈSE. CHAP. VINGT-DEUXIEME. il

t vers lesquelles Moi je t'envoie; et ils boiront, et ils seront ébran-

• lés, et t'A deviendront insensés devant l'Epèc que j'enverrai parmi » vous; buvez et enivrez-vous, et vomissez, et tombez, et que vous » ne vous releviez point devant l'Epée, » — XXV. 15, 16, 27 : — dans le Mêine : « Montez, chevaux ; élancez-vous avec fureur, cha-

> j îots ; qu'ils sortent les forts, Kusch et Puth en saisissant le bou-

> clier, et les Ludiens en saisissant, en tendant l'arc ; et ce jour (est] » au Seigneur Jéhovib des années, jour de vengeance ; et Y Epie » dévorera, et elle sera rassasiée, et elle sera enivrée de leur sang. »

— XLVI. 9, 10 : — dans Ézécbiel : « Ils te dépouilleront de tes

• vêtements, et ils prendront les joyaux de ta gloire, et ils te lais-

• seront nue et découverte ; et ils feront monter sur toi l'assemblée,

• et ils te lapideront de pierre, ils te transperceront de leurs Epées. >

— XVI. 39, 40; — là, il s'agit des abominations de Jérusalem : dans Zacharie : « Malheur au pasteur de vanité, qui abandonne le » troupeau; Y Epie (tombera sur son bras, et sur son œil droit ; » son bras en séahant séchera, et son œil droit en s' obscurcissant » sera obscurci.» — XI. 17 : dans Hoschée : * Contre Moi ils ont

> pensé le mal ; ils tomberont par l*Epée leurs princes, à cause de » la colère de leur langue, ce sera leur dérision dans la terre d'É- » gypte. — VII. 15, 16. — Dans Luc : « Il y aura une grande an- » goisse sur la terre, et une colère sur ce peuple ; car ils tomberont » sous le tranchant de CEpée, et ils seront captifs parmi toutes les

• nations, enfin Jérusalem sera foulée par les nations,» — XXXI. 23, 24; — là, le Seigneur parle de la consommation du siècle; dans le sens de la lettre, des Juifs, en ce qu'ils doivent être dispersés, et de Jérusalem, en ce qu'elle doit être détruite; mais dans le sens interne, du dernier état de l'Église ; tomber sous le tranchant de l'épée, signifie qu'il n'y aura plus le vrai, et qu'il n'y aura que le faux; toutes les nations signifient les maux de tout genre parmi lesquels ils seront captifs ; on peut voir, NM 1259, 1260, 1849, 1868, que les nations sont les maux; et ,V 2117, que Jérusalem est l'Église qui doit être ainsi foulée aux pieds. — IV. h'Epée signifie aussi la punition du faux : on le voit dans Ésaïe : « En ce jour là Jéhovah » fera la visite, avec son épée dure et grande et forte, sur Léviathan

> le serpent long, et sur Léviathan le serpent tortueux, et il tuera » les baleines qui (sont) dans la mer. » — XXVII. 1 ; — là, il s'agit

de ceux qui entrent dans les mystères de la foi par des raisonnements tirés des sensuels et des scientifiques ; l'épée dure, grande et forte signifie les punitions du faux qui en résultent. Quand on lit qu'ils ont été dévoués et passés au fil de i'Epée, parfois depuis l'homme jusqu'à la femme, depuis l'enfant jusqu'au vieillard, jusqu'au bœuf, au bétail et à l'âne, dans le sens interne cela signifie la peine de la damnation du faux, comme dans Jos. VI 21. VIII. 2A, 25. X. 28, 30, 37, 39. XI. 10, il, 12, là. Mil. 22. XIX. 47. Juges, I. 8, 26. IV. 15, 16. XVIII. 27. XX. 37. I. Sam. XV. 8, 11. II. Rois, X. 26, et ailleurs ; — de là vient qu'il fut ordonné « que la Ville qui adorerait d'autres dieux serait frappée par I'Epée, serait dévouée et brûlée par le feu, et serait éternellement un monceau (de ruines).» — Deutér. XIII. 13, 15 à 17; — l'Épée est la peine du faux, et le feu la peine du mal. L'Ange de Jéhovah qui se tint l'Épée dégainée dans le chemin vis-à-vis Biléain, — Nombres, XXII. 22, 31, — signifiait le vrai qui s'opposait au faux dans lequel était Biléam, aussi celui-ci fut-il tué par VEpée, — Nomb. XXXI. 8; — Si l'Epée signifie dans le sens pur le vrai qui combat, et dans le sens opposé le faux qui combat, puis la vastation du vrai et la punition du faux, cela tire son origine des représentatifs dans l'autre vie; là, en effet, quand quelqu'un prononce ce qu'il sait Ctre faux, aussitôt il lui tombe sur la tête comme de petites épées qui le frappent d'épouvante ; et en outre le \ rai qui combat est représenté par des choses qui sont pointues comme des épées; car le vrai sans le bien est tel ; mais, avec le bien, il est arrondi et sans aspérité : comme telle est l'origine, de là vient que toutes les fois que le couteau, ou la lance, ou la courte épée, ou l'épée, sont nommés dans la Parole, le vrai qui combat se présente aux Anges. Toutefois si le Couteau est très rarement nomme dans la Parole, c'est parce qu'il y a dans l'autre vie des mauvais esprits, qui sontnommés porte-couteaux (cu/trarii), et au côté desquels apparaissent suspendus des Couteaux, et cela parce qu'ils sont d'une nature si féroce qu'ils veulent avec leur couteau égorger tous les autres; de là vient qu'il n'est presque point fait mention du couteau, mais qu'il est parlé de la courte épée et de l'épée; car ces armes, étant usitées dans les combats, éveillent l'idée de la guerre, et par conséquent du vrai qui combat. Comme les Anciens savaient que la courte épée. la lancette et le couteau sipni-

fiaient le vrai, de là les gentils, auxquels cela était venu par tradition, avaient coutume, en faisant leurs sacrifices, de se piquer et de se lacérer jusqu'au sang avec de courtes épées, des lancettes ou des couteaux, ainsi qu'on le lit au sujet des prêtres de Baal : « Les Prêtres de Baal criaient à grande voix, et ils se faisaient des incisions, selon leur coutume, avec des épées et des lancettes, jusqu'à faire couler le sang.» — I. Rois, XVIII. 28. — Que toutes les armes de guerre, dans la Parole, signifient les choses qui appartiennent au combat spirituel, et chacune en particulier, quelque chose de spécial, on le voit N° 2686.

2800. Et ils allèrent eux deux ensemble, signifie t*union autant qu'il est possible : on peut le voir sans explication.

2801. Vers. 7. Et liscliak dit à Abraham son père, et il dit : M on père ! et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et' les bois, et où (est) la bête pour holocauste ? — Iischak dit à Abraham son père, et il dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils, signifie le colloque du Seigneur d'après l'Amour du Divin Vrai avec le Divin Bien; le Divin Vrai est le fils, le Divin Bien est le père : Et il dit : Voici le feu et les bois, signifie que l'amour et la justice sont présents : où (est) la bête pour holocauste ? signifie où sont ceux du genre humain qui doivent être sanctifiés?

2802. Iischak dit à Abraham son père, et il dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils, signifie te colloque du Seigneur d'après T amour du Divin Vrai avec le Divin Bien : on le voit par la signification de Iiscfiak fils, en ce qu'il est le Divin Vrai, et par la signification à' Abraham père, en ce qu'il est le Divin Bien, ainsi qu'il va être expliqué ; et par l'affection qui est dans ces paroles, en ce que de part et d'autre elles sont prononcées avec amour : de là il est évident que c'est une conversation du Seigneur avec son Père : que dans ces paroles il y ait de caché un plus grand nombre d'arcanes que ceux qui peuvent parvenir à la perception humaine, c'est ce qu'on peut voir en ce que l'expression il dit revient quatre fois dans ce Verset; c'est l'ordinaire, dans la Parole, quand quelque chose de nouveau commence, qu'il soit dit : Et il dit : voir NM 2061, 2238, 2260; et aussi en ce que ce sont des paroles d'amour, par lesquelles, quand elles parviennent à la perception des Anges célestes qui sont dans le sens intime, ces Anges se for-

M AIICANES CÉLESTES.

ment les idées les plus célestes, car c'est d'après les affections qui régnent dans la Parole qu'ils se forment les lumières des idées, tandis que les Anges spirituels les forment d'après les significations des mots et des choses, N" 2157, 2275 ; ainsi d'après ces expressions, où il y a quatre périodes distinctes et quatre affections de l'amour, ils s'en forment de telles, qu'elles ne peuvent descendre à la portée humaine ni être exprimées par des mots; et cela, avec une abondance et une variété ineffable ; par là on peut voir quelle est la Parole dans son sens interne, même lorsque dans la lettre elle se présente comme simple, ainsi que dans ce Verset

2803. Le Divin Vrai est le fils, et le Divin Bien est le père : on peut le voir par la signification du fils, en ce qu'il est le Vrai, N" 489, A91, 533, 1147, 2633, et par celle du père, en ce qu'il est le Bien ; puis, par la conception et la naissance du Vrai , en ce qu'il procède du Bien ; le Vrai ne peut être et ne peut exister que par le Bien, comme il a été plusieurs fois expliqué : ici, si le Fils est le Divin Vrai et le Père le Divin Bien, c'est parce que l'union de l'Essence Divine avec l'Essence Humaine, et de l'Essence Humaine avec l'Essence Divine, est le Mariage Divin du Bien avec le Vrai et du Vrai avec le Bien, d'où procède le Mariage céleste; eu effet, dans Jéhovah ou le Seigneur il n'y a rien qui ne soit infini ; et comme tout ce qui est en Lui est infini, on ne le peut saisir par aucune idée, sinon qu'il est de l'Être et l'Exister de tout Bien et de tout Vrai ou le Bien même et le Vrai même : le Bien même est le Père, et le Vrai même est le Fils, mais comme il y a, ainsi qu'il a été dit, un Mariage Divin du Bien avec le Vrai, et du Vrai avec le Bien, le Père est dans le Fils, et le Fils dans le Père, comme le Seigneur Lui-Même l'enseigne, dans Jean : ■ Jésus dit à Philippe : » Ne crois-tu pas que Moi (je suis) dans le Père et que le Père (est) » en Moi? croyez -Moi que Je (suis) dans le Père et que le Père » (est) en Moi. * — XIV. 10, 11; — et ailleurs dans le Même Évangéliste, < Jésus dit aux juifs : Si donc vous ne Me croyez pas, croyez » à (mes) œuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que

• le Père (est) en Moi et Moi dans le Père. » — - X. 36, 38 ; — et ailleurs : « Moi, je prie pour eux; car tout ce qui est à Moi est à

• Toi, et tout ce qui est à Toi est à Moi; et afin que tous soient » un, comme Toi. Père, (tues) en Moi et Moi en Toi. » — XVII.

9, 10, 21; — et ailleurs : « Maintenant le Fils de l'homme a été » glorifié, et Dieu a été glorifié en Lui : si Dieu a été glorifié en » Lui, Dieu Le glorifiera aussi en Soi-Même. Père, glorifie ton » Fils, afin qu'aussi ton Fils Te glorifie. » — XIII. 31, 32. XVII. 1 : — de là on peut voir quelle est l'union du Divin et de l'Humain dans le Seigneur, c'est-à-dire, qu'elle existe mutuellement et réciproquement, ou qu'elle est réciproque; c'est cette Union qui est nommée le Mariage Divin, d'où descend le Mariage céleste, qui est le Royaume même du Seigneur dans les cieux, et dont il est parlé ainsi dans Jean : « En ce jour-là vous connaîtrez que Moi » (je suis) dans mon Père, et Vous en Moi et Moi en Vous. » — XIV. 20 ; — et ailleurs : « Je prie pour eux, afin que tous soient » un, comme Toi, Père, (tu es) en Moi et Moi en Toi, qu'eux » aussi soient un en Nous, Moi en eux et Toi en Moi; afin que Va- » mour dont tu M'as aimé soit en eux et (que je sois) Moi-Même f en eux. » — XVII. 21, 22, 23, 26 : — que ce Mariage céleste soit le Mariage du bien avec le vrai, et du vrai avec le bien, on le voit N°* 2508, 2618, 2728, 2729 et suiv. Et comme le Divin Bien ne peut jamais ni être ni exister sans le Divin Vrai, et que le Divin Vrai ne peut jamais ni être ni exister sans le Divin Bien, mais qu'ils sont et qu'ils existent mutuellement et réciproquement l'un dans l'autre, il est d'après cela manifeste que le Mariage Divin a été de toute éternité, c'est-à-dire que de toute éternité le Fils a été dans le Père et le Père dans le Fils, ainsi que le Seigneur l'enseigne Lui- Méme dans Jean : « Maintenant glorifie-Moi, Toi Père, chez Toi- » Même, de la gloire que j'ai eue chez Toi avant que le monde fût.» — XVII. 5, 2 A ; — mais le Divin Humain qui a été né de toute éternité, naquit aussi dans le temps, et ce qui est né dans le temps, et ce qui a été glorifié, c'est la même chose; de là vient que le Seigneur a dit tant de fois qu'il s'en allait vers son Père qui L'avait envoyé, c'est-à-dire qu'il retournait au Père; et dans Jean : « Au » commencement était la Parole (la Parole est le Divin Vrai même) » et la parole était chez Dieu, et Dieu était la Parole; Elle était au » commencement chez Dieu; toutes choses ont été faites par Elle, » et sans Elle rien de ce qui a été fait n'a été fait. Et la parole a été • faite chair, et elle a habité en nous, et nous avons vu sa gloire, » gloire comme de l'Unique Engendré du Père, plein de grâce

• et de vérilé. » — I. 1, 2, 3, 14 : — voir aussi Jean. — III. 13. VI. 62.

2804. Il dit : Voici le feu et les bois, signifie que l'amour et ta justice sont présents : on le voit par la signification du feu, en ce qu'il est l'amour, N* 934 ; et par la signification des bois d'holocauste, en ce que c'est le mérite de la justice, N° 2784.

2805. Où est la bête pour holocauste, signifie où sont ceux du genre humain gui doivent être sanctifiés? on en trouve la preuve dans la représentation des Sacrifices, et surtout des holocaustes ; on peut voir que les Holocaustes et les Sacrifices étaient des représentatifs du culte interne, N" 922, 923 ; et qu'ils se faisaient avec du menu bétail et du gros bétail ; qu'ils consistaient, quand c'était avec du menu bétail, en agneaux, brebis, chèvres, chevreaux, béliers, boucs; et avec du gros bétail, en bœufs, taureaux ou veaux, lesquels signifiaient différents genres de célestes et de spirituels, N" 922, 1823, 2180; et que par ces sacrifices on était sanctifié, N° 2776 ; de là il est évident que la demande de Iischak : où est la bête pour l'holocauste, signifie où sont ceux du genre humain qui doivent être sanctifiés ; cette signification devient plus manifeste par ce qui suit, savoir : par la réponse d'Abraham son père : Dieu verra pour soi la bête pour holocauste, Vers. 8, paroles par lesquelles il est signifié que le Divin Humain pourvoira à ceux qui doivent ôtre sanctifiés; puis, en ce qu'Abraham vit derrière lui un bélier retenu dans le touffu par ses cornes et l'offrit en holocauste, Vers. 13, paroles par lesquelles sont signifiés ceux du genre humain qui sont de l'église spirituelle du Seigneur; et en outre, par ce qui est dit depuis le Vers. 14 jusqu'au Vers. 17.

2806. Vers. 8. Et Abraham dit : Dieu verra pour soi la bête pour holocauste, mon fils ; et ils allèrent eux deux ensemble. — Abraham dit : Dieu verra pour soi la bête pour holocauste, mon fils, signifie la réponse en ce que le Divin Humain pourvoira à ceux qui doivent être sanctifiés ; et ils allèrent eux deux ensemble, signifie une union encore plus étroite autant qu'il est possible.

2807. Abraham dit : Dieu verra pour soi la bête pour liotocauste, mon fils, signifie la réponse en ce que le Divin Humain pourvoira à ceux qui doivent être sanctifiés : on en trouve la preuve dans la signification de voir pour soi, lorsque cela se dit de

GENÈSE. CHAP. VINGT-DEUXIÈME. kl

Dieu, en ce que c'est Prévoir et Pourvoir; car dans le sens interne le plus proche, Voir c'est comprendre N°* 2150, 2325; dans un sens encore plus intérieur, c'est avoir la foi, NM 897, 2325 ; mais dans le sens Suprême, c'est Prévoir et Pourvoir : on en trouve aussi la preuve dans la signification de la bête pour holocauste, en ce que ce sont ceux du Genre humain qui doivent être sanctifiés, ainsi qu'il vient d'être dit N* 2805 : que par la Bête pour l'holocauste on entend ici les hommes Spirituels, c'est ce qui va être expliqué : les Bêtes pour l'holocauste et le sacrifice avaient des significations différentes; autre était celle de l'Agneau, autre celle de la Brebis, autre celle du Chevreau et de la chèvre, autre celle du Bélier et du Bouc, et autre aussi celle du Bœuf, puis celle du Taureau et du Veau, autres étaient encore celle des petits de colombes et celle des tourterelles ; que ces bêtes aient eu des significations différentes, c'est ce qu'on peut voir clairement en ce qu'il était expressément marqué quelle espèce de bêtes on devait sacrifier chaque jour, chaque fête, pour les expiations, pour les purifications, les inaugurations et autres cérémonies; ces espèces n'auraient jamais été désignées si expressément, si chacune n'eût signifié quelque chose de spécial. Il est manifeste que tous les Rites ou Cultes externes, qui existèrent dans l'Église Ancienne et ensuite dans l'Église Juive ont représenté le Seigneur, et surtout parmi ces rites, les Holocaustes et les Sacrifices, parce qu'ils étaient les choses principales du culte chez la Nation des Hébreux; et comme ils représentaient le Seigneur, ils représentaient aussi en même temps chez les hommes les choses qui appartiennent au Seigneur, savoir, les célestes de l'amour et les spirituels de la foi, conséquemment les hommes euxmêmes qui étaient tels, ou qui devraient être tels; c'est de là que par la bête sont signifiés ici les Spirituels, c'est-à-dire, ceux qui sont dans l'Église spirituelle du Seigneur. Que ces mots : Dieu verra pour soi la bête pour holocauste, mon fils, signifient que le Divin Humain pourvoira, c'est ce qu'on peut voir en ce qu'il est dit ici, non pas que Jéhovah verra, mais que Dieu verra; quand l'un et l'autre est nommé, comme dans ce Chapitre, par Jéhovah on entend la même chose que par le Père, et par Dieu la même chose que par le Fils, ainsi l'on entend ici le Divin Humain ; et cela, parce qu'il s'agit de l'homme Spirituel, qui a le salut par le Divin Humain, ainsi qu'on le voit, N- 2661, 2716.

2808. Ils allèrent eux deux ensemble, signifie une union encore plus étroite autant qu'il est possible : on peut le voir sans explication; si ces mots signifient ici une union plus étroite, c'est par ce qu'ils sont répétés une seconde fois, voir N° 2800.

2809. Vers. 9. Et ils vinrent au lieu que Dieu lui avait dit, et Abraham bâtit là un autel, et il disposa les bois, et il lia lischak son fils, et il le mit sur l'autel, au dessus des bois. — Et ils vinrent au lieu que Dieu lui avait dit, signifie l'état d'alors selon la perception par le Divin Vrai : et il bâtit là un autel, signifie la préparation de l'Humain Divin du Seigneur : et il disposa les bois, signifie la justice qui lui a été adjointe : et il lia lischak son fils, signifie l'état du Rationnel Divin qui doit ainsi subir quant au Vrai les derniers degrés de la tentation : et il le mit sur l'autel, au dessus des bois, signifie dans l'Humain Divin à Qui est la Justice.

2810. Ils vinrent au lieu que Dieu avait dit, signifie l'état d'alors selon la perception par le Divin Vrai : on le voit par la signification du lieu, en ce que c'est l'état, N* 2786; et par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a été déjà souvent expliqué : ici, dire s'appliquant à Dieu, c'est percevoir par le Divin Vrai, parce que c'est Dieu et non Jéhovah qui est nommé, N" 2586, 2807 f.

2811. Et Abraham bâtit là un autel, signifie la préparation de l'Humain Divin du Seigneur : on le voit par la signification de V autel et de bâtir un autel. Les Autels signifiaient tout culte en général, parce qu'ils étaient les objets principaux du culte de l'Eglise représentative, N° 921; et comme ils signifiaient tout culte en général , ils signifiaient le Divin Humain du Seigneur , car le Divin Humain du Seigneur est tout culte et toute doctrine, jusqu'au point qu'il est le culte même et la doctrine même, comme on peut aussi le voir par la Sainte Cène qui a succédé aux autels, ou aux holocaustes et aux sacrifices, N°* 2165, 2187, 23A3, 2359; elle tient la première place dans le culte externe, parce que c'est le Divin Humain du Seigneur qui est donné en elle. On peut voir de là, et par conséquent sans explication, que bâtir un autel, c'est préparer l'Humain Divin. Dans ce Verset, il s'agit de la dernière préparation de l'Humain Divin du Seigneur pour subir les derniers degrés de la tentation , et elle est

décrite en ce qu'il est dit qu'Abraham disposa les bois, lia lischack son fils, et le mit sur l'autel au dessus des bois.

2812. Et il disposa les bois, signifie la justice qui lui a été adjointe : on le voit par la signification des bois d'holocauste, en ce qu'ils sont le mérite de la justice, N'* 278A, 2798; et par la signification de disposer les bois sur l'autel, en ce que c'est adjoindre ce mérite à l'Humain Divin; le mérite de la justice est adjoint, quand il y a mérite, et que d'après le vrai il y a confiance qu'il appartient au Divin Humain.

2813. Il lia lischak son fils, signifie l'état du Rationnel Divin qui doit ainsi subir quant au vrai les derniers degrés de la tentation : on peut le voir par la signification de lier, et par celle de lischak son fils; que lier, ce soit revêtir l'état qui consiste à subir les derniers degrés de la tentation, c'est ce qu'on peut voir en ce que celui qui est dans l'état de tentation n'est pas autrement que s'il était lié ou enchaîné ; que lischak son fils soit le Rationnel Divin du Seigneur, ici, quant au Vrai, on le voit, N" 2802, 2803 ; toul Rationnel réel tire sa consistance du bien et du vrai; le Rationnel Divin du Seigneur quant au bien n'a pu souffrir ou subir des tentations, car aucun des génies ou des esprits qui introduisent des tentations ne peut approcher du Bien Divin, ce bien est audessus de tout effort de la tentation; mais ce qui a pu être tenté, c'était le Vrai Divin lié, car il y a des illusions, et plus encore des faux, qui l'affaiblissent et par conséquent le tentent ; en effet, on peut se former quelque idée du Vrai Divin, mais non du Bien Divin, il n'y a que ceux qui ont la perception qui puissent se former quelque idée de ce Bien, et ce sont les Anges célestes : c'était le Vrai Divin qui n'était plus reconnu quand le Seigneur vint dans le monde, aussi était-ce d'après ce Vrai que le Seigneur a subi et soutenu les tentations : le Vrai Divin dans le Seigneur est ce qui est appelé le fils de l'homme, tandis que le Bien Divin dans le Seigneur est ce qui est appelé le Fils de Dieu ; le Seigneur dit plusieurs fois du Fils de l'homme qu'il doit souffrir, mais il ne le dit jamais du Fils de Dieu : qu'il ait ainsi parlé du Fils de l'homme ou du Vrai Divin, on le voit dans Matthieu : « Voici, nous montons à Jérusa- » lem, et le Fils de l'Iwmme sera livré aux princes des prêtres et • aux scribes, et ils Le condamneront, et ils I* livront aux nations

» pour s'en moquer et Le flageller et Le crucifier. •— XX. 18, 19 : — dans le Même : « Jésus dit à ses disciples : Voici, l'heure » est proche, et le Fils de l'homme sera livré entre les mains des » pécheurs. » — XXVI. 45 : — dans Marc : «Jésus commença à leur » apprendre qu'il fallait que le Fils de l'homme souiïrît beau- » coup , et qu'il fût rejeté par les anciens, et par les princes des

> prêtres et par les scribes, et qu'il fût tué , et qu'après trois jours » il ressuscitât. » — VIII. 31 : — dans le Même : « Il a été écrit tou- » chant le Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup, et qu'il sera a méprisé. Et le Fils de l'homme sera livré entre les mains des » hommes qui Le tueront, mais après avoir été tué, le troisième » jour il ressuscitera. » — IX. 12, 31 : — dans le Même : « Voici, » nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux » princes des prêtres et aux scribes, qui Le condamneront à la » mort et Le livreront aux Païens ; ceux-ci se moqueront de Lui,

• et ils cracheront sur Lui, et ils Le tueront, mais le troisième » jour il ressuscitera. » — X. 33, 34 : — dans le Même : « L'heure » est venue, voici, le Fils de l'homme sera livré entre les mains » des pécheurs. » — XIV. 41 : — dans Luc : c 11 faut que le Fils

• de l'homme souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par les anciens » et par les princes des prêtres et par les scribes, et qu'il soit tué, » et que le troisième jour il ressuscite. »— IX. 22, 44 : — dans le Même : « Nous montons à Jérusalem, où seront accomplies toutes » les choses qui ont été écrites par les Prophètes touchant le Fils » de l'homme, il sera livré aux gentils, et il sera raillé, et il sera » outragé, et il sera conspué, et après qu'ils L'auront flagellé ils le » tueront, mais le troisième jour il ressuscitera. »— XVIII. 31,32, 33 : — dans le Même : « L'Ange dit aux femmes : Souvenez-vous

> de quelle manière il vous a parlé, lorsqu'il était encore en Ga- » lilée, en disant : 11 faut que le Fils de l'homme soit livré entre » les mains des hommes pécheurs, et qu'il soit crucifié, et que le » troisième jour il ressuscite : • — XXIV. 6, 7. — Dans tous ces passages , par le Fils de l'homme est entendu le Seigneur quant au Vrai Divin , ou quant à la Parole dans son sens interne, que les princes des prêtres et les scribes devaient rejeter, outrager, flageller, conspuer et crucifier, comme on peut le voir clairement en ce que les Juifs s'appliquaient et s'arrogeaient toutes choses en général

et en particulier selon la lettre, et ne voulaient rien savoir du sens spirituel de la Parole ni du Royaume céleste, croyant que le Messie viendrait élever leur royaume au-dessus de tous les royaumes de la terre, comme ils le croient encore aujourd'hui : il est donc évident que c'est le Vrai Divin, qui a par eux été rejeté, outragé, flagellé et crucifié; soit qu'on dise le Vrai Divin, ou le Seigneur quant au Vrai Divin, c'est la même chose, car le Seigneur est le Vrai même, comme il est la Parole même, N- 2011, 2010, 2533 f. La résurrection du Seigneur le troisième jour signifle môme que le Vrai Divin, ou la Parole quant au sens interne, ainsi qu'elle a été comprise par l'Ancienne Église, ressuscitera à la consommation du siècle, consommation qui est aussi le Troisième jour, N°* 1825, 2788; aussi est-il dit qu'alors apparaîtra le Fils de l'homme, c'està-dire, le Vrai Divin,— Matth. XXIV. 30, 37, 39, 44. Marc, XIII. 26. Luc, XVII. 22. 24, 25, 26, 30. XXI. 27, 36. — Que le fils de l'homme soit le Seigneur quant au Vrai Divin, c'est ce qu'on voit par les passages ci-dessus cités et en outre par les suivants. Dans Matthieu : a Celui qui sème la bonne semence est le fils de l'homme; » le champ est le monde. Dans la consommation du siècle le Fils » de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume » tous les scandales. » —XIII. 37, 41, 42; — dans ce passage, la bonne semence est le Vrai; le monde, ce sont les hommes; celui qui sème ce vrai est le Fils de l'homme ; les scandales sont les faux : — dans Jean : « La foule dit : Nous avons appris par la Loi » que le Christ doit demeurer éternellement; comment donc dis- » tu qu'il faut que le Fils de l'homme soit élevé ? Qui est ce Fils » de l'homme? Jésus leur répondit : Pour un peu de temps la Lu- » mière est avec vous, marchez pendant que vous avez la Lumière, » de peur que les ténèbres ne vous surprennent, car celui qui » marche dans les ténèbres ne sait où il va : pendant que vous avez » la Lumière croyez en la Lumière, afin que vous soyez des fils » de Lumière. » — XII. 34, 35, 36 ; — là quand ils demandent qui est ce Fils de l'homme, Jésus leur parle de la Lumière, qui est le Vrai, et leur dit qu'il est Lui-Même la Lumière ou le Vrai, en quoi ils devaient croire : au sujet de la Lumière qui procède du Seigneur, et qui est le Divin Vrai, voir N" 1053, 1521, 1529, 1530, 1531, 1619 à 1632. Que le Fils do Dieu, ou le Seigneur quant au Bien

52 Alt CANES CÉLESTES.

dans l'Humain Divin, n'ait pu être tenté, ainsi qu'il a été dit cidessus, c'est ce qui est de môme évident par la réponse du Seigneur au tentateur dans les Évangélistes : « Le tentateur dit : Si /// es le » fils de Dieu, jette-Toi Toi-même en bas, car il est écrit; il don- ># nera des ordres à ses Anges sur Toi, de peur que peut-être tu ne » lieurtes contre une pierre ton pied. Jésus lui dit : Il est écrit » aussi : Tu ne tenteras point te Seigneur ton Dieu. » — Matth. IV. 6, 7. Luc, IV. 9, 10, 11, 12.

2814. Et il le mit sur l'autel au-dessus des bois, signifie dans l'Humain Divin à Qui est la Justiee : on le voit par la signification de l'Autel, en ce qu'il est le Divin Humain du Seigneur, ainsi qu'il vient d'être dit N" 2811; et par la signification des bois d'holocauste, en ce qu'ils sont le mérite de la justice, 2784, 2798, 2812. Le Vrai Divin dans l'Humain Divin du Seigneur, qui a subi les tentations et dont il vient d'être question, n'est pas le Divin Vrai même, car celui-ci est au-dessus de toute tentation ; mais c'est le Vrai rationnel, tel qu'il est dans les Anges, consistant dans les apparences du vrai, et c'est ce qui est appelé le fils de l'homme, mais avant la glorification ; tandis que le Divin Vrai dans le Divin Humain du Seigneur glorifié est au-dessus des apparences, et ne peut jamais venir dans un entendement quel qu'il soit, ni à plus forte raison dans la conception de l'homme, pas même dans celle des Anges, ainsi il ne peut jamais rien éprouver de la tentation ; il apparaît dans les cieux comme Lumière procédant du Seigneur. Voici en quels termes, dans Jean, il est parlé de ce Divin Vrai, ou du Fils de l'homme glorifié : • Jésus dit : Maintenant le Fils de » l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en Lui; si Dieu a été >) glorifié en Lui, Dieu Le glorifiera aussi en Soi-Même, et à l'ins- » tant il Le glorifiera. »— XIII. 31, 32.— Pour qu'on ait une idée distincte de ce profond arcane, il convient d'appeler Vrai Divin dans l'Humain Divin du Seigneur, le Vrai chez le Seigneur, qui a pu être tenté et qui a subi les tentations, et d'appeler Divin Vrai dans te Divin Humain du Seigneur le vrai qui n'a pu être tenté ou subir aucune tentation, parce qu'il était glorifié; ainsi qu'il a été aussi très souvent observé dans ce qui précède.

2815. Vers. 10. Et Abraham tendit sa main, et il prit le couteau pour immoler son fût : — Abraham tendit sa main, si-

gnifie la tentation jusqu'au dernier (degré) de puissance : et il prit le couteau, signifie quant au Vrai : pour immoler son fils, signifie jusqu'à ce que tout ce qu'il y avait de purement humain fût mort.

2816. Abraham tendit sa main, signifie la tentation jusqu'au dernier (degré) de puissance : on le voit par la série des choses ; il s'agit, en effet, des tentations très graves ei intimes du Seigneur; dans les Versets qui précèdent il a été question de la préparation de l'Humain Divin pour les admettre et les soutenir; ici, il s'agit de l'acte qui est exprimé dans le sens de la h itre en ce que Abraham tendit sa main; que la main signifie la puissance, on le voit N* 878; ici, c'est le dernier (degré) de puissance, parce que rien n'a manqué si ce n'est l'acte. Selon le sens interne, il est signifié que le Divin du Seigneur a induit son Humain dans les tentations les plus graves, car par Abraham on entend le Seigneur quant au Divin ; et cela, jusqu'au dernier (degré) de puissance. Voici ce qu'il en est, c'est que le Seigneur a admis les Tentations en Lui pour en chasser tout ce qui était purement humain, et cela jusqu'à ce qu'il ne restât absolument que le Divin ; que le Seigneur ait admis en Lui les Tentations, même la dernière qui fut celle de la croix, c'est ce qui est évident par les paroles du Seigneur Lui- Même, dans Matthieu : « Jésus commença à déclarer à ses disci- » pies qu'il fallait qu'il souffrit beaucoup et qu'il fût tué. Alors.

> Le prenant près de lui, Pierre commença à Le reprendre, en » disant : Aie pitié de Toi, Seigneur, afin que cela ne T'arme

> point. Mais Lui, s'étant tourné, dit à Pierre : Va-t'en arrière de » Moi, satan, tu M'es un scandale, car tu n'as point la sagesse des » choses qui sont de Dieu, mais de celles qui sont des hommes. » —XVI. 21, 22, 23 :— et dans Jean il s'explique encore plus clairement : a Personne ne Me la ravit (mon âme), mais Moi je la dépose » de Moi-Môme ; Moi, j'ai le pouvoir de la déposer, et j'ai le pou- » voir de la prendre de nouveau. » — X. 18; — et dans Luc : < Ne » fallait-il pas que le Christ souffrit ces choses, et qu'il entrât dans » sa gloire. » — XXIV. 26.

2817. Et il prit le couteau, signifie quant au vrai : on le voit par la signification du couteau, en ce qu'il est le vrai de la foi. N* 2799; et en ce que la tentation du Seigneur concernait le Vrai Divin. N« 2813, 281*.

5'l ARCANES CÉLESTES.

2818. Pour immoler son fils, signifie jusqu'à ce que tout ce qu'il y avait de purement humain fût mort : on peut le voir par le sens interne de ces paroles, car elles signifient les tentations très graves et intimes du Seigneur, dont la dernière a été celle de la croix, dans laquelle il est constant que tout ce qui était purement humain mourut; cela n'a pas pu être représenté par le fils d'Abraham ou Iischak, parce que sacrifier les fils était une abomination ; toutefois cela, autant que possible, fut représenté, savoir jusqu'à l'effort, mais non jusqu'à l'acte ; de là il est évident que ces paroles, Abraham prit le couteau pour immoler son fi/s, signifient jusqu'à ce que tout ce qu'il y avait de purement humain fût mort. Que dès les temps très anciens on ait eu connaissance que le Seigneur devait venir dans le monde et souffrir la mort, c'est ce qu'on peut clairement savoir en ce que l'usage de sacrifier ses enfants était en grande estime chez les Gentils, qui croyaient ainsi faire expiation pour eux-mêmes et se rendre Dieu propice ; ils n'auraient pas placé dans cette coutume abominable leur dogme le plus religieux , s'ils n'avaient pas appris des Auciens que le Fils de Dieu devait venir, lequel, comme ils le croyaient, s'offrirait en sacrifice ; les fils de Jacob avaient môme du penchant pour cette abomination, et aussi Abraham, car personne n'est tenté que par ce vers quoi il incline; que les fils de Jacob aient eu ce penchant, c'est ce qu'on voit dans les Prophètes ; mais afin qu'ils ne se précipitassent point dans cette abomination, il fut permis d'instituer des holocaustes et des sacrifices, voir N0' 922, 1128, 1241, 1343, 2180.

2819. Quant à ce qui concerne les Tentations du Seigneur en général, elles furent extérieures et intérieures; et plus elles étaient intérieures plus elles étaient graves; les Tentations intimes ont été décrites dans Matth. XXVI. 37, 38, 39, 42, 44. XXVII. 46. Marc, XJV. 33, 34, 35, 36. XV. 34. Luc, XXII. 42, 43, 44 ; — mais on peut voir ce qui a été dit plus haut sur les tentations du Seigneur, savoir : que le Seigneur a d'abord combattu par des biens et des vrais apparents qui se présentaient comme biens et comme vrais, N° 1661; qu'il a combattu contre les maux de l'amour de soi et du monde par l'Amour Divin envers tout le genre humain, N°* 1690, 1691 f. 1789, 1812, 1813, 1820; qu'il a combattu Seul par l'Amour Divin, N0' 1812, 1813; que tous les enfers

ont combattu contre l'amour du Seigneur, qui a été le salut de tout le genre humain, Y 1820; que le Seigneur a soutenu les tentations les plus graves de toutes, N" 1663, 1668, 1787; que le Seigneur a été fait Justice par les tentations et par les victoires qu'il n'a dues

qu'ù la propre puissance, N01 1813, 2025; que l'union de l'Essence Humaine avec l'Essence Divine a été faite par le Seigneur au moyen des tentations et des victoires, N*' 1737, 1813, 1021, 2025, 2026, On peut voir aussi ce qui a été dit ci-dessus sur les Tentations en général, IS°» 59, 63, 227, S'|7 : que la Tenl ition est un combat concernant le pouvoir, pour décider si ce sera II* bien ou le mal, le vrai ou le faux, qui commandera, Y 1923; que dans les tentations il y a des indignations et plusieurs affections, N" 1917; qu'il y a des Tentations célestes, spirituelles et naturelles, N" 8A7; que dans les Tentations les mauvais génies et les mauvais esprits attaquent ce qui appartient à l'amour, par conséquent ce qui appartient à la vie de l'homme, N0' 847, 1820; ce que produisent les Tentations, N 1 1692, 1717, 17A0; que la Tentation a lieu pour que les corporels soient domptés, !N° 857; que par les tentations, les maux et 1rs faux chez l'homme qui est régénéré sont domptés, mais non pas détruits, N* 868; que le vrai est la première chose du combat. N" 1685 ; que l'homme combat par les biens et les vrais dont il a été imbu au moyen des connaissances, quoiqu'en eux-mêmes ils ne soient ni des biens ni des vrais, Y 1661; que les mauvais esprits et les mauvais génies excitent les faux et les maux chez l'homme, et que de là proviennent les tentations, N°* 741, 751, 761; que l'homme dans les tentations pense que le Seigneur est absent, tandis qu'il est alors plus près de lui, N" 8A0; que l'homme ne peut nullement de lui-même soutenir les combats des tentations, parce que ces comh.iis sont contre tous les enfers, IV 1692 f ; que le Seigneur seul combat chez l'homme. N 1661, 1692; que par les tentations les mauvais génies et les mauvais esprits sont privés de la puissance de faire le mal et d'inspirer le faux chez l'homme, N°* 1695, 1717; que les tentations ont lieu chez ceux qui ont la conscience, et sont plus violents chez ceux qui ont la perception, N° 1668; que les tentations ont rarement lieu aujourd'hui, mais qu'il y a des anxiétés qui sont autre chose et qui viennent d'autre part, V 762; que les hommes spirituellement morts ne peuvent soutenir l<"> combats des

tentations, N" 270; que toutes les tentations portent avee elles u désespoir au sujet de la fin, N- 1787, 1820; qu'après les tcntat H , a fluctuation, N" 848, 867; que par les «émanons les bons 1 prennent qu Us ne sont que mal, et que toutes choses viennent deU m.sér.corde. N 233â; que par les tentations les biens sont plu, étroitement conjoints aux vrais, N'2272; qu'où n'est pas sauJI ' les tenions si l'on succombe, et qu'on „e ,'eS, pas non plus s par elles on pense avoir mérité, N" 2273 ; que dans toute Ten.ation la liberté existe plus forte que hors des tentations N* 1 937

, ff. IrV' ^J™ rr'fl "" An"e du ciel

et,ld,t: Abraham! Abraham! Et il dit , Me voici. Vcr L

ena un Ange de Jéhovah du ciel, signifie la consolation par " Dm. Même en ce moment : et il dit : Abraham ! Abraham , du: Me vota, s,gnilie la perception de la consolation danT'le Di vin Bien du Rationnel après la tentation.

2821 Ver, lui cria un Ange de Jéhovah du ciel sianin. / consolat.on par te Divin Même en ce moment : on t ZaÎ t preuve dans la signification de crier du ciel, en ce quë S con ».er comme on le voit aussi par ce qui précède in^ZZ] et par ce qu, va suivre; et dans la signification d'„„ Anae TjT fmah en ce que, quand les Anges sont nommés dans! Parole" on entend par eux quelque chose dans le Seigneur- maû 1 . .' ce quelque chose du Seigneur, c'est ce qui semanïfo.e p

,1025- On lit également touchant le Seigne TZ £S soutmt la tentation la plus grave dans Ge.hsémané ,n„i * du ciel un ange qui ,e fortifia. -Luc, XXII. S -î* £ V™' -rne par un Auge du ciel on entend aussi ^

2822. El il dit .■ Abraham ! Abraltam ! Et il dit Me „„.• • ymfie ta perception de ta consolation dans te Divin Bien dTnà tionnel après la tentation : on peut le voir nar I, 1 r dire dans ,es historiques de ^J^^J Z'^Zw

le Divin Bien du Bationnel , parce qu'ici Abraham signifie le Divin Bien du Bationnel ou de l'Humain du Sefencur • «5w Perception d ans le Divin Bien du .-JS? J^SSU I expliquer de manière à ê,rc compris; car nvau, .V^so7et

GENÈSE, CHAP. VINGT-DEUXIÈME. o7

pliquée, il faut qu'on se soit formé une idée du Divin Humain du Seigueur par la counaissance de plusieurs choses ; si cette idée n'était préalablement formée, tout ce qui concernerait l'explication, tomberait dans des idées ou vides ou obscures, qui pervertiraient les vrais ou les mêleraient avec ce qui ne leur convient pas : dans ce Verset, il s'agit du premier état après la tentation du Seigneur, état qui est celui de la consolation; aussi maintenant il n'est plus dit Dieu, mais Jéhovah ; car il est dit Dieu quand il s'agit du Vrai par lequel se soutient le combat, tandis qu'il est dit Jéhovah quand il s'agit du bien par lequel est donnée la consolation, N* 2769; toute consolation après la tentation est insinuée dans le bien , car toute joie procède du bien et du bien elle passe dans le vrai ; Abraham signifie donc ici le Divin Bien du Rationnel, comme aussi dans beaucoup d'autres passages, et alors il est nommé avec Jéhovah dans le même Verset.

2823. Vers. 42. Et il dit : Ne tends point ta main sur (e jeune garçon, et ne lui fais rien, parce que maintenant j'ai connu que tu crains Dieu, toi; et tu n'as pas défendu ton fils, ton unique, contre Moi. — // dit : Ne tends point ta main sur le jeune garçon, signifie qu'il n'admettrait pas davantage la tentation dans le Vrai Divin qui appartient au Rationnel : et ne lui fais rien, signifie la délivrance : parce que maintenant j'ai connu que tu crains Dieu, toi, signifie la glorification par l'Amour Divin : et tu n'as pas défendu ton fils, ton unique, contre Moi, signifie l'union de l'Humain avec le Divin par le dernier (degré) de la tentation.

282 A. Et il dit : Ne tends point ta main sur le jeune garçon, signifie qu'il n'admettrait pas davantage la tentation dans te Vrai Divin gui appartient au Rationnel : on le voit par la signification de tendre la main, en ce que c'est la tentation jusqu'au dernier (degré) de puissance, ainsi qu'il vient d'être dit N* 2816; et par la signification du jeune garçon ou de Iischak ici, en ce qu'il est le Rationnel quant au Vrai Divin, dans lequel ont été admises les tentations, N- 2803, 2813, 281A, 2817.

2825. Et ne lui fais rien, signifie la délivrance : on peut le voir sans explication ; en effet, puisqu'il est dit qu'il ne doit lui rien faire, c'est que l'acte doit être interrompu, et qu'ainsi il sera délivré.

2826. Parce que maintenant j'ai connu que tu crains Dieu, toi, signifie la glorification par l'Amour Divin : on le voit par la signification de connaître, quand cela se dit du Divin du Seigneur, en ce que ce n'est autre chose que d'être uni, ou ce qui revient au môme, d'être glorifié, car le Divin était uni à l'Humain Divin par les tentations, N0i 1737, 1813 ; et par la signification de craindre Dieu, ou de la crainte de Dieu, en ce qu'ici c'est l'Amour Divin ; et comme cet amour se dit du Rationnel Divin du Seigneur quant au vrai, il est dit ici craindre Dieu et non pas craindre Jéhovah, car lorsqu'il s'agit du vrai il est dit Dieu, et lorsqu'il s'agit du bien, Jéhovah, N~ 2586, 2769, 2822. Que ce soit par l'Amour Divin que le Seigneur a uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine et l'Essence Divine à l'Essence Humaine, ou, ce qui est la même chose, s'est glorifié, on le voit Y 1812, 1813, 2253. Par un grand nombre de passages de la Parole, entendus quant au sens interne, on peut voir ce qu'y signiûe Craindre Dieu; la Crainte de Dieu y signifie le culte, et même le culte provenant soit de la crainte, soit du bien de la foi, soit du bien de l'amour; le culte provenant de la crainte, quand il s'agit des non-régénérés ; le culte provenant du bien de la foi, quand il s'agit des régénérés spirituels; et le culte provenant du bien de l'amour, quand il s'agit des régénérés célestes. — I. Im crainte de Dieu en général signifie le culte : on le voit dans le Livre des Rois : a Les fils d'Israël Craignirent d'autres dieux, et » ils marchèrent dans les statuts des nations. Les nations envoyées » dans Samarie ne Craignirent point Jéhovah, au commencement, » c'est pourquoi Jéhovah envoya contre eux des lions ; et il vint » un des prêtres qu'on avait faits captifs dans Samarie, et il habita » à Béthel, et il leur enseigna comment ils devaient Craindre Jé- » hovah; Jéhovah avait traité une alliance avec les fils d'Israël, et » il leur avait donné ce commandement : fous ne Craindrez point » des dieux étrangers, et vous ne vous prosternerez point devant » eux, et vous ne les servirez point, et vous ne leur sacrifierez > point; mais vous Craindrez Jéhovah, et vous vous prosternerez » devant Lui, et vous Lui sacrifierez. »— II. Rois, XVII. 7, 8, 24. 25, 28, 32, 33, 35, 36, 37, Al ; — là, craindre, c'est évidemment rendre un culte : dans Ksaïe : « Parce que ce peuple s'est approché » de sa bouche, et qu'ils M'ont honoré de leurs lèvres, et que leur

> cœur s'est éloigné de Moi, et que leur Crainte de Moi a été un » commandement d'hommes enseigné. » — XXIX. 13; -— là, leur crainte de Moi, c'est le culte en général, car il est dit que cette crainte a été un commandement d'hommes : dans Luc : « Il y » avait dans une ville un Juge, qui ne craignait point Dieu, et qui

> ne respectait point un homme. » — XVIII. 2; — qui ne craignait point Dieu, c'est-à-dire, qui ne Lui rendait point de culte. — H. 1m Crainte de Dieu signifie le culte provenant de la crainte, lorsqu'il s'agit des non-régéîiérés : on le voit par ces passages : dans Moïse : a Lorsque la Loi était promulguée sur la montagne de Si-

> uaï, le peuple dit à Moïse: Parle, toi, avec nous, et nous écoute- » rons, et que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne

• mourions. Et Moïse dit au peuple : Dieu est venu pour vous ten- » ter, et afin que sa Crainte soit sur vos faces, pour que vous ne » péchiez point. »— Exod. XX. 19, 20; — et ailleurs : « Mainte- » riant , pourquoi mourrions-nous? puisqu'il nous dévorera ce » grand feu, si nous continuons à entendre davantage la voix de » Jéhovah notre Dieu, et nous mourrons : toi, approche, et écoute » tout ce que dira Jéhovah notre Dieu, et tu nous parleras de tout » ce que te dira Jéhovah notre Dieu, et nous écouterons et nous

■ ferons. Et Jéhovah dit à Moïse : Qui fera qu'ils aient ce même » cœur pour Me Craindre et pour garder tous mes préceptes, tous » les jours? > — Deutér. V. 22, 2ô, 26; — dans ces passages, la Crainte de Dieu sur vos faces pour que vous ne péchiez point, et le cœur pour me Craindre et pour garder tous mes préceptes, signifie le culte provenant de la crainte relativement à eux, parce qu'ils étaient tels; ceux, en effet, qui sont dans le culte externe, et qui n'ont aucun culte interne, sont portés par la Crainte à l'observance de la loi et à l'obéissance, mais toujours est-il qu'ils ne viennent point dans le culte interne ou dans une crainte sainte, à moins qu'ils ne soient dans le bien de la vie, et qu'ils ne sachent ce que c'est que l'interne et ne croient à son existence : dans le Même : « Si tu ne prends pas garde à faire toutes les paroles de cette Loi.

■ qui sont écrites dans ce Livre, pour Craindre ce Nom honorable a et terrible Jéhovah ton Dieu, Jéhovah rendra insignes tes t plaies, et les plaies de ta semence , plaies grandes et cons-

• tantes, et maladies malignes et constantes, et il ramènera sur

» toi toute la langueur de PÉgypte, {maux) que tu Crains pour toi, » et ils s'attacheront à toi. » — Deutér. XXVIII. 58, 59, 60; — là aussi craindre le Nom honorable et terrible Jéhovah Dieu, c'est rendre un culte par crainte, et comme ce culte existait chez de tels hommes, tous les maux, jusqu'aux malédictions, étaient attribués à Jéhovah, N" 592, 2335, 2395, 2AA7. Dans Jérémie : « Ta malice » te châtiera, et tes aversions te reprendront ; et saches et vois que » c'est une chose mauvaise et amère que tu aies abandonné Jéhovah » ton Dieu, et que Ma Crainte ne soit pas en toi. » — II. 19. — Dans Luc : « Je vous dis : Ne Craignez point ceux qui tuent le » corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus; mais je » vous montrerai qui vous devez Craindre; Craignez Celui qui, » après qu'il a tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je » vous le dis : Craignez Celui-ci. » — XII. A, 5; Matth. X. 28; — là aussi, craindre Dieu , c'est rendre un culte provenant de quelque crainte, parce que la crainte, comme il a été dit, les poussait à l'obéissance.— III. Craindre Dieu ou Jéhovah signifie le culte provenant du bien de la foi, lorsqu'il s'agit des régénérés spirituels : cela est évident par ces passages: Dans Moïse : « Le Roi écrira pour » lui un exemplaire de cette Loi dans un Livre devant les Prêtres » Lévites; et il sera avec lui [ce livre), et il y lira tous les jours de » sa vie, afin qu'il apprenne à Craindre Jéhovah son Dieu, pour » garder toutes les paroles de cette Loi et ces statuts afin de les » faire. » — Deutér. XVII. 18, 19; — le Roi, dans le sens interne, c'est le vrai de la foi, car la Royauté représentait le Royaume spirituel du Seigneur, N°*1672, 1728, 2015, 2069; de là, craindre Jéhovah son Dieu , c'est Lui rendre un culte provenant du vrai de la foi, et comme ce vrai est inséparable du bien de la charité, il est décrit par ces mots garder les paroles de la loi et les statuts afin de les faire; dans Samuel : « Voici, Jéhovah l'a établi Roi sur vous; » si vous Craignez J éhovah, et que vous Le serviez , et que vous » obéissiez à sa voix, vous serez aussi vous, et aussi le Roi qui règne » sur vous, après Jéhovah votre Dieu. » — I Sam. XII. 14; — là de même, dans le sens interne, craindre Jéhovah, c'est rendre un culte provenant du bien et du vrai de la foi, comme ci-dessus, parce qu'il s'agit de Roi ou de Royauté. Dans Josué : « Maintenant Craignez » Jéhovah, et servez-Le dans l'intégrité el la vérité, et éloignez, les

» dieux que vos pères ont servis. » —XXIV. 14 ; — là encore craindre Jéhovah, c'est rendre un culte provenant du bien et du vrai qui appartiennent à l'homme spirituel; car l'intégrité se dit du bien de la foi, N°612; et la vérité, du vrai de la foi. Dans Jérémie: « Ils » seront mon peuple, et Moi je serai leur Dieu ; et je leur donnerai » un seul cœur et un seul chemin, afin quV/s Me Craignent tous les f jours, pour leur bien et pour (eeiui) de leurs fils après eux ; et je » contracterai avec eux une alliance séculaire, queje ne me détour-

> nerai point d'eux, afin que je leur fasse du bien ; et je mettrai mu

> Crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne se retirent point de Moi. » —XXXII. 38, 39, 40;— que, dans ce passage, craindre Dieu, ce soit lui rendre un culte provenant du bien et du vrai de la foi, c'est ce qu'on peut voir par la série , et en ce qu'on y trouve les expressions peuple et Dieu ; le mot peuple s'applique à ceux qui sont dans le vrai de la foi, Not 1259 , 1260 ; et le mot Dieu est employé lorsqu'il s'agit du vrai, Noi 2586, 2769, 2807 f. Dans Esaïe : « lin » peuple fort T'honorera, la ville des nations redoutables Te » Craindra. » — XXV. 3. — Là aussi craindre Dieu, c'est lui rendre un culte provenant du vrai spirituel ; en effet, il s'agit de peuple et de ville; que la ville soit le vrai doctrinal, on le voit Nn* 402, 2268, 2450, 2451. Dans David : « Qui est l'homme qui craint Jéhovah t «> Il lui enseignera le chemin qu'il doit choisir. • — Ps. XXV. 12; —là, l'homme qui craint Jéhovah est celui qui lui rend un culte; il est évident qu'il s'agit de l'homme spirituel, en ce qu'il est dit : il lui enseignera le chemin ; que le chemin soit le vrai, on le voit NM 627, 2333. Dans le Même : « Heureux quiconque Craint Jého- » vah et marche dans ses chemins ! » — Ps. CXXVIIl. 1 ; — môme signification. Dans le Même : » Ceux qui Craignent Jéhovah Le » glorifieront; toute semence de Jacob Le glorifiera , et toute se- » mence d'Israël Le Craindra. » — Ps. XXII. 24 ; — là, Le Craindre c'est Lui rendre un culte provenant du vrai de la foi, caria semence d'Israël est le spirituel de l'Église, ou le bien et le vrai de la foi, N°* 1025, 1447, 1610. Dans Moïse : « Maintenant, Israël, qu'est-ce » que Jéhovah ton Dieu demande de toi . sinon que tu Craignes » Jéhovah ton Dieu , pour marcher dans tous ses chemins, et pour » L'aimer, et pour servir Jéhovah ton Dieu de tout ton cœur et de » toute ton âme. pour garder les préceptes de Jéhovah et ses statuts ?

— Deutér. X. 12, 13;— là est décrit ce que c'est que Craindre Dieu chez l'homme spirituel, qui est Israël , savoir, en ce que c'est marcher dans les chemins de Jéhovah, l'aimer, le servir, et garder ses préceptes et ses statuts. Dans Jean : « Je vis un Ange qui volait au » milieu du ciel , ayant l'évangile éternel , disant avec une voix » grande : Craignez Dieu, et donnez-Lui gloire, parce que l'heure >» de son jugement est venue. » — Apoc. XIV. 6, 7 ; — là craindre Dieu est pris pour un culte saint provenant du bien et du vrai delà foi. Dans Luc : « Jésus dit au paralytique : Lève-toi, et prenant ton » lit va-t'en dans ta maison. Alors rétounement s'empara de tous, » et ils glorifiaient Dieu, et Us furent remplis de crainte. » — V. 24, 25, 26; — la crainte est ici une crainte sainte, telle que la crainte de ceux qui par le vrai de la foi sont initiés dans le bien de l'amour. — IV Craindre Dieu ou Jéhovah signifie le culte provenant du bien de l amour , lorsqu'il s'agit des régénérés célestes : Dans Malachie : « Mon alliance des vies et de la paix fut avec Lévi, je les » lui ai données par la Crainte, et il M'a craint, et à cause de mon » Nom il a été contrit, Lui ; la loi de la vérité a été dans sa bouche, > et point de perversité dans Ses lèvres ; dans la paix et dansla droiture » il a marché avec Moi. » — II. 5. 6 ; — Il s'agit du Seigneur qui, ici, est Lévi dans le sens interne ; Lévi signifie le sacerdoce, et il signifie l'amour; la crainte est prise pour le bien du Divin amour; la loi de la vérité, pour le vrai de ce bien ; la paix et la droiture, pour l'un et l'autre. Dans Esaïe : « Il sortira une tige du tronc de Iischak, et » un rejeton croîtra de ses racines, et sur Lui reposera l'esprit de » Jéhovah, l'esprit de sagesse et d'intelligence , l'esprit de conseil w et de force, l'esprit de science et de Crainte de Jéhovah: et son » odorat (sera) dansla Crainte de Jéhovah. » — XI. 1, 2, 3; — là aussi il s'agit du Seigneur ; l'esprit de science et de crainte de Jéhovah, c'est le Divin amour du vrai ; l'odorat dans la crainte de Jéhovah, c'est le Divin amour du bien. Dans David : « Les préceptes de » Jéhovah (sont) droits, ils réjouissent le cœur; le précepte de » Jéhovah (est) pur, il éclaire les yeux; la crainte de Jéhovah (est) » nette, elle subsiste à perpétuité ; les jugements de Jéhovah (sont) » la vérité , ils sont justifiés ensemble. » — Ps. XIX. 9, 10;— ici , la crainte de Jéhovah qui est nette, c'est l'amour; les jugements de Jéhovah qui sont la vérité, c'est la foi ; la justice se dit du bien qui

appartient à l'amour, et les jugements se disent du vrai qui appartient à la foi, Voir N- 2235; ils sont dits être justifiés ensemble, quand le vrai devient bien ou quand la foi devient charité. Dans le Môme : * Voici, l'œil de Jéhovah (est) sur ceux qui Le Craignent,

■ sur ceux qui s'attendent à sa miséricorde. » — Ps. XXXIII. 18 ;— et ailleurs ; o Jéhovah ne se délecte point dans la force du cheval ,

■ il ne trouve point de plaisir dans les jambes de l'homme ; Jéhovah » met son plaisir en ceux qui Le Craignent et qui s'attendent à sa » miséricorde. » — Ps. CXLVII. 10, 11 ;— la force du cheval, c'est la propre puissance de penser le vrai ; que le cheval soit l'intellectuel, on le voit NCi 2760, 2761, 2762 ; les jambes de l'homme sont la propre puissance de faire le bien ; ceux qui Craignent Jéhovah sont ceux qui Lui rendent un culte provenant de l'amour du vrai, et ceux qui s'attendent à sa miséricorde sont ceux qui Lui rendent un culte provenant de l'amour du bien. Dans les prophètes, lorsqu'il est parlé du bien, il est aussi parlé du vrai , et lorsqu'il est parlé du vrai, il est aussi parlé du bien ; et cela , à cause du mariage céleste do bien et du vrai en toutes choses , Voir 683, 793, 801, 2516, 2712, 2713. Dans le Môme : ■ Jéhovah bénira la maison d'Israël, il

• bénira la maison d'Aharon ; il bénira ceux qui Craignent Jého-

• vah, les petits ainsi que les grands. » — Ps. CXV. 12, 13 ; — là, ceux qui craignent Jéhovah sont ceux qui ont un culte provenant du bien de la foi, qui est la maison d'Israël , et du bien de l'amour, qui est la maison d'Aharon, l'un et l'autre bien à cause du mariage céleste dans chaque partie de la Parole , comme il a été dit. Dans Ésaïe : « La vérité de tes temps sera la force des saluts , la sagesse

• et la science, et la Crainte de Jéhovah le trésor même. » — XXXIII. 6 ; — là, la sagesse et la science sont le bien de la foi conjoint avec son vrai , la crainte de Jéhovah est le bien de l'amour. Dans le Même: « Qui d'entre vous craint Jéhovah? qui écoute la » voix de son serviteur? » — I. 10. — Celui qui craint Jéhovah est l'homme dont le culte provient de l'amour, celui qui écoute la voix de son serviteur est l'homme dont le culte provient de la foi; quand l'un appartient à l'autre il y a mariage céleste. D'après ce qui vient d'être cité de la Parole , on peut voir que la Crainte de Dieu est le culte provenant ou de la crainte, ou du bien de la foi, ou du bien de l'amour ; mais plus il y a de crainte dans le culte, moins il y a de

foi, et moins encore d'amour; et réciproquement plus il y a de foi dans le culte , et mieux encore plus il y a d'amour, moins il y a de crainte ; dans tout culte il y a , il est vrai , de la crainte , mais c'est, sous une autre forme et sous un autre dehors, une Crainte sainte; toutefois la Crainte sainte n'est point une crainte de l'enfer et de la damnation, mais c'est la crainte de faire ou de penser quelque chose qui soit contre le Seigneur et contre le prochain , par conséquent c'est la crainte de faire ou de penser quelque chose qui soit contre le bien de l'amour et le vrai de la foi, c'est une aversion qui est une limite de la sainteté de la foi et de la sainteté de l'amour d'un côté : et comme la crainte de l'enfer et de la damnation, ainsi qu'il a été dit, n'est point en ceux qui sont dans le bien de la foi, et est encore moins en ceux qui sont dans le bien de l'amour, c'est-à-dire qui sont dans le Seigneur, c'est pour cela que, — V. Craindre signifie aussi se défier, ou n'avoir ni foi ni amour, comme on le voit, dans Ésaïe : « Ainsi a dit ton Créateur, ô Jacob ! et ton Formateur, ô » Israël ! Ne crains point, car je t'ai racheté, je t'ai appelé par ton » nom, tu (es) à moi. » — XLUI. 1, 5. XLIV. 8. — Dans Luc : t Le » serment qu'il a juré à Abraham notre père, de nous accorder » que, sans Crainte, après avoir été arrachés de la main de nos » ennemis, nous Le servions en sainteté et justice devant Lui. » — 1. 73, 74, 75. — Dans le Même : « Ne Crains point, petit troupeau, » car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume. » — XII. 32; — dansMarc: « Jésus dit au chef de la synagogue : «Ne Crains point, » crois seulement. » — V. 26. Luc, VIII. 49, 50; — dans le Môme: .< Jésus dit : Pourquoi êtes-vous ainsi Craintifs? comment n'avez- » vous point de foi? »— IV. 40;— dans le Même : « Les cheveux de » votre tête sont comptés , ne Craignez donc point , vous valez » mieux que beaucoup de passereaux. » — XII. 7. — Dans ces passages, Craindre, c'est se défier , ou n'avoir ni foi ni amour.

2827. Et tu n'as pas défendu ton fils, ton unique, contre Moi, signifie l'union de l'Humain avec le Divin par le dernier (degré) de la tentation : on peut le voir par la signification de ton Fils, savoir de Iischak, en ce qu'il est, comme il a été déjà dit, le Divin Rationnel, ou le Divin Humain, car celui-ci commence dans le Rationnel, N0' 2106, 2194, ce Divin Rationnel est appelé unique, parce qu'il a été uniquement engendré par Lui, N* 2772 ; et par la signi-

fication de ne pas défendre contre Moi, en ce que c'est faire qu'il soit uni, savoir, au Divin Même : que l'union ait été faite par le dernier (degré) de la tentation, c'est ce qui est évident d'après tout ce qui précède.

2828. Vers. 13. Et Abraham leva ses yeux, et il vit, et voici un bélier derrière retenu dans le touffu par ses cornes; et Abraliam (y) alla, et il prit le bélier, et il l'offrit en holocauste à la place de son fils. — Abraham leva les yeux et il vit, signifie la pensée et l'intuition du Seigneur par le Divin : et voici un bélier, signifie ceux du genre humain qui sont spirituels : derrière retenu dans le touffu, signifie enlacés dans le scientifique naturel : par ses cornes, signiûe par toute puissance quant aux vrais de la foi : et Abraliam (y) alla, et il prit le bélier, signifie leur délivrance par le Divin Humain du Seigneur : et il l'offrit en holocauste à la place de son fils, signifie leur sanctification et leur adoption.

2829. Abraliam leva les yeux et il vit, signifie la pensée et l'intuition du Seigneur par le Divin : Voir ci-dessus, N° 2789, où sont les mêmes paroles. La pensée et l'intuition par le Divin sont dans toutes les choses et dans chacune des choses qui doivent se faire pendant l'éternité par la Divine Providence.

2830. Et voici un bélier, signifie ceux d'entre te genre humain qui sont spirituels : on le voit par la signification du Bélier, de laquelle il va être parlé : on sait au-dedans de l'Église, que les Holocaustes et les Sacrifices dans l'Église représentative Juive et Israélite signifiaient le Divin Humain du Seigneur; mais autre était la signification dans les holocaustes et les sacrifices d'Agneaux, autre dans ceux de brebis et de chèvres, autre aussi dans ceux de chevreaux, de béliers, de boucs, de bœufs, de taureaux, de veaux, et dans ceux de tourterelles et de petits de colombes; il en était de même pour les minchas (gâteaux) et pour les libations; en général ils signifiaient les Divins Célestes, les Divins Spirituels e* les Divins Naturels, qui appartiennent au Seigneur; et par suite ils signifiaient 1rs célestes, les spirituels et les naturels qui sont par Lui dans son Royaume, et par conséquent dans quiconque est le Royaume du Seigneur ; C'est aussi ce qu'on peut voir par la Sainte Cène qui a succédé aux holocaustes et aux sacrifices; le Pain et le Vin y signifient le Divin Humain du Seigneur, le Pain son Divin céleste, le Vin

ARCANES Cfc LEST ES.

sou Divin spirituel, par conséquent ils y signilient son amour pour tout le genre humain, et réciproquement l'amour du genre humain pour le Seigneur, N" 23A3, 2359; de là il est évident que les holocaustes et les sacrifices renfermaient le culte céleste procédant de l'amour pour le Seigneur, et le culte spirituel procédant de la charité envers le prochain et par suite procédant de la foi dans le Seigneur, NM 922, 923, 1823, 2180 : il a été dit très souvent ce que c'est que le céleste et ce que c'est que le spirituel, ou quels sont ceux qui sont célestes ou spirituels dans le Royaume du Seigneur ou dans son Église, Voir N" 1155, 1577, 1824, 2048, 2088, 218A, 2227, 20(39 , 2708 , 271 5. Que le Bélier signifie ici le Divin Spirituel du Seigneur, et par conséquent le Spirituel chez l'homme, ou ce qui est la môme chose, ceux d'entre le genre humain qui sont Spirituels, c'est ce qu'on peut voir par les holocaustes et les sacrilices qui se faisaient avec des béliers; par exemple : a Quand Aharon et ses fils étaient sanctifiés pour remplir leur ministère, ou quand ils étaient inaugurés, ils offraient pour le péché un jeune Taureau, dont le sang était répandu sur les cornes de l'autel et le reste versé à sa hase; on immolait aussi un Bélier, dont le sang était répandu autour de l'autel, et ensuite le Bélier était brûlé tout entier m holocauste ; et du sang d'un second Bélier qu'on immolait était rais sur le bout de l'oreille et sur le pouce de la main et du pied d'Aharon, et après que ce bélier avait été agité, il était brûlé sur l'holocauste. » - Exod. XXIX. 1 à 35. Lévit. Mil. 1 à 36. I\. 2 et suiv.; — il est évident que tous ces rites étaient saints, mais ils n'étaient saints que parce qu'ils représentaient et signifiaient des choses saintes ; autrement, immoler un jeune taureau, répandre de son sang sur les cornes de l'autel, et le reste à sa base; immoler un bélier et répandre son sang autour de l'autel, et ensuite le brûler tout entier; répandre du sang d'un autre bélier sur le bout de l'oreille et sur le pouce de la main et du pied d'Aharon, puis l'agiter et le brûler sur l'holocauste, toutes ces cérémonies n'eussent été d'aucune sainteté, ni par conséquent d'aucun culte, si elles n'avaient pas représenté des choses saintes; toutefois personne ne peut voir, sinon par le sens interne, ce que chacune de ces choses représentait; que l'immolation du jeune Taureau pour le péché ait signifié le Divin Naturel du Seigneur, et celle du Bélier, le Divin Spirituel, et aussi ceux d'entre

le genre humain qui sont Spirituels, c'est ce qu'on peut voir par la signification du jeune Taureau et du Bélier dans la Parole; les inaugurations dans le sacerdoce se faisaient par les spirituels, car par les spirituels l'homme est introduit dans les célestes, ou, ce qui est la même chose, par les vrais de la foi il est introduit dans le bien de l'amour : de même < quand Aharon entrait dans le Saint, il offrait un jeune Taureau pour le péché, et un Bélier en holocauste» — Lévit. XVI. 2, 3. — Si o le Naziréen, quand les jours de son Naziréat étaient accomplis, oiïrait un Agneau d'un an sans défaut en holocauste, et une Brebis d'un an sans défaut pour le péché, et un Bélier sans défaut pour les sacrifices de paix,» — Nomb. V I. 13, là, 16, 17, — c'était parce que le Naziréen représentait l'homme Déleste, qui est la ressemblance du Seigneur, N°" 51, 52, 1013; rhomme céleste est tel, en ce qu'il est dans l'amour céleste, c'està-dire, dans l'amour pour le Seigneur, et par suite dans le céleste vrai, N- 202, 337, 2069, 2715. 2718; il devait donc sacrifier un Agneau et une jeune Brebis, par lesquels était signifié le Céleste, ainsi qu'un Bélier par lequel était signifié le spirituel. Daus les fêtes on sacrifiait déjeunes taureaux, des béliers et des agneaux, par exemple, « le premier jour de la fête des azymes, deux jeunes taureaux. un Bélier et sept agneaux, avec leur mincha en holocauste* — Nomb. XXVIII. 18, 19, 20; — « Le jour des prémices, encore deux jeunes taureaux, un Bélier et sept agneaux, avec leur mincha, en holocauste;» — Nomb. XXVIII. 26, 27, 28. — «Aux Nouvelles Lunes, deux jeunes taureaux, un Bélier et sept agneaux, avec leur mincha, en holocauste; » — Nomb. XXVIII. 11, 12 : — « Le septième mois, le premier du mois, un jeune taureau, un Bélier, sept agneaux, avec leur mincha : Le quinzième jour du septième mois, treize jeunes taureaux, deux Béliers, quatorze agneaux,» et ainsi du reste, Voir Nomb. XXIX. 1, 2, 12, 13, 14, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 2A, 26 à 36; les jeunes Taureaux et les Béliers signifiaient les Spirituels, et les Agneaux les Célestes, car on devait, dans les fêtes, être sanctifié et être introduit par les spirituels. Comme les Béliers signifiaient le Divin Spirituel du Divin Humain du Seigneur, ainsi que les spirituels chez l'homme, c'est pour cela que lorsqu'il s'agit du Nouveau Temple et de la Nouvelle Jérusalem, c'est-à-dire, du Royaume Spirituel du Seigneur, il est dit dans Ëzéchicl : « Lors-

<>8 Al* CAMES CÉLESTES.

que tu auras achevé de purifier l'Autel, on offrira un jeune Taureau pour le péché, et un Rôlier en holocaute, et pendant sept jours on sacrifiera le Bouc du péché chaque jour, et un jeune Taureau et un Bélier,* — XLIII. 22, 23, 24. — « Le Prince en ce jour offrira le jeune Taureau du péché, et aux sept jours de la fête sept Jeunes Taureaux, et sept Béliers, avec la inincha, en holocauste,»

XLV. 22, 23, 24 : — « Et le jour du Sabbath, on sacrifiera six

Agneaux et un Bélier. » — XL VI. 4,6. — Que par le Nouveau Temple et la Nouvelle Jérusalem on entende dans le sens universel le Royaume du Seigneur, on le voit N°* 402, 940, et en particulier la Nouvelle Église, N° 2117; chacun peut savoir que là il n'y aura ni holocaustes ni sacrifices, d'où il est évident que par eux sont signifiés les célestes qui appartiennent h l'amour et les spirituels qui appartiennent à la foi, car ce sont là les choses du Royaume du Seigneur; ici par conséquent les jeunes Taureaux, les Béliers et les Agneaux signifient des choses semblables; que les jeunes Taureaux et les Béliers signifient les spirituels, on le voit par le sens interne de chaque expression qui se trouve dans cette description, et en général en ce que le Nouveau Temple et la Nouvelle Jérusalem signifient spécialement le Royaume spirituel du Seigneur, et Sion le Royaume céleste. Que le Bélier signifie le Spirituel, ou, ce qui est la même chose, ceux qui sont Spirituels, on en trouve aussi la preuve dans Daniel, « en ce qu'il vit un Bélier qui se tenait près du fleuve et qui avait deux cornes; ensuite un Bouc de chèvres qui le heurta, brisa ses cornes et le foula, » — VIII. 3, 4, etsuiv.; — là, le Bélier ne signifie autre chose que l'Église spirituelle, et le Bouc de chèvres désigne ceux qui sont dans la foi séparée d'avec la charité, ou dans le vrai séparé d'avec le bien, lesquels s'élèvent successivement contre le bien et enfin contre le Seigneur, ce qui est aussi décrit. Dans Samuel : « Samuel dit à Saiil : Jéhovah se complait-il » dans les holocaustes et les sacrifices, comme en ce qu'on écoute „ la voix de Jéhovah? Voici, écouter vaut mieux que le sacrifice, » et obéir {vaut mieux) que la graisse des Béliers. » — I Sam. XV. 22- là, comme il s'agit de l'obéissance, par conséquent du vrai qui est spirituel, et que ces paroles étaient adressées au Roi par lequel est signifié aussi le Vrai, N" 1672, 2015, 2069, il est dit en conséquence la graisse des béliers, et non pas la graisse des bœufs ou des

agneaux. Dans David : « Quand Israël sortit d'Egypte, la maison de » Jacob d'avec un peuple barbare, Juda est devenu son sanctuaire, » Israël ses domaines; la mer (le) vit et s'enfuit, et le Jourdain se » retourna en arrière : les Montagnes sautèrent comme des Béliers; » les collines, comme des fils du troupeau : qu'avais-tu, mer! pour » t'enfuir? Jourdain ? pour te retourner en arrière? Montagnes ! » pour sauter comme des Béliers / Collines ! comme des (ils du trou* » peau? A la présence du Seigneur, tu enfantes, 6 terre! à la pré- » sence du Dieu de Jacob, qui a changé le rocher en un lac d'eaux, » le caillou en une source de ses eaux. » — Ps. CXI\ . 1 à 8; là, dans le sens interne, il s'agit du bien spirituel après la régénération, et il est décrit tel qu'il est, son céleste spirituel par les montagnes en ce qu'elles sautèrent comme des béliers, et son céleste naturel par les collines en ce qu'elles sautèrent comme des fils du troupeau : que les montagnes soient les célestes qui appartiennent a l'amour, ou le voit, N°* 795, 1/|30; chacun peut savoir que dans ces paroles, ainsi que dans les autres paroles de David, il y a des choses saintes, mais dans le sens interne, et que quelque chose de saint est signifié par les montagnes qui sautent comme des béliers, par les collines qui sautent comme des fils du troupeau, et par la terre qui enfante à la présence du Seigneur, paroles qui, sans le sens interne, n'ont aucune signification. Il en est de même des paroles suivantes, dans Moïse : a H le fera monter à cheval sur les hauts lieux de la terre, » et il lui fera manger les produits de la terre, et il lui fera sucer » le miel de la roche et l'huile du caillou du rocher, le beurre du » gros bétail, et le lait du menu bétail, avec la graisse des Agneaux, » et des Béliers fils de Baschan, et des boucs avec la graisse des » reins du froment, et tu boiras le sang des raisins, le vin. » — Deutér. XXX1L 13, 14, 15; — les Béliers fils de Baschan sont les célestes spirituels; on peut voir Nu 1824, ce que c'est que les célestes spirituels. Dans David : • Je T'offrirai des holocaustes de » (bêtes) grasses, avec ta fumigation des Béliers, je sacrifierai un > bœuf avec des boucs.» — Ps. LXVL 15. — les holocaustes de hôtes grasses sont pour les célestes qui appartiennent à l'amour, la fumigation des béliers est pour les spirituels qui appartiennent à la loi. Dans Èzéchiel : « L'Arabie et tous les princes de Kédar, ces • commerçants de la main, en Agneaux, en Béliers Pl en Bour*. >

— XXVII. 21 ; — là il s'agit de Tyr, par laquelle sont signifiés ceux qui sont dans les connaissances du bien et du vrai, N" 1201; l'Arabie désigne leur science; les princes de Kédar leur intelligence; les Agneaux signifient les célestes ; les Béliers, les spirituels, les Boucs, les naturels, choses qui se suivent en ordre. Dans Ésaïe : < Tous les » troupeaux de Kédar seront rassemblés vers Toi, les Béliers de » Nébajoth seront à Ton service, ils monteront à mon bon plaisir » sur mon Autel, et je décorerai la maison de ma splendeur.» — LX. 7; — là, il s'agit du Divin Humain du Seigneur; les troupeaux de Kédar sont les Divins célestes, et les Béliers de Nébajoth les Divins spirituels. D'après tout ce qui précède on peut maintenant voir que le Bélier, dans le sens interne, signifie le Divin Spirituel du Seigneur, et par suite le Spirituel chez l'homme, ou, ce qui est la même chose, ceux du genre humain qui sont Spirituels.

2831. Derrière retenu dans le touffu, signifie enlacés dans le scientifique naturel: on le voit par la signification d'être retenu, en ce qu'ici c'est être enlacé ; et par la signification du touffu ou du fourré, en ce que c'est le scientifique, ainsi qu'il va être expliqué. Quant aux Spirituels qui sont retenus enlacés dans le scientifique naturel en ce qui concerne les vrais de la foi, voici ce qu'il en est : les Spirituels n'ont pas la perception du bien et du vrai, comme les Célestes, mais à sa place ils ont la conscience qui a été formée par les biens et les vrais delà foi qu'ils ont puisés, dès leur enfance, dans les leçons de leurs parents et de leurs maîtres, et ensuite dans la doctrine de la foi dans laquelle ils sont nés ; ceux qui n'ont pas la perception du bien et du vrai ne peuvent être confirmés que par les scientifiques; chacun se fait quelque idée des choses qu'il a apprises, même des biens et des vrais de la foi ; sans l'idée, aucune chose ne reste dans la mémoire, si ce n'est comme une chose vide ; c'est d'après d'autres connaissances, et aussi parles scientifiques, que les preuves confirmâmes arrivent et complètent l'idée de la chose; l'idée elle-même, confirmée par plusieurs choses, fait que non-seulement elle se grave dans la mémoire et peut de là être attirée dans la pensée, mais qu'elle peut même être insinuée dans l'homme comme foi. Quant à ce qui regarde la Perception en général, comme il en est peu qui sachent ce que c'est que la Perception, il va être donné des explications : il y a la Perception du bien et du vrai dans les cé-

GENÈSE, GUÀ.P. MiNGT-DEUXIÈME. 1\

lestes et daos les spirituels; il y a la Perception du juste et de l'équitable dans la vie civile, et il y a la Perception de l'honnête dans la vie morale; pour ce qui concerne la Perception du bien et du vrai dans les célestes et dans les spirituels, les Anges intérieurs ont par le Seigneur cette Perception, les hommes de l'Église Très-Ancienne Tout eue, et les hommes délestes qui sont dans l'amour pour le Seigneur l'ont aussi, ils savent de suite par une certaine réflexion interne si telle chose est un bien et si telle chose est un vrai, car le Seigneur le leur insinue, parce qu'ils sont conjoints au Seigneur par l'amour; mais les hommes Spirituels n'ont point une telle perception du bien et du vrai dans les choses célestes ni dans les choses spirituelles; à la place ils ont la conscience qui dicte; mais la conscience, comme il a été dit, a été formée des connaissances du bien et du vrai, qu'ils ont puisées dans les leçons de leurs parents et de leurs maîtres, et ensuite dans leur propre étude de la doctrine et de la Parole; ils y ajoutent foi, quand bien même ce ne serait ni des biens ni des vrais ; de là vient que les hommes peuvent avoir la conscience par une doctrine quelconque; les Gentils peuvent aussi par leur religiosité avoir quelque chose qui ne diffère pas de la conscience : que les Spirituels n'aient point la perception du bien et du vrai de la foi, mais qu'ils disent et croient que ce qu'ils ont appris et saisi est le vrai, c'est ce qui devient assez évident en ce qu'ils disent tous que leur dogme est vrai, les hérétiques plus encore que les autres, et qu'ils ne peuvent voir et encore moins reconnaître le vrai même, alors même que mille choses le proclameraient. Que chacun s'examine : peut-il percevoir d'autre part qu'une chose est vraie, et quand une chose très vraie lui est manifestée autrement, ne refuse-t-il pas toujours de la reconnaître; soit, par exemple, celui qui fait la foi l'essentiel du salut, et non l'amour: on aura beau lire eu sa présence tout ce que le Seigneur a dit de l'amour et de la charité, Voir N° 2373, et quoique lui-même sache parla Parole que toute la Loi et tous les Prophètes dépendent de l'amour pour le Seigneur et de la charité envers le prochain, il restera toujours cependant dans l'idée de la foi, et dira que c'est elle seule qui sauve : il en est tout autrement de ceux qui sont dans la perception céleste et spirituelle. Pour ce qui est de la Perception du Juste et de l'Equilable dans la vie civile, ceux qui. dans le monde, sont rationnels la

possèdent, ainsi que la perception de l'honnête dans la vie morale ; quant à l'une et à l'autre de ces perceptions chaque homme se distingue d'un autre homme; mais ces hommes rationnels n'ont jamais pour cela la perception du bien et du vrai de la foi, parce que cette perception est supérieure ou intérieure, et influe du Seigneur par l'intime du rationnel. 11 est encore une raison pour laquelle les Spirituels n'ont pas la perception du bien et du vrai de la foi, c'est que le bien et le vrai sont implantés non pas dans leur partie volontaire, comme chez les hommes célestes, mais dans la partie intellectuelle, Voir N- 8(53, 875, 927, 4023, 1043, 1044, 2256; de là vient que les Spirituels ne peuvent parvenir au premier (degré) de la lumière dans laquelle sont les célestes, Ns 2718, mais que pour eux leur degré est relativement obscur, N" 1043, 2708 pr. 2715; de là résulte que les Spirituels sont enlacés dans le scientifique naturel quant aux vrais de la foi. Que le touffu ou le fourré, dans le sens interne, signifie le scientifique naturel, c'est-à-dire, ce scientifique qui reste attaché à la mémoire extérieure, c'est ce qu'on peut voir aussi par d'autres passages de la Parole ; dans tizéchiel : « Voici, Aschur (était) » un cèdre dans le Liban, beau par sou feuillage, et une forêt don- » nantde l'ombre, et d'une hauteur élevée, et son branchage était » parmi le touffu. » — XXXI. 3; — là, il s'agit de l'tègypte, qui est la science, Not 1164, 1165, 1186, 1462; Aschur est le rationnel, N°* 110, 1186, qui est aussi désigné dans la Parole par le cèdre, ainsi que par le Liban ; parmi le touiïu, c'est parmi les scientifiques, car le rationnel humain est fondé dans ses scientifiques : dans le Même : « Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih : Parce que tu t'es élevé » en hauteur, et qu'iY a poussé son branchage parmi le touffu, et » que son cœur s'est élevé dans sa hauteur, des étrangers, les plus » violents d'entre les nations, le couperont et le renverseront.» — XXXI. 10, 12; — il s'agit de l'Egypte; pousser son branchage parmi le touffu, c'est s'attacher aux scientifiques, et de là considérer les spirituels, les célestes et les Divins : dans le Même : « Afin que tous » les arbres des eaux ne s'élèvent point dans leur hauteur, et ne » poussent point leur branchage parmi le touffu, et que tous ceux » qui boivent les eaux ne se soutiennent plus sur eux dans leur élé- > vation, parce qu'ils seront tous livrés à la mort, vers la terre infé- » rieure au milieu des fils de l'homme, vers ceux qui descendent

• eu la fosse.» — XXXI. 14; — là, il s'agit de ceux qui, par des raisonnements tirés des scientifiques, veulent pénétrer dans les mystères de la foi ; on peut voir N" 215, 232, 233, 1072, 1911, 2196, 2203, 2568, 2588, qu'ils sont totalement aveuglés; raisonner d'après les scientifiques, c'est pousser son branchage parmi le touffu : dans le Même : « Elle a eu des branches fortes pour les sceptres de » ceux qui dominent, et sa hauteur s'est élevée sur le touffu.* — XIX. 11, — même signification : dans le Même : « Ceux d'Israël » qui ont été percés au railiéu de leurs idoles, autour de leurs au-

• tels, et sous tout arbre vert, et sous tout chêne touffu.* — VI. 13; — il s'agit du culte que se forgent ceux qui ont foi, en eux-mêmes, ainsi qui ont foi aux choses qu'ils tirent de leurs scientifiques; le chêne touffu est pris pour les scientifiques dans un tel état; que les chênes soient les aperceptions d'après les scientifiques, on le voit V 1442, 1443, 2144 : semblable signification se trouve ailleurs dans le Même : « Ils ont regardé toute haute colline et tout arbre » touffu, et ils y sacrifiaient leurs sacrifices.» — XX. 28; — l'arbre touffu signifie ce qui est diclé non par la Parole; mais par le scientifique propre; que le culte se faisait dans les bocages, et était significatif selon les qualités des arbres, on le voit N° 2722. Dans Ésaïe : « La malice brûle comme un feu, elle dévorera la ronce et » l'épine, elle incendiera les fourrés de la forêt. » — IX. 17; — la ronce et l'épine sont la fausseté et la cupidilé, les fourrés de la forêt sont les scientifiques : dans le Même : « Jéhovah Zébaoïh coupera » les fourrés de la forêt avec le fer, et le Liban sera renversé par le » magnifique.» — X. 34; — les fourrés de la forêt sont les scientifiques, le Liban est le rationnel. Dans Jérémie : « Levez l'étendard > vers 8 ion . parce que je vais faire venir du septentrion le mal et » une grande rupture; le lion est monté de son fourré, et le des- » tructeur des nations étant parti est sorti de son lieu pour mettre » ta terre en dévastation, tes villes seront détruites, tellement qu'il » n'y aura aucun habitant. » — IV. 6, 7; — de son fourré, c'est du scientifique, et pénétrer par le scientifique dans les arcanes Divins, c'est mettre la terre en dévastation, c'est-a-dire, dévaster l'Église. Si les scientifiques sont appelés dans la Parole, le Touffu, c'est parce qu'ils sont tels relativement, surtout lorsqu'on est inspiré par les cupidités de l'amour de soi et du monde et par les principes du

lli ARCANES CELESTES.

faux ; l'amour céleste et spirituel est celui qui dispose eu ordre les scientifiques qui appartiennent à la mémoire extérieure; mais l'amour de soi et du monde pervertit Tordre et jette le trouble dans toutes les choses qui sont dans cette mémoire ; ('nomme ne s'aperçoit pas de cela, parce qu'il fait consister l'ordre dans le bouleversement de l'ordre, le bien dans le mal et le vrai dans le faux ; de là tout y est dans le touffu ; cela vient aussi de ce que les choses qui appartiennent à la Mémoire extérieure, où sont les scientifiques, par rapport à celles qui appartiennent à la Mémoire intérieure, où sont les rationnels, sont dans le touffu, ou comme dans une forêt épaisse; l'homme ne peut pas savoir, tant qu'il vit dans le corps, combien là tout est relativement sombre, épais et ténébreux, car il croit alors que toute sagesse et toute intelligence en proviennent; mais, dans l'autre vie, quand il vient dans les choses qui appartiennent à la mémoire intérieure, il sait que dans la Mémoire extérieure, qui est propre à l'homme lorsqu'il vit dans le monde, il n'y a rien moins que la lumière de la sagesse et de l'intelligence, mais que relativement il n'y a là que ténèbres, que désordres et que perplexités (choses touffues) Voir N- 2469 à 2494.

2832. Par ses cornes, signifie par toute puissance quant aux vrais de la foi : on le voit par la signiflcation des cornes; il est souvent parlé des Cornes dans la Parole, et là elles signifient la puissance du Vrai qui procède du bien, et dans le sens opposé, la puissance du faux qui provient du mal ; ici, elles signifient que les Spirituels, qui sont désignés par le Bélier, ont été enlacés dans le scientifique naturel par toute puissance quant au vrai, et que par suite ils ont été privés de la puissance de percevoir les vrais; en effet, plus l'homme consulte les scientifiques naturels, et s'y attache de cœur et d'esprit quant aux choses qui sont les vrais de la foi, plus il perd la lumière du vrai, et môme la vie du vrai quand il eu a perdu la lumière; chacun peut le savoir par expérience, s'il porte son attention et sa réflexion sur ceux qui disent qu'ils ne peuvent rien croire, à moins que par les sensuels ou par les scientifiques ils ne saisissent que la chose est ainsi ; si l'on examine quels sont ces hommes, on découvre qu'ils ne croient rien, et qu'en outre rien ne leur paraît plus sage que d'attribuer à la nature toutes choses en général et en particulier : il en est aussi plusieurs qui disent qu'ils

croient quoiqu'ils ne comprennent point; et cependant toujours est- il que secrètement en eux-mêmes ils raisonnent comme les autres d'après les sensuels et les scientifiques sur les vrais de la foi pour décider si la chose est ainsi ; ceux-ci ont une sorte de persuasif soufflé en eux par l'amour de soi et du monde, ou ils ne croient absolument rien ; par leur vie on voit ce qu'ils sont; les uns et les autres sont, il est vrai, dans l'bglise spirituelle du Seigneur, mais ils ne sont point de l'Eglise ; ceux qui sont de l'Église sont dans la vie du bien et ont la foi aux vrais; les Spirituels ont aussi la foi à des vrais autres que ceux qu'ils ont gravés en eux dès l'enfance et qu'ils ont ensuite confirmés en eux par la doctrine ou par d'autres moyens : tel est l'état des spirituels, état qui a été décrit ici par le Bélier retenu dans un touffu par ses cornes, Voir ce qui vient d'être dit N° 2831. — Que la corne signifie la puissance du vrai qui procède du bien ; c'est ce qu'on voit par ces passages : dans David : ■ Tu (es) la splendeur de leur force, et dans ton bon plaisir tu élè- » veras notre Corne, parce que Jéhovah (est) notre bouclier, et au

• Saint d'Israël (est) notre Roi. Ma Vérité et ma miséricorde (sc- » ront) avec Lui, et en mon Nom sera élevée Sa Corne, et je poserai » dans la mer Sa Main, et dans les fleuves Sa droite. » — Ps. LXXXIX. 18, 19, 25, 26; — là, notre Corne et sa Corne signifient évidemment la puissance du vrai ; il s'agit là du Royaume Spirituel du Seigneur; au Saint d'Israël (est) notre Roi signifie qu'au Seigneur est le Divin Vrai, car le Roi est le vrai et la Royauté du Seigneur est le Divin Vrai, N" 1672, 1728, 2015, 2069 : poser la main dans la mer et la droite dans les fleuves, signifie la force dans les sciences et dans les connaissances du vrai, on peut voir que la main et la droite sont la force, N° 878, et que la mer et les fleuves sont les sciences et les connaissances, N" 28, 2072 : Dans le Même : « Je t'aimerai,

• Jébovab ! ma force; Jéhovah! ma pierre et ma forteresse et mon > libérateur, mon Dieu, mon rocher en qui je me confie, mon bouclier . et la Corne de mon salut. »— Ps. XVIII. 2, 3. II Sam. XXII. 2, 3; — la Corne du salut, c'est le vrai quant à la puissance; là, les mots force, pierre, forteresse, Dieu, rocher, bouclier, sont tous des significatifs de la puissance du vrai : dans le Même : u Dans Sion je » ferai pousser une corne à David, je préparerai une lampe à mon » Oint; je couvrirai de honte ses ennemis. ^ — Ps. CXXXII. 17;

— là, il s'agit du Seigneur, Qui est David, N° 1888; la corne est la puissance du vrai, et la lampe, la lumière du vrai. Dans Samuel : « Mon cœur a tressailli en Jéhovah, ma corne s'est élevée en » Jéhovah, ma bouche s'est dilatée contre mes ennemis, parce » que j'ai eu de l'allégresse dans ton salut. Jéhovah donnera la force » à son Roi, et il élèvera la corne de son oint.» — I Sam. IL 1, 10;

— c'est la prophétie de Channah; la corne est la puissance du vrai. Dans Moïse : « Le premier-né de son bœuf {sera) son orne- » ment, et ses cornes (seront) des cornes de licorne; avec elles * il frappera les peuples ensemble jusqu'aux bouts de la terre.» — Deutér. XXXIII. 17; — c'est la prophétie d'Israël sur Joseph; lù, les cornes de la licorne sont la grande puissance du vrai, comme on le voit aussi en ce qu'il frappera avec elles les peuples jusqu'aux bouts de la terre : il en est de même dans David : « Tu élèveras ma » corne comme (cette) d'une licorne. » — Ps. XCII. 11 ; — et dans le Môme : « Jéhovah! sauve-moi de la gueule du lion, et d'entre les cornes de licorne réponds-moi. » — Ps. XXII. 22 ; — les Vrais Divins sont appelés cornes de licornes à cause de leur élévation ; c'est pour cela qu'il est dit si souvent que la corne est élevée, car l'élévation signifie la puissance provenant de l'intérieur ; que l'interne soit exprimé par la hauteur, on le voit N°* 1735, 2148. Dans Jérémie : * Le Seigneur a retranché dans son courroux toute corne » d'Israël, il a retiré en arrière sa droite de devant l'ennemi. » — Lament, II. 3 ; — retrancher toute corne d'Israël, c'est priver entièrement du vrai auquel appartient la puissance, ce qui est aussi retirer sa droite de devant l'ennemi. Dans Èzéchiel : « En ce jour-là je » ferai croître une corne à fa maison d'Israël, et je te donnerai » l'ouverture de la bouche au milieu d'eux. • — XXIX. 21 ; — faire croître une corne à la maison d'Israël , c'est multiplier les vrais de l'Église spirituelle, qui est Israël; l'ouverture de la bouche, c'est la confession de ces vrais. Dans lkibakuk: « Dieu viendra de Théman, » et le saint de la montagne de Paran. Son honneur a couvert les » cieux, et la terre a été remplie de sa louange ; et (sa) splendeur » sera comme la lumière; des Cornes Lui (seront acquises) par sa » main, et là sera cachée sa force. » — III. 3, h ; — là, il s'agit du Seigneur; ces expressions, des cornes lui seront acquises par sa main, et là sera cachée sa force , signifient évidemment la puissance

du vrai; que la montagne de Paran soit le Divin Spirituel ou le Divin Vrai de l'Humain du Seigneur, on le voit N° 2714 ; ce Vrai est aussi désigné par la splendeur et par la lumière : le Divin Vrai de l'Humain du Seigneur est ainsi décrit dans Jean : c ,fc vis, et voici, an » milieu du trône et des quatre animaux, un Agneau debout comme » tué, ayant sept cornets qui sont les sept esprits de Dieu envoyés » dans toute la terre. » — Apoc. V. 6; — les sept cornes sont les Vrais saints ou Divins; que sept signifient les choses suintes , on le voit N" 715, 881 ; les sept esprits envoyés dans tonte la terre sont les saintes prédications de ces mCmes vrais. Les cornes des autels ne signifiaient pas non plus autre chose que le Vrai auquel appartient la puissance; il en est ainsi parlé dans Moïse : « Tu feras des » Cornes sur les quatre An g/es de f Autel, ces Cornes seront tirées » de lui. »— Exod. XXVII. 2; XXXVIII. 2; — il est dit pareillement de l'Autel des parfums « que ses cornes seraient tirées de lui.» -Exod. XXX. 2; XXXVII. 25. — Que l'Autel ait été le principal représentatif du Seigneur et de son culte, on le voitN" 921 ; l'An tel était le représentatif de son Divin Bien , les Cornes étaient les représentatifs de son Divin Vrai ; les cornes qui étaient tirées de lui , ou de l'autel, représentaient que le Vrai procédait du Bien; qu'il n'y ait d'autre vrai que celui qui procède du bien, on le voit N°* 664, 1162, 1176, 1608, 2063, 2261, 2429; — il est donc évident que les cornes, dans le sens réel, signifient la puissance du vrai qui procède du bien. Si Aharon et ses fils, quand ils étaient initiés au ministère, prenaient du sang d'un jeune taureau et le répondaient avec le doigt sur les Cornes de l'Autel, — Exod. XXIX 12 ; Lévit. VIII. 15; — si Aharon devait faire l'expiation sur les Cornes de l'Autel une fois dans l'année, — Exod. XXX. 10 ; — si le Prêtre, quand il avait péché, offrait un jeune taureau et en répandait du sang sur les Cornes de r autel des par f mm, — Lévit. IV. 3, 7 ; — si le Prince, quand il avait péché, offrait un holocauste, dont le sang était répandu sur les eornesde l'autel de l'/toloeaustes — Lévit. IV. 22, 25; — si cela avait lieu pareillement quand une aine avait péché, — ibid. Vers. 27, 30, 34, — et aussi quand se faisait l'expiation de l'autel, — Lévit. XVI, 18, 20, — c'était parce que les cornes de l'autel signifiaient les Vrais qui procèdent du bien ; car toutes les sanctifications, toutes les inaugurations et toutes les expiations se fai-

saieut par les vrais , parce que les vrais introduisent vers le bien, N* 2830. On peut voir aussi , dans Jean , que les cornes de l'autel signiliaient les vrais qui procèdent du bien , on peut aussi le voir dans Jean : « Le sixième Ange sonna de la trompette , alors j'en- >. tendis une voix des quatre Cornes de l'Autel d'or, qui est de- » vant Dieu. • — Apoc. IX. 13 ; — les cornes de l'autel d'or sont évidemment les vrais qui procèdent du bien , car la voix venait de la; que l'or soit le bien, on le voit N°* 113 , lôôl , 1552, à plus forte raison l'autel d'or. Dans Amos : « Au jour que je visiterai les » prévarications d'Israël sur lui, je ferai aussi la visite sur les autels » de Béthel, et les Cornes de l'Autel seront retranchées, et elles » tomberont à terre. » — III. 14 ; — les cornes de l'autel retranchées signiliaient que le Vrai qui procède du bien n'y serait plus représenté; Béthel est le Bien Divin, aussi est-elle nommée le sanctuaire du Roi, et la maison du Royaume, — Amos, VII. 13. — L'action d'oindre les Rois avec de l'Huile versée d'une Corne, I. Sam. XVI. 1, 13. I Rois, I. 39,— représentait pareillement le Vrai qui procède du Bien ; l'Huile était le Bien, N* 886, et la Corne, le Vrai ; la Royauté elle-même dans le sens interne est un tel vrai, 1^1728, 2015, auquel appartient la puissance. — Que la corne, dans le sens opposé, signifie la puissance du faux gui provient du nwt, on le voit par les passages suivants. Dans Amos : • O vous » qui avez de l'allégresse pour des choses de néant, qui dites : Dans » notre force n'avons-nous pas pris pour nous des Cornes? » — VI. 13;— là, les Cornes sont la puissance du faux. Dans Zacharic : « J'élevai mes yeux, et je vis, et voici Quatre Cornes; et je dis à » l'Ange qui me parlait : Qu'est-ce que ceci? Et il me dit : Ce sont » les Cornes qui ont dispersé Juda, Israël et Jérusalem. Et Jéhovah » me montra quatre forgerons ; et je dis : Que viennent faire ceux- » ci? et il dit en disant : Ce (sont) ces cornes qui ont dispersé Juda » tellement qu'il n'y a pas un homme qui lève sa tête, et ceux-ci » sont venus pour effrayer, pour abattre les Cornes des nations qui » ont élevé la corne contre la terre de Juda pour la disperser. » — II. i, 2, 3, h ; — les Corues sont la puissance du faux qui dévaste l'Église. Dans Èzéchiel : c Du côté et de l'épaule vous poussez , et de » vos Cornes vous frappez toutes les brebis affaiblies jusqu'à ce » que vous les ayez dispersées dehors. » — XXXIV. 21 ; — là, il

Vagit des pas tours qui séduisent par les faux ; les cornes sont la puissance du faux, l'épaule est toute puissance, N° 1085. Dans Jérémie : « Jébovah a détruit et il n'a point épargné, et il t'a fait

■ être un sujet d'allégresse à l'ennemi, il a élevé la corne de tes » adversaires. » — Lament. II. 17 ; — dans le Même : « Ja Corne de » Moab a été arrachée, et son bras a été brisé. » — XLV1U. 25 ;— la corne est là pour le faux qui est puissant. Dans David : « J'ai dit à » ceux qui se glorifiaient : Ne vous glorifiez point ; et aux impies : » fi 'élevez point la corne; n'élevez point en liant votre corne ; ne » parlez point avec un cou endurci; je retrancherai toutes lescornes » des impies, les cornes du juste seront élevées. » — Ps. L\\\ . 5,

11 ; — les cornes des impies sont la puissancedu faux qui provient du mal, les cornes du juste sont la puissance du vrai qui procède du bien. Dans Daniel: «Je vis une quatrième bête, terrible cl » formidable, très robuste, dont les dents (étaient) de fer; elle dé- » vora et broya, et elle foula aux pieds le reste ; elle avait dix » cornes. Je faisais attention aux cornes , et voici une autre petite » corne montait entre elles , et trois des premières cornes furent » déracinées de devant elle ; et voici, des yeux comme les yeux d'un » homme (étaient) dans cette corne, et une bouche proférant de » grandes choses. J'étais voyant alors à cause de la voix des grandes » paroles que la corne proférait. Je désirai une certitude sur la » quatrième bête, et sur les dix cornes qui (étaient) sur sa tête, et » sur Vautre qui montait , et de ce que de devant elle , il en était » tombé trois, et sur la même Corne, de ce qu'elle avait des yeux » et une bouche proférant de grandes choses. J'étais voyant que la » même Corne faisait la guerre contre les saints. Et il me dit : » Quant à la quatrième bête, elle sera un quatrième royaume en » la terre, lequel sera différent de tous les royaumes, et dévorera » toute la terre, et la foulera, et l'écrasera. Quant aux dix Cornes :

■ de ce même royaume dix rois s'élèveront, et un autre s'élèvera • après eux, lequel sera différent des premiers, et il humiliera trois » rois; il proférera des paroles contre le Très-Haut, et il écrasera » les saints; ensuite le jugement se tiendra. » — VII. 7, 8, M, 19, 20, 21, 22, 23, 2A, 25 ;— là, dans le sens interne, il s'agit de l'état perverti de l'Église; ce que vit Daniel , comme la bête, les dents de fer. la corne qui avait des yeux , les cornes qui parlaient et qui fai-

saient la guerre contre les saints, et les paroles qui étaient proférées contre le Très-Haut, tout cela signifie l'état du faux et des hérésies au-dedans de l'Église ; que les cornes signifient le faux qui est puissant et qui a le dessus, c'est ce qu'on peut voir par cela seul qu'il leur est attribué des yeux, c'est-à-dire l'intellectuel , N» 2701, et qu'elles ont parlé même contre le Très-Haut ; par les Royaumes et par les Rois sont signifiés non des royaumes ni des rois, mais les doctrinaux du faux, comme le prouve leur signification dans la Parole; qu'ils soient les doctrinaux du vrai . et dans le sens opposé les doctrinaux du faux , on le voit, N°* 1672, 2015, 2069, 2547. Ailleurs dans Daniel : « Je vis un Bélier qui se tenait devant le » fleuve , et qui avait deux cornes , mais des cornes hautes , l'une » cependant plus haute que l'autre, mais la plus haute était montée

• en arrière. Je vis le Bélier frappant de la corne vers l'occident, » et vers le septentrion , et vers le midi , de sorte que tous les ani- » maux ne tenaient pas devant lui , et personne pour délivrer de sa » main , d'où il fit selon qu'il lui plaisait, et il se faisait grand. » Comme j'étais attentif, voici , un Bouc des chèvres vint de l'occi- » dent sur les faces de toute la terre ; ce Bouc avait une corne entre » les deux yeux ; il vint vers le Bélier Seigneur des Cornes, et il

• courut vers lui dans la fureur de sa force ; il le frappa, et il brisa » ses deux Cornes, et il n'y avait point de force dans le Bélier pour ■ tenir devant lui. Ensuite le Bouc des chèvres se fit très-grand , » mais lorsqu'il fut fort, la grande C orne fut brisée, et quatre » cornes montèrent à sa place; bientôt de l'une d'elles sortit une o seule corne de peu de chose, et elle grandit beaucoup vers le midi,

• et vers le levant, et vers la splendeur ; et elle grandit jusqu'à » l'armée des cieux, et elle jeta par terre (une partie) de l'armée » et des étoiles, et elle les foula. Le Bélier avec les deux Cornes, » ce sont les Rois de Médie et de Perse; le Boucjeroide la Grèce; » les quatre Cornes à fa place d'une seule, ce sont quatre royaumes » formés d'une nation. » — VIII. 1 jusqu'à la fin; — là, dans le sens interne, il s'agit de l'état de l'Église spirituelle, qui est le Bélier, N" 2830. et là il est décrit comment l'état de cette Église décline et se pervertit successivement; le bouc des chèvres signifie ceux qui sonl dans la foi séparée d'avec la charité , ou dans le \rat séparé d'avec le bien, lesquels commencent par s'élever contre le

bien, enfin contre le Seigneur; les cornes du Bélier sont les vrais internes et externes de l'Église spirituelle ; les cornes du bouc des chèvres sont les vrais qui dégénèrent successivement en faux; là, par les royaumes et les rois, sont signifiés, non des royaumes et des rois, mais des vrais et des faux , comme cela vient d'être dit, car la Parole du Seigneur, dans son essence, traite non pas des choses mondaines et terrestres, mais de choses spirituelles et célestes. Dans Jean : « Un autre signe fut vu dans le ciel; voici, un grand dragon » roux, ayant sept têtes, et dix cornes, et sur ses têtes sept diadé-

• mes ; sa queue entraîna la troisième partie des étoiles du ciel, et » les jeta sur la terre. » — Apoc. XII. 3 , à ; — et ailleurs : « Je vis » monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix contes, et *» sur tes cornes dix diadèmes, et sur ses têtes un nom de blasphème. b 11 lui fut donné de faire la guerre contre les saints et de les vain- » cre. Ensuite je vis monter de la terre une autre bête , qui avait » deux cornes semblables à l'agneau. » — Apoc. XIIL 1, 2, 7, 11 : — de nouveau dans le Même : « Je vis une femme assise sur une > bête de couleur d'écarlatc, pleine de noms de blasphèmes, et

* elle avait sept têtes et dix Cornes; c'était la grande Babylone ; » les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est » assise , ce sont aussi sept rois; les dix Cornes sont dix rois. *

4KU*Apoc. XVII. 3, 5, 7, 9, 12, 13; — que là les Cornes, de même que dans Daniel, signifient les puissances du vrai , on peut le voir clairement.

2833. Et Abraham y alla, et il prit te bélier, signifie leur délivrance par le Divin Humain du Seigneur : on le voit par la représentation d'Abraham, en ce qu'il est le Seigneur ici quant au Divin Humain, car lorsque Jéhovah ou l'Ange de Jéhovah parle avec Abraham, Jéhovah ou l'Ange de Jéhovah est le Divin Même, et Abraham le Divin Humain ; et par la signification du Bélier, en ce qu'il désigne les spirituels , N* 2830; il est donc évident que ces mots, Abraham y alla, et il prit le Bélier retenu dans le touffu par les cornes, signifient la délivrance des Spirituels par le Divin Humain du Seigneur:que les Spirituels, sans l'Avènementdu Seigneur dans le monde, n'auraient jamais pu être sauvés, on le v oit N0,266l, 2716; et qu'ils aient leur salut et leur délivrance par le Divin Humain du Seigneur , on le voit N° 2716.

2834. Et iil'offrit en holocauste à laplace de son fils, signifie leur sanctification et leur adoption : cela est évident par la signification d'être offert en holocauste, en ce que c'est Hre sanctifié , \° 2776 ; et par la signilication de à la place de son fils, en ce que c'est être adopté, savoir, par le Divin Humain du Seigneur, qui ici est Abraham, N° 2833. L'adoption des Spirituels est décrite dans Jean : « Jésus dit : Moi je suis le Cep ; vous, les sarments : celui » qui demeure en Moi , et Moi en lui, celui-la porte beaucoup de • fruit, parce que sans Moi vous ne pouvez rien faire.» — XV. 5 ; — que le Cep soit l'Église Spirituelle , on le voit N° 1069.

2835. Vers. 14. El Abrafiam appela le nom de ce lieu Jéhovah verra, ce gui se dit aujourd'hui : En la montagne Jéhovah verra. —Et Abraham appela le nom de ce lieu, signifie la qualité de leur état par le Divin Humain du Seigneur : Jéhovah verra, signifie la Providence du Seigneur : ce gui se dit aujourd'hui, signifie à perpétuité : en la montagne Jéhovah verra, signifie la charité, par laquelle le Seigneur a pourvu à ce qu'ils soient sauvés.

2836. Abraham appela le nom de ce lieu, signifie la gualitè de leur état, savoir, de l'état des Spirituels , par le Divin Humain du Seigneur : on le voit par la signification d'appeler le nom, en ce que c'est connaître quelle est la chose ou la qualité, N0' 144, 145, 1754, 1896, 2009; par la signification du lieu, en ce qu'il est l'état, N" 1273 à 1277, 1376 à 1381, 2625; et par la représentation tV Abraham, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Humain, "s 2833 ; de là il est évident que ces paroles, Abraham appela le nom de ce lieu, signifient la qualité de l'état des spirituels d'après le Divin Humain du Seigneur. Que les Spirituels soient sauvés par l'avènement du Seigneur dans le monde , c'est ce qui a été montré N- 2661, ,2716; et que leur éclairement vienne du Divin Humain du Seigneur, on le voit N" 2716; et qu'il ait été pourvu à ce que ceux qui sont dans la foi delà charité , c'est-à-dire dans la charité, soient sauvés, c'est ce qui suit dans ce Verset; cet état est celui qui est signifié par ces paroles.

2837. Jèlwvah verra , signifie la Providence du Seigneur : on eu trouve la preuve dans la signification de voir , quaud cela se dit de Jéhovah ou du Seigneur, eu ce que c'est prévoir et pourvoir, N° 2S07 ; que Jéhovah soit le Seigneur , on le voit N ' 1343, 1736.

■il 5(5, 2329. Dans le sens littéral , c'est la dénomination du lieu, mais dans le sens interne c'est la qualité de l'état qui est décrit. En effet, les temps et les espaces appartiennent purement à la nature, c'est pourquoi lorsque le sens de la lettre de la Parole passe de la nature dans le ciel , l'idée naturelle des temps et des espaces périt entièrement et devient l'idée spirituelle qui y correspond.

2838. Ce qui se dit aujourd'hui, signifie à perpétuité : on le voit par la signification d'Aujourd'hui dans la Parole, ainsi qu'il va être expliqué. On lit parfois , dans la Parole : Jusqu'à ce jour, ou jusqu'à aujourd'hui; comme ci-dessus : « Celui-ci (est) le père de » Moab jusqu'à ce jour ; et le père d'Ain mon jusqu'à ce jour. » — Gen. XIX. 37, 38 ; — plus loin : a Le nom de la \\\\e(est) Béers- » chébah jusqu'à ce jour. » — Gen. XXVI. 33 ; — puis : « Les fils » d'Israël ne mangent point du nerf du déplacement, qui (est) sur » le creux de la cuisse, jusqu'à ce jour. » — Gen. XXXII. 32 ; — comme aussi : « C'est la statue du sépulcre de Rachel , jusqu'à ce » jour. » — Gen. XXXV. 20 ; — « Joseph mit en statut jusqu'à ce » jour. » — Gen. XLVII. 26 ; — Tous ces passages , dans le sens historique, concernent le temps où Moïse vivait ; mais, dans le sens interne, par ce jour et par aujourd'hui on entend la perpétuité et l'éternité de l'état ; que le jour soit l'état , on le voit N°* 23, 487, 488 , 493 , 893 : il en est aussi de même d'aujourd'hui , en ce que c'est le temps présent ; ce qui, dans le monde , appartient au temps, est éternel dans le ciel ; pour que cela fût signifié , il a été ajouté aujourd'hui ou jusqu'à ce jour, quoiqu'il semble à ceux qui sont dans le sens historique que cette expression ne doit renfermer rien de plus; on rencontre encore ailleurs ces mêmes expressions, par exemple dans Jos. IV. 9; VI. 25; VII. 26; Jug. I. 21, 26, et en d'autres endroits. — Que ce qui est perpétuel et éternel soit signifié par Aujourd'hui, c'est ce qu'on peut voir dans David : « Je racon- > terai le statut : Jéhovah m'a dit : (tu es) mon Fils, Toi ; Moi, Aujourd'hui, je t'ai engendré. » — Ps. II. 7. — Là, il est manifeste qu'aujourd'hui , c'est de toute éternité. Dans le Même : « Pour IV-

» ternité, Jéhovah ! ta Parole subsiste dans les cieux , de généra- • tion en génération ta vérité ; tu as fondé la terre et elle se tient ; » à tes jugements ils se tiennent Aujourd'hui. » — Ps. CXIX. 89, 90, 91;— là aussi, Aujourd'hui est évidemment l'éternité. Dans

Jérémie : « Avant que je t'eusse formé dans le ventre, je T'ai connu; » et avant que tu sortisses de l'utérus, je Te sanctifiais; pour Pro- » phète aux nations je T'ai donné; je T'ai établi en ce jour (Au- » jourd'hui ) sur les nations et sur les royaumes ; et je T'ai donné » Aujourd'hui comme une ville fortifiée et comme une colonne de » fer. et comme des murailles d'airain. » —I. 5, 10, 18 ; — là, dans le sens de la lettre, il s'agit de Jérémie; mais dans le sens interne est entendu le Seigneur : je T'ai établi en ce jour ou aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, et je T'ai donné aujourd'hui comme uue ville fortifiée ; cela signifie de toute éternité ; rien autre chose que d'éternel ne peut se dire du Seigneur. Dans Moïse : «Vous vous » tenez Aujourd'hui vous tous devant Jéhovah votre Dieu , afin de » passer dans l'alliance de Jéhovah ton Dieu, et dans son serment, » que Jéhovah ton Dieu fait avec toi Aujourd'hui, afin qu'il te » constitue Aujourd'hui pour son peuple, et Lui-MOme te sera » Dieu; et même non avec vous seuls, mais avec ceux qui ici se » tiennent avec nous Aujourd'hui devant Jéhovah notre Dieu, et » avec ceux qui ne (se tiennent) pas avec nous Aujourd'hui. » — Deulér. XXIX. 9, 11 , 12, 14, 15; — là, dans le sens de la lettre, Aujourd'hui est le temps présent, quand Moïse parlait au peuple ; mais on peut toujours voir qu'il renferme le temps suivant et la perpétuité, car contracter une alliance avec quelqu'un, et avec ceux qui sont là et ceux qui n'y sont point , cela renferme la perpétuité , la perpétuité elle-même est ce qu'où entend dans le sens interne. Que chaque jour et aujourd'hui signifient la perpétuité, c'est aussi ce qu'on voit par le sacrifice qui se faisait chaque jour ; ce sacrifice à cause de la signification du jour, de chaque jour et d'aujourd'hui, était appelé sacrifice continuel, ou perpétuel, — Nomb. XXVIII. 3, 23 ; Dan. VIII. 13; XI. 31 ; XII. 11. — Cela devient encore plus évident par la manne qui tombait eu pluie du ciel, et dont Moïse parle ainsi: « Voici, je vous ferai pleuvoir le pain du ciel, et le » peuple sortira , et ils recueilleront la chose au jour le jour, et il » n'en sera rien laissé jusqu'au matin ; ce qu'ils laissaient jusqu'au • matin produisait des vers et se putréfiait, excepté le jour qui pré- » cédait le Sabbath. »— Evod. XVI. 4, 19, 20, 23 ;— et cela, parce que la manne signifiait le Divin Humain du Seigneur. — Jean, M. 31, 32, 49, 50, 58 ; — et parce qu'elle signifiait le Divin Humain

du Seigneur, elle signifiait la nourriture céleste, qui n'est autre que l'amour et la charité avec les biens et les vrais de la foi ; cette nourriture dans les cieux est donnée par le Seigneur à chaque moment

aux Anges, ainsi à perpétuité et éternellement, Voir N" 2493. C'est aussi ce qui est entendu dans l'Oraison Dominicale par , « Donncz- » nous Aujourd'hui notre Pain quotidien* » — Matth. VI. Il ;Luc, XI. 3, — c'est-à-dire à tout instant dans l'éternité,

2839. En la montagne Jéhovah verra, signifie la charité s par laquelle le Seigneur a pourvu à ce qu'ils soient sauvés, savoir, les Spirituels : on le voit par la signification de la montagne , en ce qu'elle est l'amour et la charité , N°' 795, 79(5, 1430; que Jéhorah verra soit la Providence du Seigneur, ou ce qui a été pourvu par le Seigneur, c'est ce qui a été expliqué ÎV2836; ici, il est dit la charité et non l'amour, à cause de la différence qui existe entre la charité et l'amour , Nn 2023. Que les Spirituels soient sauvés par la Charité, et non par la foi séparée d'avec la charité , c'est ce qu'on voit par plusieurs passages de la Parole : voici ce qu'il en est de la charité et de la foi ; la charité sans la foi n'est pas la charité réelle . et la foi sans la charité n'est pas la foi ; pour qu'il y ait charité il faut qu'il y ait foi , et pour qu'il y ait foi il faut qu'il y ait charité ; mais l'essentiel même est la charité, car la semence qui est la foi ne peut pas être implantée dans un autre humus ; c'est de la conjonction mutuelle et réciproque de l'un et de l'autre que se forme le mariage céleste, c'est-à-dire le Royaume du Seigneur; la foi, si elle n'est pas implantée dans la charité , est purement une science. En effet, elle ne va pas au-delà de la mémoire, car il n'y a aucune affection du cœur, qui reçoive; mais elle devient intelligence et sagesse lorsqu'elle est implantée dans la charité, c'est-à-dire dans la vie. Sans la foi, la charité, telle qu'elle est chez les enfants et chez les Gentils probes, est seulement un humus dans lequel est implantée la foi, sinon dans la vie du corps , du moins dans l'autre vie, Voir N- 1802, 2280, 2290 à 2309, 2419, 2589 à 2604.

2840. Vers. 15, 16. Et un Ange de Jéhorah cria à Abraham une seconde fois du ciel. — Et il dit: Par Moi j'ai juré, parole de Jéhorah, que puisque tu as fait cette chqsc, et que tu n'as point défendu ton fils, ton unique. — Un Ange de Jéhorah cria à Abra- Itam une seconde fois du Ciel, signifie la cbnsolatiou du Seigneur

encore plus grande par le Divin : et il dit : Par Moi, j'ai juré , parole de Jéhovah, signifie la confirmation irrévocable par le Divin; que puisque tu as fait cette chose, signifie la chose accomplie : et que tu n'as point défendu ton fils, ton unique, signifie l'union de l'Humain avec le Divin par le dernier (degré) de la tentation.

2851. Un Ange de Jéhovah cria à Abraham une seconde fois du ciel, signifie la consolation du Seigneur encore plus grande : on le voit par la signification de crier du ciel , en ce que c'est consoler; et par la signification de un Ange de Jéhovah, en ce que c'est le Divin même du Seigneur, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N" 2821 , où sont les mêmes paroles : s'il est dit ici une seconde fois, c'est parce que la consolation est plus grande ; la première consolation est contenue dans les Vers. 12, 13, là, où il s'agit de la Providence Divine , en ce qne ceux du genre humain , qui sont appelés Spirituels , seraient adoptés ; la seconde consolation , qui est plus grande, est contenue dans les Versets qui suivent, 17, 18, jusqu'à la fin , savoir , en ce que les Spirituels seraient multipliés comme les étoiles des cieus, et comme le sable sur le bord de la mer; et que non-seulement ceux-ci seraient sauvés, mais encore tous ceux qui sont dans le bien : voilà les choses qui appartenaient à l'amour du Seigneur ; aussi est-ce par elles qu'il eut la consolation ; personne ne reçoit de consolation que par les choses qui appartiennent à son amour.

2842. Et il dit : Par Moi f ai juré, parole de Jéhovah, signifie la confirmation irrévocable par le Divin, savoir, au sujet des choses qui suivent : cela est évident par la signification de dire, par moi jurer, et de parole de Jéhovah, expressions qui toutes renferment la confirmation, et même la confirmation par le Divin, c'est-à-dire, par Lui-Même ; le divin ne peut confirmer autrement que par Lui-Même, et ce qu'il confirme est irrévocable, parce que c'est la vérité éternelle ; tout ce que Jéhovah ou le Seigneur prononce est la vérité éternelle, Matth. XXIV. 35, — car cela vient de l'Etre même du Vrai : toutefois s'il confirme en quelque sorte par un serment, comme ici, et ailleurs dans la Parole, ce n'est pas que la chose soit plus vraie, mais c'est qu'elle est adressée à des hommes qui ne reçoivent pas le Vrai Divin s'il n'est ainsi confirmé, car ils n'ont pas de Jéhovah ou du Seigneur d'autre idée que cellr

qu'on a de l'homme qui peut dire et changer, comme ou le lit en plusieurs endroits de la Parole ; mais dans le sens interne il en est tout autrement : que Jéhovah ou le Seigneur ne confirme jamais rien par serment, chacun peut le savoir ; mais lorsque le Divin Vrai même, et sa continuation, tombent chez de tels hommes, ils se changent en une sorte de serinent; il en est décela comme du feu dévorant et de la fumée, qui apparurent sur la montagne de Sinal devant les yeux du peuple, lorsque Jéhovah ou le Seigneur descendit,—Exod. MX. 18; Deutér. IV. 11, 12. Y. 19, 20, 21, — c'est sa gloire dans le ciel, bien plus c'est sa miséricorde même, qui là apparut ainsi devant le peuple qui était dans le mal et dans le faux, voir N° 18(51; il en est de même de beaucoup d'autres choses, dont il est parlé dans la Parole, qui sont dites avoir été prononcées et faites par Jéhovah : de là on peut voir que cette locution, par Moi j'ai juré, parole de Jéhovah, est le significatif d'une confirmation irrévocable par le Divin. Que jurer, lorsque ce mot se dit de Jéhovah, siguilie confirmer chez l'homme qui est tel, c'est ce qu'on peut voir par plusieurs autres passages de la Parole, comme dans David : * Jéhovah se ressouvient éternellement de son > alliance, de la parole (quf) il a enseignée pour mille générations. » de ce qu'il a contracté avec Abraham, et de son Serment à lis— » cuak. > — Ps. CV. 8, 9; — il en est de l'alliance comme du serment ; Jéhovah ou le Seigneur ne contracte point d'alliance avec l'homme, mais lorsqu'il s'agit de la conjonction par l'amour et la charité, cela se manifeste même en actualité comme une alliance, roir N° 1864 : dans le Même : « Jéhovah a Jarè, et il ne se repen- » tira point, Tu (es) PrOtre pour l'éternité, selon ma parole, Mal- » kizédech. » — Ps. CX. A; — là, il s'agit du Seigneur; Jéhovah a juré, c'est une confirmation irrévocable par le Divin, c'est-à-dire que la vérité est éternelle. Dans le Môme : « J'ai traité alliance » avec mon Élu, foi juré à David mon serviteur : jusque dans Pé- » ternité j'affirmerai ta semence, et j'édifierai ton trône en la » génération et la génération. » — Ps. LXXXIX. 4, 5; — là aussi, il s'agit du Seigneur; traiter alliance avec l'Elu et jurer à David, c'est la confirmation irrévocable ou la vérité éternelle; David, c'est le Seigneur, N" 1888; traiter alliance concerne le Divin Bien, jurer concerne le Divin Vrai : dans le Même : f Je ne profanerai point

j> mon alliance, et je ne changerai point l'énoncé de mes lèvres ; » fm juré une fois par ma sainteté, si je mens à David ! » — Ps. LXX^IX. 35, 36 ; — là encore David est le Seigneur; l'alliance y concerne aussi le Divin Bien, l'énoncé des lèvres concerne le Di- * ' vin Vrai ; et cela, pour le mariage du bien et du vrai, qui est dans chaque chose de la Parole, N- 683, 793, 801, 2516, 2712 : dans le Môme : « Jéhovah a juré à David une vérité, dont il ne s'écar- » tera point : je placerai du fruit de ton ventre sur ton trône, si tes > tils gardent mon alliance et mon témoignage que je leur enseigne. »

— Ps. CXXXII. 11, 12; — Jéhovah a juré à David une vérité, c'est évidemment la confirmation de la vérité éternelle, aussi est-il dit qu'il ne s'en écartera point ; que par David on entende le Seigneur, c'est ce qui a été dit; le serment néanmoins était fait à David, parce que David était tel, qu'il crut que cette confirmation le concernait lui et sa postérité, car David était dans l'amour de luimôme et de sa postérité, et en conséquence il crut qu'il s'agissait de lui , savoir, ainsi qu'il est dit ci-dessus , que sa semence serait affermie pour l'éternité, et que son trône subsisterait de génération en génération, lorsque cependant cela était dit du Seigneur. Dans Ésaïe : « Ceci Me sera (cornmc) les eaux de Noach ; parce que » {comme) f ai Juré que les eaux de Noach ne passeraient plus sur » la terre, ainsi f ai Juré de ne plus m'irriter contre toi. » — LIV. 9 ; là, jurer, c'est contracter une alliance et confirmer par serment; que ce fut une alliance et non un serment, on le voit Cenès. IX, 11 : dans le Môme : • Jéhovah a juré, disant : Si non, de même que j'ai pensé, ainsi il arrivera. » — XIV. 24 : — dans le Môme : « Jéhovah a Juré par sa droite et par le bras de sa force. »

— LXIÏ. 8: — dans Jérémie : « Écoutez la Parole de Jéhovah, » (vous) tous de Juda, qui habitez dans la terre d'Kgypie, voici, » moi fai Juré par mon grand Nom, dit Jéhovah, que mon Nom « ne sera plus invoqué par la bouche d'aucun homme de Juda, qui » dise : Vive le Seigneur Jéhovih ! dans toute la terre d'Égypte. x>

— XLIV. 26 : — dans le Môme : « J'ai juré par Moi-Même, pa- , rôle de Jéhovah, que Bozra sera en désolation. »— XLIX. 13 :— dans le Môme: « Jéhovah Zébaoth a juré par son âme : » si je ne te remplis d'hommes comme de sauterelles ! >: — LI. 14 :

— dans Amos : « Le Seigneur Jéhovih a juré par sa siu'nteté, que

> voici les jours qui viennent. » — IV. 2 : dans le Même : « Jéhovah » a juré par l'excellence de Jacob : si j'oublie dans l'éternité toutes » leurs actions! » — VIII . 7; — dans ces passages, les expressions, Jéhovah a j«ré par sa droite, par son grand Nom, par Lui-Même, par son âme, par sa sainteté, par l'excellence de .ïacob, signifient la confirmation qui est dans Jébovah ou le Seigneur; la confirmation par Jéhovah ne peut-être que d'après Lui-Môme : la droite de Jéhovah, le grand Nom de Jéhovah, l'âme de Jéhovah, la Sainteté de Jéhovah, l'Excellence de Jacob, signifient le Divin Humain du Seigneur, c'est par ce Divin qu'il y eut confirmation. Quand il est dit que Jéhovah ou le Seigneur a juré de donner la terre à Abraham, à Isac et à Jacob, ou à leurs descendants, cela signifie dans le sens interne la continuation qu'il donnerait le Royaume céleste à ceux qui sont dans l'amour et dans la foi en Lui ; ce sont eux qui, dans le sens interne de la Parole sont entendus par les fils et les descendants d'Abraham, d'Isacel de Jacob, ou des Pères : et cela a aussi été représenté en actualité, en ce que la terre de Canaan a été donnée à leurs descendants, et en ce que le Royaume céleste du Seigneur était représenté par l'église qui était alors chez eux, comme aussi par la terre elle-même; que la terre et la terre de Canaan, dans le sens interne, soit le Royaume du Seigneur, on le voit N0*U13, 1A37, 1607; c'est de là qu'il est dit dans Moïse: «Afin » que vous prolongiez les jours sur V humus que Jéhovah a juré à » vos pères de leur donner, et à leur semence, cette terre où cou- » lent le lait et le miel. Afin que soient multipliés vos jours et les • jours de vos tils sur V humus que Jéhovah a juré à vos pères de » leur donner, selon les jours des cieux sur la terre. » — Deutér. XI. 9, 21; — d'après ces passages, on peut donc voir que le serment de Jéhovah a été le représentatif de la confirmation, et même d'une confirmation irrévocable; on le voit encore plus clairement dans Esaîe : « Par Moi-Même j'ai Juré, il est sorti de ma bouche » une parole de justice, et elle ne sera pas révoquée, que tout ge- » nou fléchira devant Moi, loulc langue jurera. » — XLV. 23. — En outre , il avait été enjoint;'» ceux qui étaient de l'Eglise représentative Juive, lorsqu'ils confirmeraient par serment des alliauces, des vœux, comme aussi des promesses et des comparutions eu justice, de jurer par le Nom de Jéhovah : si cela leur avait été en-

joint, bien que ce fût seulement permis, c'était afin qu'ainsi la confirmation de l'homme Interne fût aussi représentée, de sorte que les serments faits alors au Nom de Jéhovah étaient comme les autres, savoir, représentatifs; que cela leur ait été enjoint, c'est-àdire, permis, on le voit dans Moïse : « Tu craindras Jéhovah ton » Dieu, et tu Le serviras, et par son Nom tu jureras; vous n'irez ■ point après les autres dieux. » — Deutér. VI. 13, 14 : — ailleurs dans le Môme : « Tu craindras Jéhovah ton Dieu, tu Le serviras et » tu t'attacheras à Lui, et tu jureras par son nom. » — Deutér. X. 20: — dansÉsaïe : t Celui qui se bénit sur la terre, se bénira » dans le Dieu de vérité ; et celui qui jure sur ta terre, jurera par » te Dieu de vérité. »— LXV. 16 : dans Jérémie : c Si tu reviens, » Israël ! parole de Jéhovah, reviens à Moi, et si tu rejettes les » abominations loin de mes faces, ne chancelle pas, et Jure, vive » Jéhovah ! dans la vérité, dans le jugement et dans la justice. » — IV. 1,2: — dans le Môme : « Si en apprenant ils apprennent » les voies de mon peuple pour jurer par mon Nom, et ils seront » établis au milieu de mon peuple. > —XII. 16. — Qu'ils aient môme juré parle Nom de Jéhovah, ou juré à Jéhovah, onl e voit dans Ésaïe : « Écoutez ceci, maison de Jacob, ceux qui sont ap- » pelés du nom d'Israël, et qui sont sortis des eaux de Juda, qui » jurent par le Nom de Jéhovah et font mention du Dieu d'Israël, » non dans la vérité et non dans la justice. » — XLVIIl. 1 : — dans le Môme : « En ce jour-là, il y aura cinq villes dans la terre d'É- » gypte, parlant de la lèvre de Canaan, et jurant à Jéhovah Zé- » baoth. » — XIX. 18 : — dans Josué : « Les principaux de Pas- » semblée jurèrent aux Gibéonites par Jéhovah Dieu d'Israël. » — IX. 18, 19 ; — de là il est évident qu'il leur a été permis de jurer par le Nom de Jéhovah ou par Jéhovah ; mais on voit que cela n'était qu'un représentatif de la confirmation de l'homme interne ; or il est notoire que les hommes Internes, c'est-à-dire, qui ont la conscience, n'ont pas besoin de confirmer quelque chose par serment, et qu'ils ne confirment pas non plus, ils ont honte des serments ; à la vérité ils peuvent dire avec une sorte d'affirmation que telle chose est ainsi, comme aussi confirmer une vérité par des raisons, mais quant à jurer qu'elle est ainsi, ils ne le peuvent, ils ont un lien interne qui les lie, savoir, le lien de la conscience, y ajouter

en sus un lien externe, qui est le serment, c'est comme donner à penser qu'ils ne sont pas d'un cœur droit : l'homme Interne est même tel, qu'il aime ù parler et à agir par liberté et non par contrainte, car chez eux c'est l'Interne qui contraint l'Externe, et l'Externe ne contraint point l'Interne; c'est pourquoi ceux qui ont la conscience ne jurent point, ni a plus forte raison ceux qui ont la perception du bien et du vrai, c'est-à-dire, les hommes célestes; ceux-ci ne confirment pas même par des raisons chez eux-mOmes ni entre eux, mais ils disent seulement que la chose est ainsi, ou qu'elle n'est pas ainsi, 202, 337, 2718; aussi sont-ils encore plus éloignés de faire des serments ; c'est de la, — et parce que les serments étaient au nombre des représentatifs qui devaient être abrogés, — que le Seigneur enseigne en ces termes, dans Matthieu, qu'on ne doit jurer en aucune manière : « Vous avez entendu qu'il » a été dit : Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers » le Seigneur de tes serments; mais Moi je vous dis : Tu ne ju- » reras en aucune sorte, ni par le ciel, parce qu'il est le trône de » Dieu ; ni par la terre, parce qu'elle est l'escabeau de ses pieds ; » ni par Jérusalem , parce qu'elle est la ville du grand Roi; tu ne » jureras pas non plus par ta tête, parce que tu ne peux pas faire * un seul cheveu blanc ou noir; que votre discours soit oui, oui ; » non, non ; ce qui est en sus de cela vient du malin. » — V. 33, 34, 35, 36, 37; — par ces paroles on entend qu'on ne doit absolument pas jurer par Jéhovah, ni par quoi que ce soit qui appartienne à Jéhovah ou au Seigneur.

2843. Que, puisque tu as fait cette chose, signifie la chose accomplie : on le voit sans explication.

2844. Et que tu n'as pas défendu ton fils, ton unique, signifie r union de C Humain arec le Divin par le dernier {degré) de la tentation : cela est évident d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 2S!27, où sont les mêmes paroles, à l'exception qu'ici on ne lit pas ces mots contre Moi, ce qui signifie que l'union sera encore plus étroite; que l'union de l'Essence Humaine du Seigneur avec son Essence Divine fut toujours plus étroite jusqu'à ce qu'elle devînt pleine et entière, on le voit N°* 1804, 2033.

2845. Vers. 17. Qu'en bénissant je te bénirai, et en multipliant je. multiplierai ta semence, comme les étoiles des deux* et

comme le sable qui (est) sur le bord de la mer; et ta semence héritera la porte de tes ennemis. — Qu'en bénissant je te bénirai, signifie la fructification par l'affection du vrai : en multipliant je multiplierai, signifie les dérivations du vrai qui en provient : ta semence, signifie les spirituels qui dans le bien de la foi sont sauvés par le Divin Humain du Seigneur : comme les étoiles des deux, signifie la multitude des connaissances du bien et du vrai : et comme le sable qui (est) sur le bord de la mer, signifie la multitude des scientifiques correspondants : et ta semence héritera la porte de tes ennemis, signifie que la charité et la foi prendront la place qu'occupaient auparavant le mal et le faux.

2846. Qu'en bénissant je te bénirai, signifie la fructification par Caffection du vrai : on le voit par la signification d'être béni, en ce que c'est être enrichi du bien céleste et spirituel, N* 981, 1096, 1420, 1422; et ici recevoir la fructification par le bien de la foi, ou, ce qui est la même chose, par l'affection du vrai, parce qu'il s'agit des spirituels. Ici il est dit par Jéhovah à Abraham : en bénissant je te bénirai ; et Abraham représente le Seigneur quant au Divin Humain, comme précédemment dans ce Chapitre; le Seigneur Lui-Même n'a pu être béni, parce qu'il est la Bénédiction elle-même ; mais il est dit être béni, lorsque selon son amour ceux qui sont sauvés sont en grand nombre ; c'est pour cela que, dans le sens interne, ceux-ci sont signifiés ici, comme on le voit encore par ce qui suit immédiatement : ici il est dit la fructification, parce que celle-ci se dit de l'affection, tandis que la multiplication, dont il est parlé ensuite, se dit des vrais qui procèdent de l'affection.

2847. En multipliant je multiplierai, signifie les dérivations du vrai qui en provient : on le voit par l'application du mot être multiplié, en ce qu'il se dit du vrai, ici donc, en ce que sont les dérivations du vrai d'après l'affection, comme il vient d'être expliqué ci-dessus; qu'être fructifié se dise du bien, et qu'être multiplié se dise du vrai, on le voit, 43, 55, 913 , 983.

2848. Ta semence, signifie les spirituels qui dans le bien de la foi sont sauvés par le Divin Humain du Seigneur : cela est évident par la signification de la semence, en ce qu'elle est la foi de la charité, N* 1025, 1447, 1610, 1941, ou, ce qui est de même, ceux du genre humain qui sont dans la foi de la charité, c'est-à-dire, les

spirituels; le Seigneur les appelle aussi semence, et fils du Royaume, dans Matthieu : « Celui qui sème la bonne semence est le Fils de » Thomine; et la semence, ce sont les fils du Royaume. » — XIII. 37, 38.

2840. Comme les étoiles des cieux, signifie ta multitude des connaissances du bien et du vrai : on le voit par la signification des étoiles, en ce qu'elles sont les connaissances du bien et du vrai, N- 1808, 2A95. Ce sont les Spirituels qui , dans la Parole, sont ça et là comparés aux étoiles, et cela d'après les connaissances du bien et du vrai qu'ils possèdent, mais non les célestes, parce que ceux-ci ont les perceptions et non les connaissances ; et, en outre, parce que les étoiles éclairent la nuit, car les spirituels ont une lumière nocturne telle qu'est celle de la lune et des étoiles relativement à la lumière diurne dans laquelle sont les célestes ; que les spirituels soient relativement dans l'obscur, on le voit, NM 10A3, 2708 pr. 2715.

2850. Et comme le sable qui est sur le bord de la mer, signifie la multitude des scientifiques correspondants : on le voit par la signification de la mer en ce qu'elle désigne les scientifiques dans le commun, ou leur assemblage, Noi 28, 2120; et par la signification du sable, en ce qu'il désigne les scientifiques dans le spécial et le particulier : les scientifiques sont comparés au Sable, parce que les petits cailloux dont se compose le sable sont dans le sens interne les scientifiques, N°* 643, 1298; il est dit l'un et l'autre, savoir, qu'ils seront multipliés comme les étoiles des cieux, et comme le sable du bord de la mer, parce que les étoiles ou les connaissances se réfèrent au Rationnel, tandis que le sable du bord de la mer ou les scientifiques se réfèrent au Naturel ; quand les choses qui appartiennent à l'homme rationnel, savoir, les biens et les vrais des connaissances, s'accordent avec celles qui appartiennent à l'homme naturel, savoir, avec les scientifiques, de manière à ne faire qu'un ou à se confirmer mutuellement, alors elles correspondent; c'est à cette correspondance que le Seigneur ramène les rationnels et les naturels de l'homme, lorsqu'il le régénère ou le rend spirituel ; c'est pour cette raison qu'il est parlé ici non-seulement des étoiles des cieux, mais aussi du sable du bord de la mer, autrement il eût suffi d'une seule comparaison.

2851. Ta semence héritera la porte de tes ennemis, signifie que la charité et la foi prendront la place qu'occupaient auparavant le mal et le faux : on le voit par ia signilication iY hériter, en ce que c'est recevoir la vie du Seigneur, N° 2658, ici prendre la place, parce que quand la charité et la foi sont où étaient précédemment le mal et le faux, alors la vie du Seigneur prend la place du mal et du faux; par la signification de ln semence, en ce qu'elle est la charité et la foi, N°* 1025, 1447, 1610, lQ/il ; par la signification de la porte, dont il va être parlé; et par la signification des ennemis, en ce qu'ils sont les maux et les faux, ou, ce qui est de même, ceux qui sont dans le mal et le faux ; ceux-ci sont signifiés dans le sens interne de la Parole par les ennemis el les adversaires. Quant à ce qui concerne la signilication de la Porte, il y a en général deux portes chez chaque homme; l'une , qui est ouverte aux maux et aux faux qui en proviennent, a son issue vers l'enfer, dans cette porte sont les génies et les esprits infernaux ; l'autre porte, qui est ouverte aux biens et aux vrais qui en procèdent, a son issue vers le ciel, dans celle porte sont les Anges; ainsi il y a une porte qui conduit à l'enfer, et une porte qui conduit au ciel : la porte de l'enfer est ouverte à ceux qui sont dans le mal et dans le faux, et c'est seulement par des fentes ça et là que pénètre par en haut quelque lumière du ciel, par laquelle ils puissent penser et raisonner; mais la porte du ciel est ouverte à ceux qui sont dans le bien et dans le vrai du bien : il y a, en effet, deux chemins qui conduisent au mental rationnel de l'homme; un chemin supérieur ou interne par lequel entrent le bien et le vrai qui procèdent du Seigneur, et un chemin inférieur ou externe par lequel entrent le mal et le faux qui sortent de l'enfer; le mental rationnel, vers lequel se dirigent les chemins, est lui-mOmc dans le milieu; cémentai, d'après les biens et les vrais, qui y sont, est comparé dans la Parole à une ville et appelé ville, il lui est assigné des portes, et il est décrit çà et là, en ce que des ennemis, c'est-à-dire, les mauvais génies et les mauvais esprits, assiègent cette ville et l'attaquent, et qu'elle est défendue par les Anges du Seigneur, c'est-à-dire, par le Seigneur ; les génies et les esprits infernaux, avec les maux et les faux, ne peuvent pas venir au-delà de la porte inférieure ou externe, ni pénétrer jamais dans la ville: s'ils pouvaient pénétrer dans la ville ou dans le mental ra-

GENÈSE. CfUP. VINGT-DEUXIÈME. 96

lionnel, l'homme serait entièrement perdu ; mais quand ils parviennent jusqu'au point qu'il leur semble avoir pris d'assaut cette ville, alors elle est fermée, de sorte qu'il n'y influe plus du ciel ni bien ni vrai ; il en influe seulement, comme il a été dit, quelque peu par des fentes ça et là; il en résulte que de tels hommes n'ont plus rien de la charité ni rien de la foi, et qu'ils placent le bien dans le mal et le vrai dans le faux; il en résulte aussi qu'ils ne sont plus véritablement rationnels, quoiqu'il leur semble qu'ils le sont, .V 1914, 1044; et de là vient que ces hommes sont appelés morts, quoiqu'ils croient avoir plus de vie que les autres, N°' 81, 290 f; et tout cela, parce que la porte du ciel leur a été fermée; dans l'autre vie, on découvre et ou apperçoit clairement qu'elle leur a été fermée ; et aussi vice versa, que la porte du ciel a été ouverte à ceux qui sont dans le bien et dans le vrai. Quant à ce qui concerne spécialement la Porte des ennemis, de laquelle il s'agit dans ce Verset, elle est chez l'homme dans son mental naturel ; lorsque l'homme est entièrement naturel ou non-régénéré, les maux et les faux occupent cette porte, ou, ce qui est la même chose, les mauvais génies et les mauvais esprits influent en elle avec les cupidités du mal et les persuasions du faux, Voir N* 087 -9 097, 1092; mais lorsque l'homme devient spirituel ou est régénéré, les maux et les faux, ou, ce qui est de même, les mauvais génies et les mauvais esprits, sout chassés de cette porte, ou de ce mental, et quand ils ont été chassés, ils sont remplacés par les biens et les vrais, ou par la charité et la foi ; c'est ce qui est signifié par ces mois : ta semence héritera la porte de tes ennemis ; cela se fait dans le particulier chez tout homme quand il est régénéré, et également dans l'autre vie pour ceux qui viennent dans le Royaume du Seigneur, et cela se fait aussi dans le commun, ou dans l'Église qui est composée de plusieurs : c'est ce qui a été représenté en ce que les fils d'Israël ont chassé les nations de la terre de Canaan ; dans le sens littéral cela est entendu par ta semence héritera lu porte des ennemis, mais dans le sens interne cVsi ce qui vient d'être dit qui est signifié; de là vient que dans les temps anciens c'était uu usage solennel de s'exprimer ainsi, lorsqu'on bénissait ceux qui se mariaient, comme on le voit aussi par la bénédiction ({lie Laban donna à Rebecca sa sœur, lorsqu'après avoir été fiancée elle se rendait près de lischak : « Noire sœur! que tu sois

■ en milliers de myriades, et que ta semence hérite ta porte de ceux » qui te haïssent ! » — Genèse, XXIV. 60 : — que de telles choses soient signifiées dans la Parole par la porte des ennemis ou de eeux qui haïssent, on peut le voir par les passages suivants : Dans Esaïe : « Je détruirai par la famine ta racine, et je tuerai tes restes; hurle, * Porte; crie, ville; tu t'es fondue, Philistée, toi, toute entière; » parce que du septentrion la fumée est venue, » — XIV. 30, 31; — détruire par la famine la racine et tuer les restes, c'est enlever les biens et les vrais qui ont été intérieurement renfermés par le Seigneur ; que les restes (re/iquiœ) soient ces biens et ces vrais, on le voit N" 468, 530, 560, 561, 562, 661, 708, 1050, 1738, 1906, 2284 ; la porte, c'est l'entrée qui conduit aux intérieurs ou au mental rationnel ; la ville désigne ce mental, ou ce qui est la même chose, les biens et les vrais qui y sont, N" 402, 2268, 2450, 2451, 2712; la Philistée désigne la science des connaissances de la foi, ou, ce qui est de même, ceux qui sont dans la science de ces connaissances, et non dans les biens de la foi, N°* 1197, 1198; la fumée qui vient du septentrion, c'est le faux qui provient de l'enfer; que la fumée soit le faux provenant du mal, on le voit N* 1861 : dans le Même : a La ville de vanité sera renversée, toute maison sera fermée pour » que personne n'entre; il y aura clameur au sujet du vin dans les » places, toute allégresse sera désolée, la joie de la terre sera exilée, » ce qui restera dans la ville (sera) une désolation, et ta porte sera » frappée par ta dévastation, car il en sera ainsi au milieu de la » terre, au milieu des peuples. » — XXIV. 10, 11, 12, 13; — la ville de vanité qui sera renversée, c'est le mental humain qui sera privé du vrai; toute maison, en ce qu'elle sera fermée, signifie qu'il n'y aura point de bien : que la maison soit le bien, on le voit N°'2233, 2234 ; la clameur au sujet du vin dans les places, c'est l'état du faux ; on peut voir que la clameur se dit des faux N° 2240; le vin est le vrai, au sujet duquel il y a clameur, parce qu'il manque, N°' 1071 , 1798; que les places sont ce qui conduit aux vrais, N° 2336; l'allégresse qui est désolée se dit du vrai, la joie de la terre qui est exilée se dit du bien : de là on voit ce qui est signifié par ces mots, ce qui restera dans la ville sera une désolation, et par ceux-ci, la porte sera frappée par la dévastation ; il est dit que la porte est dévastée, quand il n'y a que les maux et les faux qui régnent. Dans

Jérémic : h Los chemins de Sion sont dans le deuil, de ce qu'on » ue vient point à la fête fixée; toutes ses Portes ont été désolées, » ses prêtres gémissent, ses vierges sont dans l'anxiété, et elle est » dans l'amertume : ses ennemis sont devenus chefs, ses adversaires » sont dans la sécurité, parce que Jéhovah l'a accahlée d'anxiété,

a cause do la multitude de ses prévarications, ses petits enfants i s'en sont allés captifs devant Y ennemi, » — Lament. I. 4, 5; — les chemins de Sion qui sont dans le deuil, signifient qu'il n'y a plus de \rais qui procèdent du bien; que les chemins soient les vrais, on le voit N" 189,627, 2333; toutes les portes désolées, signilient que toutes les entrées ont été occupées par les faux; les ennemis devenus chefs, signifient que ce sont les maux qui régnent : dans le Même : « Jéhovah a mis dans le deuil l'avant mur et la muraille n de la fille de Sion, ils languissent ensemble; ses portes ont été i enfoncées (fans la terre, il a détruit et brisé ses barres; son roi ■ et ses princes (sont) parmi les nations; il n'y a point de loi, même

ses prophètes n'ont point rencontré la vision de Jéhovah ; ils ont ■> ouvert sur toi leur bouche tous tes adversaires; ils ont sifflé et

• grincé des dents ; ils ont dit : nous avons englouti ; certainement » ce jour est celui que nous avons attendu, nous avons trouvé, nous » avons vu. » — Lament. II. 8, 9, 16; — les portes enfoncées dans la terre, signifient que le mental naturel a été occupé par les maux et par les faux ; son roi et ses princes parmi les nations, signifient que les vrais ont été plongés dans les maux ; on peut voir que le roi est le vrai en général, N*' 1672, 1728, 2015, 2069; que les princes sont les vrais principaux, N°' 1482, 2089; que les nations sont les maux, N- 1259, 1260, 1849, 1868, 2588. Dans Moïse : « l ne na- >. tion de loin, de l'extrémité de la terre, te pressera dans toutes i tes portes, dans toute la terre; ainsi te pressera ton ennemi, » — Deutér. WYUI. 52, 53 ; — c'est une des malédictions que Moïse a prédites aux peuples, s'ils ne persévéraient pas à observer les préceptes et les statuts; la nation de loin, de l'extrémité de la terre, signifie, dans le sens interne, les maux et les faux, ou ceux qui sont dans le mal et dans le faux; presser dans toutes les portes, c'est fermer toute entrée au bien et au vrai. Dans Nahum : « Voici, ton

• peuple est comme des femmes au milieu de toi, à tes ennemis en

• ouvrant elles ont été ouvertes tes portes de ta terre, le feu a dé-

» voré tes barres : puise pour toi tes eaux du siège, fortifie tes » remparts, entre dans la boue et pétris l'argile, répare le four à » briques. • — IlL 13, 14 ; — les portes de la terre ouvertes aux enuemis, signifient que les maux occupent la place où doivent être les biens. Dans le Livre des Juges : « Les chemins n'étaient point fré- » quentés, et ils allaient par des sentiers, ils allaient par des che- » rains tortueux ; il n'y avait point de bourgs dans Israël : choisis- » sait-il des dieux nouveaux, alors les portes étaient assiégées; à » peine voyait-on un bouclier ou une lance parmi quarante mille » (hommes) d'Israël. »— V. 6, 7, 8; — c'est la prophétie de Débora et de Barak; les portes assiégées, ce sont les biens et les vrais. Dans David : « Ils méditent contre moi ceux qui habitent à la porte; » ils (me) raillent eu chantant ceux qui boivent la cervoise. » — Ps. LXIX. 13; — ceux qui habitent à la porte sont les maux et les faux, et ce sont aussi les infernaux. Dans bzéchiel : « Dans les visions de Dieu il fut conduit à rentrée de la porte intérieure qui regarde du côté du septentrion; là, il vit les grandes abominations de la maison d'Israël : il fut conduit aussi à rentrée de la porte de la maison de Jéhovah, qui regarde du côté du septentrion ; il y vit aussi des abominations. » — VIII. 3, 6, 14, 15 ; — l'entrée de la porte intérieure qui regarde du côté du septentrion, c'est la place où sont les faux intérieurs; l'entrée de la porte de la maison de Jéhovah, du côté du septentrion, c'est où sont les maux intérieurs : qu'il y ait des faux et des maux intérieurs, et qu'il y ait une sphère intérieure dans laquelle sont de tels esprits et de tels génies, on le voit, N0i 2121, 2122, 2123, 2124. Dans David : « Voici, la posses- » sion de Jéhovah, {ce sont) les tils; la récompense (est) le fruit » du ventre ; comme des flèches dans la main d'un puissant, ainsi » (sont) les fils des prémices : heureux l'homme qui en a rempli son » carquois ! ils ne seront pas confus, car ils parleront avec les en- » nemisà la porte. »— Ps. CXXVII. 3, 4, 5 ;— parler avec les ennemis à la porte, c'est ne craindre en rien les maux ni les faux, ni par conséquent l'enfer. Dans Esaïe : « En ce jour-là , Jéhovah Sébaolh » sera en esprit de jugement pour celui qui est assis pour le juge- » ment, et en force pour ceux qui repoussent le combat à la porte; » et même ceux-ci s'égarent par le vin et se fourvoient par la cer- » voise. • — XXVW. 5, 6, 7. —Dans le Même : « Ils seront retran-

> chésceux qui font pécher les hommes par la parole, et qui tendent » des pièges à eelui qui réprimande à la porte, et qui font pencher » le juste vers la vanité. » — XXIX. 20, 21. — Dans le Même : « Klam » a pris le carquois dans le char de l'homme, des cavaliers, Kir a » découvert le bouclier; et il est arrivé que l'élite de tes valléesa été » remplie de chars et de cavaliers ; en se plaçant ils se sont placés » à la porte ; et en ce jour-là il a regardé vers l'arsenal de la maison i de la forOî. » — XXII. 6, 7, 8.— Dans Jérémie : « Juda a été dans » le deuil, et ses portes sont devenues languissantes; ils ont été » noircis dans la terre, et le cri de Jérusalem est monté ; les grands v ont envoyé les inférieurs vers les eaux ; ils sont venus aux fosses, » ils n'ont point trouvé d'eaux. » — XIV. 1, 2, 3. — Dans le Même : « Les Anciens ont cessé d'être à ta Porte, les jeunes gens ( ont » eessé) leurs chants. » — Lament. V. 14. — On peut voir par ces passages ce que signifie la porte des ennemis , c'est-à-dire qu'elle signifie l'enfer, ou les infernaux qui attaquent continuellement les biens et les vrais; leur siège est chez l'homme, comme il a été dit, dans son mental naturel ; mais lorsque l'homme est tel , qu'il admet les biens et les vrais, par conséquent les anges, les infernaux sont chassés de cette place par le Seigneur; une fois qu'ils ont été chassés, la porte du ciel ou le ciel s'ouvre ; il est aussi parlé de cette porte çà et là dans la Parole, comme dans Esaïe : « Cantique dans » la terre de Juda ! I ne ville forte est à nous, en salut il posera les » murailles et l'avant-mur ; ouvrez les portes, et elle entrera la » nation juste qui garde les fidélités. » — XXVI. 1, 2. — Dans le Môme : « Ainsi a dit Jéhovah à son Oint, à Choresch, dont j'ai pris » la (main) droite, afin de faire descendre devant lui les nations, et » j'ouvrirai les reins des rois, afin d'ouvrir devant lui les battants, » et les Portes ne seront point fermées. Moi j'irai devant toi , et je » redresserai ce qui est tortueux; je romprai les battants d'airain, » et je briserai les barres de fer. » — XLV. 1, 2. — Dans le Même : « Les fils de l'étranger bâtiront tes murailles, et leurs rois seront à » ton service; ils tiendront continuellement tes portes ouvertes, ni » jour ni nuit elles ne seront fermées : on n'entendra plus parler de » violence dans ta terre, de dévastation ni de fracture dans les » confins; et tu appelleras tes murailles , salut, et tes Portes. • louange. * — LX. 10, H, 18.— Dans le Même : « Passez , passez

» tes Portes; préparez le chemin au peuple, frayez, frayez le sentier; » dites à la fille tic Siou : Voici, Ion salut vient. » — L\1I. 10, 41, 12. — Dans Michée : « Ils passeront par la Porte, et ils sortiront >» par elle, et leur Roi passera devant eux , et eléhovah (sera) à leur » tOte. »— II. 13. — Dans David : « Portes , élevez vos têtes; et » haussez-vous, portes (ostia) étemelles, et le Roi de gloire entrera. « Qui (est) ce Roi de gloire? Jéhovah le fort et le héros, Jéhovah le ■ héros de guerre. Portes , élevez vos têtes ; élevez- (les), portes » (ostia) éternelles. » — Ps. XXIV. 7, 8, 9, 10. — Dans le Môme : « Célèbre Jéhovah , Jérusalem ; loue ton Dieu , Sion ; parée qu'il » renforre les barres de tes portes, il bénit tes fils au milieu de toi. »

Ps. CXLV1I. 12, 13. — Par ces passages on voit que la Porte du ciel est où sont les Anges chez l'homme , c'est-à-dire où est l'influx du bien et du vrai procédant du Seigneur; qu'ainsi il y a, comme il a été dit, deux portes : le Seigneur parle ainsi des deux Portes dans Matthieu : « Entrez par la porte étroite, parce que large (est) la » porte et spacieux (est) le chemin qui mènent à la perdition , et il » y en a beauccoup qui y entrent , parce que étroite (est) la porte » et resserré (est) le chemin qui mènent à la vie , et il | y en a peu » qui le trouvent. » — VIL 12, 13, 14. Luc, XIII. 23, 24. — En outre il est souvent question , dans Kzéchiel et dans l'Apocalypse, des Portes de la Nouvelle Jérusalem et des Portes du Nouveau Temple, par lesquelles il n'est entendu autre chose que l'entrée dans le ciel, Voir au sujet de ces portes,— Ézéch. XI, 6 à 49 ; XLHL 1 , 2. 4 ; XLIV. 1, 2, 3 ; XLVI. 1 à 9, 12 ; XLVIIL 31, 32, 33, 34. Apoc. XXI. 12, 13, 21, 25; XXII. 14. Èsaïe, LIV. 11, 12. C'est de là que Jérusalem est appelée * la Porte du peuple. » — Mtch. I. 9. Obad. 13.

2852. Vers. 18. Et seront bénies dans ta semence toutes les nations de la terre , parée que tu as écouté ma voix. — Seront bénies dans ta semence toutes tes nations de la terre, signifie la salvation de tous ceux qui sont dans le bien : parce que tu as écouté ma voix, signifie par l'union de l'Essence Humaine du Seigneur avec son Essence Divine.

2863. Seront bénies dans ta semence toutes tes nations de la terre , signifie la salvation de tous ceux qui sont dans te bien : on le voit par la signification d'être béni , en ce que c'est Otre enrichi

du bien céleste et spirituel, N0,981 , 1096, 1420, 1422, et comme ce sont ceux-là qui sont sauvas, être béni, signifie ici être sauvé ; que l'expression être béni soit d'une signification large, cela est notoire; par la signification de la semence , en ce qu'elle est la foi de la charité, N°* 1025, 144f>. 1610; et par la signification des nations de la terre, vu ce qu'elles sont ceux qui sont dans le bien, N"' 1159, 1258, 1259, 1260, 1410, 1849. En outre , ces paroles renferment aussi cet arcane, (pie par l'Eglise, qui est ici /// terre, N*' 662, 1066, 1067, 1262, sont sauvés ceux qui sont hors de l'Église. En effet, fa semence est, comme il a élé dit , la foi de la charité; dans la foi de la charité il n'y a absolument que ceux qui sont au-dedans de l'Eglise, car la foi de la charité est le vrai de la doctrine adjoint au bien de la vie; voici, en effet, ce qu'il en esi : Le Royaume du Seigneur sur les terres se compose de tous ceux qui sout dans le bien, et qui , quoique dispersés sur toute la surface du globe , sont cependant toujours unis, et constituent, comme les membres, un seul corps ; tel est le Royaume du Seigneur dans les cieux; là, tout le Ciel représente un seul homme, qui par cette raison est même nommé le Très-Grand Homme, N»'684, 1276; et, c<* qui est admirable et a été ignoré jusqu'à présent, toutes les parties du corps humain correspondent aux sociétés dans le ciel ; aussi a-t-il élé souvent dit que telles sociétés appartiennent à la province de la léte, telles à la province de l'œil, telles à la province delà poitrine, et ainsi du reste; parla Divine Miséricorde du Seigneur, il sera parlé en particulier de cette Correspondance. Il en est de môme de l'Église du Seigneur sur les terres; là, l'Église remplit les fonctions du Cœur et des Poumons, et ceux qui sont hors de l'Église représentent les parties du corps qui se soutiennent et vivent par le Cœur et par les Poumons. On voit par là que sans une Eglise quelque part sur les terres, le genre humain ne peut subsister, de même que le corps s'il était privé du Cœur et des Poumons, FoirN"' 468. (>37, 93 1 , 2054 ; c'est pour cette raison que toutes les fois qu'une lîglisc arrive à sa consommation , c'est-à-dire devient nulle, parce qu'il n'y a plus aucune charité, alors par la Providence du Seigneur il s'élève toujours une Église nouvelle; ainsi, quand a péri l'Église Très-Ancienne, nommée l'Homme, le Seigneur en créa une Nouvelle, qui fut appelée Noach. ce fut l'Eglise Ancienne qui existé

102 AttCANES CELESTES.

après le déluge; et quand celle-ci dégénéra et devint nulle, l'Église représentative Juive et Israélite fut instituée; et quand celle-ci fut tout-à-fait éteinte , le Seigneur vint dans le monde, et en instaura une nouvelle ; et cela, afin qu'il y eût conjonction du ciel avec le genre humain par l'Église. C'est aussi ce qui est signifié par ces paroles : seront bénies dans ta semence toutes les nations de la terre.

2854. Parce que tu as écouté ma voix, signifie par l'union de l'Essence Humaine du Seigneur avec son Essence Divine: on peut le voir par tout ce qui précède, dont ceci est la conclusion ; écouter la voix, signifie qu'il a subi le dernier (degré) de la tentation , et qu'ainsi il a uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine ; on peut voir que le Seigneur a uni l'Humain au Divin et le Divin à l'Humain par de continuelles tentations et de continuelles victoires, N" 1737, 1813, et que par cette union il a sauvé le genre humain, N°' 1676 f. 1990, 2016, 2025 : tout salut du genre humain vient de là. L'opinion commune est que le Père a envoyé le Fils pour qu'il souffrît les plus durs tourments jusqu'à la mort sur la croix, et pour qu'ainsi le Père eût de la commisération pour le genre humain en considération de la passion et du mérite du Fils : toutefois chacuu peut savoir que ce n'est point par quelque considération pour le Fils que Jéhovah a de la commisération, car il est la Miséricorde elle-même; mais que TArcane de l'avènement du Seignenr dans le monde consiste en ce qu'il devait unir en Soi-Même le Divin à l'Humain et l'Humain au Divin, ce qui n'a pu être fait que par les plus graves tentations, et qu'ainsi par cette union le salut pouvait parvenir jusqu'au genre humain, en qui il ne restait plus aucun bien, ni céleste, ni spirituel , ni même naturel ; c'est cette Union qui sauve ceux qui sont dans la foi de la charité ; le Seigneur est Luî-Môme celui qui a de la commisération.

2855. Vers. 19. Et Abraham retourna vers ses garçons , et ils se levèrent, et ils allèrent ensemble à Béerschébah : et Abraham liabita en Béerschébah. — Abra/iam retourna vers ses garçons, signifie une conjonction de nouveau avec le premier rationnel : et ils se levèrent, signifie un degré plus grand d'élévation : et ils allèrent ensemble en Béerschébah, signifie la progression dans la doctrine de la charité et de la foi, doctrine qui est Divine, et à laquelle ont été adjoints les rationnels humains : et Abraham habita en

Bèerschébah, signifie que le Seigneur est cette Doctrine même. , 2856. Abraham retourna vers ses garçons, signifie une conjonction de nouveau avec te premier rationnel : on le voit par la signification des garçons , en ce que c'est le premier rationnel , ou le rationnel purement humain qui doit être au service du Rationnel Divin, N"- 2782, 2792 ; et par la signification de retourner vers eux s ien ce que c'est être couj<int , N" 2795 : que le Seigneur ait séparé de Lui le rationnel purement humain lorsqu'il subissait les plus graves tentations, on le voit par l'explication du Vers. 5, N" 2791, 2792, 2793, 2795 ; et qu'après les tentations il se soit de nouveau conjoint avec ce rationnel, on le voit par ce qui a été dit ci-dessus, N° 2795, et par ce qui est dit dans ce Verset.

2857. Et ils se levèrent , signifie un degré plus grand d'élévation : cela est évident d'après la signification de se lever ; quand ce mot est rencontré dans la Parole, c'est quelque élévation qui y est signifiée, N° 2401 ; ici, c'est l'élévation du Rationnel après la tentation ; car après les tentations , le Rationnel a toujours été élevé : c'est aussi ce qui arrive chez l'homme ; toute tentation, dans laquelle l'homme est victorieux , élève son mental et les choses qui appartiennent au mental, car elle confirme les biens et les vrais et eu ajoute de nouveaux, N" 1092, 1717, 17A0, 2272.

2858. Et ils altèrent ensemble à Bèerschébah , signifie la progression dans la doctrine de la charité et de la foi, doctrine qui est Divine et à laquelle ont été adjoints les rationnels humains : on le voit parla signification de Bèerschébah, en ce qu'elle est la doctrine de la charité et de la foi , doctrine qui est Divine , et à laquelle ont été adjoints les rationnels humains, N°* 201 h, 2723 ; les rationnels humains sont signifiés par les garçons, N0' 2782, 2792, 2856 ; que ce soit à cette doctrine qui est Divine qu'ils ont été adjoints, cela est signifié par ces mots : Ils allèrent ensemble arec Abraham . Voir N" 2767.

2859. Abraham habita en Bèerschébah, signifie que le Seigneur est cette doctrine même : cela est évident par la signification d'habiter, par la représentation d'Abraham, et la signification de Bèerschébah , desquelles il a été parlé précédemment, et en môme temps par ce qui vient d'être dit - habiter en Bèerschébah. c'est être dans la doctrine; mais lorsque cela se dit du Seigneur • c'est

10/t AHCAMES CÉLESTES.

être la doctrine ; de niOme habiter dans le ciel, comme il est dit aussi du Seigneur, signifie non-seulement qu'il est dans le ciel, mais aussi qu'il est Lui-Même le ciel, car il est le tout du ciel, N°* 551, 552. Que le Seigneur soit la Parole, c'est ce qui est connu; ainsi le SeigneuT est la doctrine, N* 2531 , car toute doctrine vient de la Parole ; le tout de la doctrine dans la Parole vient du Seigneur et se rapporte au Seigneur, dans le sens interne de la Parole il ne s'agit absolument que du Seigneur et de son Royaume, ainsi qu'il a été plusieurs fois montré; c'est du Divin Humain du Seigneur que traite principalement le sens interne de la Parole; et le tout de la doctrine dans la Parole quant à l'homme, c'est d'adorer le Seigneur et de l'aimer.

2860. Vers. 20, 21, 22,23. Et il arriva apr ès ces paroles , et l'on annonça à Abraliam, en disant : Voici, Milkak a enfanté aussi, elle, des fils à Nachor ton frère. — Uz son premier né, et Bus son frère, et Kémuel père d'Aram.—Et Kcsed, et Ctiaso, cl Pildasch, et lidlaph, et Bèthuel. — Et Bethuel a engendré Bébecca : M il Lu h a enfanté ces huit à Nachor, frère a" Abraliam. — Il arriva après ces paroles, signifie les choses passées concernant ceux qui sont au-dedans de l'Eglise : et l'on annonça à Abraham . en disant , signifie la perception du Seigneur : Voici, Milkah a enfanté aussi, elle, des fils à Nachor ton frère , signifie ceux qui , hors de l 'Église, sont dans la fraternité par le bien : Uz son premier né, ctBuz son frère, et Kémuel père d'Aram, et Kèsed , et Chaso, et Pildasch, et lidlaph, et Bèthuel, signifient différentes religiosités et les cultes qui en provenaient : Bèthuel engendra Rébecâa, signifie l'affection du vrai provenant du bien : Milkah a enfanté ces huit à Nachor frère d'Abraham, signifie la seconde classe de ceux qui sont sauvés.

2861. // arriva après ces paroles, signifie les choses passées concernant ceux qui sont au-dedans de l'Eglise : on le voit par la signification des paroles, en ce qu'elles sont les choses ; dans la langue originale les choses sont nommées paroles; ainsi, après ces paroles, c'est après les choses qui se sont passées. Dans ce qui précède, depuis le Verset 13 jusqu'à ce Verset, il a été question de la Salvation des Spirituels par le Divin Humain du Seigneur, et même de la Salvation de ceux qui sont dans le bien au-dedans de l'Église ;

ce sont ceux-là qui peuvent ôtrc véritablement spirituels, parce qu'ils ont la Parole, et par conséquent les vrais du la foi ; parles vrais de la doctrine conjoints au bien de la vie, l'homme devient spirituel ; tout spirituel vient de là : mais les Nations (ou Gentils) hors de l'Église, n'ayant point la Parole ni par conséquent les vrais de la foi, tant qu'ils vivent dans le monde, quoique dans le bien de la charité, ne peuvent cependant pas être véritablement spirituels, avant d'avoir été instruits dans les vrais de la foi ; et comme la plupart des Gentils ne peuvent pas être instruits dans le monde ceux qui ont vécu dans la charité mutuelle et dans l'obéissance sont, d'après la Providence et la Miséricorde du Seigneur, instruits dans l'autre vie, et alors ils reçoivent facilement les vrais de la foi, < t deviennent spirituels. Que tels soient l'état et le sort des Gentils dans l'autre vie, on le voit Net 25S<J à 2G0A. Comme, dans les \ ersets précédents, il a été question de ceux qui , au-dedans de l'Église, sont sauvés par le Divin Humain du Seigneur , c'est pour ceux-là que dans ceux-ci , jusqu'à la lin de ce Chapitre , il s'agit de ceux qui sont sauvés hors de l'Église, et ils sont signifiés par les enfants que Nachor, frère d'Abraham, eut de Milkalt sou épouse et de Réumah sa concubine; cela se suit aussi dans la série ; celui qui ne connaît point le sens interne de la Parole, penserait que c'est là seulement la généalogie de la maison deThérach, à cause deRébecca qui devint l'épouse de Iischak, et aussi à cause de Céthuel , dont les deux petites tilles , Léa et Rachel , devinrent épouses de Jacob ; mais , comme il a été dit et montré , tous les noms dans la Parole signifient des choses, N°* 1*224, 12(5A, 1870, 1888 ; et s'ils ne signifiaient pas des choses, la Parole serait non pas Divine , mais mondaine. Par là on peut aussi voir que ce qui suit concerne , dans la série, l'Eglise spirituelle du Seigneur , mais celle qui est chez les notions; et cela, au moyen de Nachor, frère d'Abraham, afin (pie ceux qui sont dans la fraternité par le bien fussent signiliés, ainsi qu'on le voit dans le N° 2803.

2862. Et l'on annonça à Abraham , en disant, signifie la perception du Seigneur : on peut le voir par la signification de recevoir Y annonce d'une chose, en ce que c'est penser et réfléchir; et par la signification de dire, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a déjà été souvent expliqué ; la réflexion et la perception du Seigneur.

desquelles il s'agit dans le sens interne de la Parole, ne peuvent pas être exprimées dans les historiques autrement que par être annoncé et par dire; la réflexion et la perception sont aussi en elles-mêmes une annonce et une dictée internes.

2865. Voici, Milkah a enfanté, elle aussi, des fils à Nachor ton frère, signifie ceux gui, hors de l'Église, sont dans la fraternité par le bien : on peut même le voir par ce qui a été précédemment dit de Milkah et de Nachor, N" 1363 , 1369, 1370. En effet, Thérach eut trois fils. Abraham, Nachor et Haran , qui adorèrent d'autres dieux, comme on le voit \ 1356 ; Milkah était la fille de Haran et devint l'épouse de Nachor, N° 2369; et Haran mourut sur les faces de Thérach dans Ur des Chaldéens, NM 1365, 1366, 1367, 1368; d'où Ton peut voir ce qui est signifié par Milkah et par Nachor, savoir, par Milkah le vrai de ces nations, et par Nachor le bien. Que chez les nations il y ait des vrais, c'est ce dont on a plusieurs preuves ; on sait, en effet, que chez les Nations d'autrefois il y a eu de la sagesse et de l'intelligence, par exemple, en ce que les gentils ont reconnu un seul Dieu, et ont écrit avec sainteté touchant ce Dieu ; et même en ce qu'ils ont reconnu l'immortalité de l'âme et la vie après la mort, ainsi que la félicité des bons et l' in félicité des méchants ; et de plus, en ce qu'ils ont eu pour Loi les préceptes du Décalogue, savoir, qu'il faut adorer Dieu, honorer ses parents, ne point tuer, ne point voler, ne point commettre d'adultère, et ne point convoiter ce qui appartient aux autres; ne pas non plus se contenter d'être tels dans les externes , mais l'être dans les internes : de même aujourd'hui les nations (ou Gentils) de toutes les parties de la terre, qui ont des mœurs bien réglées, parlent de ces préceptes souvent bien mieux que les Chrétiens, et non seulement ils en parlent, mais ils y conforment leur vie : ces préceptes et plusieurs autres sont les vrais chez les gentils, et ces vrais se conjoignent avec le bien qui est en eux par le Seigneur : au moyen de cette conjonction ils sont en état de recevoir plusieurs autres vrais, parce qu'un vrai reconnaît un autre vrai, et ces vrais s'associent facilement, il y a entre les vérités un enchaînement et des affinités; de là vient que ceux qui ont été dans le bien dans le monde reçoivent facilement les vrais de la foi dans l'autre vie : chez eux les faux ne se conjoignent point au bieu, ils s'y appliquent

seulement, mais de manière qu'ils peuvent en être séparés; ceux qui ont été conjoints restent, mais ceux qui ont été seulement appliqués sont séparés ; et ils sont séparés aussitôt que ces Gentils apprennent les vrais de la foi et qu'ils en sont imbus ; tout vrai de la foi repousse et sépare le faux, jusqu'à ce qu'enfin il Tait en aversion et le fuie. D'après cela, on voit maintenant quels sont ceux qui sont signifiés par les ûls que Milkah a enfantés à Nachor frère d'Abraham, c'est-à-dire que ce sont ceux qui, hors de l'Église, sont dans la fraternité par le bien.

2864. Uz son premier-né, et Buz son frère, et Kémucl père d'Aram, et hésed, et Chazo, et Pildasch, et lidiaph, et Bèthuel, signifient différentes religiosités et les cultes gui en proviennent : on peut le voir en ce que les noms signiûent des choses, comme il a été dit ; les choses que ces noms signifient sont des religiosités et les cultes qui en proviennent, de même que les noms qu'on lit aux Chapit. V et XI de la Genèse ; mais il n'est pas aussi facile de dire ce que signifie ici chaque nom et chaque fils, parce qu'ils sont seulement nommés; Uz et Bus sont aussi nommés dans Jérémie, Chap. XXV, 20, 23, mais parmi plusieurs autres noms; Uz se trouve encore dans les Lament. IV. 21. Job, 1. 1; et dans la Genèse X. 23, N- 1233, 4234.

2865. Et Bètkuel a engendré Bébecca, signifie l'affection de leur vrai provenant du bien : on peut le voir par la représentation de Béthuel et de Bébecca, dont il sera parlé, Chap. XXI V.

2866. Milkak a enfanté ces huit à Nac/tor frère d'Abraham, signifie la seconde classe de ceux qui sont sauvés : on le voit par la signification de Huit, et en ce qu'il est dit de nouveau que Milkah les a enfantés à ISachor frère d'Abraham : le huitième jour étant le premier jour de la semaine suivante, il en résulte que huit signifie une autre chose qui est distincte de celle qui précède, voir N' 2044 ; il signifie donc ici une seconde classe, et c'est à cause de cette signification que ce nombre a été ajouté. Il a déjà été montré, IS" 2863, 2865, que ces mots Milkak les a enfantés à Nachor frère d'Abraham, signifient ceux qui, hors de l'Église, sont dans la fraternité par le bien ; ici, comme c'est la conclusion, ils signifient la môme chose, et en outre, qu'ils sont sauvés.

2867. Vers. 24. Et sa concubine, et son nom (est) Bèumah;et

elle a enfanté aussi, elle, Thibach, et (iacfuim, et Thaehasch, et Maachah. — Sa concubine, et son nom (est) Rèumah, signifie les gentils qui sont dans un culte idolàtrique et dans le bien : et elle a enfanté aussi elle Thébach, et Gacfiam, et Tliachasch, et M anchah, signifie leurs diverses religiosités , ceux-ci constituent la troisième classe des spirituels qui sont sauvés.

2868. Sa concubine, et son nom est Rèumah, signifie les gentils qui sont dans un culte idolàtrique et dans le bien : on peut le voir d'après ce qui précède : en effet, en premier lieu sont les gentils qui ont été signifiés par les fils que Nachor eut de son épouse, en second lieu ceux qui le sont par les fils qu'il eut de sa concubine; les premiers qui étaient nés de l'épouse représentaient, comme il a été montré, ceux qui, hors de l'Église, sont dans la fraternité par le bien. N' 2803; les seconds représentent ceux qui. hors de l'Église, sont dans un culte idolàtrique et dans le bien : ainsi les seconds ne sont pas d'un lit aussi légitime que les premiers, toujours est-il cependant qu'ils sont comme légitimes, car dans ce temps-là les enfants qui naissaient des servantes étaient adoptés comme légitimes, ainsi qu'on peut le voir par les fils de Jacob qui naquirent des servantes Bilha et Zilpa, — Gen. XXX. h à 12,— et qui furent également des chefs de Tribus comme ceux qui naquirent de Léa et de Rachel, et même sans différence; mais il y avait néanmoins une différence, comme on peut le voir par la Genèse, Chap. XXXHI. 1, 2, 6, 7; — les servantes qui étaient alors données au mari par l'épouse dans le but de procréer des enfants, étaient nommées concubines, comme on le voit par Bilha, servante de Rachel, qui est aussi nommée concubine de Jacob, — Gen. XXXV. 22. La procréation d'enfants avec des servantes ou concubines avait à cette époque été tolérée, afin que par là fussent représentés ceux qui étaient hors de l'Église, et aussi ceux qui étaient dans un degré inférieur au-dedans de l'Église. Le nom de Jléumah que portait cette concubine renferme sa qualité, N0' 1896, 2009; ici, c'est l'élévation qui est signifiée par Réumah : quant à l'état et au sort des nations et des peuples qui sont hors de l'Église. voir N°' 593, 932, 1032, 1059, 1327, 1328, 1360, 2049, 2051, 228A, 2589 à 2604.

2869. Et elle a enfanté au» si \ clic, Thibach, et Cachant, et

TàacAaêckj et Maachah, signifie leurs diverses religiosités et les cultes qui en provenaient ; cl ceux-ci constituent la troisième classe des spirituels qui sont sauvés : on peut le voir par ce qui a été dit ci-dessus, N" 2864, 2866, 2868.

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