‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 26.29., n. 9585 à 10166 (volume 5)Chapitre 10 sur 12 · Et tu feras le Manteau d'Éphod, tout d'hyacinthe · texte numérisé non relu

Et tu feras le Manteau d'Éphod, tout d'hyacinthe

32. Et sera son ouverture de téte dans son milieu, un bord il y aura à son ouverture alentour, ouvrage de tisserand, comme une ouverture de cuirasse il aura, afin qu'il ne se déchire point.

33. Et tu feras sur ses franges des grenades d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double-teint, sur ses franges alentour; et des clochettes d'or au milieu d'elles alentour.

34. Une clochette d'or ci une grenade, une clochette d'or et une grenade, sur les franges du manteau alentour.

35. Et il sera sur Aharon pour exercer le ministère, et sera en-

tendue sa voix quand il entrera vers le Saint devant Jévovah, et quand il sortira, afin qu'il ne meure point.

36. Et to-feras une plaque d'or pur, et tu graveras sur elle en gravure de sceau : Sainteté à Jéhovah.

37. Et tu la poseras sur un (il d'hyacinthe, et elle sera sur le turban, du côté des faces du turban elle sera.

38. Et elle sera sur le front d'Aharon, et Aharon portera l'iniquité des saints, que sanctifieront les fils d'Israël quant à tous les dons de leurs saints; et elle sera sur son front à perpétuité, en bon plaisir pour eux devant Jéhovah.

39. Et lu brocheras la tunique de fin lin, et tu feras un turban de fin lin, et un baudrier tu feras en ouvrage de brodeur.

40. Et pour les fils d'Aharon tu feras des tuniques, et lu leur feras des baudriers, et des tiares tu leur feras pour gloire et pour honneur. , .

41. Et tu en revêtiras Aharon ton frère, et ses fils avec lui, et tu les oindras, et tu empliras leur main, et tu les sanctifieras, et ils exerceront le Sacerdoce pour moi.

42. Et fais-leur des caleçons de lin pour couvrir la chair de nudité, depuis les lombes et jusqu'aux cuisses ils seront.

43. Et ils seront sur Aharon et sur ses fils quand ils entreront vers la Tente de convention, ou quand ils approcheront de l'Autel pour exercer le ministère dans le Saint, en sorte qu'ils ne portent point iniquité, et ne meurent; statut séculaire pour lui, et pour sa

. semence après lui.

CONTENU

0804. Il s'agit ici des Habits de Sainteté dont seraient revêtus Aharon et ses fils, quand ils exerceraient le ministère; le Sacerdoce, qu' Aharon devait exercer avec ses fils, représentait le Seigneur quant au Divin Céleste, qui est le Divin Bien dans le ciel; et les habits d'Aharon représentaient le Divin Spirituel, qui est le Divin Vrai procédant de ce Divin Bien.

9805. Vers. \. 2. Et toi, fais approcher vers toi Aharon ton frère, et ses fits avec lui, du milieu des fds d'Israël, pour qu'il exerce le sacerdoce pour Moi, Aharon, Nadab et Abihu, Élêazar et Ithamar, fds d' Aharon. Et tu feras des habits de sainteté pour Afiaron ton frère, pour gloire et pour honneur. — Et toi, fais approcher vers toi Aliaron ton frère, signifie la conjonction du Divin Vrai avec le Divin Bien, dans le Divin Humain du Seigneur : et ses fds, signifie le Divin Vrai procédant du Divin Bien : du milieu des fds d'Israël, signifie dans le Ciel et dans l'Église : pour qu'il exerce le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur : Aliaron, signifie quant au Divin Céleste : Nadab et Abihu, signifie quant au Divin Spirituel qui en procède : Elêazar et Ithamar, signifie quant au Divin Naturel : fils d' Aharon, signifie qui procèdent du Divin Céleste : et tu feras des habits de sainteté pour Afiaron ton frère, signifie le représentatif du Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste : pour gloire et pour honneur, signifie pour présenter le Divin Vrai tel qu'il est vdans le Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste dans * la forme interne et dans la forme externe.

9806. Et toi, fais approcher vers toi Aliaron ton frère, signifie la conjonction du Divin Vrai avec te Divin Bien, dans le Divin Humain du Seigneur : on le voit par la représentation de Moscheh, qui ici devait faire approcher Aharon vers lui, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Vrai, N°* 6752, 6771, 7014, 9372; par la signification Rapprocher, en ce que c'est la conjonction et la présence, N° 9378 ; par la représentation $ Aharon, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Bien, ainsi qu'il va être montré; et par la signification de frère, en ce que c'est le hien, N0i 3303, 3803, 3815, M2i, 4191, 5686, 5692, 6756; il est doue évident que la conjonction du Divin Vrai avec le Divin Bien dans le Seigneur, est signifiée par cela que Moschch devait faire approcher Aharon son frère vers lui ; que ce soit dans le Divin Humain du

Seigneur, c'est parce que le Divin Humain était ce dans quoi cette conjonction a été faite; en effet, le Seigneur avait d'abord fait Divin Vrai son Humain, puis il le fit Divin Bien, voir les articles cités, N°* 9199, 9315. Si Aharon a été choisi pour exercer le Sacerdoce, c'est parce qu'il était frère de Moscheh, car ainsi ils représentaient ensemble la fraternité du Divin Vrai et du Divin Bien dans le ciel, puisque, comme il a été dit ci-dessus, Moscheh représentait le Divin Vrai, et Aharon le Divin Bien. Toutes choses dans l'univers, tant dans le Ciel que dans le Monde, se rapportent au bien et au vrai pour qu'elles soient quelque chose, car le bien est l'Être du vrai, et le vrai est l'Exister du bien; c'est pourquoi le bien sans le vrai n'Existe point, et le vrai sans le bien n'Est point, il est donc évident qu'ils doivent être conjoints : leur conjonction est représentée dans la Parole par deux époux, et aussi par deux frères; par deux époux, quand il s'agit du mariage céleste, qui est le mariage du bien et du vrai, et quand il s'agit de la dérivation successive qui en résulte ; par deux frères, quand il s'agit du double ministère, celui du Jugement et celui du Culte ; ceux qui exerçaient le Ministère du Jugement étaient appelés Juges, et plus tard Rois; et ceux qui exerçaient le Ministère du Culte étaient appelés Prêtres; et comme tout jugement se fait par le vrai, et que tout culte provient du bien, c'est pour cela que dans la Parole les juges signifient, abstraction faite de la personne, le vrai d'après le bien, et les rois le vrai dont provient le bien, et que les prêtres signifient le bien luimême : c'est de là que le Seigneur dans la Parole est appelé Juge, Prophète et aussi Roi lorsqu'il s'agit du vrai, et Prêtre lorsqu'il s'agit du bien; de même il est appelé Christ, Oint ou Messie quand il s'agit du vrai, et Jésus ou Sauveur quand il s'agit du bien. C'est à cause de cette fraternité, qui existe entre le vrai appartenant au Jugement et le bien appartenant au Culte, qu* Aharon frère de Mos- i cheh a été choisi pour exercer le sacerdoce; que ce soit pour cela qu' Aharon et sa maison signifient le bien, on le voit dans David : u Israël? confie-toi en Jéhovah ; il est, Lui, leur aide et leur bou- » clier. Maison d'A/taron, confiez-vous en Jéhovah; il est, Lui, » leur aide et leur bouclier. Jéhovah s'est souvenu de nous, il bé- » nira la maison d'Israël, il bénira ta maison d'A/taron. » — Ps. ' CXV. 9, 10, 12.— Dans le Même : « Qu'Israël dise maintenant.

n que pour l'éternité ( est ) sa Miséricorde. Que la maison a" Aha- » ron dise maintenant, que pour l'éternité (est ) sa Miséricorde. » — Ps. CXVIIL 2, 3 : — dans le Même : « Maison d'Israël, bé- » nissez Jéhovah : maison d'Aharon, bénissez Jéhovah. » — Ps. CXXXV. 19; — la maison d'Israël, ce sont ceux qui sont dans les vrais, et la maison d'Aharon ceux qui sont dans les biens; car, dans la Parole, lorsqu'il s'agit du vrai il s'agit aussi du bien, à cause du mariage céleste, N0* 9203, 931 lt ; que la maison d'Israël signifie ceux qui sont dans les vrais, on le voit, NM 5414, 5879, 5951, 7956, 8234. Dans le Même : « Jéhovah envoya Mosehek son » serviteur, A/iaron qu'il avait élu. » — Ps. CV. 26; — Moscheh est appelé serviteur, parce que le serviteur se dit des vrais, N° 3409, et l'élu se dit du bien, N° 3755 f. Dans le Même : « Voici, » ô qu'il est bon et agréable qu'habitent les frère* ensemble! » comme l'huile bonne sur la tête, descendant dans la barbe, la » barbe d'Aharon, descendant sur le bord de ses habits. » — Ps. CXXXIII. 1, 2; — celui qui ne sait pas ce qui est signifié par le frère, par l'huile, par la tête, par la barbe, par les habits, ni ce qui est représenté par Àharon, ne peut pas comprendre pourquoi ces choses ont été comparées avec la cohabitation des frères; car quelle similitude y a-t-il entre l'huile descendant de la tête d'Aharon sur sa barbe, et ensuite sur ses habits, et la concorde des frères? mais la similitude de la comparaison est évidente d'après le sens interne, dans lequel il s'agit de l'influx du bien dans les vrais, etdans lequel est ainsi décrite leur fraternité; en effet, l'huile est le bien, la tète d'Aharon est l'intime du bien, la barbe est ce qui en est le plus externe, les habits sont les vrais, descendre est l'influx, d'où il devient évident que ces paroles signifient l'influx du bien depuis les intérieurs jusqu'aux extérieurs dans les vrais, et là la conjonction ; qui pourrait, sans le sens interne, voir que ces célestes sont dans ces paroles? que l'Huile soit le bien de l'amour, on le voit, N0" 880, 4582, 4638, 9780; et la tête l'intime, N0' 5328, 6436, 7859, 9656 ; que la barbe soit ce qui est le plus externe, cela est évident dans Ésaïe, VII. 20. XV. 2 ; dans Jérémie, XLVI1I. 37; et dans Ézéchiel, V. 1 ; que les habits soient les vrais, on le voit, Nrti 2576, 4545, 4763, 5319, 5954, 6914, 6917, 9093, 9212, 9216; qu' Aharon soit le bien céleste, C'est ce qu'on vient de xv. 9.

AIICANES CÉLESTES

voir. De ce qu'Aharon a été choisi pour exercer le sacerdoce, et ainsi pour avoir le ministère" des choses les plus saintes, on peut comprendre ce qu'il en était des Représentations dans l'Église Juive, à savoir, qu'elles regardaient non pas la personnne qui représentait, mais la chose qui était représentée ; qu'ainsi les personnes dont les intérieurs étaient impurs, et même idolâtriques, pouvaient représenter une chose sainte, même la chose la plus sainte, pourvu que leurs externes, quand elles étaient dans le culte, fussent disposés à la sainteté ; tel avait été Aharon, comme on peut le voir d'après ces paroles dans Moïse : « Aharon prit de la main des fils » d'Israël de l'or, et il le forma avec le burin, et il en fit un veau » de fonte; et Aharon bâtit un Autel devant lui, et Aharon pro- » dama et dit : Fête à Jéhovah, demain. » — Exod. XXXII. 4, 5, 25;— et ailleurs dans le Même : « Contre Aharon de colère fut » transporté Jéhovah extrêmement, pour le détruire; mais je priai »> aussi pour Aharon en ce temps-là. » — Deutér. IX. 20; — que les Représentatifs de l'Église chez la nation Israélite et Juive aient regardé non pas les personnes, mais les choses elles-mêmes, on le voit daus les articles cités, N° 9229.

9807. Et ses fils, signifie le Divin Vrai procédant du Divin Bien : on le voit par la signification des fils, en ce qu'ils sont les vrais, N- 489, 491, 533, 1147, 2623, 2803, 2813, 3373, 3704, ici le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, parce qu'ils étaient les fils d' Aharon, et qu'Aharon, comme Grand- Prêtre, représentait le Seigneur quant au Divin Bien, ainsi qu'il vient d'être mont ré ci-dessus. Si les fils sont les vrais, c'est parce que, dans le sens interne de la Parole, toutes choses sont spirituelles; et les fils dans le sens spirituel sont ceux qui naissent de nouveau du Seigneur, ainsi ceux qui sont dans les vrais d'après le bien ; conséquemment, en faisant abstraction des personnes, les vrais euxmêmes qui procèdent du bien ; ce sont donc ces vrais qui sont entendus dans la Parole par les fils de Dieu, les fils du roi et les fils du royaume ; ils sont aussi des fils de la nouvelle naissance ou de la régénération : les vrais et les biens chez l'homme régénéré, ou né de nouveau du Seigneur, sont absolument entre eux comme des familles issues, en vaste et longue série, d'un même père ; il y en a qui y répondent aux fils et aux filles ; d'autres, aux petits-fils et aux

petites-filles; d'autres, aux gendres et aux brus, et ainsi à des affinités de plusieurs degrés, et par conséquent de plusieurs genres : ce sont les vrais et les biens ainsi disposés qui, dans le sens spirituel, sout des fils, des filles, des petits-fils, des petites-filles, des gendres, des brus, en un mot, des alliés de différents degrés et par conséquent de différents genres : que les générations spirituelles soient dans un tel ordre, c'est ce qui m'a été montré par une vive expérience, et il m'a été dit en môme temps que les vrais et les biens cbez l'homme régénéré sont dans un ordre semblable, parce que les Sociétés Angéliques dans le ciel sont dans cet ordre, et que les vrais et les biens chez l'homme correspondent à ces sociétés; c'est môme pour cela que l'homme, dont les vrais et les biens sont dans une pareille correspondance, est le ciel dans une très-petite forme. Celui qui sait que par les fils sont signifiés les vrais et par les filles les biens, peut voir dans la Parole, surtout dans la Parole prophétique, un grand nombre d'arcanes, qui autrement resteraient profondément cachés; comme il peut voir aussi ce qui est spécialement entendu par le Fils de l'Homme, nom que le Seigneur se donne souvent dans la Parole; que ce soit le Divin Vrai procédant du Divin Humain du Seigneur, qui est entendu par cette expression, on le voit par les passages où elle est employée, passages qui vont être rapportés, afin qu'en même temps il soit confirmé que le Fils est le Vrai ; ainsi dans Jean : « La foule dit à Jésus : Comment, Toi, dis-tu » qu'il faut que le Fils de V homme soit élevé? Qui est ce Fils de » f homme? Jésus leur répondit : Pour encore un peu de temps la » Lumière est avec vous, marchez pendant que ta Lumière vous » avez, de peur que les ténèbres ne vous surprennent; pendant que » la Lumière v jus avez, croyez en la Lumière, afin que fils de » Lumière vous soyez. » — XII. 34, 35, 36; — d'après ces paroles, il est évident que le Fils de l'homme signifie la môme chose que la Lumière, car lorsqu'on demandait au Seigneur : Qui est ce Fils de l'homme? il répondit qu'il était la Lumière en qui ils devaient croire ; or la Lumière est le Divin Vrai, voir les articles cités, Not 9548, 9684 ; le Fils de l'homme est donc aussi le Divin Vrai. Dans Luc : « Heureux vous serez, lorsque vous haïront les hommes » à cause du Fils de l'homme. » —VI. 22;— à cause du Fils de l'homme, c'est à cause du Divin Vrai qui procède du Seigneur; le

Divin Vrai est tout ce qui appartient à la foi et à l'amour envers le Seigneur; être haï à cause de cette foi et de cet amour, c'est la béatitude. Dans le Même : « Les jours viendront que vous désirerez » de voir l'un des jours du Fi/s de l'homme, mais vous ne (le) » verrez point; alors on vous dira : Voici, ici! ou voici, là! n'allez » point après, et ne recherchez point. » — XVII. 22, 23 ; — désirer de voir l'un des jours du Fils de l'homme, c'est l'un des états du Vrai Divin, qui est réel; dans ce passage, il s'agit de la fin de l'Église, quand il n'y a plus aucune foi, parce qu'il n'y a aucune charité, temps dans lequel tout Vrai Divin réel devait périr ; et -comme le Vrai Divin est signifié par le Fils de l'homme, voilà pourquoi il est dit : <« Alors on dira : voici, ici! ou voici, là ! ne recherchez point ; » ce qui peut être dit du Vrai Divin procédant du Soigneur, mais non du Seigneur Lui-Méme. Dans le Mémo : « Quand le Fils de )> l'homme viendra, est-ce qu'il trouvera la foi sur la terre? » — XVIII. 8 ; — c'est-à-dire que quand le Vrai Divin sera révélé du ciel, on n'y croira point ; le Fils de l'homme est encore ici le Seigneur quant au Vrai Divin, ou le Vrai Divin procédant du Seigneur; l'avènement du Seigneur est la révélation du Vrai Divin à la lin de l'Église. Dans Matthieu : « De même que l'éclair sort de » l'orient et brille jusqu'à l'occident, de même sera l'avènement » du Fils de l'homme : alors apparaîtra le signe du Fils de » l'homme dans le ciel, et alors gémiront (cotes les Tribus de la » terre, et elles verront le Fils de l'homme venant dans les nuées » du ciel avec puissance et gloire. » — XXIV. 27, 30;— l'avènement du Fils de l'homme, c'est la révélation du Vrai Divin dans la consommation du siècle*, c'est-à-dire, à la fin de l'Église ; toutes les tribus de la terre qui alors gémiront sont tous Jes vrais et tous les biens de la foi et de l'amour procédant du Seigneur, et ainsi envers le Seigneur, dans le complexe ; la nuée du ciel, dans laquelle il doit venir, est le sens littéral de la Parole; la puissance et la gloire, c'est le sens interne, dans lequel intimement il s'agit du Seigneur Seul; voir en outre l'explication de ces paroles, Nrt/i 000. Pareillement ailleurs dans le Même : « Je vous dis que désormais vous verrez le » Fils de l'homme assis à droile de la puissance, et venant dans » les nuées du ciel, »— XXVI. iSh : — et dans Luc : « Désormais » le Fils de l'homme sera assis à droile de la puissance de Dieu. »

—XXII. 69;— le Fils de l'homme, c'est le Divin Vrai procédant du Seigneur; être assis à droite de la puissance, c'est que la toutepuissance Lui appartient, car la toute-puissance est au Divin Bien par le Divin Vrai ; s'il est dit que désormais ils le verront, cela signifie que le Divin Vrai était dans sa toute-puissance, dès l'instant que le Seigneur dans le monde avait vaincu les enfers, et avait remis toutes choses en ordre dans les enfers et dans les cieux ; et qu'ainsi ceux qui Le recevraient par la foi et par l'amour pourraient être sauvés, voir N° 9715 ; on peut voir aussi qu'être assis à droite, c'est la toute-puissance, N°» 3387, 4592, 4933 f., 7518, 8281, 9133; que toute la puissance du bien est par le vrai, N°* 0344, 6423, 8304, 9327, 9410, 9639, 9643 ; que la puissance Divine elle-même est le Divin Vrai, N° 6948 ; que les nuées dans lesquelles doit venir le Fils de l'homme, c'est-à-dire, le Divin Vrai, sont la Parole dans la lettre, Préf. du Cfaap. XVIII de la Gen. N°* 4060, 4391, 5922, 6343, 6752, 8443, 8781 ; et que la gloire est le Divin Vrai lui-même, tel qu'il est dans le sens interne de la Parole, Préf. du Chap. XVIII de la Gen. N- 4809, 5922, 8267, 9429. Maintenant, d'après cela, on peut voir ce qui est signifié par ces paroles dans l'Apocalypse : « Je vis, et voici une nuée blanche, et » sur la nuée quelqu'un assis semblable à un Fils d'homme, » ayant sur sa tête une couronne d'or. » — XIV. 14 : — et dans Daniel : « Voyant je fus en visions de nuit, et voici avec les nuées » des cieux comme un Fils d'Homme qui venait. » — VII. 13. — Dans Jean : « Le Père Lui a donné pouvoir aussi de faire jugement, » parée que Fils d'homme il est. » — V. 27; — comme tout jugement se fait d'après le vrai, voilà pourquoi il est dit qu'il a été donné au Seigneur de faire jugement parce que Fils d'homme il est; le Fils de l'homme, ainsi qu'il a été dit, est le Divin Vrai ; le Père de qui ce vrai procède est le Divin Bien, N°' 2803, 3704, 7499, 8328, 8897; comme c'est au Divin Vrai de faire jugement, il est dit en conséquence que, « quand le Fils de l'homme viendra, il » sera assis sur le trône de sa gloire, » — Matlh. XIX. 28.*XXV. 31 ;— et que « le Fils de l'homme rendra à chacun selon ses œu- »> vres. »— XVI. 27.— Dans Matthieu : « Celui qui sème la bonne » semence est le Fils de l'homme; le champ, c'est le monde; fa » semenee, ee sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils

» du méchant. »> — XIII. 37, 38; — la bonne semence est le vrai Divin; c'est pour cela qu'il est dit que le Fils de l'homme la sème; les fils du Royaume sont les vrais Divins dans le Ciel et dans l'Église, car le fils est le vrai, NM 489, 491, 533, 1147, 2623, et dans le sens opposé le faux, qui est aussi le fils du méchant; le royaume est le ciel, et aussi l'Église. Dans Jean : « Personne n'est » monté dans le ciel, sinon celui qui du ciel est descendu, le Fils » de V homme qui est dans les deux. » —III. 13 ; — de là il est évident que le Fils de l'homme est le Divin Vrai dans les cieux ; en effet, ce vrai descend et ainsi monte, car personne ne peut monter dans le ciel, à moins que le Divin Vrai ne soit descendu du ciel en lui, car l'influx est Divin, mais non autrement; c'est parce que le Seigneur est ce vrai, qu'il se nomme le Fils de l'homme qui est dans les cieux. Dans Matthieu : « Le Fils de l'homme n'a pas où » appuyer la Tête. » — VIII. 20; — le Fils de l'homme, c'est le Divin Vrai; ne pas avoir où appuyer la tête, c'est-à-dire, n'avoir un lieu nulle part ou chez aucun homme dans ce temps. « Le Fils de » V homme devait souffrir, etêtre mis à mort, » — Matth. XVII. 12, 22. XX. 18. XXVI. 2, 24, 45. Marc, VIII. 31. IX. 12, 31, et ailleurs, — cela enveloppe qu'on en agissait ainsi envers le Divin Vrai, par conséquent envers le Seigneur, qui était le Divin Vrai même, ainsi qu'il le dit aussi Lui-Môme dans Jean : « Moi, je suis » le chemin, et ta Vérité, et la Vie. » — XIV. 6.— Dans Jérémie : « Il n'y habitera point d'homme, et n'y demeurera point te Fils de » l'homme. » — XLIX. 18, 33 : —et dans le Même : « Dans ses » villes n'habitera aucun homme, et ne passera point par elles te » Fils de l'homme. » — LL 43 ; — celui qui ne connaît point le sens spirituel de la Parole croira qu'ici par les villes sont entendues des villes, et par l'homme et le fils de l'homme, un homme et un fils, et que les villes seront tellement désolées, qu'il n'y restera pas un habitant ; mais c'est l'état de l'Église, quant à la doctrine du vrai, qui est décrit par ces paroles ; car les villes sont les doctrinaux de l'Église, voir NM 402, 2449, 3216, 4492, 4493 ; l'homme est le vrai même de l'Église conjoint au bien, N°* 3134, 7716, 9007; ainsi le fils de l'homme est le Vrai. Comme le Fils de l'homme signifiait le Divin Vrai procédant du Seigneur, c'est pour cela que les Prophètes aussi, par qui ce vrai était révélé,

étaient nommés Fils de l'homme, par exemple, Daniel, VIII, 17 ; et Ézéchiel, II. 1, 3, 6, 8. III. 1, 3, 4, 10, 17, 25. IV. 1, 16. VIII. 5, 6, 8, 12, 15. XII. 2, 3, 9, 18, 22, 27, et plusieurs fois ailleurs. Comme la plupart des expressions dans la Parole ont aussi le sens opposé, de même aussi la signification du fils de l'homme, qui dans ce sens est le faux opposé au vrai ; par exemple, dans Ésale : « Qu'as-tu que tu aies peur de l'homme, il meurt; et » d'un fils d'homme, du foin lui est donné. » — LI. 12 ; — le foin donné à un fils d'homme, c'est le scientifique par lequel est le faux. Dans David : « Ne vous assurez point sur les princes, sur un fils » d'homme, en qu'il n'y a point de salut. » — Ps. CXLVI. 3 ; — les princes sont les principaux vrais, N0( 2089, 5044, ainsi dans le sens opposé les principaux faux ; et un fils d'homme est le faux lui-même.

9808. Du milieu des fils d'Israël, signifie dans le Ciel et dans l'Eglise : on le voit par la signification d'Israël, en ce que ce sont ceux qui sont de l'Église, ainsi par abstraction l'Église ellemême, N°* 4286, 6426, 6637, 6862, 6868, 7035, 7062, 7198, 7201, 7215, 7223, 8805, 9340 ; et puisqu'Israël est l'Église, il est aussi le Ciel, car le Ciel et l'Église font un, et l'Église est aussi le Ciel du Seigneur sur les terres; et même chez chaque homme de l'Église, le Ciel est au dedans de lui, quand il est d'après le Seigneur dans le vrai et en même temps dans le bien.

9809. Pour qu'il exerce le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur : on le voit par la représentation du sacerdoce, en ce que, dans le sens suprême, c'est tout office que le Seigneur remplit comme Sauveur; et tout ce qu'il fait comme Sauveur procède du Divin Amour, par conséquent du Divin Bien, car tout bien appartient à l'amour; de là aussi le Sacerdoce dans le sens suprême signifie le Divin Bien du Divin Amour du Seigneur. Il y a le Divin Bien, et il y a le Divin Vrai, le Divin Bien est dans le Seigneur, ainsi c'est l'Être du Seigneur, Être qui dans la Parole est appelé Jéhovah ; mais le Divin Vrai est d'après le Seigneur, ainsi c'est l'Exister d'après cet Être, Exister qui dans la Parole est entendu par Dieu ; et comme ce qui Existe d'après le Seigneur est aussi le Seigneur Lui-Même, c'est pour cela que le Seigneur est aussi le Divin Vrai, qui est son J)ivin dans les cieux ; car les cieux

existent d'après le Seigneur, puisque les Anges y sont les réceptions de son Divin, les Anges célestes les réceptions du Divin Bien qui procède de Lui, et les Anges spirituels les réceptions du Divin Vrai qui provient de ce Divin Bien : d'après cela, on peut voir quelle chose du Seigneur a été représentée par le sacerdoce, et quelle chose du Seigneur a été représentée par la royauté ; savoir, par le Sacerdoce le Divin Bien de son Divin Amour ; et par la Royauté le Divin Vrai qui procède de ce Divin Bien. Que le Sacerdoce ait représenté le Divin Bien du Divin Amour du Seigneur, ainsi tout office que le Seigneur remplit comme Sauveur, on le voit par les passages suivants de la Parole ; dans David : « Parole de Jéhovah à mon Sei- » gneur : Assieds-toi a ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis tes en- » nemis pour marchepied de tes pieds ; le sceptre de ta force, Jéhovah » l'enverra de Sion ; domine au milieu de tes ennemis : ton peuple » de promptes volontés (sera ) au jour de ta vaillance, dans les hon- » neurs de la sainteté : dès l'utérus, de l'aurore à toi la rosée de ta » nativité : Jéhovah a juré, et il ne se repentira point ; Toi, (tu es) » Prêtre peur l' éternité, selon ma parole, Matki$édech : le Sei- » gneur (est ) à la droite, il a frappé au jour de sa colère les rois ; » il a jugé entre les nations ; il a rempli de cadavres ; il a frappé » le chef (la tête) sur beaucoup de terre, du fleuve dans le chemin » lequel boira, c'est pourquoi il élèvera la tète.»— Ps. CX. 1 à 7 ; — d'après ces paroles, on voit clairement ce qu'est le Seigneur comme Prêtre, par conséquent ce que le sacerdoce représentait dans le Seigneur, savoir, toute l'œuvre de la salvation du genre humain ; en effet, dans ce Psaume, il s'agit des combats du Seigneur contre les enfers, quand il était dans le monde, combats par lesquels il s'est acquis sur les enfers la Divine Toule-Puissance par laquelle il a sauvé le genre humain, et sauve encore aujourd'hui tous ceux qui le reçoivent; comme cette salvation elle-même procèile du Divin Bien du Divin Amour, c'est d'après elle qu'il est dit du Seigneur : « Toi, tu es prêtre pour l'éternité, selon ma parole, Malkisédeek; » Malkisédeck, c'est Roi de justice ; ainsi a été appelé le Seigneur, parce qu'il est devenu Justice et par conséquent Salut, selon ce qui a été expliqué, N° 9715. Mais comme chaque expression de ce Psaume contient, sur les combats du Seigneur quand il était dans le monde, des arcanes qui ne peuvent être révélés sans le sens in-

terne, je vais en donner l'explication en peu de mots : parole de Jéhovah à mon Seigneur, signifie qu'il s'agit du Seigneur quand il était dans le monde ; que le Seigneur dans ce passage signifie le Seigneur quant au Divin Humain, on le voit dans Matth. XXII. 41, 42, 43. Marc, XII. 36. Luc, XX. 42, 43, 44 : Assieds-toi à ma droite, signifie la toute-puissance du Divin Bien par le Divin Vrai, qui était alors le Seigneur, et d'après lequel il a combattu et a vaincu ; car s'asseoir à la droite, c'est l'état de la puissance, et quand il s'agit du Divin, c'est la toute-puissance, voir N°» 3387, 4502, 4933, 7518, 7673, 8281, 9133 ; et toute la puissance du bien est par le vrai, N°* 6344, 6423, 8304, 9327, 9410, 9639, 9643 : jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds, signifie jusqu'à ce que les maux, qui sont dans les enfers et viennent des enfers, aient été subjugués et soumis a sa Divine puissance : le sceptre de ta force, Jéhovah l'enverra de Sion, signifie la puissance alors d'après le bien céleste ; que Sion soit ce bien, on le voit N°* 2362, 9055 : domine au milieu de tes ennemis, signifie à ce bien appartient la domination sur les maux ; les maux sont les ennemis, parce qu'ils sont contre le Divin, et spécialement contre le Seigneur : ton peuple de promptes volontés (sera) au jour de ta vaillance, signifie les Divins Vrais alors combattants : dans tes honneurs de ta sainteté, signifie qui procèdent du Divin Bien : dès l'utérus, de l'aurore à Toi la rosée de ta nativité, signifie la conception par le Divin Bien même, dont a procédé pour Lui le Divin Vrai : Jéhovah a juré, et il ne se repentira point, signifie le ferme et le certain : toi, (lu es) Prêtre pour l'éternité, signifie le Divin Bien du Divin Amour en Lui : selon ma parole, Malkisédeck, signifie son Divin Humain semblable ; Malkisédeck, c'est Roi de justice, ainsi par les combats et par les victoires il est devenu Jéhovah-Justice, N° 9715 : le Seigneur (est) à ta droite, signifie Je Divin Vrai procédant alors de Lui, Vrai par lequel le Divin Bien a la toute-puissance, comme cidessus : il a frappé au jour de sa colère les rois, signifie la destruction des faux alors ; le jour de la colère, c'était quand il combattit contre les maux et les détruisit ; les rois sont les vrais et dans le sens opposé les faux , NM 2015, 2069, 4575, 458 1 , 4966, 5044, 5068, 51 48 : il a jugé entre les nations, signifie la dissipation

des maux, car les nations sont les biens et dans le sens opposé les maux, NM 1259, 1260, 1849, 6005 : il a rempli de cadavres, signifie ainsi la mort spirituelle, qui est la privation totale du vrai et du bien : il a frappé le chef (la tête) sur beaucoup de terre, signifie l'amour infernal de soi précipité dans les enfers et sa damnation : du fleuve dans le chemin lequel boira, c'est pourquoi il élèvera la tête, signifie l'effort d'en sortir par les raisonnements sur les vrais : voilà le sens de ces paroles, tel qu'il est perçu dans le ciel, quand ce Psaume est lu par l'homme. Comme le sacerdoce était le représentatif du Seigneur quant à toute l'œuvre de la salvation d'après le Divin Amour, voilà pourquoi aussi tout le culte Divin appartenait à l'office du Prêtre ; ce culte alors consistait principalement à offrir des holocaustes, des sacrifices, et des minchahs, à disposer les pains sur la table des faces, à allumer les lampes chaque jour, à brûler des parfums, par conséquent à expier le peuple, et à remettre les péchés ; et en outre à expliquer la Loi Divine, et à enseigner, quand en môme temps ils étaient prophètes : qu'Aharon ait rempli avec ses fils toutes ces fonctions, on le voit d'après l'institution du sacerdoce dans Moïse : que toutes ces fondions aient été des représentatifs des œuvres de salvation du Seigneur, cela est évident : c'est aussi pour cela qu'on donnait à Aharon les choses des sacrifices et des minchahs, qui appartenaient à Jéhovah, c'est-àdire, au Seigneur ; pareillement les prémices de tout genre, et aussi les dîmes, voir Exod. XXIX. 1 à 36. Lévit. VII. 35, 36. XXIII. 15 à 22. XXVII. 21. Nomb. V. 6 à 11. XVIII. 8 à 20, et 25 à 32. Deutér. XVIII. 1 à h ; — et môme les premiers-nés ; mais à la place de tous les premiers-nés d'entre les hommes, les Lévites ; que ceux-ci aient été donnés à Aharon, on le voit, Nomb. L 47. III. 9; et cela, parce qu'ils appartenaient à Jéhovah, Nomb. III. 12, 13, 40 à 45. Comme le Seigneur quant à toute l'œuvre de la salvation était représenté par le grand-prôtre, et que l'œuvre môme de la salvation était représentée par son office, qui est appelé sacerdoce, c'est pour cela qu'il n'avait été donné à Aharon et à ses fils ni héritage ni portion avec le peuple, car il est dit que Jéhovah Dieu était leur héritage et leur portion, Nomb. XVIII. 20 ; il n'en fut pas donné non plus aux Lévites, parce qu'ils appartenaient à Aharon, Nomb. XXVI. 58 à 63. Deutér. X. 9. XVIII. 1, 2 ; car le peuple re-

présentait le Ciel et l'Église, mais Aharon avec ses fils et avec les Lévites représentait le bien de l'amour et de la foi, qui fait le Ciel et l'Église, et par conséquent représentait le Seigneur de qui procède ce bien ; voilà pourquoi la terre échut en héritage au peuple, et non aux Prêtres, car le Seigneur est dans eux, mais non parmi eux comme un et distinct. Ces paroles, dans Ésaîe, enveloppent un semblable arcane : « Vous, prêtres de Jèhovah vous serez ap- » pelés, ministres de notre Dieu ; on vous dira : Les richesses des na- » lions vous mangerez, et dans leur gloire vous vous glorifierez. » — LXI. 6 ; — manger les richesses des nations, c'est s'approprier les biens; se glorifier dans leur gloire, c'est jouir des vrais, par conséquent de la joie et de la félicité provenant des biens et des vrais ; car les nations sont les biens, N0i 1259, 1260, 4574, 6005; et la gloire est le vrai procédant du Divin, N° 9429. Dans la Parole, on trouve souvent mentionnés en série les Rois et les Prêtres, et aussi les Rois, les Princes, les Prêtres et les Prophètes; mais là, dans le sens interne, les Rois signifient les Vrais dans le complexe, les Princes les principaux vrais, les Prêtres les biens dans le complexe, et les Prophètes les Doctrines ; par exemple : Dans l'Apocalypse : « Jésus- » Christ nous a faits Rois et Prêtres. » — I. 6. V. 10. — Dans Jôrémie : « Ils ont été confus, la maison d'Israël, eux, leurs Rois, » leurs Princes, et leurs Prêtres, et leurs Prophètes.» — II. 26.

— Dans le Même : « Eu ce jour-là sera éperdu le cœur du Roi et » le cœur des Princes, et stupéfaits seront Xes Prêtres, et les Pro- » phètes seront étonnés. » — IV. 9.— Dans le Même : « En ce » temps-là on jettera dehors les os des Rois de Jehudah, et les os » de ses Princes, et les os des Prêtres, et les os des Prophètes. »

— VIII. 1 ; — que par les Rois, dans le sens où il est fait abstraction des personnes, soient signifiés les vrais dans le complexe, on le voit, N°' 1672, 2015, 2069, 4581, 4966, 5044, 6148 ; et par les Princes les principaux vrais, N°* 1482, 2089, 5044 ; et par les Prêtres les biens, N0' 1728, 2015 f., 3670, 6148; et par les Prophètes les doctrines d'après les vrais et les biens, N0' 2534, 7269 : la Royauté du Seigneur est aussi signifiée par son Nom de Christ, d'Oint, de Messie ; et son Sacerdoce par son Nom de Jésus, car Jésus signifie Sauveur ou Salut ; il en est parlé ainsi dans Matthieu : « Un Ange, apparaissant en songe à Joseph, lui dit : Tu

» appelleras son Nom Jésus, car 1/ sauvera son peuple de leurs » péchés : » — I. 21 ; — comme cela appartenait au Sacerdoce, voilà pourquoi semblable chose a été représentée par la fonction du Grand-Prêtre d'expier le peuple de ses péchés, — Lévit. IV. 26, 31, 35. V. 6, 10, 13, 16, 18, 26. IX. 7. XV. 15, 30.— Le mal ne pouvant en aucune manière être adjoint au bien, car il y a entre eux une aversion mutuelle, c'est pour cela qu'il fut ordonné des purifications de divers genre pour Aharon et ses fils, quand ils remplissaient des fonctions du sacerdoce, soit à l'Autel, soit dans la Tente de convention ; c'est aussi pour cela que le Grand-Prêtre « ne devait prendre pour épouse qu'une vierge, et non une veuve, ni une femme répudiée, ni une prostituée, » — Lévit. XXI. 13, 1A, 15; — que les impurs d'entre les fils d'Aharon, a s'ils mangeaient des choses sanctifiées, devaient être retranchés, » — Lévit. XXII. 2 à 6; — que « personne de la semence d'Aharon, ayant un vice corporel, ne devait offrir le pain, » — Lévit. XXI. 17 à 21 ; — que « le grand-prêtre ne devait pas raser sa tête, ni déchirer ses habits, ni se souiller en touchant un mort, pas même son père ou sa mère, ni sortir du sanctuaire. » — Lévit. XXI. 10, 11, 12; — ces lois et plusieurs autres ont été portées, comme il a été dit, par cette raison que le Grand-Prêtre représentait le Seigneur quant au Divin Bien, et que le Bien est tel, que le mal ne peut lui être adjoint, car le bien fuit le mal, et le mal a en horreur le bien, comme l'enfer a en horreur le ciel, c'est pourquoi aucune conjonction n'est possible entre eux : quant à ce qui concerne le Vrai, il est tel, que le faux peut lui être adjoint, non pas cependant le faux dans lequel il y a le mal, mais le faux dans lequel il y a le bien, tel qu'est le faux chez les petits enfants, chez les jeunes garçons et les jeunes filles encore dans l'innocence, chez les nations probes qui sont dans l'ignorance ; et tel qu'est le faux chez tous ceux qui restent dans le sens littéral de la Parole et dans la doctrine d'après ce sens, et qui cependant ont pour fin le bien de la vie; car ce bien, comme fin, chasse toute malveillance du faux, et par application il forme le faux en une sorte de ressemblance du vrai.

9810. Aharon, signifie quant au Divin Céleste ; savoir, le représentatif du Seigneur : on le voit par la représentation iVA/ia-

ron, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Bien, N° 0806 ; le Divin céleste est le Divin du Seigneur dans le ciel intime; en effet, les anges de ce ciel sont appelés anges célestes et sont les réceptions du Divin Vrai dans leur partie volontaire ; le Divin Vrai procédant du Seigneur, reçu dans cette partie, est appelé bien céleste ; mais reçu dans la partie intellectuelle il est appelé bien spirituel : quel est l'un et l'autre bien, ou le bien céleste et le bien spirituel, et quelle différence existe entre eux, on le voit dans les passages cités, N0' 9277, 9543.

9811. Nadab et Abiliu, signifie quant au Divin Spirituel gui en procède : on le voit par la représentation des fils d'Aharon, en ce qu'ils sont le Divin Vrai procédant du Divin Bien, N° 9807; le Divin spirituel est le Divin Vrai procédant du Divin céleste, ainsi le Divin du Seigneur reçu dans le ciel moyen ou second; ce Divin est représenté par les deux fils premiers-nés d'Aharon, puisqu'il procède, et par conséquent naît pour ainsi dire du Bien céleste, qui est dans le ciel intime, comme un fils naît de son père. Mais par les deux plus jeunes fils d'Aharon, qui sont Éléazar et Ithamar, tant qu'ont vécu les premiers-nés Nadab et Abihu, a été représenté le Divin dans le dernier ciel, qui succède immédiatement au ciel antérieur ou ciel moyen ; ce Divin est le Divin Naturel, dont il sera parlé dans l'article qui va suivre.

9812. Èléazar et Ithamar, signifie quant au Divin M aluni : on le voit en ce qu'ils étaient les plus jeunes fils d'Aharon, et qu'Aharon représente le Seigneur quant au Divin céleste; ses fils représentent donc le Seigneur quant au Divin qui succède en ordre, ainsi les premiers-nés le Seigneur quant au Divin Spirituel, et les plus jeunes le Seigneur quant au Divin Naturel ; car c'est dans cet ordre que se succèdent les Divins biens dans les cieux, et môme les cieux qui sont dans ces biens; un bien aussi existe par un autre bien, et aussi subsiste. Le Divin bien céleste, qui l'ait le troisième ciel ou le ciel intime, est le bien de l'amour envers le Seigneur; le Divin bien spirituel, qui fait le ciel moyen ou second, est le bien de la charité à l'égard du prochain; et le Divin bien naturel, qui fait le ciel premier ou dernier, est le bien de la foi et de l'obéissance ; au Divin bien naturel appartient aussi le bien civ il, qui est appelé le juste entre citoyens, et aussi le bien moral, qui appartient à toutes les

vertus concernant l'honnête ; ces trois biens se suivent en ordre comme la fin, la cause et l'effet ; et de même que la fin est l'âme de la cause, et que la cause est tout ce qui est efficient dans l'effet, de même le bien céleste est l'âme du bien spirituel, et le bien spirituel est le tout dans le bien naturel ; ce qui est l'âme, et ce qui est le tout dans un autre, est dans cet autre comme l'effort dans le mouvement, ou comme la volonté dans l'action ; que la volonté soit l'âme et le tout dans l'action, cela est évident, car la volonté cessant l'action cesse : d'après cela, on peut voir ce qu'il en est du céleste, du spirituel et du naturel, à savoir, que dans le bien naturel doit être intimement le bien céleste, c'est-à-dire, le bien de l'amour envers le Seigneur, qui est aussi le bien de l'innocence.

9813. Fils d'Aharon, signifie qui procèdent du Divin céleste : on le voit par la signification des fils, en ce que ce sont les choses qui naissent d'un autre comme d'un père, par conséquent qui procèdent; et par la représentation d'Aharon, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin céleste, N° 9810; de là, il est évident que les fils d'Aharon signifient qui procèdent du Divin céleste.

9814. Et tu feras des habits de sainteté pour Almron ton frère, signifie le représentatif du Royaume spirituel adjoint au Royaume çé leste : on le voit par la signification des Imbits, en ce qu'en général ce sont les vrais, et même les vrais qui revêlent le bien, N°* 5954, 8212, 9216. Si les habits sont les vrais, cela vient du ciel, où les Anges apparaissent revêtus d'habits selon les vrais d'après le bien, N" 165, 5248, 5954, 9212; par là, on peut voir que les habits d'Aharon représentaient le Royaume spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume céleste ; en effet, Aharon représentait le Seigneur quant au Divin céleste, N° 9810; de là les habits adjoints à Aharon représentaient le Divin spirituel adjoint au Royaume céleste comme l'habit au corps ; le Divin Spirituel est le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur ; ce Vrai dans le ciel apparaît comme Lumière, et est aussi la Lumière qui éclaire la vue tant externe qu'interne des Anges; la modification de cette lumière selon les sujets qui reçoivent, lesquels sont les anges, présente à la vue divers phénomènes, par exemple, des nuées, des arcs-en-ciel, des couleurs et des splendeurs de divers genre, et aussi des habits brillants autour des anges : par là il est évident

que le Royaume spirituel du Seigneur a été représenté par les habits de sainteté d'Aharon. En effet, il y a deux Royaumes, dans lesquels ont été divisés les cieux, le Royaume céleste et le Royaume spirituel, voir N° 9277 ; ceux qui sont dans le Royaume céleste apparaissent nus, mais ceux qui sont dans le Royaume spirituel apparaissent vêtus; de là, on peut voir de nouveau que le Divin Vrai, ou le Divin spirituel, qui apparaît comme Lumière, est ce qui revêt. Mais qui pourrait jamais croire que dans l'Église, où cependant il y a la Parole, et par suite illustration au sujet des Divins et des célestes, il règne une si grande ignorance, qu'on ne sait pas que les anges et les esprits sont en forme humaine, qu'ils apparaissent à eux-mêmes comme hommes, qu'ils se voient mutuellement, s'entendent et conversent entre eux ; et qu'on sait encore moins qu'ils apparaissent revêtus d'habits? Non-seulement il est mis en doute qu'il en soit ainsi, mais encore cela est nié absolument par ceux qui sont tellement dans les externes, qu'ils croient que c'est seulement le corps qui vit, et que ce qu'ils ne voient point des yeux du corps, et ne touchent point des mains du corps, n'est rien, voir N° 1881 ; lorsque cependant les cieux sont pleins d'hommes, qui sont anges, et ces anges sont revêtus d'habits diversement resplendissants : toutefois ces anges ne peuvent nullement être vus de l'homme sur terre par les yeux de son corps, mais ils peuvent l'être par les yeux de son esprit, quand le Seigneur les ouvre : les Anges qui ont été vus par les anciens, par exemple, par Abraham, par Sarah, par Loth, par Jacob, par Joschua, par Guidéon, et par les Prophètes, ont été vus, non par les yeux de leur corps, mais par les yeux de leur esprit qui alors étaient ouverts : qu'ils aient aussi apparu couverts de vêtements, cela est évident en ce que les Anges" assis auprès du sépulcre du Seigneur furent vus en vêtements blancs qui resplendissaient par Marie Magdelaine et par Marie mère de Jacques, — Matth. XXVIII. 3. Marc, XVL 5. Luc, XXIV. A ; — et surtout en ce que le Seigneur, quand il fut vu dans sa gloire par Pierre, Jacques et Jean, avait un Vêtement blanc resplendissant et comme la lumière, — Matth. XVII. 2. Luc, IX. 20, — Vêtement qui représentait aussi le Divin Spirituel ou le Divin Vrai procédant du Seigneur. D'après cela, on peut voir ce qui est signifié par les Vêtements blancs dans l'Apocalypse :

\hh ARCANES CÉLESTES.

« Tu as quelque peu de Noms dans Sardes, qui n'ont point » souillé leurs vêtements, et ils marcheront arec Moi en (vê- » tements) blancs, parce qu'ils sont dignes ; celui qui aura vaincu » sera revêtu de vêtements blancs. » — III. A, 5; — là, les vêtements sont les vrais spirituels, qui sont les vrais d'après le bien, comme il a été montré ci-dessus; et le blanc est le vrai réel, N°* 3301, 4007, 5319 : pareillement ailleurs : « Je vis le ciel ouvert, » et voici, un Cheval blanc; et celui qui était monté dessus était » appelé fidèle et véritable, et en Justice il juge et il combat; ses » armées dans le ciel Le suivaient, vêtues d'un fin tin blanc et » net. » — XIX. 11, 14 ; — et ailleurs : « Sur les trônes je vis n vingt-quatre anciens, revêtus de vêtements blancs. »— IV. h.

9815. Pour gloire et pour honneur, signifie pour présenter le Divin Vrai tel qu'il est dans le Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste dans ta forme interne et dans ta forme externe : ou le voit par la signification de la gloire, en ce qu'elle est le Divin Vrai, Prêt", du Chap. XVIII de la Gen., et N°" 5922, 9429; et par la signification de Y honneur, en ce que c'est aussi le Divin Vrai, mais dans la forme externe, car la splendeur et la beauté du Divin Vrai, qui se font voir dans les externes, sont entendues par l'honneur ; c'est de là que la Parole dans le sens interne est appelé gloire, mais que dans le sens interne, respectivement à la splendeur et à la beauté qui en provient, elle est appelée honneur : conséquemment le ciel spirituel, entendu ici par les habits de sainteté qui sont pour gloire et pour honneur, est la gloire en tant qu'il y a dans ce ciel le Divin Vrai dans la forme interne, et il est aussi l'honneur. La même chose est signifiée par l'honneur dans les passages suivants; dans Jérémie : « Dans sa » colère le Seigneur couvre de nuages la fille de Sion ; il a jeté des » cieux en terre l'honneur d'Israël, et il ne s'est point souvenu » du marchepied de ses pieds. »— Lament. II. 1 ;— la fille de Sion est l'Église céleste ; l'honneur d'Israël est l'Église spirituelle, qui est appelée honneur à cause de la splendeur et de la beauté du vrai : pareillement dans Ésaïe : « J'ai fait approcher ma Justice, non loin » elle est, et mon salut ne tardera pas; je donnerai en Sion le salut, » à Israël mon honneur. » — XLVI. 13. — Dans le .Môme : « Ile- » garde des cieux , de l'habitacle île ta sainteté, et de ton honneur. »

LXIII. lô; — l'habitacle do la sainteté est le Royaume céleste, et l'habitacle de l'honneur est le Royaume spirituel. Dans Daniel : > « Il sortit une petite corne, et elle grandit beaucoup vers le midi, » et vers le levant, et vers /'honneur. » — VIII. 9; — et ailleurs dans le Même : « Le Roi du septentrion se tiendra aussi sur ta » terre de l'honneur, et il y aura consommation par sa main ; et » quand il sera venu dans la terre de l'honneur, il y en aura » beaucoup de détruits.*» — XI. 16, 41 ; — la terre de l'honneur, c'est l'Église du Seigneur, où est le Vrai Divin ou "la Parole.

9816. Vers. 3, 4. Et toi, tu parleras à tous les sages de cœur, que j'ai remplis d'esprit de sagesse, et ils feront les habits a"Aharon pour le sanctifier, pour qu'il exerce te sacerdoce pour Moi. Et voici les habits qu'ils feront : Un Pectoral, et un Ephod, et un Manteau» et une Tunique tissue, un Turban et un Baudrier; et ils (les) feront, habits de sainteté, pour A/iaron ton frère, et pour ses fils, pour qu'il exerce te sacerdoce pour Moi. — Et toi, tu parleras à tous les sages de cœur, signifie l'influx du Seigneur par la Parole en tous ceux qui sont dans le bien de l'amour : que j'ai remplis d'esprit de sagesse, signifie dans lesquels a été inscrit le Divin Vrai : et ils feront les habits d'Aftaron, signifie par lesquels existe le Royaume spirituel : pour le sanctifier, signifie ainsi le représentatif du Divin Vrai dans ce Royaume : pour qu'il exerce te sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur : et voici tes liabits qu'ils feront, signifie les Divins Vrais dans le Royaume spirituel, dans leur ordre : un Pectoral, signifie le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien : et un Éphod, signifie le Divin Vrai là dans la forme externe, dans lequel se terminent les intérieurs : et un Manteau, signifie le Divin Vrai là dans la forme interne : et une Tunique tissue, signifie le Divin Vrai là intimement, procédant immédiatement du Divin céleste : et un Turban, signifie l'intelligence et la sagesse : et un Baudrier, signifie le lien commun pour que tout tende à une seule fin : et ils (les) feront, habits de sainteté, pour Aharon ton frère, et pour ses fils, signifie ainsi le représentatif du Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste : pour qu'il exerce le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur.

9817. Et loi, tu parieras à tous tes sages de cœur, signifie l'influx du Seigneur par la Parole en tous eeux qui sont dans le bien de l'amour : on le voit par la signification de parler, en ce que c'est l'influx, N0' 2951, 5481, 5743, 5797, 7270; et par la signification des sages de cœur, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans le bien de l'amour, ainsi qu'il va être montré : que ce soit l'influx du Seigneur par la Parole, c'est parce que chez l'homme de l'Église le Seigneur influe principalement par la Parole; et cela, parce que la Parole est telle, xjue toutes choses en général et en particulier y correspondent aux Divins spirituels et aux Divins célestes, qui sont dans les cieux, d'où résulte la communication des affections et des pensées de l'homme avec les Anges, au point qu'ils sont pour ainsi dire un ; c'est de là que le monde a été conjoint avec le ciel par la Parole, mais chez ceux qui sont dans le bien de la foi et de l'amour : d'après cela, on peut voir que l'influx du Seigneur chez l'homme de l'Église est par la Parole, car le Seigneur est le tout dans les cieux, puisque le Divin procédant du Seigneur, et reçu par les anges, fait le ciel. Que les sages de cœur soient ceux qui sont dans le bien de l'amour, c'est parce que la sagesse se dit de la ' vie du ciel chez l'homme, et parce que le cœur signifie le bien de l'amour : la vie du ciel chez l'homme est exprimée dans la Parole par l'Esprit et par le Cœur ; par l'Esprit est entendue la vie de la partie intellectuelle, et par le Cœur la vie de la partie volontaire de l'homme; à la partie intellectuelle appartient le vrai, et à la partie volontaire appartient le bien; celui-là appartient à la foi, et celuici à l'amour, car l'Entendement reçoit les vrais qui appartiennent à la foi, et la volonté reçoit les biens qui appartiennent à l'amour; d'après cela, il est maintenant évident que les sages de cœur signifient ceux qui sont dans le bien de l'amour procédant du Seigneur ; le bien de l'amour est le bien céleste, par lequel existe le bien spirituel; et le bien spirituel est ce qui couvre le bien céleste, comme les habits couvrent le corps; et puisque les habits d'Aharon représentaient le Royaume spirituel du Seigneur, adjoint à son Royaume céleste, et que celui-là existe par celui-ci, c'est pour cela qu'il est dit ici que les sages de cœur, c'est-à-dire, ceux qui sont dans le bien de l'amour procédant du Seigneur, feraient des habits pour Aharon et pour ses fils, ainsi qu'il suit. Que le cœur soit le bien

de l'amour ou le bien céleste, on le voit, N°* 3635, 3880, 3883 à 3896, 9050; et que par conséquent il soit la volonté, on le voil, N" 2930, 3688, 7542, 8910, 9113, 9300, 9495.

9818. Que fai remplis d'esprit de sagesse, signifie dans lesquels a été inscrit le Divin Vrai : on le voit par la signification de l'esprit de sagesse, quand il s'agit de ceux qui sont dans le bien céleste, en ce que c'est le Divin vrai, ainsi qu'il va être montré; il est dit, être rempli de cet esprit, quand ce vrai demeure inscrit. Voici ce qu'il en est : Ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur savent les vrais, non d'après la science ni d'après la foi, mais d'après une perception interne, car ils sont dans le bien de l'amour procédant du Seigneur, et tous les vrais sont greffés dans ce bien ; le bien lui-même a été implanté dans leur partie volontaire, et le vrai a été par suite implanté dans leur partie intellectuelle ; et chez eux la partie volontaire et la partie intellectuelle font absolument un, ce qui n'a pas lieu chez ceux qui sont dans le Royaume spirituel; de là vient que ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur ne savent pas les vrais d'après leur partie intellectuelle, mais qu'ils perçoivent les vrais; en effet, le bien implanté dans la volonté est présenté en sa qualité et en sa forme dans l'entendement, et là dans une lumière comme enflammée; la forme du bien et la qualité du bien sont pour eux le vrai, qui n'est pas vu mais qui est perçu d'après le bien ; c'est de là que chez eux il n'y a jamais aucune discussion sur les vrais, tellement que, quand la conversation tombe sur les vrais, 11s disent : Cela est ainsi, ou n'est pas ainsi, et ils n'ajoutent rien, car ce qui est dit de plus ne vient pas du bien; ce sont eux qui sont entendus dans Matthieu : « Que »> votre discours soit : Oui, oui; non, non ; ce qui est en sus de cela » vient du mal. » — V. 37;— que tels soient ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur, on le voit, N0' 2715, 27 J 8, 3246, 4448, 5113, 6367, 7877, 9166 f., 9543; quant à la différence entre ceux qui sont dans le Royaume céleste et ceux qui sont dans le Royaume spirituel, voir les passages cités, N° 9277 : on peut donc maintenant voir ce qui est entendu quand il est dit que les Vrais Divins ont été inscrits. L'Esprit est nommé dans beaucoup de passages de la Parole, et quand il s'agit de l'homme, son esprit signifie le bien et le vrai inscrits dans sa partie intellectuelle, par

conséquent la vie de cette partie; si l'Esprit a cette signification, quand il se dit de L'homme, c'est parce que l'homme quant à ses intérieurs est un Esprit, et que même quant à ses intérieurs il est en compagnie avec les esprits ; sur ce sujet on peut se reporter à ce qui a déjà été exposé fort au long, à savoir, qu'il y a chez l'homme des Esprits et des Anges, et que par eux le Seigneur gouverne l'homme, N0< 50, (597, 986, 2796, 2886, 2887, 4047, 4048, 6846 à 5866, 5976 à 5993 ; que l'homme est parmi des Esprits et des Anges qui sont tels qu'il est lui-môme, Nw 4067, 4073, 4077, 4111 ; que pour chaque homme il y a un esprit par lequel son corps a la vie, NQ 4622. Par là on peut savoir ce qui entendu par l'Esprit, quand il s'agit du Seigneur, à savoir, que c'est le Divin Vrai procédant de son Divin Bien, et que, quand ce Divin influe chez l'homme et est reçu par lui, c'est l'Esprit de Vérité, l'Esprit de Dieu et l'Esprit Saint, car il influe immédiatement du Seigneur, et aussi médiatement par les Anges et par les Esprits, voir les articles cités, N° 9682 ; que ce Divin soit l'Esprit de vérité, l'Esprit de Dieu et l'Esprit Saint, on le verra dans ce qui va suivre.; car il faut d'abord montrer que l'Esprit dans la Parole, quand il s'agit de l'homme, est le bien et le vrai inscrits dans sa partie intellectuelle, et que par conséquent c'est la vie de cette partie; en effet, il y a la vie de la partie intellectuelle, et la vie de la partie volontaire ; la vie de la partie intellectuelle est de savoir, de voir et de comprendre que le vrai est le vrai, et que le bien est le bien; et la vie de la partie volontaire est de vouloir et d'aimer le vrai pour le vrai, et le bien pour le bien ; la vie du volontaire est appelée Cœur dans la , Parole, et la vie de l'intellectuel est appelée Esprit. Que cela soit ainsi, on le voit dans la Parole par les passages suivants; dans Ézéchiel : « Faites-vous un Cœur nouveau et un Esprit nou- » veau; pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël !» —XVIII. 31; —et dans le Même : « Je vous donnerai un Co ur nouveau, et un » Esprit nouveau je donnerai au milieu de vous. » — XXXVI. 26; — un Cœur nouveau, c'est une nouvelle volonté, et un Esprit nouveau, c'est un nouvel entendement. Dans Zacharie : « Jéhovah » étend les deux , et fonde la terre, et iY forme (' Esprit de t' homme » au milieu d'elle. » — XII. 1 ; — étendre les cieux et fonder la terre, c'est une nouvelle Église ; que celle-ci soit le ciel et la terre,

EXODE. CHAP. VINGT-HUITIÈME. m

on le voit, N" 1733, 1850, 2117, 2118 f., 3355 f., 4535; former l'esprit de l'homme au milieu d'elle, c'est régénérer quant à l'entendement du vrai et du bien. Dans David : « Crée un Cœur » pur en Moi, ô Dieu, et renouvelle un Esprit ferme au mi- » lieu de moi : ne me rejette pas de devant Toi, et l'Esprit de ta » sainteté n'ôte pas de moi ; ramène en moi la joie de ton salut ; » et qu'un esprit ingénu me soutienne : les sacrifices de Dieu (sont) » V Esprit froissé; Dieu ne méprise point le Cœur froissé et con- » triU » — Ps. Ll. 12, 13, là, 19; — le cœur pur est la volonté ayant en aversion les maux, qui sont des impuretés; l'esprit ferme est l'entendement et la foi du vrai ; l'esprit froissé et le cœur froissé, c'est l'état de tentation et par suite l'humiliation de l'une et l'autre vie ; que l'esprit soit la vie, cela est évident par chacune des expressions de ce passage ; le Divin Vrai dont provient cette vie est l'esprit de sainteté. Dans le Môme : « Une génération qui ne fait » point son cœur droit, et dont l'Esprit n'est point constant avec » Dieu. »— Ps. LXXV1I1. 8;— le cœur qui n'est point droit, c'est une volonté qui n'est point droite; l'esprit qui n'est point constant avec Dieu, c'est l'entendement et la foi du Vrai Divin, qui ne sont point constants. Dans Moïse : « Jéhovah Dieu avait appesanti l'Es- » prit de Sicàon roi de Chesbon, et il avait endurci son cœur. » — Deutér. II. 30 ; — là aussi l'esprit et le cœur, c'est l'une et l'autre vie; elles sont dites endurcies, quand il n'y a aucune volonté de comprendre le vrai et le bien , ni de les faire. Dans Ézéchiel : a Tout cœur se fondra, et toutes mains seront relâchées, et tout » esprit sera affaissé. » — XXI. 12, — pareillement. Dans Ésaïe : « Jéhovah qui donne l'âme au peuple sur la terre, et l'esprit à » ceux qui y marchent. » — XLII. 5 ; —donner l'âme au peuple, c'est la vie de la foi, car l'âme est la vie de la foi, N° 0050 ; et donner l'esprit, c'est l'entendement du vrai. Dans le Môme : « De » mon âme je T'ai désiré dans la nuit; môme de mon esprit au » milieu de moi je T'ai attendu le matin. » —XXVI. 9,— pareillement. Dans le Môme : « Concevez de la balle, enfantez du chaume, » le feu dévorera votre esprit. » — XXXIII. 11 ; — l'esprit que le feu dévorera, c'est l'entendement du vrai, ainsi l'intelligence; le feu est la convoitise qui détruit, parce qu'elle provient du mal. Dans Ézéchiel : « Malheur aux prophètes insensés qui s'en vont

» après leur esprit! » —XIII. 3 ;— dans le Même : « Ce qui s'é- » lève cLins votre esprit n'arrivera point à jamais. » —XX. 32. —Dans Malacbie : « Non pas un seul a fait cela, et les autres, en » qui (est) l'esprit : et quoi ! en est-il un seul qui cherche la se- » mence de Dieu? soyez donc attentifs par votre esprit, afin que » contre l'épouse de la jeunesse il n'agisse pas perfidement. » — II. 15. — Dans David : « Heureux l'homme à qui Jéhovah n'impute » point l'iniquité, pourvu qu'en son esprit il n'y ait point de » fraude! » — Ps. XXXII. 2. — Dans Matthieu : « Heureux les » pauvres par C esprit, car à eux est le Royaume des cieux. » — V. 3; — dans le Même : « Jésus dit aux disciples : Veillez et priez, » de peur que vous n'entriez en tentation ; quant à l'esprit, il est » prompt, mais la chair est faible. » — XXVI. 4L — Que la vie même de l'homme soit entendue dans ces passages par l'esprit, cela est bien évident; que ce soit la vie intellectuelle ou la vie du vrai, on peut le voir en ce que dans le sens naturel la vie de la respiration de l'homme est entendue par l'esprit; et la respiration, qui appartient aux poumons, correspond à la vie du vrai, qui est la vie de la foi et par suite la vie de l'entendement, tandis que le pouls, qui appartient au cœur, correspond à la vie de la volonté, par conséquent à la vie de l'amour ; que ce soit là la correspondance des poumons et du cœur, on le voit, N°* 3883 à 3896, 9300, 9A95 : d'après cela on peut voir quelle est la vie qui est entendue dans le sens spirituel par l'esprit. Que dans le commun sens l'esprit soit la vie de la respiration de l'homme, cela est bien évident dans David : « Ca- » ches-tu tes faces? elles sont troublées; retires-tu leur esprit? » elles expirent ; tu envoies ton esprit, elles sont créées. » — Ps. CIV. 29, 30 ; — dans le Môme : « Réponds-moi, Jéhovah ! con- » sumé a été mon esprit ; ne cache pas tes faces de moi. » — Ps. CXL1II. 7. — Dans Job : <« Mon esprit a été consumé, mes jours » sont éteints. »— XVII. 1 :— Dans Luc : « Jésus prenant la main » de la jeune fille qui était morte, dit : Jeune tille, lève-toi ; et son » esprit retint, et elle se leva à l'instant. » — VIII. 54, 55 ; — dans Jérémie : « Insensé est devenu tout homme par la science, men- » songe (est ) son image de fonte, et point d'esprit en elle. » — X. 14. LI. 17 :— dans Ézéchiel : «Il me transporta dam l'esprit n de Jéhovah, et me plaça dans le milieu de la vallée; et là le Sei-

» gneur Jéhovih dit à ces os secs : Voici, Moi, je ramène en vous » esprit afin que vous viviez; ainsi a dit le Seigneur Jéhovih : Des » quatre vents viens, esprit, et souffle dans ces tués ; et vint en » eux l'esprit, et ils revécurent. » — XXXVII. 1, 5, P, 10. — Dans l'Apocalypse : « Les deux témoins furent tués par la !)éte qui » monte de l'abîme ; mais après trois jours et demi Y esprit de vie » (venant) de Dieu, entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds. » » — XI. 7, 11 ; — d'après ces passages il est bien évident que * l'esprit est la vie de l'homme : que ce soit spécialement la vie du vrai, laquelle est la vifede la partie intelléctuelle dans l'homme et est appelée intelligence^ on le voit clairement dans Jean : « L'heure » vient, et maintenant elle est ( venue ) que les vrais adorateurs ado- » reront le Père en Esprit et en vérité : Dieu est Esprit ; et ceux » qui L'adorent, il faut quVn Esprit et en vérité ils adorent. » — IV. 23, 24 :— dans Daniel r « Il y avait en lui un esprit excellent, » et de science et d'intelligence. — V. 12, 14. — Dans Luc : « Jean »> croissait, et se fortifiait en esprit. » — I. 80: — et au sujet du Seigneur : « L'enfant croissait, et se fortifiait en esprit, et était » rempli de sagesse. » — IL 40.— Dans Jean : Celui que le Père »> a envoyé prononce les paroles de Dieu, car par mesure Dieu ne » lui a pas donné t esprit. » — III. 34 ; — ici l'esprit, c'est l'intelligence et la sagesse; prononcer les paroles de Dieu, c'est les Divins Vrais. D'après cela, on voit maintenant ce qui est signifié par l'esprit dans Jean : « Jésus dit à Nicodème : Si quelqu'un n'a pas » été engendré à* eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le Royaume » de Dieu : ce qui est né de la chair est chair, mais ce qui a. été » engendré par l'esprit est esprit. » — 111. 5, 6; — être engendré d'eau, c'est par le vrai; et être engendré d'esprit, c'est parsuite la vie provenant du Seigneur, laquelle est appelée vie spirituelle; car l'eau est le vrai par lequel il y a régénération, NM 2702, 3058, 3424, 4970, 5668, 8568, 0323; et la chair est le propre de l'homme, dans lequel il n'y a rien de la vie spirituelle, N°§ 3813, 8409. Semblable chose est signifiée par l'esprit et la chair dans le Même : « C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien : » les paroles que Moi je vous prononce sont esprit, et sont vie. » — VI. 63;— ks paroles que le Seigneur a prononcées sont les Divins Vrais; la vie qui en provient est l'esprit. Dans Ésaïe : « L'É-

» gypte ( est ) homme et non Dieu ; et ses chevaux cluiir et non » esprit. » — XXXI. 3 ; — l'Égypte est la science dans le commun ; ses chevaux sont le scientifique d'après l'intellectuel, qui est dit chair et non esprit, quand en lui il n'y a rien de la vie spirituelle ; on a vu que l'Égypte est la science, art. cités N°* 93 AO, 9391; que les chevaux sont l'intellectuel, N" 2701, 2762, 3217, 5321 ; et les chevaux de l'Égypte les scientifiques d'après l'intelIectuel/N0' 0125, 81âO, 8148 : celui qui ne sait ce que signifient l'Égypte, les chevaux, la Chair et l'Esprit, ne peut nullement savoir ce que ces paroles enveloppent. Quand on connaît ce (ye signifie l'Esprit chez l'homme, on peut savoir ce qui est siguifié par l'Esprit, quand il s'agit de Jéhovah ou du Seigneur, à Qui sont attribuées toutes les choses qui sont chez l'homme, par exemple, une face, des yeux, des oreilles, des bras, des mains, un Cœur, une Ame; par conséquent aussi un esprit qui, dans la Parole, est appelé Esprit de Dieu, Esprit de Jéhovah, Esprit de sa bouche, Esprit de sainteté ou Esprit Saint ; que le Divin Vrai procédant du Seigneur soit entendu par cet Esprit, on le voit dans la Parole par plusieurs passages; si le Divin Vrai procédant du Seigneur est signifié par l'Esprit de Dieu, c'est parce que de là procède toute vie de l'homme, et la vie céleste pour ceux qui reçoivent par la foi et l'amour ce Divin Vrai; que ce Vrai soit l'Esprit de Dieu, le Seigneur l'enseigne Lui-Môme dans Jean : « Les parûtes que Moi je vous prononce sont esprit et sont vie.» —VI. 63 ;— les paroles que le Seigneur a prononcées sont les Divips Vrais. Dans le Même : « Jésus s'écria à haute voix disant : Si » quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi et qu'il boive ; quiconque croit » en Moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves de son ventre coule- » ront d'eau vive ; il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir » ceux qui croyaient en lui ; car il n'y avait pas encore Esprit » Saint, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. » — VIL 37, 38, 39; — que l'Esprit, que devaient recevoir du Seigneur ceux qui croyaient en Lui, signifie la vie qui procède du Seigneur, laquelle est la vie de la foi et «le l'amour, cela est évident d'après chaque mot de ce passage ; en effet, avoir soif et boire signifie le désir de savoir et de percevoir le Vrai ; les fleuves d'eau vive qui couleront du ventre sont les vrais Divins ; d'où il est évident que l'esprit qu'ils devaient recevoir, et qui est appelé Esprit Saint, est

la vie d'après le Div in Vrai procédant du Seigneur, laquelle est appelée, comme il vient d'èlre dit, la vie de la foi et de l'amour, el c'est la vie spirituelle et céleste elle-même chez l'homme ; s'il est dit qu'il n'y avait pas encore Esprit Saint, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié, c'est parce que le Seigneur, pendant qu'il était dans le monde, enseignait Lui-Même le Divin Vrai, et que, lorsqu'il eut été glorifié, ce qui arriva après la résurrection, il l'enseigna par les Anges et par les Esprits ; ce saint qui procède du Seigneur et influe par les Anges et par les Esprits chez l'homme, soit manifestement, soit non-manifestement, est là l'Esprit Saint, car le Divin Vrai procédant du Seigneur est ce qui, dans la Parole, est nommé le Saint, N° 9080; c'est de là que l'Esprit Saint est appelé « Esprit de vérité; et quï/ doit conduire dam toute la vérité; et quï/ ne parlera pas de lui-même, mais prononcera ce qu'il aura entendu du Seigneur; et qu'il annoncera ce qu'il aura reçu du Seigneur. » — Jean, XVI. 13, 4 A ; — c'est de là aussi que le Seigneur, lorsqu'il quitta ses disciples, « souffla sur eux, et » leur dit : Recevez Esprit Saint: » — Jean, XX. 21, 22 ; — la respiration signifie la vie de la foi, N°* 0229, 0281 ; l'inspiration (le souille) dû Seigneur signifie donc la faculté donnée de percevoir les Divins Vrais, et par conséquent de recevoir cette vie ; de là encore le nom d'esprit provenant du souffle et du vent, parce qu'il provient de la respiration, aussi l'esprit est-il quelquefois appelé Vent ; que la respiration, qui appartient aux poumons, corresponde à la vie de la foi, et que le pouls, qui appartient au cœur, corresponde à la vie de l'amour, on le voit, NM 3883 à 3806, 9300, 9495; la même chose est signifiée par l'inspiration (ou le souffle) dans le livre de la Genèse : « Et Jéhovah souffla dans les narines de l'homme » une âme de vies. » — H. 7 ; — de là, le Seigneur est nommé » Y Esprit de nos narines. »— Lament. IV. 20; — et comme le Divin Vrai consume et dévaste les méchants, il est dit dans David : « Dé- » couverts ont été les fondements du globe par le souffle de l'esprit » de ton nez. » — Ps. XVIH. 16;— et dans Job : « Par le souffle » de Dieu ils périssent, et par ^esprit de son nez ils sont con- » sumés. » —IV. 9.— Dans David : « Par la Parole de Jéhovah les » cieux ont été faits, et par l'Esprit de sa bouche toute lçur ar~ » mée. » — Ps. XXX11I. 6 : — la Parole de Jéhovah est le Divin

Vrai, il en est de même de l'Esprit de sa bouche; que cela soit le Seigneur, on le voit dans Jean : « Au commencement était la Pa- » rôle, et la Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! » toutes choses par Elle ont été faites ; et la Parole Chair a été » faite, et elle a habité parmi nous. » — I. 1, 2, 3, 14.— Que le Divin Vrai, dont provient la vie céleste de l'homme, soit l'Esprit Saint, cela est encore évident par les passages suivants, dans Ésaïe : « Il sortira un rameau du tronc de Ischaï, et sur Lui reposera YEs- » prit de Jéhovah, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit » de conseil et de force, esprit de science et de crainte de Jé- » hovah. » — XI. 1, 2; — ces paroles sont dites du Seigneur, en qui le Divin Vrai, par conséquent la Divine Sagesse et la Divine Intelligence, sont appelés l'Esprit de Jéhovah, et cet Esprit est appelé esprit de sagesse et d'intelligence, de conseil, de force et de science. Dans le Même : « J'ai mis mon Esprit sur Lui, il prononcera le » jugement aux nations. » — XL1I. 1 ; — là aussi il s'agit du Seigneur; l'Esprit de Jéhovah sur Lui, c'est le Divin Vrai, par conséquent la Divine Sagesse et la Divine Intelligence ; le Divin Vrai aussi est appelé Jugemeul, N° 2235. Dans le Même : « Il viendra » comme le fleuve resserré, l'Esprit de Jéhovah dressera l'éten- » dard sur Lui. » — LIX. 19. — Dans le Même : « L'Esprit dit » Seigneur Jéhovih (est) sur Moi, c'est pourquoi Jéhovah M'a oint » pour évangéliser aux pauvres. » — LXI. 1 ; — là encore il s'agit du Seigneur ; l'Esprit de Jéhovah est le Divin Vrai qui était dans le- Seigneur, pendant qu'il vivait dans le monde, et qui alors était le Seigneur Lui-Même. Que l'Esprit de Jéhovah soit le Div in Vrai, et par suite la vie céleste pour l'homme qui le reçoit, cela est encore évident dans ces passages, dans Ésaïe : « Jusqu'à ce que soit ré- » pandu sur vous l'esprit d'en-fuiut ; alors le désert sera en champ » cultivé, alors dans le désert habitera le jugement. » — XXXII. 15, 16 ; — là il s'agit de la régénération ; l'esprit d'en-haut est la vie procédant du Divin, car par cela que le Désert sera en champ cultivé et que le jugement habitera dans le désert, il est signifié que l'intelligence sera où il n'y en avait pas auparavant, ainsi c'est une vie nouvelle. Pareillement dans Ézéchiel : « Afin que vous connais- » siez que je mettrai mon esprit en vous, pour que vous riviez.» —XXXVII. 14.— Dans le Même : « Alors je ne cacherai plus mes.

» faces d'eux, parce que je répandrai mon esprit siti- la maison » d'Israël. »— XXXIX. 20.— Dans Joël : « J e répandrai mon » esprit sur toute chair ; et sur les serviteurs et sur les servantes » en ces jours-là je répandrai mon esprit. — III. 1, 2. — Dans Michée : « Moi, j'ai été rempli de force arec l'Esprit de Jéhovah, » et de jugement et de vigueur, pour annoncer à Jacob sa prévari- » cation, et à Israël son péché. » — III. 8. — Dans Zacharie : « Les » chevaux qui sortent vers la terre du septentrion ont fait repo- » ser mon esprit dans la terre du septentrion. — VI. 8. — Dans Ésaïe : « Je répandrai des eaux sur l'altéré, et des ruisseaux sur » l'Aride ; je répandrai mon esprit sur ta semence. » — XL1V. 3 ;— que dans ces passages l'esprit de Jéhovah soit le Divin Vrai, et par ce Vrai la vie de la foi et de l'amour, cela est évident ; que ce Vrai influe immédiatement du Seigneur, et médiatement de Lui par les esprits et par les anges, on le voit, N° 9082 f. Pareillement ailleurs dans Ésaïe : « En ce jour-là Jéhovah Sébaoth sera » pour couronne d'ornement et pour tiare d'honneur aux restes de » son peuple, et en esprit de jugement pouf celui qui est assis » sur le jugement, et en force pour eux. » — XXVIII. 5, 0 ;— la couronne d'ornement est la sagesse qui appartient au bien; la tiare d'honneur est l'intelligence qui appartient au vrai; l'esprit de jugement est le Divin Vrai, car le jugement se dit du Vrai, N°* 2235, «397, 7200, 8685, 8605, 9260, 9383. Dans le Même : « L'Ange » des faces de Jéhovah les a délivrés ; à cause de son amour et de » sa clémence celui-ci les a rachetés; eux cependant se sont ré- » voilés, et Us ont aigri l'Esprit de sa Sainteté ; de là il s'est » tourné contre eux en ennemi. Il a mis au milieu de lui l'Esprit » de sa sainteté. L'Esprit de Jéhovah l'a conduit. » — 1 A III. 9, 10, 11, 14 ;— là, l'esprit de la sainteté est le Seigneur quant au Divin Vrai, ainsi le Divin Vrai qui procède du Seigneur; l'Ange des faces est le Seigneur quant au Divin Bien, car la face de Jéhovah est l'Amour, la Miséricorde, le Bien. Dans l'Apocalypse : « Le n Témoignage de Jésus est l'Esprit de la prophétie. » — XIX. 10;— le Témoignage de Jésus est le Divin Vrai procédant du Seigneur et concernant le Seigneur, N° 9503. Dans David : « Jého- » vah Dieu fait de ses anges, des esprits ( vents j; et de ses mi- » nistres, un feu enflammé. » — Ps. C1V. h ; — faire de ses Anges

des esprits ou vents, c'est les faire réceptacles du Divin Vrai ; en faire un feu enflammé, c'est les faire réceptacles du Divin Bien on du Divin amour. Dans Matthieu: «Jean dit : Moi, je vous baptise d'eau » pour la repentance, mais celui qui après moi doit venir, lui vous » baptisera d'esprit saint et de feu. » — III. 11 ; — baptiser, c'est régénérer ; d'esprit saint, c'est par le Divin Vrai ; et de feu, c'est d'après le Divin Bien du Divin Amour; car baptiser, c'est régénérer, N°' 5120 f., 9088; et le feu est le Divin Bien du Divin Amour, N°* 4900, 5215, 0314, 6832, 6834, 0649, 7324. Dans Luc : «.Si donc vous, qui êtes méchants, savez donner de bonnes » choses à vos enfants, combien plus le Père, qui (est ) dans le ciel, » donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le demandent. » — XI. 13; — donner l'esprit saint, c'est éclairer par le Divin Vrai, et gratifier de la vie qui en procède, laquelle est la vie de l'intelligence et de la sagesse. Dans l'Apocalypse : « Il y avait sept lampes de » feu ardentes devant le trône, qui sont tes sept Esprits de » Dieu. » — IV. 5 ; — el ensuite : « Au milieu des Anciens un » Agneau debout, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept » Esprits de Dieu envoyés par toute la terre. » — V. 6 ; — que là les Esprits ne soient point des Esprits, cela est bien évident en ce que les lampes et les yeux de l'Agneau sont appelés les Esprits de Dieu; en effet, les lampes sont les Divins Vrais, N°* 4638, 7072; les yeux sont l'entendement du Vrai ; et, quand il s'agit du Seigneur, la Divine Intelligence et la Divine Sagesse, NM 2701, 4403 à 4421, 4523 à 4534, 9051 ; de là il est évident que les Esprits de Dieu signifient les Divins Vrais. Lors donc qu'on sait que l'Esprit Saint est le Divin Vrai procédant du Seigneur, Vrai qui est le Saiut même, on peut connaître le sens Divin de la Parole partout où il est parlé de l'Esprit de Dieu et de l'Esprit Saint, comme dans les passages suivants ; dans Jean : « Moi, je prierai le Père, et un » autre Consolateur il vous donnera, afin qu'il demeure avec vous » pour l'éternité, Y Esprit de Vérité que le monde ne peut rece- » voir puisqu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, » vous le connaissez, parce que chez vous il demeure, et qu'en vous » il sera. Je ne vous laisserai point orphelins. Le Consolateur^ » l'Esprit Saint, que vous enverra le Père en mon Nom, Lui vous » enseignera toutes choses ; et il vous fera souvenir de toutes celles

» que je vous ai dites. » —XIV. 16, 17, 18, 26 : —et ailleurs : « Lorsque sera venu le Consolateur, que Moi je vous enverrai » du Père, Y Esprit de vérité, qui sort du Père, celui-là rendra » témoignage de Moi ; et vous, vous rendrez témoignage. » — XV. 26, 27 : — et encore ailleurs : « Moi, la Vérité je vous dis : Il vous » est avantageux que je m'en aille ; si je ne m'en vais point, le » Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si jè m'en vais, je vous » l'enverrai. » — XVI. 7 ; — d'après ces passages, il est de nouveau évident que le Divin Vrai procédant du Divin Bien, qui est le Père, est le Consolateur et l'Esprit Saint ; c'est pourquoi aussi il est appelé l'Esprit de Vérité ; et il est dit de lui qu'il demeurera en eux, qu'il enseignera toutes choses, qu'il rendra témoignage du Seigneur; rendre témoignage du Seigneur dans le sens spirituel, c'est instruire concernant le Seigneur : s'il est dit que le Consolateur, qui est l'Esprit Saint, est envoyé par le Père au Nom du Seigneur, et ensuite que le Seigneur l'enverra du Père, et enfin que le Seigneur l'enverra Lui-Mêmc, c'est parce que le Père signifie le Divin Même qui est dans le Seigneur, et que 4'après cela le Père et Lui sont un, comme le Seigneur le dit ouvertement dans Jean,— X. 30. XIV. 9, 10, 11. — Dans Matthieu : « Tout péché et blasphème sera par- » donné aux hommes, mais contre l'Esprit le blasphème ne sera » point pardonné aux hommes : si quelqu'un a dit une parole contre a le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais celui qui l'aura r> dite contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera point pardonné ni » dans ce siècle ni dans celui à venir. » — XII. SI, 32; — dire une parole contre le Fils de l'homme, c'est contre le Vrai Divin non encore implanté ou inscrit dans la vie de l'homme ; que le Fils de l'homme soit le Divin Vrai, on le voit ci-dessus, N° 0807 ; mais dire contre le Saint-Esprit, c'est contre le Divin Vrai implanté ou inscrit dans la vie de l'homme, surtout contre le Divin Vrai sur le Seigneur Lui-Méme : dire contre ce Vrai ou le nier, quand une fois il a été reconnu, c'est une profanation; et la profanation est telle, qu'elle détruit entièrement les intérieurs de l'homme ; c'est pour cela qu'il est dit que ce péché ne peut être pardonné ; ce que c'est que la profanation, on le voit, Noi 3398, 3898, 4289, 4601, 6348, 6960, 6963, 6971, 8394, 8882, 9298. Et dans le Môme : « Jésus dit aux disciples : Allez, baptisez an Nom du Père et du

» Fils et du Saint-Esprit. » — XXVIII. 19 ;— dans ce passage, le Père est le Divin Même, le Fils est ce Divin Même dans une forme Humaine, et le Saint-Esprit est le Divin procédant, ainsi le Divin est un et cependant Trine : que le Seigneur soit le Divin Môme sous une forme Humaine, c'est ce qu'il enseigne Lui-Même dans Jean : « Dès à présent vous avez connu le Père, et vous L'avez * » vu ; qui Me voit, voit le Père; Moi dans le Père (je suis) , et

. » le Père en Mou »— XIV. 7, 9, 10.

0819. Et ils feront les habits d'Aliaron, signifie par lesquels existe le Royaume spirituel: on le voit par la signification des habits d'Aharon, en ce qu'ils sont le représentatif du Royaume Spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume Céleste, N° 981 A ; si des sages de cœur, remplis d'esprit de sagesse, devaient faire ces habits, c'est parce que par eux sont entendus ceux qui sont dans le Royaume céleste, et que le Royaume spirituel est ce qui procède de là, et ainsi ce qui le couvre, comme l'habit couvre le corps, ainsi qu'on peut aussi le voir d'après ce qui a été dit, N° 9818.

9820. Pour te sanctifier, signifie ainsi le représentatif du Divin Vrai dans ce Royaume : on le voit par la signification d'être sanctifié, en ce que c'est être rempli du Divin Vrai procédant du Seigneur; car le Divin Vrai procédant du Seigneur est ce qui, dans la Parole, est appelé le Saint, par la raison que le Seigneur seul est Saint, ainsi tout ce qui procède de Lui, voir N° 9680 ; c'est de là que le Saint procédant de Lui est apj>elé Esprit Saint, comme il vient d'être montré, N° 9818 ; sur ce sujet, voir aussi ce qui a été rapporté dans les passages cités, N° 9229. Par là on voit clairement comment il faut entendre que les Anges, les Prophètes et les Apôtres sont dits saints ; les Anges, Matth. XXV. 31. Marc, VIII. 38. Luc, IX. 2G ; les Prophètes, Apoc. XVI. 6. XVIII. 24 ; et les Apôtres, Apoc. XVIII. 20 ; non pas qu'ils fussent Saints par eux-mêmes, mais ils le sont d'après le Seigneur ; les Anges, parce qu'ils sont les réceptacles du Divin Vrai qui procède du Seigneur, et qu'en conséquence par eux dans la Parole sont signifiés les Vrais Divins, et en général quelque chose du Seigneur, N" 1925, 2821, 4085, 4295; les Prophètes, parce que par eux est signifiée la Parole, qui est le Divin Vrai, et spécialemcnt les Doctrines tirées de la Parole, N°* 2534, 3052, 7209 ;

et les Apôtres, parce que par eux est signifié tout vrai qui appartient à la foi, et tout bien qui appartient à l'Amour, dans le complexe, N°' 3488, 3858 f., 6397. Que le Divin Vrai procédant du Seigneur soit le Saint même, ainsi le Seigneur dont procède ce saint, on le voit par plusieurs passages dans la Parole ; je vais seulement rapporter pour le moment les paroles du Seigneur dans Jean : « Père, sanctifie-les dans ta Vérité, ta Parole est Vérité. Pour » eux, Moi, je Me sanctifie Moi-MCme, afin qu'aussi eux » soient sanctifiés dans la Vérité. » — XVII. 17, 19 ; — il est donc évident que c'est le Seigneur qui sanctifie l'homme, l'esprit et l'ange, puisque « Lui Seul est Saint. » — Apoc. XV. 4 i — et qu'ils ne sont saints qu'autant qu'ils reçoivent du Seigneur, c'està-dire, qu'autant que par le Seigneur ils reçoivent de la foi et de l'amour envers lui.

9821. Pour qu'il exerce le Sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur : on le voit d'après ce qui a été montré ci-dessus, N° 9809.

9822. Et voici les habits qu'ils feront, signifie les Divins Vrais dans le Royaume spirituel dans leur ordre : on le voit par la signification des habits d'Aharon, en ce qu'ils sont le Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste, N° 9814 : s'ils sont les Divins Vrais dans ce Royaume, c'est parce que les habits signifient les Vrais, voir N°* 5954, 9212, 9216, et que ce Royaume est appelé Royaume Spirituel, à cause des Divins Vrais qui y sont ; car il y a deux Royaumes, dans lesquels est distingué le ciel, le Royaume céleste et le Royaume spirituel; dans le Royaume céleste règne le bien, et dans le Royaume spirituel le Vrai, l'un et l'autre procédant du Seigneur ; et comme les habits d'Aharon représentaient le Royaume spirituel, et que ces habits étaient l'Éphod, le Manteau et la Tunique, voilà pourquoi ils signifient les Divins Vrais dans ce Royaume dans leur ordre.

9823. Un Pectoral, signifie le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien : on le voit par la signification du Pectoral, en ce que c'est le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien, ici dans les derniers progressivement depuis les intimes dans les cieux ; car l'Épi :. sur lequel était ce pectoral, représentait les derniers du Royaume Spirituel, par conséquent les derniers du ciel : si le Pec-

toral a cette signification, c'est parce qu'il avait été attaché sur la poitrine où est le cœur, et qu'il avait été rempli de pierres précieuses ; or le cœur correspond au Bien céleste, qui est le Bien de l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur, et les douze pierres précieuses correspondent aux Divins Vrais qui procèdent de ce bien ; le Pectoral dans le sens suprême signifie donc le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien du Seigneur : que le Cœur corresponde au Bien céleste, ou au Bien de l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur, on le voit N0i 170, 172, 176, 3635, 3883 à 3896, 7542, 0050, 0300, 9404 ; et que les douze pierres précieuses correspondent aux Divins Vrais qui procèdent du Divin Bien, on le verra dans les versets de ce Chapitre où ce Pectoral est amplement décrit, et est appelé le Pectoral de jugement, et aussi Urim et Thumim, à cause des douze pierres précieuses dont il avait été rempli. Qu'il ait été attaché sur la poitrine où est le Cœur, on le voit par la description qui en est donnée plus bas, où cela est dit clairement en ces termes : « Aharon portera les noms des fils d'Israël » sur le Pectoral de jugement, sur son cœur, » —Vers. 29 ; — et encore : « ils seront sur te cœur d' Aharon quand il entrera de- » vant Jéhovah ; et Aharon portera le jugement des fils d'Israël sur n son cœur devant Jéhovah à perpétuité, » — Vers. 30 : —que le Jugement soit aussi le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, on le verra dans ce qui suit. - ,

9824. Et un Êphod, signifie le Divin Vrai là dans la forme externe, dans lequel se terminent les intérieurs : on le voit par la signification de VÉp/èod, en ce que c'est le Divin Vrai dans la forme externe ; si PÉphod a cette signification, c'est parce que les habits de sainteté d'Aharon représentaient les Divins Vrais dans le Royaume spirituel dans leur ordre, N° 0822 ; et que l'Éphod était le plus extérieur des trois habits, car les habits du Sacerdoce d'Aharon étaient l'Éphod, le Manteau et la Tunique tissue ; ce qui est le plus extérieur, non-seulement contient les intérieurs, mais même les intérieurs s'y terminent ; il en est ainsi dans le corps humain, par conséquent aussi dans les cieux, auxquels correspondent les choses qui appartiennent au corps humain ; il en est de même des vrais et des biens, car les vrais et les biens font les cieux. Comme l'Éphod représentait ce qui est le plus externe dans le Royaume spi-

rituel du Seigneur, c'est pour cela qu'il était plus saint que les autres habits, et qu'il y avait sur lui le Pectoral où étaient l'Urim et le Thumim, au moyen desquels les réponses étaient données par le . Divin : si ce qui est le plus externe est plus saint que les internes, c'est parce que l'externe contient tous les intérieurs dans leur ordre, et dans une forme et un enchaînement, de telle sorte que, si l'externe était ôlé, les internes seraient dissipés, car non-seulement les internes se terminent là, mais même ils y sont ensemble : qu'il en soit ainsi, c'est ce qne peuvent savoir ceux qui savent ce qui a lieu à l'égard des successifs et des simultanés, à savoir, que les successifs, qui procèdent et se suivent dans leur ordre, se présentent néanmoins aussi ensemble dans les derniers ; soient pour exemple la fin, la cause et l'effet : La fin est le premier dans l'ordre, la cause est le second, et l'effet est le dernier; de môme aussi ils s'avancent successivement: mais néanmoins dans l'effet, qui est le dernier, se présente en même temps la cause, et dans la cause la fin ; par là l'effet est le complément dans lequel les intérieurs ou antérieurs ont aussi été rassemblés et sont logés. II en est de môme à l'égard de vouloir, de penser et de faire chez l'homme; vouloir est le premier, penser le second, et faire est le dernier, qui aussi est l'effet dans lequel existent ensemble les antérieurs ou intérieurs, car autant faire contient en soi ce que l'homme pense et ce qu'il veut, autant les intérieurs sont contenus en forme et en enchaînement ; c'est de là que, dans la Parole, il est dit que l'homme doit ôtre jugé selon ses faits ou selon ses œuvres, ce qui signifie qu'il doit ôtre jugé selon son penser et son vouloir, car le penser et le vouloir sont dans les faits comme l'âme est dans son corps. Maintenant, puisque les intérieurs se présentent ensemble dans le dernier, voilà pourquoi le dernier, ainsi qu'il a été dit, si l'ordre est parfait, est considéré comme plus saint que les intérieurs, car dans le dernier la sainteté des intérieurs est complète. Puisque dans les derniers il ' y a ensemble les intérieurs, de môme que, ainsi qu'il a été dit, il y a dans les faits ou les œuvres le |>enser et le vouloir de l'homme, ou dans les choses spirituelles sa foi et son amour, c'est pour cela que Jean fut aimé du Seigneur plus que tous les autres disciples, et qu'il s'appuya sur sA poitrine, — Jean, XIII. 23. XXI. 20, 22; — et cela, parce que ce disciple représentait les œuvres de la chaxv. 11.

rité, voir Préf. des Chap. XVIII et XXII de la Gen. , et N° 3934 ; par là encore on voit clairement pourquoi l'externe ou le dernier, quand il est dans un ordre parfait, est plus saint que les intérieurs considérés en particulier ; en effet, quand le Seigneur est dans le dernier, il est en môme temps dans tous les intérieurs, et quand il est dans ce dernier, les intérieurs sont contenus dans leur ordre, en enchaînement et en forme, et sont sous son auspice et sous sa direction selon son bon plaisir : c'est cet arcane qui a été entendu, N° 93(50, voir cet article. Si donc PÉphod fut considéré comme plus saint que les autres habits du Sacerdoce, c'est parce qu'il était le représentatif du dernier dans le Royaume spirituel du Seigneur ; c'est pour cette raison que l'Éphod fut le principal habillement sacerdotal, et qu'il avait été fait « de fils d'or au milieu de l'hyacinthe, de la pourpre, de l'écarlatc double-teint, et du fin lin tissu, » — Exod. XXXIX. 3 ; — tandis que pour les autres prêtres les Éphods étaient de lin,— I Sam. II. 18. XXII. 18 ; — et c'est pour cela que l'Éphod était pris pour tout l'habillement sacerdotal, et qu'on disait « porter l'Éphod » pour signifier qu'on était Prêtre, — I Sam. II. 28. XIV. 3 ; — c'est aussi pour cela que le Pectoral avait été attaché sur l'Éphod, et que les réponses y étaient données par PUrim et le Thumim ; et cela, parce que" ce vêtement était le représentatif du dernier dans le Royaume spirituel du Seigneur, et que les réponses Divines se présentent dans les derniers, car elles passent par tous les intérieurs successivement, et sont prononcées dans les derniers, parce que c'est là qu'elles se terminent ; que les réponses fussent données, quand les prêtres étaient revêtus de l'Éphod, c'est ce qu'on voit d'après I Sam. XXIII. 6 à 13. XXX. 7, 8 ; et aussi dans Hosée : « Pendant plusieurs jours s'assiéront les » fils d'Israôl, point de Roi et point de Prince, et point de Sacrifice » et point de Statue, et point d'Éphod, ni de Théraphim. » —III. h ; — les Théraphim signifient les réponses Divines, car c'est par eux qu'elles étaient autrefois données, — Zach. X. 2. — L'Éphod aussi dans la Langue originale se dit de renfermer tous les intérieurs, comme cela est évident par la signification de ce mot, — Exod. XXIX. 5, Lévit. VIII. 7.

9825. Et un manteau, signifie te Divin Vrai là dans la forme interne : on le voit par la signification du manteau, en

ce que c'est le moyen du Royaume Spirituel, ainsi le vrai môme qui est là, car les habits d'Aharon représentaient le Royaume Spirituel du Seigneur, N° 9814, ainsi les vrais qui sont là dans leur ordre, N° 0822 ; et comme ce Royaume a été distingué en trois degrés, l'intime, le moyen et l'externe, voilà pourquoi le manteau signifiait ce qui est dans le moyen de ce Royaume. Si ce Royaume a été distingué en trois degrés, c'est parce que l'intime y communique avec le céleste, et l'externe avec le naturel, et de cette manière le moyen tire également de l'un et de l'autre; et môme pour que quelque chose soit parfait, il faut qu'il y ait distinction en trois degrés ; ainsi est le ciel, et ainsi sont les biens et les vrais dans le ciel; qu'il y ait trois cieux, cela est notoire; par conséquent trois degrés de biens et de vrais dans les cieux ; chaque ciel aussi est distingué' en trois degrés, car son intime doit communiquer immédiatement avec le supérieur, l'externe avec l'inférieur, et ainsi le moyen par l'intime et l'externe avec le supérieur et l'inférieur; de là sa perfection : il en est de môme des intérieurs de l'homme, qui ont été distingués en général en trois degrés, savoir, en céleste, en spirituel et en naturel; pareillement chacun de ceux-ci en ses trois degrés; car l'homme, qui est dans le bien de la foi et de l'amour envers le Seigneur, est un ciel dans une très-petite forme correspondant au Très-Grand Ciel, N° 9279; il en est de môme aussi dans toutes les choses de la nature : que le naturel de l'homme ait été distingué en trois degrés, on le voit, N° 4570; et qu'il en soit de môme en général de tous ses intérieurs et de tous ses extérieurs, on le voit, N° M 54. S'il en est ainsi, c'est parce que partout il faut qu'il y ait une fin, une cause et un effet; la fin doit être l'intime, la cause le moyen, et l'effet le dernier, pour que la chose soit parfaite ; c'est de là que Trois dans la Parole signifie le complet depuis le commencement jusqu'à la fin, N°* 2788, 4495, 7715, 0198, 9488, 9489. Dlaprès cela, on peut savoir pourquoi les habits d'Aharon étaient l'Éphod, le Manteau et la Tunique ; et que l'Éphod a représenté l'Externe, le Manteau le Moyen, et la Tunique l'Intime dans le Royaume Spirituel. Comme le Manteau représentait le Moyen dans le Royaume Spirituel, et que le moyen tire de l'un et de l'autre, c'est pour cela que le manteau est pris d'une manière représentative pour ce Royaume môme ; par exemple,

dans le Livre I de Samuel : « Samuel se retourna pour s'en aller, » mais Schaûi prit le pan de son Manteau, et il fut déchiré; c'est »> pourquoi Samuel lui dit : Jéhovah déchirera le Royaume d'Israël » de dessus toi aujourd'hui, et il le donnera à ton compagnon, qui » est meilleur que toi. » — XV. 27, 28; par là il est évident que le pan du manteau de Samuel, qui fut déchiré, signifiait que le Royaume d'Israël serait enlevé à Schaûi, car le Royaume d'Israël signifie le Royaume spirituel du Seigneur, N" 4286, 4598, 6426, 6637, 6862, 6868, 7035, 7062, 7108, 7201, 7215, 7223, 8805 : pareillement dans le môme Livre : « David coupa un pan du Man- » teau de Schaûi dans l'obscurité; et quand il le montra à Schaûi, » Schaûi lui dit : Maintenant je connais que régnant tu régneras, » et qu'il sera ferme dans ta main, le Royaume d'Israël."» —XXIV. 5, 6, 12, 21 : — et encore, quand Jonathan fit alliance avec David : « Use dépouilla du Manteau qui (était) sur lui, et il le donna » à David, et jusqu'à son épée, son arc et sa ceinture. » —I Sam. XVI IL 3, 4, — par là il était représenté que Jonathan, qui était l'héritier, abdiquait le Royaume d'Israël, et le transférait à David. Puisque le Manteau représentait le Royaume Spirituel, il représentait aussi les vrais de ce Royaume en général ; les vrais de ce Royaume sont ceux qui sont appelés vrais spirituels, lesquels sont dans la partie intellectuelle de l'homme ; ils sont signifiés par des manteaux dans Ézéchiel : « Ifs descendront de dessus leurs trônes, » tous les princes de la mer ; et ils jetteront leurs Manteaux, et » de leurs habits de broderie ils se dépouilleront. » — XXVI. 16 ; — là, il s'agit de Tyr, par laquelle sont signifiées les connaissances du bien et du vrai, N° 1201 ; la vastation de ces connaissances dans l'Église y est décrite ; les manteaux qu'ils jetteront, sont les vrais de la foi qui sont dans la partie intellectuelle, et les habits de broderie sont les vrais scientifiques qui sont dans le naturel, N° 9688; si ces vrais sont signifiés, c'est parce que dans le Royaume Spirituel du Seigneur règne le vrai qui appartient à l'entendement, tandis que dans le Royaume Céleste règne le bien qui appartient à la volonté. Dans' Matthieu : « Les Scribes et les Pharisiens font toutes » leurs œuvres pour être vus des hommes, et ils agrandissent les » bordures de leurs manteaux. » — XXIII. 5, 6; — agrandir les bordures des manteaux, c'est parler des vrais avec élégance, seule-

ment afin d'être écouté et considéré par les hommes. Que le Manteau ait ces significations, c'est ce qu'on verra encore mieux par la description qui en est faite dans la suite de ce Chapitre, Vers. 31 à 35.

9826. Et une tunique tissue, signifie le Divin Vrai là intimement, procédant immédiatement du Divin céleste : on le voit par la signification de la tunique, en ce qu'elle est le vrai naturel ; mais quand il s'agit d'Aharon, dont les habits représentaient les vrais du Royaume spirituel du Seigneur, N0' 981 A, 9822, la Tunique est le Divin Vrai intime dans ce Royaume, ainsi ce qui procède immédiatement du Divin céleste, qui est le Divin Bien du Seigneur dans le ciel intime ; que ce soit là ce qui est signifié par les Tuniques, on le voit, N° &G77 : en effet, il y a trois Cieux, l'intime qui est appelé céleste, le moyen qui est appelé spirituel, et le dernier qui approche du naturel ; dans le ciel intime règne le bien de l'amour envers le Seigneur, dans le moyen le bien de la charité à l'égard du prochain, et dans le dernier le bien de la foi : ces trois cieux sont très-distincts entre eux, au point que quiconque est dans l'un ne peut en aucune manière passer dans l'autre ; ces cieux cependant sont un seul ciel : ils sont conjoints par des Sociétés Angéliques intermédiaires ; ainsi un ciel procède d'un autre ciel : puis donc que les habits d'Aharon représentent le ciel spirituel, et par conséquent les vrais de ce ciel dans leur ordre, il est évident que le vêtement intime, qui est appelé tunique tissue, yreprésente le vrai intime procédant immédiatement du Divin céleste ; elle est dite tissue, parce qu'elle avait été tissée, comme on le voit plus loin dans le Livre de l'Exode : « Ils firent des Tuniques de fin tin, ouït vrage de tisserand, pour Aharon et nour ses fils. » —XXXIX. 27 ; — si elles étaient de fin lin, c'était afin de représenter le vrai d'origine céleste, car ce vrai est signifié par le fin lin, voir N° 9469.

9827. Et un turban, signifie l'intelligence et la sagesse : on le voit par la signification du turban, en ce qu'il est l'intelligence et la sagesse : si le turban a cette signification, c'est parce qu'il servait à couvrir la tête, et que la tète signifie les intérieurs de l'homme, qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse, N° 9656 : toutes les choses qui servent à couvrir tirent leur signification de cette partie du corps qu'elles couvrent ; par exemple, ce qui couvre

la poitrine, comme le pectoral ; ce qui couvre les lombes, comme les caleçons ; ce qui couvre les pieds, comme les bas ; ce qui couvre les plantes des pieds, comme les souliers; par conséquent aussi ce qui couvre la tête, comme le turban, la tiare, le bonnet. Qu'il en soit ainsi, c'est ce qu'on voit par les représentatifs dans l'autre vie; la, quand la sagesse et l'intelligence sont ôtées aux esprits, ce qui arrive quand les Sociétés Angéliques sont éloignées d'eux, ce qui couvre leur tête apparaît leur être ôté, et aussitôt l'esprit devient stupide, et n'a plus aucune perception du vrai et du bien ; et, dans la suite, dès que l'intelligence et la sagesse reviennent, sa tête est de nouveau couverte ; toutefois dans le Royaume spirituel ce qui couvre la tête signifie, non pas la sagesse qui appartient au bien, mais l'intelligence qui appartient au vrai ; quant au turban qui était destiné à Aharon, il signifie aussi la sagesse, puisqu'il était de fin lin, et qu'il y avait sur lui une couronne de sainteté qui était une plaque d'or pur, sur laquelle il avait été gravé : Sainteté à Jéhovah ; il en est parlé dans la suite de ce Chapitre, Vers. 37, 39, puis Exod. XXIX. 6. XXXIX. 28 : — mais le turban de lin et les autres habillements de lin, qui étaient destinés à Aharon, signifiaient l'intelligence qui appartient au vrai, et non la sagesse qui appartient au bien ; quant à ces habillements et à ce turban, voir Lévit. XVI. 4. Ézéch. XLIV. 18 ; car le lin signilic le vrai dans le naturel de l'homme, N° 7601, ainsi le turban de lin est l'intelligence du naturel. Ceux qui ne savent pas ce qu'il en est des représentatifs et des correspondances peuvent difficilement être amenés à croire que de telles choses soient signifiées, mais qu'ils réfléchissent que dans le ciel au lieu des naturels on perçoit des spirituels, qu'ainsi au lieu d'un turban et en général au lieu des habits, on perçoit des choses qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse, à la foi et à l'amour, en général celles qui appartiennent au vrai et au bien, car les unes et les autres sont des spirituels, puisque le ciel est un monde spirituel : qu'ils réfléchissent aussi que les habits d* Aharon ont ôté décrits et commandés par Jéhovah du haut de la montagne de Sinaï, et qu'ainsi il y a dans chacun d'eux un Divin céleste qui y est contenu, et est développé seulement par les connaissances sur les correspondances et sur les représentatifs.

9828. Et un Baudrier, signifie te lien commun pour que

tout tende à une seule fin : on le voit par la signification du baudrier ou de la ceinture, en ce que c'est le lien commun, car il rassemble, renferme, contient en enchaînement et affermit tous les intérieurs, qui sans lui se désuniraient et se répandraient de côté et d'autre : que ce soit un lien commun pour que tout tende à une seule fin, c'est parce que la fin règne dans le monde spirituel, au point que toutes les choses qui ysont doivent être appelées des fins ; en effet, le Royaume du Seigneur, qui est le monde spirituel, est le Royaume des usages, et les usages ysont des fins, ainsi c'est le Royaume des fins : mais là les fins se succèdent et aussi sont consociées en ordre divers ; les fins qui succèdent sont appelées fins moyennes, et les fins qui sont consociées sont appelées fins consociées : toutes ces fuis ont été conjointes mutuellement et subordonnées, tellement qu'elles tendent à une seule fin, qui est la lin universelle de toutes les fins; cette fin est le Seigneur, et dans le ciel chez les récipients elle est l'amour envers le Seigneur et la foi au Seigueur ; l'amour y est la fin de toutes les volontés, et la foi est la fin de toutes les pensées qui appartiennent à l'entendement : quaud toutes choses en général et en particulier tendent à une seule fin, elles sont tenues dans un enchaînement indissoluble, et elles font un ; car elles sont sous l'aspect, sous le gouvernement et sous la Providence d'Un Seul, qui tourne vers Lui tous les anges selon les lois de la subordination et de la consociation, et par là se les conjoint, et alors en môme temps il les tourne mutuellement vers leurs compagnons, et par là les conjoint entre eux : de là vient que dans le ciel les faces de tous sont tenues tournées vers le Seigneur Qui là est le Soleil, et ainsi le centre de tous les aspects ; et cela, ce qui est étonnant, de quelque manière que se tournent les Anges, N° 3638 : et comme le Seigneur est dans le bien de l'amour mutuel, et dans le bien de la charité à l'égard du prochain, car il les aime tous et les conjoint tous par l'amour, c'est pour cela qu'en regardant leurs compagnons d'après cet amour, ils sont tournés aussi vers le Seigneur. Les choses donc qui sont dans les derniers, et qui rassemblent et renferment les intérieurs pour que tous en général et en particulier soient contenus dans cet enchaînement, ont été représentées par les baudriers ou par les ceintures; ces choses dans le monde spirituel ne sont autres que les biens et les vrais dans les derniers ou les extrêmes, qui renferment

les intérieurs ; par les ceintures des reins ont été représentes les biens célestes, et par les ceintures des cuisses et de la poitrine, les biens et les vrais spirituels dans les derniers ou les extrêmes; les ceintures des reins ont ces significations dans les passages suivants, dans Jérémie : « Jéhovah dit au Prophète : Achète-toi une ceinture de » fin, et mets-là sur tes reins, mais par l'eau ne la passe point. » J'achetai donc la ceinture, et je la mis sur mes reins : alors » me fut adressée la Parole de Jéhovah, disant : Prends ta cein- » ture, et va-t'en vers l'Euphrate, et cache-la dans un trou du ro- » cher. A la fin de plusieurs jours je m'en allai vers l'Euphrate, et » Je repris ta ceinture; et voici, pourrie elle était, elle n'était plus » propre à rien ; alors dit Jéhovah : Ce peuple (est) méchant, ils » refusent d'écouter mes paroles, et ils sont allés après d'autres » dieux ; c'est pourquoi il sera comme celte ceinture qui n'est pro- » pre à rien. » — XIII. 1 à 12; — là, par la ceinture de lin dans le sens spirituel est entendu le bien de l'Église, lequel renferme et contient dans un enchaînement les vrais de l'Église; comme ce bien était alors nul, et que par suite les vrais avaient été dissipés, c'est pour cela qu'il est dit de ne pas faire passer la ceinture par l'eau, car l'eau est le vrai purifiant et ainsi rétablissant ; le trou du rocher dans lequel elle fut cachée est le vrai falsifié; l'Euphrate est l'extension et la limite des célestes qui appartiennent au bien dans son dernier : celui qui ne sait pas quelle est la qualité de la Parole peut croire qu'il y a seulement comparaison du peuple et de sa corruption avec la ceinture et sa corruption; mais dans la Parole toutes les comparaisons et toutes les locutions métaphoriques sont de réelles correspondances, N°* 3579, 8989; si chaque expression de ce passage n'était pas une corresi>ondance, il n'aurait pas été commandé au prophète de ne pas passer la ceinture par l'eau, de la mettre sur ses reins, d'aller vers l'Euphrate, et de l'y cacher dans un trou du rocher : il est dit que la ceinture serait mise sur les reins, parce que les reins d'après la correspondance signifient le bien de l'amour céleste, N" 3021, 4280, 5050 à 5062, ainsi la position de la ceinture sur les reins est la conjonction avec le Seigneur par le bien de l'amour au moyen de la Parole. Que la Ceinture soit le bien terminant et conjoignant, on le voit aussi dans Ésaïe : « II sortira un » rameau du tronc de Jischaï; fa Justice sera fa Ceinture de ses

n reins, cl la Vérité la ceinture de ses cuisses. » —XI. 5;— là, il s'agit du Seigneur; la Justice qui sera la ceinture de ses reins est le Bien de son amour, qui protège le Ciel ot l'Église. Il est dit des fils d'Israël que, lorsqu'ils mangeraient la Pûque, « ils auraient les » reins ceints, » — Exod. XII. 11 ; — ce qui signifie qu'ainsi tout doit être en ordre et prôt à recevoir du Seigneur le bien et à agir, N° 78(53 ; c'est de là que ceux qui sont prêts sont dits ceints, comme aussi dans l'Apocalypse au sujet des sept anges : « Et sortirent les » sept anges, qui avaient les sept plaies, hors du Temple, vêtus » d'un lin blanc et éclatant, et ceints autour de la poitrine de » ceintures d'or. » — XV. 6. — Il est dit d'Élie que c'était un homme vôtu de poil, et« qu'il était ceint d'une ceinture de cuir » autour de ses reins. » — 11. Rois, 1. 8 : — il est dit pareillement de Jean : « Jean avait un vêtement de poils de chameau, et » une ceinture de cuir autour de ses reins. » — Matth. III. 4 ; — Élie et Jean étaient ainsi vêtus et ceints, par la raison qu'ils représentaient l'un et l'autre la Parole, leurs Vêtements sont donc la Parole dans le sens externe, qui est le sens naturel ; en effet, les poils sont le naturel, N°* 3301, 5247, 5509 à 5573 ; les chameaux sont les scientifiques communs dans le naturel, N0' 3048, 3071, 3143, 3145; le cuir et la peau signifient l'externe, N° 3540; ainsi la ceinture de cuir est ce qui rassemble, renferme et contient les intérieurs dans un enchaînement; qu'Élie.ait représenté la Parole, on le voit dans la Préface du Chap. XVIII de la Gen., et N*» 2702, 5^247 f. ; il en est de même de Jean-Baptiste, N° 9372. Comme les vraiset les biens sont désunis et dissipés parles mauvaises actions, voilà pourquoi il est dit de Joab, après qu'il eut tué Abner par trahison, qu'il avait mis des sangs de guerre « sur la cein- » turc qui (était) sur ses reins, » —1 Rois, II. 5,— ce qui signifie qu'il avait dissipé et détruit les vrais et les biens; c'est pourquoi, quand les vrais ont été dissipés et détruits, il est dit que « au lieu » de ceintures il y aura débraillement, et au lieu d'un ouvrage » de frisure, chauveté. » — Ésa. III. 24 ; dans ce passage il s'agit des filles de Sion, par lesquelles sont signifiés les biens qui appartiennent à l'Église céleste; au lieu de ceinture, débraillement, c'est la dissipation du bien céleste. Il est dit aussi de Oholibah, qui est Jérusalem, dans Ézécbicl, que, « lorsqu'elle eut vu des hommes

» peints sur la muraille, des images de Chaldéens, peintes au ver- » millon, ceints de ceintures autour des reins, elle les aima avec » passion. » — XXIII. 14, 15, — par là sont signifiés les vrais profanés ; en effet, les Chaldéens sont ceux qui dans les externes professent les vrais, mais qui dans les internes les nient et ainsi . les profanent; les hommes peints sur la muraille sont les apparences du vrai dans les externes ; il en est de môme des images peintes au vermillon; les ceintures qu'ils avaient autour des reins sont les biens qu'ils feignent afin que par là les vrais soient crus. D'après cela, on peut maintenant voir ce que signifiaient, dans l'Église représentative, les ceintures qui rassemblaient en un les vêtements : mais qu'elles aient eu ces significations, l'homme naturel peut difficilement être amené à le croire; et cela, parce qu'il peut difficilement rejeter l'idée naturelle qu'il a des ceintures, et en général celle qu'il a des vêtements, et la remplacer par l'idée spirituelle, qui est celle du bien contenant les vrais dans un enchaînement; en effet, le naturel, qui se présente à la vue, tient le mental fixé sur lui, et n'est point repoussé, à moins que la vue intellectuelle ne puisse être élevée jusque dans la lumière du ciel, et qu'ainsi l'homme ne puisse penser en faisant preseju'abstraction des naturels; quand cela arrive, alors entrent les spirituels qui appartiennent au vrai de la foi et au bien de l'amour, et qui ne sont pas perceptibles pour l'homme purement naturel.

9829. Et ils (les) feront, Imbits de sainteté, pour Aharon ton frère, et pour ses fils, signifie ainsi le représentatif du » Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste : on le voit d'après ce qui vient d'être montré, N° 981A.

9830. Pour qu'il exerce le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur : comme ci-dessus, N0' 9809, 9810.

9831. Vers. 5, 6, 7, 8. Et eux prendront l'or, et l'hyacinthe et la pourpre, et l'écarlate double-teint et le fin lin. Et ils feront l'Éphod d'or, d'hyacinthe et de pourpre, d'écarlaie double-teint et de fin lin tissu, ouvrage d'imaginateur. Deux épaules jointes il aura à ses deux extrémités, et il sera joint. Et sa ceinture d'Éphod, qui sera sur lui, selon son ouvrage, de lui sera, d'or, d'hyacinthe et de pourpre, et a" écartât c double-teint, et de fin fin tissu.— Et eux prendront l'or,

sigoifîe le bien universellement régnant : et l'hyacinthe et ta pourpre, et l'écarlale double-teint et le fin lin, signifie le bien de la charité et de la foi : et ils feront l'Éphod d'or, d'hyacinthe et de pourpre, d'êcarlate double-teint et de fin lin tissu, signifie l'externe du Royaume spirituel d'après ce bien : ouvrage d'imaginateur, signifie d'après l'intellectuel : deux épaules jointes il y aura à ses deux extrémités, et il sera joint, signifie la . conservation du bien et du vrai de tout côté et à perpétuité par chaque œuvre et chaque puissance par l'union en toute manière : et sa ceinture d'Éphod, qui sera sur lui, signifie l'attache externe: selon son ouvrage, de lui sera, signifie la ressemblance et la continuité par l'externe du Royaume spirituel : d'or, d'hyacinthe et de pourpre, d'êcarlate double-teint, et de fin lin tissu, signifie ainsi d'après le bien qui appartient à la foi et qui appartient à la charité dans les ex ternes.

9832. Et eux prendront l'or, signifie le bien universellement régnant : on le voit par la signification de l'or, en ce qu'il est le bien de l'amour, N" 113, 1551, 1552, 5658, (5914, 6917, 9A90, 9510 ; que ce soit le bien universellement régnant, cela est signifié en ce que l'Or avait été entrelacé partout dans l'Éphod, comme on peut le voir dans la suite de ce Livre : « Ils étendirent » des lames d'or, et i/ coupa des fils pour façonner au milieu » de l'hyacinthe, et au milieu de la pourpre, et au milieu de l'é- , » carlate double-teint, et «m milieu du fin lin. »— Exod. XXXIX. ■ 3. — L'universellement régnant est ce qui domine, et par conséquent ce qui est dans toutes et dans chacune des choses, voir N°» 59A9, 6159, 7648, 8067, 8853 à 8858, 8865. Si l'or avait entrelacé partout, c'était parce que les Habits d'Aharon représentaient le ciel spirituel, N° 9814, et que dans ce ciel, comme aussi dans les autres cieux, le bien règne, dans le ciel intime le bien de l'amour envers le Seigneur, dans le ciel moyen le bien de ' la charité à l'égard du prochain, et dans le dernier ciel le bien de la foi ; or le vrai, qui appartient à la foi, introduit vers le bien, et ensuite il est produit d'après le bien ; de là, il est évident que l'homme n'est point dans le ciel avant d'être dans le bien ; s'il est seulement dans les vrais, qui sont appelés vrais de la foi, il se tient seulement devant la porte; et si d'après ces vrais il regarde le bien,

il cnlrc dans le vestibule: mais si d'après ces vrais il ne regarde pas le bien, il ne voit pas le ciel, pas môme de loin. 11 est «lit que l'homme n'est i>oint dans le ciel avant d'être dans le bien, parce que l'homme, pendant qu'il est dans le monde, doit avoir le ciel en lui, afin qu'après la mort il puisse y entrer; car le ciel est dans l'homme, et il est donné d'après la Miséricorde à ceux qui, pendant qu'ils vivent dans le monde, se laissent introduire par les vrais de la foi dans la charité à l'égard du prochain, et dans l'amour envers le Seigneur, c'est-à-dire, dans le bien. Que l'homme ne soit point dans le ciel avant d'être en état que le Seigneur le conduise par le bien, on le voit, N°« 8510, 8530, 8722, 8772, 9130. Par le bien est entendu le bien de la vie, et le bien de la vie c'est faire le bien d'après vouloir le bien, et vouloir le bien vient de l'amour; car ce que l'homme aime, il le veut.

9833. Et l'hyacinthe et la pourpre, et l'écarlate doubleteint et le fin lin, signifie le bien de la charité et de la foi : on le voit par la signification de l'hyacinthe, en ce que c'est le céleste amour du vrai, N° 9466; par la signification de la pourpre, en ce que c'est le céleste amour du bien, N° 9467; par la signification de l'écarlate double-teint, en ce que c'est le bien spirituel, N°* 9422, 4968 ; et par la signification du fin lin, en ce que c'es} le vrai d'origine céleste, N°* 5319, 9469; pris ensemble ces objets signifient le bien de l'amour et de la foi, mais ici le bien de la charité et de la foi, parce qu'ils se disent du Royaume spirituel, Y 9814. Si l'hyacinthe, la pourpre, l'écarlate double-teint et le fin lin signifient les choses qui appartiennent à l'amour ou à la charité, et celles qui appartiennent à la foi, cela vient de leurs couleurs; çj^ effet, les couleurs, qui apparaissent dans le ciel, tirent leur originV de la lumière du ciel, -lumière qui est le Divin Vrai procédant du Seigneur, dont provient toute intelligence et toute sagesse ; ainsi Jes variétés de celte lumière, qui devant la vue externe y apparaissent comme couleurs, sont les variétés de l'intelligence et de la sagesse d'après les vrais et les biens qui appartiennent à la foi, à la charité et à l'amour, voir N°* 1042, 1053, 1624, 3993, 4530, 4677, 4741 , 4742, 4922, 9466; que dans le ciel les couleurs signifient le bien en tant qu'elles tiennent du rouge, et qu'elles signifient le vrai en tant qu'elles tiennent du blanc, on le voit, N° 9467.

9834. Et ils feront l'Êphod d'or, d'hyacinthe et de pourpre, et d'âcarlate double-teint et de fin Un tissu, signifie l'externe du Royaume spirituel d'après ce bien : on le voit par la signification de VÉphod, en ce que c'est l'externe du Royaume spirituel, N° 9824 ; et par la signification de l'or, en ce que c'est le bien, ici le bien universellement régnant, N° 9832; et par la signification de Y hyacinthe, de la pourpre, de Yécarlate doubleteint et du fin lin tissu, en ce que c'est le bien de la charité et de

"la foi, N° 9833; c'est pour cela qu'il est dit d'après ce bien»

9835. Ouvrage d'imaginateur, signifie d'après l'intellectuel : on le voit par la signification de Vimaginateur, en ce que c'est l'intellectuel, N° 9598, 9688; l'ouvrage do l'imaginateur est donc ce qui provient de l'intellectuel : si l'imaginateur est l'intellectuel, c'est parce que la pensée appartient à l'entendement, comme l'affection qui appartient à l'amour* appartient à la volonté : l'imaginateur dans le sens interne signifie la même chose que la jiensée, car dans le sens interne on fait attention non pas à la personne, mais à la chose elle-même, et l'imaginateur enveloppe la personne ; que cela soit ainsi, on le voit, N°» 5225, 5287, 5434, 8343, 8985, 9007. Il sera dit en peu de mots ce que signifie d'après l'intellectuel : 11' s'agit là du Royaume spirituel du Seigneur, et ce Royaume, quant à tous les vrais et à tous les biens qui y sont, appartient à la partie intellectuelle, mais dans le Royaume céleste du Seigneur ils appartiennent à la partie volontaire ; en effet, il y a deux choses auxquelles tout se rapporte dans l'univers, le bien et le vrai ; il y a par conséquent dans l'homme deux facultés, la Volonté et l'Entendement ; la Volouté est pour le bien, et l'Entendement pour le vrai, car la volonté reçoit le bien, et l'entendement le vrai. Il en est de même dans les cieux : là, il y a deux Royaumes, le céleste et le spirituel; le Royaume céleste est pour la réception du bien, et le Royaume spirituel pour la réception du vrai : et comme le ciel entier correspond à toutes les choses qui sont chez l'homme, et que c'est pour cela que le Ciel devant le Seigneur est comme un seul homme, qui a aussi par conséquent deux facultés, la Volonté et l'Entendement, sa Volonté est dans le Royaume céleste, et son Entendement dans le Royaume spirituel : maintenant, comme le royaume spirituel a été représenté par les habits d'Aharon, et que l'intellectuel du

ciel est dans ce Royaume, c'est de là que l'ouvrage de l'imaginateur signifie l'intellectuel. Que le ciel entier, d'après la correspondance avec toutes et chacune des choses chez l'homme, soit comme un seul homme, et soit appelé le Très-Grand Homme, on le voit dans les passages cités, N° 9276 f. ; que chez ceux qui sont dans le Royaume spirituel du Seigneur les biens et les vrais aient été inscrits dans leur partie intellectuelle, mais chez ceux qui sont dans le Royaume céleste, dans la partie volontaire, on le voit aussi dans les passages cités, Noi 9277, 9596.

9836. Deux épaules jointes il y aura à ses deux extrémités, et il sera joint, signifie la conservation du bien et du vrai de tout côté et à perpétuité par chaque œuvre et c/uique puissance par l'union en toute manière : on le voit par la signification des épaules, en ce qu'elles sont toute force et toute puissance, N°* 1085, 4931 à 4937; mais poser sur les épaules, et porter sur les épaules, comme dans la suite il est dit des deux pierres de Schoham sur lesquelles avaient été gravés les noms des fils d'Israël, c'est la conservation du bien et du vrai à perpétuité, car les noms des fils d'Israël signifient tous les biens et tous les vrais dans le complexe, comme il sera expliqué dans ce qui suit; par la signification de jointes et de Usera joint, en ce que c'est l'union en toute manière; et par la signification des deux extrémités, ou de à droite et à gauche, en ce que c'est de tout côté, N° 8613. Voici ce qu'il en est : Par l'Éphod, ainsi qu'il a été dit, était représenté l'externe du Royaume spirituel du Seigneur, par conséquent par les épaulières de l'Éphod, sur lesquelles avaient été placées les deux pierres de Schoham avec les noms des fils d'Israël, la conservation perpétuelle du bien et du vrai; et par la jonction de l'Éphod sur les épaules, et aussi devant la poitrine et derrière le dos, l'union en toute manière; de là on peut voir ce qui est signifié par les choses qui suivent concernant les épaulières et les gravures sur les épaulières, à savoir, que c'est la conservation du bien et du vrai à perpétuité par chaque œuvre et chaque puissance, ainsi la conservation des cieux ; ces pierres avec les noms des fils d'Israël avaient été placées sur les épaulières de l'Éphod, par lequel était représenté l'externe du Royaume spirituel, par cette raison que toute conservation dépend de l'état des derniers, car les intérieurs s'y terminent tous, et y

forment un plan dans lequel ils subsistent ; les derniers sont comme les plantes des pieds et les pieds sur lesquels tout le corps se soutient, et aussi comme les mains et les bras par lesquels le corps exerce ses puissances; et môme les forces du corps y ont été transportées : de là vient que les mains et les bras, les plantes des pieds et les pieds correspondent aux derniers du ciel : que la puissance et la force consistent dans les derniers, c'est ce qui a été représenté dans l'ancienne Église par les cheveux chez les Naziréens ; dans leurs cheveux consistait leur force, comme on le voit par Samson,— Jug. Chap. XIV. XV. XVI; et aussi la sainteté, N° 3301 ; que la chevelure, qui chez eux était le Naziréat, corresponde aux derniers du bien et du vrai, ou au bien et au vrai dans les derniers, on le voit, #N" 3301, 52A7, 6437. Que dans les derniers il y ait la puissance et aussi la conservation des intérieurs dans leur état, c'est ce que peuvent comprendre ceux qui savent ce qui se passe à l'égard des successifs et des simultanés dans la nature, à savoir, que les successifs enfin dans les derniers forment un simultané, dans lequel ils sont côte à côte dans un ordre semblable ; c'est pourquoi les simultanés, qui sont les derniers, servent aux successifs, qui sont les antérieurs, de soutiens correspondants sur lesquels ils s'appuient, et ainsi par lesquels il y a pour eux conservation. Que les épaules signifient toute force et toute puissance en résistant, en brisant et en agissant, on le voit dans Ézéchiel : « Du côté et de l'é- » paule vous poussez, et de vos cornes vous frappez toutes les » brebis faibles, jusqu'à ce que vous les ayez dispersées dehors. » . —XXXIV. 21.— Dans le Môme : « L'Égyptc a été un bâton de » roseau à la maison d'Israél; quand ils font pris à la main, tu as » été brisé, et tu leur as percé toute t'épaule. »— XXIX. 6, 7; — percer toute l'épaule, c'est priver de toute puissance de saisir les vrais ; PÉgypte est le scientifique perverti, qui prive. Dans Zacharie : « Ils ont refusé d'écouter, et ils ont présenté une épaule ré- » fractaire. » — VIL 11;— présenter une épaule réfractaire, c'est résister. Dans David : « Ils ont pensé le crime, ils n'ont point pré- » valu. Puisque tu leur opposeras l'épaule. »> — Ps. XXI. 12, 13; — leur opposer l'épaule, c'est aussi résister, ainsi c'est la puissance : que l'épaule soit la puissance, on le voit par les représentatifs dans l'autre vie, où ceux qui résistent paraissent opposer l'épaule. Que

poser sur tes épaules et porter sur tes épaules, ce soit conserver dans l'état du bien et du vrai à perpétuité par cfuique œuvre et chaque puissance, on le voit dans Ésaïe : « Les nations apporle- » ront tes fils dans leur sein, et tes filles sur l'épaule elles por- » teront. »— XLIX. 22;— là, il s'agit de la Nouvelle Église; par les fils sont signifiés las vrais, et par les filles les biens; porter sur l'épaule, c'est les conserver. La conservation du bien dans son état élait aussi représentée en ce que les fils d'Israël, quand ils sortirent d'Égypte, « portèrent leur pâte sur t'épaule. » — Exod. XII. 34 ; —et en ce que les fils de Kéhzlhu portaient les charges du saint sur l'épaule. » — Nomb. VII. 9 : — c'est de là que le Seigneur, qui parlait par Correspondances, a dit de la brebis perdue, que, des que le l>erger l'a trouvée, « iY la met sur son épaule avec joie, n . — Luc, XV. 5 ; — la brebis perdue et retrouvée, c'est le bien chez l'homme qui se repent. Comme porter sur l'épaule avait celte signification, c'est aussi pour cela qu'il est dit de l'or et de l'argent que les hommes aiment et conservent, « qu'ils les portent sur leurs épaules. » — Ésaïe, XLVI. 7 ; — que porter soit aussi contenir dans son état, on le voit, N° 9500. D'après ce qui vient d'être dit, on voit clairement ce qui était signifié en ce que les Noms des fils d'Israël gravés sur les deux pierres de Schoham furent mis sur les épaulières de l'Éphod, et en ce qu'il est dit qu'Aharon les porterait sur ses deux épaules en souvenir, — Vers. 12. — Que porter sur l'épaule, quand il s'agit de sujétion, signifie la servitude, on le voit — Gen. XLIX. 15. Ps. LXXXI. 7. Ésaïe, IX. 3. X. 27. Matth. XXIII. 4. Séph. III. 9 : — mais quand il s'agit de l'empire, c'est la souveraine puissance, — Ésaïe, IX. 5. XXII. 22.

9837. Et sa ceinture d'Éphod, qui sera sur lui, signifie l'attache externe : on le voit par la signification de la ceinture, en ce qu'elle est le lien commun, par lequel les intérieurs sont contenus dans un enchaînement, N° 9828, ainsi l'attache (colligamentum); que ce soit l'attache externe, c'est parce que l'Éphod signifie l'externe du Royaume spirituel, N° 9824.

9838. Selon son ouvrage, de lui sera, signifie la ressetnbtance et la continuité par l'externe du Royaume spirituel : on le voit par la signification de selon l'ouvrage, en ce que c'est la ressemblance, car ce qui est selon l'ouvrage d'un autre, lui est sem-

niable; et par la signification de de lui sera, en ce que c'est la continuité, car ce qui procède d'un autre, non-seulement lui est semblable, mais en est aussi la continuité; s'il est signifié la continuité par l'externe du Royaume spirituel, c'est parce qu'il est entendu une continuité par l'Éphod, et que l'Éphod signifie l'Externe du Royaume spirituel, N° 982A.

9839. D'or, d'hyacinthe et de pourpre, et d'ècarlate double-teint, et de fin lin tissu, signifie ainsi d'après le Uîen qui appartient à la foi et qui appartient à la charité dans les externes : on le voit par la signification dotous ces objets ensemble, en ce que c'est le bien de la foi et de la charité, N°* 9687, 9833 ; que ce soit dans les externes, c'est parce que le lien, qui devait être tissu d'or, d'hyacinthe, de pourpre, d'ècarlate double-teint et de fin lin, signifie le lien ou l'attache externe, N° 9b37.

98A0. Vers. 9 à \h. Et tu prendras* les deux pierres de Schohatn, et tu graveras sur elles les noms des fils d'Israël. Six de leurs noms sur une pierre, et les six noms restants sur l'autre pierre, selon leurs générations. Ouvrage d'ouvrier en pierre, en gravures de sceau tu graveras les deux pierres d'après les noms des fils d'Israël; entourées d'cnchàssures d'or tu les feras. Et tu poseras les deux pierres sur les épaules de l'Éphod, pierres de souvenir pour les fils d'Israël; et Aliaron portera leurs noms devant Jéhovah sur ses deux épaules pour souvenir. Et tu feras des enchûssures d'or. Et deux chainettes d'or pur, en bordures tu les feras, ouvrage de cordon; et tu mettras les chaînettes de cordons sur les encfuhsures. — Et lu prendras les deux pierres de Schoham, signifie la mémoire intérieure formée par les vrais de la foi qui procèdent de l'amour : et tu graveras sur elles les noms des fils d'Israël, signifie dans laquelle ont été imprimés les vrais et les biens du Royaume spirituel quant à toute leur qualité : six de leurs noms sur une pierre, signifie toute qualité des vrais d'après le bien : et les six noms restants sur l'antre pierre, signifie toute qualité des vrais par lesquels est le bien : selon leurs générations, signifie l'une et l'autre dans cet ordre où l'un est engendré et procède de l'autre : ouvrage d'ouvrier en pierre, en gravures de sceau tu graveras les deux pierres d'après les noms des fils d'Israël, xv. 12.

ARCAiNES CÉLESTES.

signifie la forme céleste de loules les vérités en leur ordre dans la mémoire d'après le bien de l'amour, ainsi les intellectuels là selon l'ordination par le volontaire chez le régénéré : entourées d'enchâssures d'or tu les feras, signitic l'existence et la subsistance par le bien : et tu poseras les deux pierres sur les épaules de l'Épliod, signilie la conservation du bien et du vrai par chaque œuvre et chaque puissance : pierres de souvenir pour les fils d'Israël, signifie d'après la Miséricorde à perpétuité pour le Royaume spirituel : et A/iaron portera leurs noms devant Jéhovali sur ses deux épaules pour souvenir, signifie le représentatif de la Divine conservation du bien et du vrai à perpétuité d'après la Miséricorde : et tu feras des encMssures d'or, signifie l'existence et la subsistance continuelle par le bien : et deux chainettes d'or pur, signiûe la cohérence avec le bien detoutle Royaume: en bordures tu les feras, signifie depuis les extrêmes par lesquels il y a influx : ouvrage de cordon, signifie le mode de conjonction : et lu mettras les chaînettes de cordons sur les enchfissures, signifie la conjonction avec le bien dont procèdent les vrais, et ainsi la conservation du Royaume spirituel par chaque œuvre et .chaque puissance.

9841. Et tu prendras les deux pierres de Se ho hum, signifie la mémoire intérieure formée par les vrais de la foi qui procèdent de l'amour : on le voit par la signification des pierres, en ce qu'elles sont les vrais, N°» 114, 643, 1298, 3720, 6426, 8609, et des pierres de Schoham, en ce qu'elles sont les vrais de la foi d'après l'amour, N° 9476 : si elles sont la mémoire, c'est parce que sur elles avaient été gravés les noms des fils d'Israël, et que la gravure sur les pierres signilie la mémoire des choses qui doivent rester, comme la gravure et l'écriture de la Loi sur les tables de pierres, laquelle signifie les choses qui ont été imprimées dans la mémoire et dans la vie, et ainsi qui doivent rester, ainsi qu'on le voit, N° 94 16 f. Que la sculpture ou l'écriture sur les pierres ait cette signification, c'est parce que dans la mémoire de l'homme ont été imprimés les vrais et les choses qui ont l'apparence du vrai, au point qu'elle en a été composée, et que les pierres signifient les vrais, et, quand elles contiennent de la gravure, la mémoire où sont les vrais; comme la gravure sur les mains dans

Ésaïe : « Quand bien môme celles-ci oublieraient, Moi cependant » je ne t'oublierai point ; voici, sur tes mains je t'ai gravée. » — XLIX. 16 : — - c'est de la que ces pierres sont dites pierres de souvenir pour les lils d'Israël, Vers, 12. Si les pierres de Schoham, par la gravure faite sur elles, signifient la mémoire intérieure, c'est parce quejes choses inscrites, qui étaient les noms des fils d'Israël, signifient les vrais spirituels, comme on le verra dans les articles suivants; les pierres de Schoham signifient aussi de tels vrais, et même la mémoire intérieure de l'homme consiste en de tels vrais. Qu'il y ait dans l'homme deux mémoires, l'une Extérieure et l'autre Intérieure, et que la mémoire Extérieure soit naturelle, par conséquent composée de choses qui existent dans le monde, tandis que la mémoire Intérieure est spirituelle, par conséquent composée de choses qui existent dans le ciel, on le voit, N°' 2460 à 249A, 5212, 8067. Si les pierres, sur lesquelles il y a de la gravure, signifient la mémoire où les vrais ont été inscrits, cela a pour origine les représentatifs dans le ciel ; les hommes qui après leur décès viennent dans l'autre vie, et apportent avec eux les vrais de la foi seulement dans la mémoire naturelle ou extérieure, et non dans la mémoire spirituelle ou intérieure, apparaissent à eux-mêmes, quand ils sortent, errer au milieu des rochers et des forêts; mais ceux qui, apportent aussi avec eux les vrais de la foi dans la mémoire spirituelle apparaissent à eux-mêmes, quand ils sortent, marcher au milieu de collines qui sont cultivées, et aussi dans des jardins ; cela vient de ce que les vrais de la mémoire extérieure ou naturelle, qui sont les scientifiques, n'ont aucune vie, s'ils ne sont pas en même temps dans la mémoire intérieure ou spirituelle; en effet, ceux qui sont dans celle-ci sont devenus choses de la vie, car la mémoire intérieure ou spirituelle est le Livre de vie de l'homme, N° 2/i74, et les choses qui appartiennent a la vie sont représente dans le ciel par des vergers, des olivaies, des vignes, des roseraies et des lieux de verdure, et les choses qui appartiennent à la charité par des collines où sont de semblables objets, N° 6A35 ; quant aux choses qui n'appartiennent pas à la vie, elles sont représentées par des lieux pierreux et de broussailles, nus et escarpés. Il sera dit aussi en peu de mots ce que c'est que les vrais de la foi d'après l'amour : Les vrais de la foi d'après l'amour sont ceux que l'amour dicte, et ainsi ceux qui

tirent leur être de l'amour; ces vrais sont vivants, parce que les choses qui procèdent de l'amour vivent ; de là, les vrais de la foi d'après l'amour sont ceux qui traitent de l'amour envers le Seigneur et de la charité à l'égard du prochain, car ce sont là les vrais que dicte l'amour; toute la Parole est la Doctrine de semblables vérités, car la Parole dans son sens spirituel traite uniquement de choses qui concernent le Seigneur et le prochain, ainsi de choses qui appartiennent à l'amour envers le Seigneur et à l'égard du prochain ; de là aussi la Parole est vivante ; c'est ce qui est entendu quand il est dit que de ces deux préceptes dépendent la Loi et les Prophètes,— Maith. XXII. 34, 38;— la Loi et les Prophètes sont la Parole dans tout son complexe : toutefois, les vrais de la foi d'après l'amour ne sont pas les connaissances nues des choses dans la mémoire et par suite dans l'entendement chez l'homme, mais ce sont les affections de la vie chez lui, car les choses que l'homme aime, et que par suite il fait, appartiennent à sa vie : il y a aussi des vrais de la foi qui ne traitent pas de l'amour, mais qui seulement confirment ceux-là de plus près ou de plus loin ; ces vrais ^c la foi sont appelés vrais secondaires : en effet, il en est des vrais de la foi comme des familles et de leurs générations dérivées successivement d'un seul père ; le père de ces vérités est le bien de l'amour procédant du Seigneur et de là envers Lui, ainsi c'est le Seigneur; car dire le Seigneur, ou dire l'amour procédant de Lui et de là envers Lui, c'est la môme chose ; en effet, l'amour est la conjonction spirituelle, et fait que le Seigneur est où est l'amour, car l'amour rend présent en soi celui qui est aimé.

98 A 2. Et tu graveras sur elles les noms des fils d'Israël, signifie dans laquelle ont été imprimés les vrais et les biens du Royaume spirituel quant à toute leur qualité : on le voit par la signification de graver sur les pierres, en ce que c'est imprimer dans la mémoire, N° 9841; par la signification des noms, en ce lue c'est la qualité, Noâ 144, 145, 1754, 1896, 2009, 6674 ; et par la représentation des fils d'Israël; en ce qu'ils sont tous les vrais et tous les biens du Royaume spirituel ; ici par les fils d'Israël sont entendues les douze Tribus, puisque les noms des Tribus avaient été gravés sur ces pierres, et par les douze Tribus sont signifiés tous les vrais et tous les biens dans le complexe, N0' 3858, 3926,

3939, 40(50, 0335, 0337; et comme l'Église ou le ciel consiste en ces vrais et en ces biens, c'est pour cela que les fils d'Israël signifient l'Église et le Royaume spirituel du Seigneur, N°* 4280, 0037, 7830, 7701, 7090, 7997, 0340. D'après cela, il est évident que par, « tu graveras sur elles les noms des fils d'Israël, » il est signifié toute qualité des vrais et des biens du Royaume spirituel imprimée dans la mémoire, ou les vrais et les biens de ce Royaume, quant à toute qualité, imprimés dans la mémoire.

9843. Six de leurs noms sur une pierre, signifie toute la qualité des vrais d'après le bien : on le voit par la signification du nombre six, en ce que c'est lout, N0' 3000 f., 7073, 8148, ici tous les vrais d'après le bien, ainsi qu'il sera montré; par la signification des noms, en ce que c'est la qualité, comme ci-dessus, N° 0842 ; et par la signification de sur une pierre, en ce que c'est l'impression dans la mémoire, N° 0841. Que ce soient tous les vrais d'après le bien, c'est parce qu'il y avait deux pierres, sur lesquelles les noms des fils d'Israël avaient été gravés, et que l'une de ces pierres était sur l'épaule droite, et l'autre sur l'épaule gauche; or, chez l'homme, les choses qui sont à sa droite correspondent au bien dont procèdent les vrais, ou aux vrais d'après le bien, et celles qui sont à sa gauche correspondent aux vrais par lesquels est le bien, voir N°* 0004 f., 0730; ainsi les noms des fils d'Israël, gravés sur la pierre qui était sur l'épaule droite, signifiaient les vrais d'après le bien, et les noms gravés sur celle qui était sur l'épaule gauche signifiaient les vrais par lesquels est le bien.

9844. Et les six noms restants sur l'autre pierre, signifie toute qualité des vrais par lesquels est le bien : on le voit d'après ce qui vient d'être dit, N° 9843.

9845. Selon leurs générations, signifie l'une et l'autre dans cet ordre où l'un est engendré et procède de l'autre : on le voit par la signification des générations, en ce qu'elles sont les choses qui appartiennent à la foi et à la charité, ou qui appartiennent au vrai et au bien dans le monde spirituel, N°* 013, 2020, 2584, 0239, 9042, 9079 ; ainsi selon les générations, c'est selon l'ordre où l'un est engendré cl procède de l'autre, à savoir, où le bien est engendré et procède du vrai, et où le vrai est engendré et procède du bien. En effet, il y a deux états pour l'homme qui

est engendré de nouveau par le Seigneur ; le premier étal est celui du vrai, et le second celui du bien ; quand l'homme est dans le premier état, il est conduit par les vrais vers le bien, mais quand il est dans le second état il est conduit par le bien ; ce second état est l'état du ciel chez l'homme, car l'homme n'est dans le ciel que quand il est dans le bien ; voir sur ce sujet ce qui a été montré cidessus, N° 0832. D'après cela, on voit clairement ce que signifie selon les générations des fils d'Israël. Il est dit « dans cet ordre où l'un est engendré et procède de l'autre, » car de même que le bien est engendré par les vrais, de même par la suite il procède ; pareillement de même que les vrais sont engendrés du bien, de même par la suite ils procèdent ; en effet, ils sont successivement engendrés, et ils procèdent ensuite dans cet ordre où ils sont successivement nés : mais cela est dit pour ceux qui savent comment les séries des choses sont successive'ment produites.

0840. Ouvrage d'ouvrier en pierre, en gravures de sceau tu graveras les deux pierres d'après tes notns des fils d'Israël, signifie la forme céleste de toutes les vérités en leur ordre dans fa mémoire d'après le bien de l'amour, ainsi tes intellectuels là selon l'ordination par le volontaire chez le régénéré : on le voit par la signification d'ouvrier en pierre, en ce que c'est le bien de l'amour, ainsi le volontaire du régénéré, car ce volontaire provient du bien de l'amour, puisque le volontaire du régénéré reçoit le bien de l'amour, et que son intellectuel reçoit les vrais de la foi ; par la signification des gravures de sceau, en ce que c'est la forme céleste de toutes les vérités, telle qu'elle est dans l'intellectuel du régénéré, car là les vrais de la foi ont été disposés dans la forme céleste; de là vient que l'homme régénéré est le ciel en petite image, voir les passages cités, N° 0270 f. ; et que l'intellectuel de l'homme régénéré correspond au Royaume spirituel dans le ciel, et le volontaire au Royaume céleste, N° 9S35 ; d'où l'on voit clairement ce que c'est que la forme céleste des vérités chez l'homme ; par la signification de graver tes pierres, en ce que c'est imprimer dans la mémoire, N° 0842, ici imprimer celte forme aux vérités qui y sont ; et par la signification des noms des fils d'Israël, en ce qu'ils sont les vrais et les biens quant à toute qualité dans leur ordre, N" 0842, 0843, 0844, 0845. Si l'ou-

vrier en pierre signifie le bien de l'amour ou le volontaire du régénéré, c'est parce que le bien de l'amour opère, et dispose les vrais en ordre chez l'homme, peudant qu'il est régénéré, et qu'ensuite il les tient dans leur ordre quand il a été régénéré; en effet, les vrais sont créés selon toute ressemblance du bien, et selon tout penchant du bien, ainsi selon tout penchant de l'amour, car le bien appartient à l'amour ; qu'il en soit ainsi, on le voit en ce que l'homme reconnaît pour des vrais les choses qu'il aime, et qu'ainsi il saisit et reconnaît les vrais selon son amour; de là vient que les vrais constituent la forme du bien : d'après cela, on peut savoir comment le Seigneur conduit l'homme par les vrais de la foi, ou par la foi, c'est-à-dire que c'est par le bien de l'amour chez l'homme ; et aussi comment le Seigneur gouverne l'homme médiatement aussi par le ciel ; car l'homme régénéré est, comme il vient d'être dit, le ciel en petite image, c'est pourquoi quand il gouverne le ciel, il gouverne aussi en même temps un «tel homme.

9847. Entourées d' enchâssures d'or tu tes feras, signifie l'existence et la subsistance par le bien : on le voit par la signification de Yor, en ce que c'est le bien de l'amour, N°' 113, 1551, 1552, 5658, 6914, 6917, 9490; ainsi être entouré d'enchâssures d'or, c'est être continué par le bien, et en tenir l'existence, et par conséquent aussi la subsistance, car une chose qui existe par une autre doit aussi subsister par cette autre, puisque la subsistance est une perpétuelle existence. Il en est du bien cl du vrai de même que de l'or dont est entourée une pierre précieuse; en effet, le bien est comme l'humus, et les vrais sont comme des semences dans l'humus, car les vrais ne naissent que dans le bien, et ils fleurissent aussi selon la qualité du bien.

9848. Et tu poseras les deux pierres sur les épaules de l'Êphod, signifie la conservation du bien et du vrai par chaque œuvre et chaque puissance : on le voit d'après ce qui a été montré ci-dessus, N° 9836.

9849. Pierres de souvenir pour les fils d'Israël, signifié d'après le Miséricorde à perpétuité pour te Royaume spirituel : on le voit par la signification de pierres de souvenir sur les épaules de l'Éphod, en ce que c'est la conservation du bien et du vrai d'après la Miséricorde à perpétuité; car les pierres sur les

m ARCANES CÉLESTES.

épaules sont la conservation du bien et du vrai, ainsi qu'il a été montré, N° 983(>, et le souvenir, quand il s'agit du Seigneur, est la Miséricorde, comme on le verra dans la suite; et par la signification des fils (V Israël, en ce qu'ils sont le Royaume spirituel du Seigneur, N° 984 2. Dans la Parole, il est dit de Jéhovah, c'est-àdire, du Seigneur, qu'il se souvient et qu'il ne se souvient pas, et par là il est signifié qu'alors la chose se fait d'après la Miséricorde, soit qu'il y ait conservation, soit qu'il y ait délivrance; il est dit pareillement qu'il voit, entend, connaît, et qu'il ne voit pas, n'entend pas et ne connaît pas, ce qui signifie aussi les commisérations et les non-commisérations; s'il est dit ainsi, c'est d'après la ressemblance avec l'homme et d'après l'apparence ; en effet, lorsque l'homme se * détourne du Seigneur, ce qui arrive quand il fait le mal, le Seigneur étant alors derrière lui, il lui semble que le Seigneur ne le voit pas, ne l'entend pas, ne le connaît pas, et ne se souvient pas de lui, lorsque cependant cela est une apparence chez Fhomme, c'est donc d'après l'apparence qu'il est parlé ainsi dans la Parole; mais c'est le contraire lorsque l'homme se tourne vers le Seigneur, ce qui arrive quand il agit bien, voir les passages cités, N° 9306 : chacun peut savoir qu'il ne peut pas être dit du Seigneur qu'il se souvient ou se rappelle, puisqu'en Lui les choses passées et les choses futures sont éternelles, c'est-à-dire, présentes d'éternité à l'éternité. Que le souvenir, quand il s'agit du Seigneur, ce soit avoir compassion, et ainsi conserver ou délivrer d'après la Miséricorde, on le voit pas les passages suivants ; dans David : o Jéhovah a fait con- » naître son salut, devant les yeux des nations il a révélé sa Jus- » tice; tY s'est souvenu de sa Miséricorde et de sa vérité pour la » maison d'Israël. » — Ps. XCVIII. 2,. 3.— Dans le Même : « Jé- » hovah dans notre humilité s'est souvenu de nous, car pour l'é- » ternité (est) sa Miséricorde. » — Ps. CXXXVI. 23.— Dans le Même : « Des péchés de ma jeunesse et de mes prévarications ne » te souviens point ; selon la Miséricorde souviens-Toi de » moi, à cause de ta bonté, Jéhovah ! »— Ps. XXV. 7.— Dans le Même : « // s'est souvenu pour eux de son alliance, et il s'est » repenti d'après la multitude de ses miséricordes. » — Ps. C VI. A5. — Dans le Même : « Un ressouvenir il a fait pour ses mer- » veilles, gracieux et Miséricordieux (est) Jéhovah ; de la nour-

EXODM f.HAP. VINGT-HUITIÈME. 185

» rilure il a donné à ceux qui Le craignent, il s'est pour l'éternité » souvenu de son alliance. » — Ps. CXI. 4, 5.— Dans le Même : « Ne te souviens point des iniquités antérieures; que nous pré- » viennent tes commisérations. >» — Ps. LXX1X. 8.— Dans Luc : « Dieu a accepté Israël son serviteur, tellement qu'il s'est sou- » venu de sa Miséricorde; pour faire Miséricorde avec nos » pères, et pour se souvenir de son alliance sainte. » — L 5A, 72. — Dans David : « Qu'est-ce quej'homme, que tu te souviennes » de lui? » — Ps. VIII. 5. — Dans le Môme : « Souviens-toi de » moi, Jéhovah, dans le bon plaisir de ton peuple. » — Ps. CV1. A. — Dans le Même : « Jéhovah s'est souvenu de nous, il l)énit. »> — Ps. CXV. 12. — Dans le Livre I de Samuel : « Si regardant tu » regardes la misère de ta servante, et que tu te souviennes de » moi, et que tu n'oublies pas ta servante. » — I. 11, — c'est le vœu de Channah mère de Samuel ; quand elle l'enfanta, il est dit, uque Jéhovah s'était souvenu d'elle.» — Vers. 19, — c'est-à-dire qu'il avait regardé sa misère, et lui avait fait miséricorde; il en est de même en plusieurs autres endroits, par exemple, Lévit. XXVI. Al, A2, A5. Nomb. X. 9. Ésaïc, XLUI. 25. XL1X. 1. LXIV. 8. Jérémie, XXXI. 3A.

9850. Et Aharon portera leurs noms devant Jéhovah sur ses deux épaules pour souvenir, signifie le représentatif de la Divine consen alion du bien et du vrai à perpétuité d'après la Miséricorde : on le voit par la signification de porter sur les deux épaules, en ce que c'est la Divine conservation du bien et du vrai, N° 9836; par la signification des noms des fils d'Israël, en ce que ce sont les biens et les vrais quant à toute qualité, N° 98A2 ; et par la signification du souvenir, quant il s'agit du Seigneur, en ce que c'est la Miséricorde, N° 98A9 ; que ce soit le représentatif de pareilles choses, cela est évident.

9851 . Et tu feras des enchàssures d'or, signifie l'existence et la subsistance continuelle par le bien : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 98A7 ; que ce soit une subsistance continuelle, c'est parce qu'il est parlé ici des enchàssures pour la seconde fois.

9852. Et deux chaincttes d'or> pur, signifie la cohérence avec le bien de tout le Royaume : on le voit par la signification des

chaînettes, en ce qu'elles sont la cohérence ; si les chaînettes ont cette signification, c'est parce que par elles se font les conjonctions, et que les conjonctions étant faites il y a cohérence, ici avec le Royaume spirituel, puisque les chaînettes avaient été faites pour la cohérence avec l'Éphod, qui représentait le Royaume spirituel dans le commun, N° 9824 ; et par la signification de Y or, en ce que c'est le bien de l'amour, N04ll 3, 1 551 , 1552, 5658, 691 4 , 6917, 9490 : il est dit d'or pur, para* qu'il est signifié le bien d'après le Divin, car ce bien est pur, et contient toutes choses dans un enchaînement et en forme dans le ciel. Que les chaînettes soient la cohérence, on le voit aussi dans Ésaïe : « Un ouvrier fond l'image, et un orfèvre » étend l'or par-dessus, et des chamelles d'argent il fond. » — XL. 19; — l'image de fonte est la doctrine du faux, laquelle provient de la propre intelligence, ainsi est sans la vie qui procède du Divin, N°* 8869, 8941 ; tirer une telle Doctrine est signifié par cela qu'un ouvrier fond l'image ; faire qu'elle paraisse provenir du bien est signifié par cela qu'un orfèvre étend l'or par-dessus; et faire que les faux aient de la cohérence est signifié par cela qu'il fond des chaînettes d'argent; que l'argent soit le vrai, et dans le sens opposé le faux, on le voit, N" 1551, 2954, 5658, 6112, 6914, 6917, 8932.

9853. En bordures tu les feras, signifie depuis les extrêmes par lesquels il y a influx: on le voit par la signification des bordures, en ce que ce sont les extrêmes ; que par les extrêmes il y ait l'influx, savoir, du bien, c'est parce que les chaînettes signifient la cohérence, N° 9852 ; et toute cohérence dans le monde spirituel se fait par l'influx.

9854. Ouvrage de cordon, sigmfie le mode de conjonction : on le voit par la signification du cordon, eu ce que c'est ce qui conjoint ; si le cordon est ce qui conjoint, c'est parce que par lui se fait la conjonction, mais ici il signifie le mode de conjonction, parce qu'il est dit que les chaînettes d'or devaient être faites en ouvrage de cordon : dans la Langue originale il est entendu un cordon qui a été fait en ouvrage contourné et entrelacé, par lequel dans le sens interne est signifiée la conjonction, telle qu'est celle des vérités dans les scientifiques et parmi les scientifiques, ainsi qui est dans la mémoire naturelle ou externe : si c'est une telle conjonction, c'est parce

qu'il s'agit ici de la conjonction des vrais par le bien dans les derniers du Royaume spirituel, car l'Éphod et le Pectoral, avec lesquels il y avait conjonction par les chaînettes faites en ouvrage de cordon, signifient le Royaume spirituel dans les derniers, N° 982A ; que l'entrelacé soit le scientifique, on le voit, N° 2831. Il apparaît aussi dans l'autre vie des cordes diversement contournées et de diverses grosseur, et par elles sont représentés différents modes de conjonction : c'est de là aussi que les cordes dans la Parole signifient les choses qui conjoignent, comme dans les passages suivants ; dans Esaïe : « Malheur à ceux qui attirent l'iniquité par les » cordes de la vanité 3 et comme la corde d'un chariot le péché. » V. 18; — les cordes de la vanité sont les conjonctions des faussetés, par lesquelles U y a l'iniquité ou le mal de la vie. Dans le Même : « Regarde Sion, la ville de notre féte solennelle ; que tes yeux voient » Jérusalem, l'habitacle tranquille, la tente qui ne sera point dé- -> placée; olés ne seront point ses pieux à perpétuité, et toutes ses » cordes ne seront point rompues. Relâchés ont été tes cordages, » ils ne tiendront point ferme leur mât. » — XXXIII. 20, 23;— les. pieux cl les cordes sont les choses qui conjoignent les vrais et les biens du ciel, car l'habitacle et la tentes au sujet desquels il est ici parlé de cordes, sont le ciel, N°» 9457, 9481, 9485, 9615, 978â. Dans le Même : « Élargis le lieu de ta tente, que les courtines de » tes habitacles on étende, n'empêche point; alon ge tes cordages » et affermis les pieux. » — L1V. 2 : — et dans Jérémie : « Ma » tente a été dévastée, et tous mes cordages ont été rompus. » — X. 20;— ici encore les cordages sont les choses qui conjoignent et qui confirment; la tente est l'Église, qui est le ciel du Seigneur sur les terres. Dans Hosée : « Pan des cordes d'homme je les ai at- » tirés, par d'épaisses cordes d'amour. » — XI. A; — ici les cordes sont évidemment les choses qui conjoignent, car l'amour est la conjonction spirituelle. Dans Ézéchiel : « Aschur et Kilmad » (étaient) tes négociants en trésors de vêtements liés par des » cordes. » — XXVII. 23, 24 ; — là, il s'agit de Tyr, par laquelle sont signifiées les connaissances du bien et du vrai, N° 1201 ; leurs conjonctions externes sont les vêtements liés par des cordes. En outre, les cordes dans la Parole signifient aussi les portions des héritages et de la terre, et cela, parce que les mesures se faisaient

avec des cordes, par exemple, Deutér. XXXII. 9. Amos, VII. 17. Michée, II. A, 5. Zacli. II. 5. Ps. XVI. 6. Ps. LXXVIll. 55. Ps. CV. il. Ps. GXL. 6; et en plusieurs autres endroits.

9855. Et tu mettras les cfminettes de cordon sur les enchâssures, signifie la conjonction arec le bien dont procèdent les vrais, et ainsi la conservation du Royaume spirituel par chaque œuvre et chaque puissance : on le voit par la signification des chainettes en ouvrage de cordons, en ce qu'elles sont ia cohérencence et la conjonction avec le bien, N°* 9852, 985A ; et par la signification des encMssures d'or, en ce qu'elles sont l'existence et la subsistance des vrais d'après le bien, N° 98A7 : la conservation du bien et du vrai dans le Royaume spirituel, ou, ce qui est la môme chose, la conservation du Royaume spirituel par chaque œuvre et chaque puissance, est signifiée par les deux pierres de Schoham posées sur les épaulières de l'Éphod, sur lesquelles avaient été gravés les noms des fils d'Israël, N*' 9836, 98A8, 98A9.

9850. Vers. 15 à 30. Et tu feras un Pectoral de Jugement, ouvrage d'imaginateur, comme l'ouvrage d'Ephod tu le feras ; d'or, d'hyacinthe et de pourpre, et d' écarta te doubleteint, et de fin lin tissu lu le feras. Carré il sera, double, d'une palme sa longueur, et d'une palme sa largeur. Et tu le rempliras de remplage de pierre; quatre rangs de pierre, par rang; Rubis, Topaze, Escarboucle, un rang. El te second rang : Chrysoprase, Saphir et Diamant. Et le troisième rang : ImzuH, Agate et Améthyste. Et le quatrième rang : Tharschisch, et Scho/iam, et Jaspe ; enchâssés d'or ils seront dans leurs remplages. Et les pierres seront d'après les noms des fils d'Israël, douze d'après Jeurs noms, à gravures de sceau, à chacun d'après son nom, elles seront pour les douze tribus. Et tu feras sur le Pectoral des chainettes en bordure, ouvrage de cordon, en or pur. Et tu feras sur te Pectoral deux anneaux d'or, et tu mettras tes deux anneaux sur les deux extrémités du Pectoral. Et tu mettras les deux cordons d'or sur les deux anneaux aux extrémités du Pectoral. Et les deux extrémités des deux cordons lu mettras sur les deux enc/uisstircs, et tu tes mettras sur tes épaules de l'Ephod du côté de ses faces. El tu feras deux anncajtx d'or, cl lu tes poseras

EXODE. CHAP. VINGT-Ht ITIÈME.

sur les deux extrémités du Pectoral, sur son bord gui (sera) contre t'Éphod en dedans. Et tu feras deux anneaux d'or, et tu les mettras sur tes deux épaules de t'Éphod en bas, du côté de ses faces, contre sa jointure, au dessus de la ceinture de t'Éphod. Et ils attacheront le Pectoral par ses anneaux aux anneaux de t'Éphod avec un fit d'hyacinthe, pour être sur ta ceinture de t'Éphod, et que ne s'écarte point le Pectoral de dessus t'Éphod. Et Aliaron portera les noms des fils d'Israël sur le Pectoral de jugement, sur son cœur, quand il entrera vers le Saint, pour souvenir devant Jéhovah à perpétuité. Et lu mettras au Pectoral de jugement l'Urim et te Thumim, et ils seront sur le cœur d' Aliaron quand il entrera devant Jéhovah; et Aharon portera le jugement des fils d'Israël sur son cœur devant Jéhovah à perpétuité. — Et tu feras un Pectoral de Jugement, signifie ce qui concerne le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien : ouvrage d'imaginateur, signifie d'après l'intellectuel : comme l'ouvrage d'Éphod tu le feras, signifie la continuité pour l'externe du Royaume spirituel : d'or, d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double teint, et de fin tin tissu tu te feras, signifie le bien de la charité et de la foi : carré il sera, double, signifie le juste et le parfait : d'une palme sa longueur, et d'une *palme sa largeur, signifie également quant au bien et quant au vrai : et ta le rempliras de remptage de pierre, signifie les vrais eux-mêmes dans leur ordre d'après un seul bien : quatre rangs de pierre, par rang, signifie la conjonction de tous les vrais : Rubis, Topaze, Escarboucle, signifie le céleste amour du bien : un rang, signifie le trine là comme un : et le second rang, signifie ce trine aussi comme un : Chrysoprase, Saphir et Diamant, «ignifie le céleste amour du vrai : et te troisième rang, signifie le trine aussi ici comme un : Lazuti, Agate et Améthyste, signifie le spirituel amour du bien : et le quatrième rang, signifie le dernier trine comme un : Tharschisch et Schoham, et Jaspe, signifie le spirituel amour du vrai : enchâssés d'or ils seront dans leurs remptages, signifie que tous les vrais et chacun d'eux dans le commun et dans le particulier procéderont du bien qui appartient à l'amour d'après le Seigneur envers le Seigneur : et tes pierres seront d'après tes noms des

fiis d'Israël, signifie distinctement les biens et les vrais quant à toute qualité : douze d'après leurs noms, signilie tous en général et en particulier dans le complexe : à gravures de sceau, signifie selon la forme céleste : à chacun d'après son nom, signifie à chacun dans le particulier : elles seront pour les douze tribus, signifie à tous dans le commun : et tu feras sur le Peetoral des ctiainettes en bordure, signifie la coujonction de tout le ciel dans les extrêmes : ouvrage de cordon, signifie indissoluble : en or pur, signifie par le bien céleste : et tu feras sur te Pectoral deux anneaux d'or, signifie la sphère du Divin bien par laquelle il y a conjonction par la partie supérieure du ciel : et lu mettras les deux anneaux sur les deux extrémités du Pectoral, signifie dans les extrêmes : et tu mettras les deux cordons d'or sur les deux anneaux, signifie le mode de la conjonction indissoluble : aux extrémités du Pectoral, signifie dans les extrêmes : et les deux extrémités des deux cordons tu mettras sur les deux enchâssures, signifie le mode de conjonction avec les soutiens dans les extrêmes : et tu les mettras sur les épaules de l'Kphod, signifie ainsi le soutien du ciel et la conservation du bien et du vrai là par chaque oeuvre et chaque puissance : du côté de ses faces, signifie pour l'éternité : et tu feras deux anneaux d'or, signifie la sphère du Divin Bien : et lu les poseras sunles deux extrémités du Pectoral, signifie dans les extrêmes : sur son bord qui (sera) contre l'Éphod en dedans, signifie la conjonction et la conservation de la partie moyenne : et lu feras deux anneaux d'or, signifie la sphère du Divin Bien : et lu les mettras sur les deux épaules de l'Éphod en bas, signifie la conservation du bien et du vrai dans la partie infime du ciel : du côté de ses faces, signifie pour l'éternité: contre sa jointure ^au-dessus de la ceinture de l'Éphod, signifie où il y a conjonction de toutes choses le plus près en dedans du lien externe, par lequel elles sont toutes contenues dans un enchaînement et en forme : et ils attacheront le Pectoral puises anneaux aux anneaux de l'Éphod, signifie la conjonction et la conservation de toutes les choses du ciel par la sphère du Divin Bien dans les externes du Royaume spirituel : avec un fil d'hyacinthe, signifie par le céleste amour du vrai : pour Cire sur la ceinture de l'Ephod, signifie pour qu'il soit conservé a perpétuité

dans son enchaînement et dans sa forme : et que ne s'écarte point le Pectoral de dessus t'Êphod, signifie que toutes les choses du ciel soient inséparables dans les externes du Royaume spirituel : et Aharon portera les noms des fils d'Israël, signifie la conservation du bien et «lu vrai quant a toute qualité procédant du Seigneur : sur te Pectoral de jugement, signifie le représentatif du ciel quant au Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien du Seigneur : sur son cœur, signifie d'après le Divin amour pour l'éternité : quand il entrera vers le Saint, signifie dans tout culte : pour souvenir devant Jèhovah A perpétuité, signifie d'après la Miséricorde pour l'éternité : et tu mettras au Pectoral de jugement l'Urim et le Thumim, signifie l'éclat du Divin Vrai procédant du Seigneur dans les derniers : et ils seront sur le cœur d' Aharon, signifie d'après le Divin Bien de son Divin Amour : quand il entrera devant Jèhovah, signifie dans tout culte : et Aharon portera le jugement des fils d' Israël, signifie le Divin Vrai du Ciel et de l'Église : sur son cœur devant Jèhovah à perpétuité, signifie perpétuellement brillant d'après le Bien.

9857. Et lu feras un Pectoral de J ngement, signifie ce qui concerne le Divin Vrai brillant d'après te Divin Bien : on le voit par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien dans les derniers, N° 9823 ; il est appelé Pectoral de Jugement, parce qu'il donnait des réponses, et par elles révélait le Divin Vrai ; le Jugement aussi dans la Parole signifie le Divin Vrai, par conséquent la doctrine et la vie selon la doctrine ; c'est donc de là que ce Pectoral est appelé le Pectoral de Jugement, et aussi le Jugement dans la suite de ce Chapitre,— Aha- » ron portera le Jugement des fils d'Israël sut son cœur devant » Jéhovah à perpétuité, » —Vers. 30 ; — et quand Joschua fut élu pour chef sur le peuple, il est dit « qu'il se tiendrait'devant Éléazar » le prêtre, qui t'interrogerait par te Jugement d'Urim devant » Jèhovah. »>— Nomb. XXVII. 21.— Que le Jugement soit le Divin Vrai et par suite l'intelligence, qu'ainsi ce soit la doctrine et la vie selon la doctrine, on le voit par plusieurs passages dans la Parole, par exemple par les suivants ; dans Esaïe : « La vigne de Jém hovah Sébaolh est la maison d'Israfl ; il attendait Jugnnenl, •> mais voici, suppuration ; justice, mais voici, clameurs. » —V. 7 ;

— attendre jugement, c'est attendre l'intelligence d'après le Divin Vrai, et la vie selon les préceptes. Dans le Même : « Il s'est as- » sis sur le trône dans la Vérité, dans 4e Tabernacle de David, ju- » géant et cherchant le Jugement. » — XVI. 5 ; — là, il s'agit de l'avènement du Seigneur, le trône sur lequel il doit s'asseoir est le Divin Vrai procédant de Lui, et par suite le Royaume spirituel,. voir Not 5313, (5129, 0397, 8625, 9039; juger le jugement, c'est enseigner le Divin Vrai, et chercher le jugement, c'est chercher la réception de ce vrai chez l'homme. Dans le Même : « En ce jour-là » Jéhovah sera pour tiare d'honneur aux restes de son peuple, et « en esprit de Jugement pour celui qui est assis sur te Jugcr- » ment, » — XXVIII. 5, 0 ;— la tiare d'honneur, quand il s'agit de Jéhovah, c'est-à-dire, du Seigneur, est la Divine Intelligence, tw ci-dessus, N° 9827 ; et l'esprit de jugement est la sagesse d'après le Divin Vrai, N° 9S18; celui qui est assis sur le jugement est celui qui instruit sur le Divin Vrai, ou qui l'enseigne. Dans le Même : « Jéhovah a rempli Sion de Jugement et de Justice. » — XXXIII. 5 ; — Sion est l'Église céleste; être rempli de jugement, c'est d'intelligence d'après le Divin Vrai ; être rempli de justice, c'est de sagesse d'après le Divin Rien. Dans le Même : « Qui a di- » rigé l'esprit de Jéhovah, avec qui a-t-il délibéré pour qn'intet- » ligent il le rendît, et C instruisit du chemin du Jugement, et » lui enseignai la science, et que le chemin de l'intelligence il » lui montrât? » — XL. 13, 14, — l'esprit de Jéhovah est le Divin Vrai, N° 9818 ; que l'instruire du chemin du jugement, ce soit le rendre savant, intelligent et sage, cela est évident. Dans Jérémie : « La cigogne dans le ciel connaît ses temps déterminés, mais le » peuple de Jéhovah n'a point connu le Jugement de Jéhovah ; » comment dites- vous : Sages nous (sommes), et la loi de Jéhovah » (est) avec nous?»— VIII. 7, 8; — n'avoir pas connu le jugement de Jéhovah, c'est le Divin Vrai dont procède la Sagesse; c'est pour cela qu'il est dit : Comment dites-vous : Sages nous sommes? Dans le Môme : « Malheur à celui qui bâtit sa maison sans Justice, » et ses appartements sans Jugement / »— XXII. 13 ;— bâtir ses appartements sans jugement, c'est se remplir de non-vrais. Dans Hosée : « Je me fiancerai à toi pour l'éternité dans la Justice et dans » le Jugement; et je me fiancerai à toi dans la vérité. — H. 19,

20 ;— fiancer dans le jugement, c'est conjoindre par le Divin Vrai, ainsi par la foi et par la vie de la foi. Dans Amos : « Que coule » comme l'eau le Jugement, et la Justice comme un torrent fort.» —V. 24.1— Dans le Môme : « Vous changez en fiel le Jugement, » et le fruit de la justice en absinthe. »— VI. 1*2 ;— là aussi le jugement est l'intelligence d'après le Divin Vrai, et par suite la vie. Dans Séphanic : « Jéhovah au matin produira son Jugement à la lumière. » — III. 5 ; — produire le jugement à la lumière, c'est révéler le Divin Vrai. Dans Moïse : « Toutes les voix de Jéhovah d (sont) Jugement. » — Deutér. XXXII. h. — Dans David : « Jé~ » hovah! ta vérité jusqu'aux éthers (est élevée), ta Justice (est ) » comme les montagnes de Dieu, tes Jugements (sont) un abime » grand. » — Ps. XXXVI. 6. 7.— Dans le Môme : «Jéhovah fera » sortir comme la lumière ta Justice, et ton Jugement comme » le midi. » — Ps. XXXVII. 6. — Dans le Môme : « Écoule ma »voix selon ta Miséricorde, Jéhovah ! selon tes Jugements vivi- » fie-moi. » — Ps. CXIX. 1A9 ; — dans ces passages le Jugement et les Jugements, c'est le Divin Vrai. Dans Luc : «Malheur à vous, » Pharisiens, vous passez par-dessus le Jugement et l'Amour » de Dieu ; il fallait faire ces choses-ci.» — XI. A2; — passer pardessus le jugement de Dieu, c'est négliger le Divin Vrai ; et passer par-dessus l'amour de Dieu, c'est négliger le Divin Bien, et la vie d'après l'un et l'antre"; comme la vie est aussi entendue, il est dit : Il fallait faire ces choses-ci. Dans Ésaïe : «Jéhovah Sébaoth sera exalté » dans le Jugement, et Dieu sera sanctifié dans la J ustice. » —V. 16. — Dans le Môme : « Sur le trône de David pour affermir son » Royaume en Jugement et en Justice, dès maintenant et jusqu'à » éternité. » — IX. 0. — Dans le Môme : « Proposez le conseil, » faites le Jugement; place comme une nuit ton ombre au milieu » du midi. » —XVI. 3;— faire le jugement, c'est faire selon le Vrai Divin. Dans Jérémie : « Je susciterai à David un germe juste, qui » fera Jugement et Justice en la terre. » — XXIII. 5. XXXIII. 15. — Dans Ézéchiel : « S'il y a eu un homme juste, qui ait fait » Jugement et Justice; que dans mes statuts il marche, et que mes » préceptes il garde, pour faire la vérité ; juste (il est), lui; en » vivant il vivra. » — XVIII. 5, 9. — Dans Séphanie :« Cherchez » Jéhovah, vous tous, les débonnaires de la terre, qui son Jugcxv. 13.

10/i ARCANES CÉLESTES.

» ment avez fait, a— II. 3; — faire le jugement de Dieu, c'est faire le Divin Vrai ou vivre selon ce vrai. Dans Ésaïc : « J'ai mis » mon esprit sur Lui, il prononcera le Jugement aux nations; » il n'éteindra point et ne brisera |K>int1a/»*9tt*<) ce qu'il ait posé » en la terre le Jugement. » — XLI1. 1, 4 ; — là, il s'agit du Seigneur ; prononcer le jugement aux nations, et poser en la terre le jugement, c'est enseigner le Divin Vrai, et l'instaurer dans l'Église. Dans le Môme : « La Loi d'avec Moi sortira, et mon Jugc- » ment pour lumière des peuples je relèverai. » — Ll. 4 ; — le jugement, c'est le Divin Vrai ; pour lumière des peuples, c'est pour illustration. Dans Jean : « Pour le Jugement dans ce monde » je viens, afin que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui » voient deviennent aveugles. » — IX. 39 ; — pour le jugement vcnir dans le monde, c'est pour révéler le Divin Vrai, qui fait voir ceux qui sont sages par le Seigneur, et aveugle ceux qui sont sages par eux-mêmes, ainsi ceux qui ont la réputation d'être savants. Dans Jérémie : « Jure par le vivant Jéhovah dans la Vérité, dans » le Jugement et la Justice. » — IV. 2. — Dans le Même : h II n'y » a personne qui juge ton Jugement pour la guèrison; «les mé- » dicaments de rétablissement, il n'y en a point pour loi. » — XXX. 13. — Dans David : « La Justice et le Jugement (sont) le soutien » de ton trône; la miséricorde et la vérité f son/ ) devant tes faces. » Ps. LXXXIX. 15;— la justice est le bien qui appartient à la miséricorde, et le jugement est le vrai qui appartient à la foi; de là il est dit aussi la miséricorde et la vérité. Dans Ézéchiel : « Jérusalem a » changé mes Jugements en impiété plus que les nations, et mes » statuts plus que les terres autour d'elle ; c'est pourquoi je ferai » contre toi des Jugements aux yeux des nations, et je disperse- » rai tous tes restes. »— V. 6, 7, 8, 10, 15 ;— changer les jugements, c'est changer les vrais qui sont de l'état civil ; que ces vrais soient signifiés par les jugements quand les statuts sont aussi nommés, on le voit, N° 8972; mais faire des jugements, c'est juger ou pour la mort, ce qui est la damnation, ou pour la vie, ce qui est la salvation : lasalvatton ou la damnation est signifiée aussi par le jugement, lorsqu'il est dit le jour ou l'heure du Jugement, comme dans Malth. XL 22, 24. XII. 36, Al, 42. Luc, X. 14. XL 31, 32. Jean, V. 28, 29. Apoc. XVIII. 10. XIV. 7: la même chose

aussi est signifiée par le Jugement, lorsqu'il s'agit de l'office de Juge, comme dans Matth. V. 21, 22. VII. 1,2. XXIII. 14, 33. Jean, V. 24, 26, 27. VII. 24. VIII. 15, 10. XII. 31, 47, 48. Luc, VI. 37. XII. 13,14,56,57. XIX, 21, 22. XX. 47. XXII. 30. Marc, XII. 40. Ésaïe, XLI. 1. III. 14. Jérém. XXV. 31. XLVI1I. 21. Joël, IV. 12. Ps. VII. 8, 9. Ps. IX. 5, 8, 9. Lévit. XIX. 15. Deutér. I. 16, 17. XXV. 1. Apoc. XVII. 1. XVIII. 10. XX. 12, 13.

9858. Ouvrage d'imaginateur , signifie d'après l'intellectuel : on le voit par la signification de Yimaginateur, en ce que c'est l'intellectuel, NM 9598, 9688. S'il est dit d'après l'intellectuel, c'est parce que le Royaume spirituel du Seigneur, qui est représenté par les Habits d'Aharon, ast l'intellectuel du ciel, comme le Royaame céleste en est le volontaire; que l'Intellectuel et le Volonlaire chez l'homme correspondent à ces cieux, on le voit, N° 9835.

9859. Comme l'ouvrage d'Éphodtu le feras, signifie la continuité" pour l'externe du Royaume spirituel : on le voit par la représentation de l'Kphod, en ce que c'est le Divin Vrai dans le Royaume spirituel en la forme externe, dans laquelle se terminent les intérieurs, N° 9824 ; par conséquent l'externe de ce Royaume ; sa continuité est signifiée par « comme l'ouvrage d'Éphod, •> de même qu'au N° 9838.

9860. D'or, d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double teint, et de fin lin tissu tu le feras, signifie le bien de la charité et de ta foi; comme ci-dessus, N** 9687, 9832, 9833.

9861 . Carré il sera, double, signifie le juste et le parfait : on le voit par la signification du carré, en ce que c'est le juste, N°9717; que ce soit aussi le parfait, c'est parce qu'il était double, et que le double enveloppe tout ce qui appartient au bien et tout ce qui appartient au vrai ; ce qui est du côté droit enveloppe le bien dont procède le vrai, et ce qui est du côté gauche enveloppe le vrai d'après le bien, N" 9604 f., 9736, 9495, par conséquent aussi la parfaite conjonction de l'un cl de l'autre; c'est aussi de là que deux signifie la conjonction, N° 8423 ; et aussi toutes choses en général et en particulier, N° 9166 : et pareillement le plein, N° 9103.

9862. D'une jmlme sa longueur, et d'une palme sa largeur,

signifie t gaiement quant au bien et quant au vrai : on le voit l>ar la signification de la longueur, en cequ'ellecstlebien, N°' 1613, 9487 ; et par la signification de la largeur, en ce qu'elle est le vrai, N0' 1013, 3433, 3434, 448*2, 9487; ««'-gaiement quant à l'un et a l'autre » est signifié en ce que la longueur et la largeur étaient égales.

9863. Et tu le rempliras de remplage de pierre, signifie les vrais eux-mêmes dans leur ordre d'après un seul bien : on le voit par la signification du Pectoral, qui ici est le, en ce qu'il est le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien du Seigneur, N° 9823; par la signification du remplage de pierre, en ce que ce sont les vrais dans leur ordre, car le Pectoral était rempli de pierres selon les noms des fils d'Israël, et les pierres dans le commun sens signifient les vrais dans le dernier de l'ordre, Nn* 114, 643, 1*298, 3720, 6420, 8609; et les pierres précieuses, telles que celles qui étaient dans le Pectoral, signifient les vrais qui brillent d'après le bien, N° 9470. Il est dit d'après un seul bien, parce qu'il y a un seul bien dont procèdent tous les mis, ce bien est le bien de l'amour dans le Seigneur, ainsi le Seigneur Lui-Môme; et par suite le bien de l'amour procédant du Seigneur, qui est le bien de l'amour envers le Seigneur; car le bien qui influe du Seigneur chez l'homme, l'esprit ou l'ange semble leur appartenir, de là l'amour envers le Seigneur est l'amour procédant du Seigneur : ce bien est le seul dont procèdent tous les vrais, et dont procède l'ordre entre eux, car les vrais sont les formes du bien. Que les pierres précieuses, qui étaient dans le Pectoral, aient signifié les Divins Vrais d'après le Divin Bien, on le voit par les passages de la Parole, où les Pierres précieuses sont nommées, comme dans Jean : « Les fondements de » la muraille de la ville de la Nouvelle Jérusalem de toute Pierre » précieuse étaient ornés; le premier fondement Jaspe; le second, » Saphir; le troisième, Chalcédoinc ; le quatrième, Emeraude ; » le cinquième, Sardonix ; le sixième, Sardoine; le septième, » Chrysolithe ; le huitième, Bérii; le neuvième, Topaze; le » dixième, Chrysoprase ; le onzième, Hyacinthe ; le douzième, » Amlthyste. » — Apoc. XXL 19, 20 ; — que ces Pierres précieuses signifient les vrais de l'Église, qui sont les Vrais Divins, on le voit par la signification de la ville de la Nouvelle Jérusalem, de

sa muraille, et des fondements de la muraille ; la Nouvelle Jérusalem signifie la nouvelle Église qui doit succéder à notre Église actuelle; en effet, le Livre de l'Apocalypse traite de l'état de l'Église actuelle jusqu'à sa lin, et alors de la nouvelle Église qui est la sainte Jérusalem descendant du ciel ; ses murailles sont les vrais de la foi qui la défendent, et les fondements sont les vrais d'après le bien ; ces vrais eux-mêmes dans leur ordre sont désignés par les pierres précieuses nommées dans ce passage : chacun peut voir qu'une Jérusalem ne doit point descendre du ciel, et que les autres choses qui sont dites de cette ville ne doivent point exister, mais que dans chacune des parties de sa description sont signi liées des choses qui appartiennent à l'Église: que les vrais de la foi soient entendus par les fondements de sa muraille, on le voit en ce que ce sont ces vrais qui défendant l'Église contre toute insulte, comme les murailles défendent une ville ; il a déjà été montré que Jérusalem est l'Église, N" 2117, 9166 ; que les murailles sont les vrais de la foi qui défendent l'Église, N° 6A19; et que les fondements sont les vrais d'après le bien, N° 96A3. Dans Ézéchiel : « Fils de l'homme, » pousse une lamentation sur Je Roi de Tyr, et dis-lui : Ainsi a dit » le Seigneur Jéhovih : Plein de sagesse et parfait en beauté ; en » Édeu, le jardin de Dieu, tu as été; toute pierre précieuse (élait) » ta couverture, Rubis, Topaze et Diamant, T karschisch, » Schoham et Jaspe, Saphir, Chrysoprase et Escar boucle, et » Or : dans la montagne de sainteté de Dieu tu avais été, au mi- » lieu des pierres de feu tu avais marché. «—XXVIII. 12, 13, là ;— ici, les Pierres précieuses signifient aussi les vrais d'après le bien; car Tyr, dans le sens interne représentatif, est celui qui est dans l'intelligence et dans la sagesse d'après les connaissances du bien et du vrai, N° 1201 ; de là il est dit de son Roi qu'il a été plein de sagesse et parfait en beauté; la sagesse se dit du bien, et la beaulé se dit du vrai, car toute sagesse dans les cieux provient du bien, et toute beauté y provient des vrais d'après le bien ; le jardin d'Éden signifie riutelligence provenant du bien, N° 100, le jardin est l'intelligence elle-même, N°* 100, 108, 2702; de là il est évident que les pierres nommées dans ce passage signilient les vrais d'après le bien : quant aux vrais d'après le bien qui sont signifiés spécialement par chacune des pierres du Pectoral, on verra

dans ce qui suit quels ils sont; que ce soient tous les vrais et tous les biens dans le complexe, on le voit, en ce qu'il y avait douze pierres, et que sur ces pierres avaient été gravés les noms des fils d'Israël ou des Tribus; car les douze Tribus signifient les vrais et les biens du Ciel et de l'Église dans tout le complexe, N0< 3858, 3920, 3939, 40(50, 63 35, 6337, 6397 ; et par suite elles ont signifié le ciel avec toutes les sociétés qui y sont, Not 7836, 7891, 7996, 7997 ; elles ont signifié aussi des choses différentes suivant l'ordre dans lequel elles sont nommées dans la Parole, N°* 3862, 3926, 3939, 4603, 6337, 6640; et douze signifie tout, N°* 3272, 3858, 7973.

9864. Quatre rangs de pierre, par rang, signifie fa conjonction de tous les vrais, à savoir, les vrais d'après le bien : on le voit par la signification de quatre, en ce que c'est la conjonction, N°* 1686, 9601, 9674 ; et par la signification des rangs de pierre, en ce qu'ils. sont les vrais d'après le bien dans leur ordre. S'il y avait quatre rangs et dans chaque rang trois pierres, c'était afin que fût représentée la conjonction de tous les vrais d'après un seul bien, et ainsi la perfection, car quatre signifie la conjonction, ainsi qu'il vient d'être dit, et trois la perfection, N° 9825; en effet, puisqu'il y a un seul bien dont tous procèdent, N" 9863, et qu'ainsi tous regardent, ce bien est alors la conjonction de tous : qu'il en soit ainsi, c'est ce qui peut être illustré d'après ce qui existe dans les cieux : Ceux qui sont dans les cieux tournent tous leur face vers le Seigneur; et, ce qui est étonnant, cela arrive quelle que soit la plage vers laquelle ils se tournent; de là vient que tous ceux qui sont dans les cieux ont été conjoints comme un : au contraire, ceux qui sont hors du ciel tournent leur face vers le côté opposé au Seigneur, et d'autant plus vers ce côté, qu'ils sont plus éloignés du ciel; de là chez eux il y a disjonction, parce que leur amour est non pas à l'égard de Dieu et du prochain, mais à l'égard d'euxmêmes et du monde. Toutefois, cet arcane n'est point croyable pour ceux qui pensent selon les illusions des sens; en effet, ceuxlà ne peuvent pas saisir comment dans le ciel, de quelque manière qu'on se tourne, il peut y avoir une direction constante de toutes les faces vers le Seigneur, qui là est le Soleil ; voir sur re sujet ce qui a déjà été rapporté, Nn 9828.

9865. Rubis, Topaze, Escarboucle, signifie le céleste amour du bien : on le voit par la signification do ces pierres, en ce qu'elles sont le bien du céleste amour; l'amour céleste est l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur. Si ces pierres signifient cet amour, c'est à cause de leur couleur rouge et enflammée, et parce que le rouge signifie l'amour, N° 3300 ; et que l'enflammé a la même signification, N" 3222, 6832, 7620, 7622, 9570; ici elles signifient l'amour céleste, parce qu'elles sont au premier rang, et que les choses qui sont au premier rang correspondent à celles qui sont dans le ciel intime, où règne l'amour céleste, c'est-à-dire, l'amour envers le Seigneur : comme les douze Pierres dans le Pectoral représentaient tous les vrais d'après le bien, elles représentaient aussi par suite tout le ciel, car le Ciel est Ciel d'après le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur; les Anges, qui constituent le ciel, sont les récipients de ce Vrai; c'est de là que les trois pierres, qui étaient dans le premier rang, représentent le ciel intime, par conséquent l'amour qui est dans ce ciel, amour qui est appelé amour céleste du bien, et amour céleste du vrai, les pierres qui sont dans le premier rang l'amour céleste du bien, celles qui sont dans le second l'amour céleste du vrai : si ces pierres représentent cet amour, cela vient de la couleur, ainsi qu'il a été dit; car les pierres précieuses représentent selon leur couleur : il apparaît, en effet, dans les cieux des couleurs d'une beauté ineffable, car elles sont des modifications de la lumière céleste, et la lumière céleste est le Divin Vrai procédant du Seigneur; il est donc évident que les couleurs s'y présentent selon les variations du bien et du vrai ; ainsi elles sont les modifications de la lumière procédant du Seigneur par les Anges : la Lumière qui procède du Seigneur apparaît dans le ciel intime comme une flamme, c'est pourquoi les couleurs qui en proviennent sont rouges et flamboyantes; mais cette même lumière apparaît dans le ciel moyen comme une lumière blanche, c'est pourquoi les couleurs qui en proviennent sont blanches; et, en tant qu'il y a du bien en elles, elles sont brillantes : c'est de là qu'il y a deux couleurs fondamentales, auxquelles toutes les autres se rapportent, savoir, la couleur rouge, et la couleur blanche, et que la couleur rouge est représentative du bien, et la couleur blanche représentative du vrai, iw Nn 0â67. Maintenant, d'après

ce qui vient d'être dit, on peut voir pourquoi des pierres de UuH de couleurs ont été posées selon les rangs dans le Pectoral, à savoir, que c'était afin qu'elles représentassent tous les biens et tous les vrais qui sont dans les cieux dans leur ordre, par conséquent le ciel entier : si les pierres du premier rang, qui sont le Rubis, la Topaze et l'Esearboucle, représentaient l'amour céleste du bien, c'est parce que ces pierres tiennent du rouge; et même, dans la Langue originale, le Rubis qui est à la première place est dérivé d'un mot qui Signifie la rougeur; et l'Esearboucle, qui est à la troisième place,' est dérivé d'un mot qui dans cette Langue signifie un éclat tel que celui qui jaillit du feu; quant à la Topaze, qui est placée au milieu, on ignore de quel mot elle dérive, il est vraisemblable que c'était une pierre d'une couleur rouge enflammée; c'est de là que dans Job il est dit de la Topaze la ménie ebose que de l'or : « Avec la sagesse » ne rivalisera point la Topaze d'Étbiopie, au prix de l'or pur la » sagesse ne sera point estimée. » — XXV111. 19; — l'or aussi est le bien de l'amour, N" 113, 1551, 1552, 5658, 6914, 6917, 8932, 9490, 9510.

9866. Un rang, signifie te trine là comme un : on le voit par la signification du rang, en ce que c'est un trine, car trois pierres le constituaient, et trois signifie le complet depuis le commencement jusqu'à la fin, N# 2788, 4495, 7715, 9198, 9488; il est dit cotmne un, parce que l'unité existe d'après trois choses en ordre successif, car le simultané provenant de ces trois choses en ordre collatéral correspond aux successifs par lesquels chaque chose a existé et par lesquels elle subsiste, voir N* 9825 ; c'est de là que les trois cieux sont un dans les derniers, et qu'il en est de même de chaque ciel ; cela tire son origine du Divin Même, dans lequel est un Trine, savoir, le Divin Même, le Divin Humain, et le Divin procédant, et ces Divins sont un ; ce Trine Divin Lui-Même et cet Un Divin, c'est le Seigneur. D'après cela, on peut voir pourquoi dans chaque rang il y avait trois pierres, et pourquoi chaque rang signifie le trine comme un. S'il y avait quatre rangs, c'est parce que dans les cieux il y a deux Royaumes, le Royaume céleste et le ■Royaume spirituel, et que dans chaque Royaume il y a un Interne et un Externe ; l'Interne et l'Externe du Royaume céleste étaient représentés |var les deux rangs à droite du Pectoral, cl l'Interne et

l'Externe du Royaume spirituel par les deux rangs à gauche, car le Pectoral était un carré doublé.

9867. Et le second rang, signifie ce trine aussi comme un : on le voit par ce qui vient d'être dit. En général, tout ce qui est un existe par l'harmonie et le concours de plusieurs, voir N° 457.

0868. Chrysoprase, Saphir et Diamant, signifie le céleste amour du vrai, dont procède les choses qui suivent : on le voit par la signification de ces pierres, en ce qu'elles sont le céleste amour du vrai, ainsi qu'il va être montré : il est dit « dont procèdent les choses qui suivent » parce que tous les biens et tous les vrais qui suivent procèdent en ordre de ceux, qui précèdent, car il ne |>eut rien exister qui ne soit lié avec des antérieurs; le premier dans l'ordre est l'amour céleste du bien, le second est l'amour céleste du vrai, le troisième est l'amour spirituel du bien, et le quatrième est l'amour spirituel du vrai ; c'est cet ordre qui a été représenté dans les rangs des Pierres sur le Pectoral de jugement, et c'est l'ordre même des biens et des vrais dans les cieux ; dans le ciel intime il y a l'amour céleste du bien, et l'amour céleste du vrai» l'amour céleste du bien en est l'interne, et l'amour céleste du vrai en est l'externe; daus le second ciel il y a l'amour spirituel du bien, qui en est l'interne, et l'amour spirituel du vrai qui en est l'externe ; l'un influe aussi dans l'autre dans le même ordre, et ils constituent comme une unité ; on voit donc clairement ce qui est entendu par « dont procèdent les choses qui suivent. »> Quant à ce qui concerne les Pierres de ce rang, elles tirent, comme les précédentes et aussi comme les autres, lenr signiûcation de leurs couleurs ; que les Pierres précieuses signifient selon les couleurs, on vient de le voir, N° 9865 ; et que les couleurs dans les cieux y soient les modifications de la lumière et de l'ombre, et par conséquent des variétés de l'intelligence et de la sagesse chez les Anges, ou le voit, NM 3993, 4530, 4677, 4742, 4922, 0466; car la Lumière du ciel est le Divin Vrai procédant do Seigneur, Vrai d'où proviennent toute intelligence et toute sagesse. Les Pierres du premier rang ont tiré du rouge leur signification concernant l'amour céleste du bien; mais les Pierres de ce rang-ci tirent la leur de l'azur qui provient du rouge; car il y a un azur provenant du rouge, et un azur provenant du blanc; l'azur provenant du rouge brille en dedans d'après l'enflammé, c'est

cel azur qui signifie l'amour céleste du vrai ; mais l'azur provenant du blanc, tel qu'il est dans les pierres du rang suivant, et qui signifie l'amour spirituel du bien, brille en dedans non d'après l'enflammé, mais d'après le luisant. On ne peut pas voir, par la dérivation de son nom dans la Langue originale, si la Chrysoprase, qui est la première pierre de ce rang, était de couleur d'azur, mais il est évident qu'elle signifie le céleste amour du vrai dans Ézéchiel : «La Syrie fut ta commerçante pour la multitude de tes ouvrages, » avec la Chrysoprase, la Pourpre et la Broderie.» — XXVI 1. 1(5 ; —là, il s'agit de Tyr, qui signifie la sagesse et l'intelligence d'après les connaissances du bien et du vrai, N° 1201 ; la Chrysoprase est jointe à la pourpre, et comme la pourpre signifie l'amour céleste du bien, N° 9467, il s'ensuit que la Chrysoprase signifie l'amour céleste du vrai, car dans la Parole prophétique lorsqu'il est parlé du bien il est aussi parlé du vrai du même genre, à cause du mariage céleste qui est dans chaque chose, N" 9263, 931 A ; la Syrie, qui est la commerçante, signifie aussi les connaissances du bien, N0' 1232, 1234, 3249, 4112; les connaissances du bien sont les vrais de l'amour céleste. Que le Saphir, qui est la seconde Pierre de ce rang, soit de couleur d'azur, tel qu'est le bleu céleste, cela est connu, aussi est-il dit dans le Livre de l'Exode : « Soixante-dix des Anciens » virent le Dieu d'Israël, et sous ses pieds comme un ouvrage de » Saphir, et comme la substance du ciel quant à la pureté. » — XXIV. 10 ; — que cette pierre signifie la transparence produite par les vrais intérieurs, qui sont les vrais de l'amour céleste, on le voit, N° 9407. Quant au Diamant, qui est la troisième Pierre de ce rang, c'est le vrai de l'amour céleste, et cela, à cause de sa transparence qui approche de l'azur intérieur ; car ainsi par cette pierre, parce qu'elle est la dernière du rang, les couleurs des pierres de ce rang et du rang précédent sont transparentes, et sont communiquées à celles des pierres du rang suivant; il en est de môme que du bien et des vrais dans le ciel intime avec le bien et les vrais dans les cieux suivants ; car le bien et les vrais de ces deux tirent du bien et des vrais du ciel intime leur vie de la charité et de la foi par communication, comme par transparence.

9869. El le troisième rang, signifie le trinc aussi ici comme un : de même que ci-dessus, N° 9866.

9870. Lazuli, Agate et Améthyste, signifie le spirituel amour du bien : on le voit pareillement par leur couleur, car la couleur azur provenant du blanc signifie le bien spirituel, ou ce qui est la même chose l'amour spirituel du bien, N° 9808 ; l'amour spirituel du bien est la charité à l'égard du prochain, et l'amour spirituel du vrai est la foi d'après la charité; c'est de ce bien et de ce vrai qu'est composé le second ciel ; l'interne de ce ciel est le bien de la charité, et l'externe est le bien de la foi. Que le Lazuli soit de couleur azur, cela est connu ; il en est de même de l'Améthyste ; quant a l'Agate, cela n'est pas si notoire, car dans la Langue originale on ne sait pas de quelle espèce est celte pierre, si c'est une Agate, ou une turquoise, ou une autre pierre.

987 J . Et le quatrième ran g, signifie le dernier trine comme un : on le voit d'après ce qui a été rapporté ci-dessus, N° 9860.

9872. Tharschisch, et Schoham, et Jaspe, signifie le spirituel amour du vrai, dans lequel se terminent les supérieurs : on le voit par la signification de ces pierres, qu'elles tirent de leurs couleurs; car la couleur de toutes les pierres de ce rang approche de 1% blancheur qui provient de l'azur ; que la Tharschiscli signifie le spirituel amour du vrai, on le voit par les passages de la Parole où elle est nommée, comme dans Ézéchiel : « Voici, quatre roues près des Chérubins ; l'aspect des roues était à l'instar d'une Pierre de Tharsehisclt. » — I. 16. X. 9; — les roues des chérubins signifient la même chose que les bras et les pieds chez l'homme, à savoir, la puissance d'agir et d'avancer progressivement, puissance qui appartient au vrai d'après le bien, N° 8215 ; c'est de là que leur aspect était à l'instar d'une pierre de Tharschisch ; car la Tharschisch est le vrai d'après le bien spirituel, vrai qui a la puissance. Dans Daniel : « Je levai les yeux et je vis, voici, un homme vêtu de lin, » ses reins ceints d'or d'uphaz, et son corps comme une Thars- » chisch, sa face comme l'aspect d'un éclair, et ses yeux comme » des flambeaux de feu. » — X. 5, 6,— l'homme vêtu de lin était un ange du ciel; le vêtement de lin signifie le Vrai qui revêt le bien, N° 7601 ; les reins signifient l'amour conjugal, qui est l'amour du bien et du vrai, N»' 3021, A280, 5050 à 5062 ; c'est de là que les reins sont dits ceints d'or d'uphaz, car l'or est le bien de l'amour, N*' 113, 1551, 1552, 5658, 9A90. 9510; mais le corps

d'après la correspondance signifie le bien de l'amour céleste, et aussi le bien de l'amour spirituel, N° 6135; et son externe signifie le vrai provenant de ce bien ; c'est pour cela que son corps apparut comme une Tharschisch, ainsi la ïbarschisch est le vrai de l'amour spirituel. Que le Scholuim, qui est la seconde pierre dans ce rang, signifie les vrais de la foi d'après l'amour, on le voit expliqué, N°" 9/j 7(5, 9841. Que le Jaspe, qui est la troisième pierre de ce rang et la dernière, signifie le vrai de la foi, on le voit dans Jean : « La lumière de la cité, de la sainte Jérusalem, était semblable » à une pierre très-précieuse, telle qu'une pierre île Jaspe, res- » plcndissant comme le cristal. »— Apoc. XXI. 11 ;— la sainte Jérusalem signifie l'Église qui doit succéder à la nôtre ; sa lumière est le vrai de la foi, et par suite l'intelligence, N" 9548, 9551, 9555, 9558, 9561 „ 9684 ; c'est pour cela qu'elle est assimilée à une pierre de Jaspe qui resplendit comme le cristal ; le cristal aussi est le vrai de la foi d'après le bien. Dans le Même : « La structure de » la muraille de la sainte Jérusalem était de Jaspe, et la ville un y or pur semblable à un verre pur. » — Apoc. XXI. 18; — la muraille de celte ville est dite de Jaspe, parce que la muraille signifie le vrai de la foi défendant l'Église, N° 6419 ; et comme la muraille a cette signification, voilà pourquoi il est dit que la première pierre des fondements de cette muraille était du Jaspe,Xer$. 19; en effet, le fondement est le Vrai de la foi d'après le bien, N° 9643.

9873. Maintenant, d'après ce qui vient d'être dit, on peut voir ce qui a été signifié par les douze pierres précieuses dans le Pectoral de Jugement, à savoir, que ce sont tous les biens et tous les vrais du ciel dans leur ordre; le ciel est distingué en deux Royaumes, le Céleste et le Spirituel, le Bien du Royaume céleste a été représenté par les deux premiers rangs qui étaient au côté droit du Pectoral ; et le Bien du Royaume spirituel par les deux rangs suivants qui étaient au côté gauche; le Bien interne du Royaume céleste est le bien de l'amour envers le Seigneur, c'est ce bien qui est entendu par l'amour céleste du bien; et le Bien externe du Royaume céleste csUe bien de l'amour mutuel, c'est ce bien qui est entendu par l'amour céleste du vrai : le Bien interne du Royaume spirituel est le bien de la charité à l'égard du prochain, c'est ce bien qui est entendu par l'amour spirituel du bien : et le Bien externe du

EXÔDE. CHAI». VINGT-HUTIÈME. 205

Royaume spirituel est le bien de la foi, c'est ce bien qui est entendu par l'amour spirituel du vrai ; que les biens et les vrais dans cet ordre constituent les cieux, on le voit, N°* 9468, 0473, 9680, 9683, 9780 : d'après cela, on voit clairement ce qui a été représenté par les douze pierres qui étaient appelées ITrim et le Thumim; plus loin, au N° 9905, il sera dit comment les Divins Vrais, qui étaient les Réponses, ont été manifestés par ces pierres : que le bien de l'amour y ait été au premier rang, et le vrai de la foi au dernier, on le voit par la première pierre qui était un Rubis, et par la dernière qui était un Jaspe^ ainsi par la couleur de la première pierre qui était rouge, et par celle de la dernière qui était blanche, l'une et l'autre brillante, car le rouge signifie le bien de l'amour, Not 3300, 9467, et le blanc signifie le vrai de la foi, NM 3301, 3993, 4007, 5319 : les tissus dans l'Éphod signifiaient aussi la même chose que les Pierres dans le Pectoral ; l'Éphod était tissu d'hyacinthe, de pourpre, d'écarlatc double-teint et de fin lin, comme on le voit par le Vers. 6 de ce Chapitre; et l'hyacinthe signifiait le vrai de l'amour céleste, la pourpre le bien de l'amour céleste, l'écarlate double-teint le bien de l'amour spirituel, et le fin lin le vrai de l'amour spirituel, N° 9833; et cela, parce que l'Éphod signifiait le ciel dans les derniers, comme le signifiait le Pectoral, N° 9824 ; mais les biens et les vrais y sont recensés dans un autre ordre, parce que l'Éphod signifiait le ciel spirituel, tandis que le Pectoral signifiait tout le ciel depuis le premier jusqu'au dernier : et romme l'Habitacle avec la Tente représentait aussi le ciel, N°* 9457, 9481, 9485, 9615; c'est pour cela que le tissu de ses rideaux et de ses voiles était pareillement ^'hyacinthe, de pourpre, d'écarlatc double-teint et de fin lin, voir les Chap. précédents, XXVI. 1, 31 , 36. XXVII. 16, et N" 9466, 9467, 9468, 9460. En outre, il fajit qu'on sache que le Saphir dans le commun sens signifie l'Externe du Royaume céleste, et le Schoham l'Externe du Royaume spirituel ; et comme ces deux pierres avaient ces significations, c'est pour cela qu'elles étaient au milieu des derniers rangs des deux cotés du Pectoral, savoir, le Saphir la pierre du milieu dans le second rang, et le Schoham la pierre du milieu dans le quatrième ; les pierres du second rang signifiaient le bien externe du Royaume céleste, bien qui a été appelé l'amour céleste 'du vrai, et

les pierres du quatrième rang signifiaient le bien externe du Royaume spirituel, bien qui a été appelé l'amour spirituel du vrai, voir ce qui en a été dit ci-dessus dans cet Article. Que le Saphir signifie l'Externe du Royaume céleste, cela est évident par les passages de la Parole où il est nommé, comme dans le Livre de l'Exode : « Soixante-dix des Anciens virent le Dieu d'Israël, et sous ses » pieds comme un ouvrage de Saphir, et comme la substance » du ciel quant à la pureté. »— XXIV. 10 ; — ainsi c'est une description de l'Externe du Royaume spirituel, car il est dit sous ses pieds, ce qui est l'Externe ; et où est le Dieu d'Israël, c'est-à-dire, le Seigneur, là est le ciel. Dans Ésaïe : « Affligée et par les tem- » pétes agitée, et de consolation privée; voici, je dispose avec l'an- » timoine tes Pierres, et tes fondements je poserai sur (es sa- » phirs. » — LIV. II ; — dans ce Chapitre, il s'agit du Royaume céleste; les fondements, qui seront posés sur les saphirs, sont les externes de ce Royaume, car les fondements sont placés en dessous. Dans Jérémie : « Ses Naziréens étaient éclatants plus que la » neige, ils étaient blancs plus que le lait, leurs os étaient rouges » plus que les pierres précieuses, du saphir ils avaient le poli. »

— Lamcnt. IV. 7 : — les Naziréens représentaient l'homme céleste, c'est pour cela qu'il est dit que du Saphir ils avaient le poli, le poli est l'externe. Dans Ézéchiel : « Au-dessus de l'étendue, qui » était sur la tête des Chérubins, il y avait comme un aspect de » Pierre de Saphir, une ressemblance de trône, et sur cette res- « semblance de trône comme l'aspect d'un Homme assis dessus. »

— I. 26. X. 1 ; — là aussi l'Externe du Royaume céleste est décrit par le Saphir, car c* qui est au-dessus de l'étendue, ou ce qui est tout autour, est en dehors, l'intime est celui qui était assis sur le trône. De même que la Pierre de Saphir signifie l'Externe du Royaume céleste, de môme la Pierre de Schoham signifie l'Externe du Royaume spirituel ; c'est pour cela aussi que c'était cette Pierre, qui avait été posée sur les deux Épaulières de l'Éphod avec les noms gravés des fils d'Israël, Vers. 9 à 14 de ce Chapitre, car l'Éphod représentait l'Externe du Royaume spirituel, N° 9824. Comme le Schoham et le Saphir dans le commun sens signifiaient les Externes des deux cieux, c'est pour cela aussi qu'ils étaient placés au milieu des trois pierres du second et du quatrième rang,

comme il vient d'être dit, car le milieu enveloppe tout l'intime; il en est de même du Manteau qui dans le commun sens a représenté le Royaume spirituel, parce qu'il était le vêtement du milieu, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 9825. Comme ces deux Pierres enveloppent tout ce que les autres pierres signifiaient dans ces rangs, c'est pour cela qu'il est dit dans Job : « La sagesse ne » se met pas en comparaison avec l'Or d'Ophir, ni' avec te pré- » cieux Schoham, ni avec le Saphir. » — XXVIII. 16.

987 4. Enchâssés d'or ils seront dans leurs rcmplages, signifie que tous les vrais et xluicun d'eux dans le commun et dans le particulier procéderont du bien qui appartient à l'amour d'après le Seigneur envers le Seigneur : on le voit par la signification de l'or, en ce qu'il est le bien de l'amour, N°* 113, 4 551, 1552, 5658, 6914, 6917, 8932, 9490, 9510; et par la signification é'étre enchâssés dans leurs remplagcs, en ce que c'est procéder de ce bien ; en effet, toutes les pierres en général et chaque pierre en particulier étaient entourées d'or et ainsi enchâssées dans l'or, et puisque l'or signifie le bien de l'amour, l'enchâssure signifie ce qui provient de ce bien, ou ce qui en procède ; il en est de même que des enchassures d'or dont étaient entourées les deux pierres de Schoham posées sur les épaulières de l'Éphod, Vers. 11 de ce Chapitre. Voici ce qui a lieu à cet égard : Le Pectoral avec les douze Pierres représentait tout bien et tout vrai . dans les deux , ainsi le ciel entier, comme il a été montré ci-dessus ; et non-seulement les cieux, mais aussi toutes les sociétés qui sont dans les cieux, et même chaque Ange qui est dans une société, tout est entouré de la Divine Sphère, qui est le Divin Bien et le Divin Vrai procédant du Seigneur, voir N°» 9490, 9491, 9492, 9498, 9499, 9534 : de même que le bien et le vrai de cette sphère sont reçus par les anges, de même aussi toutes choses en général et en particulier chez eux procèdent de là, car chaque ange est un ciel dans une très-*petite forme : c'est ce bien lui-même procédant du Seigneur, qui est représenté par l'or entourant les pierres et les enchâssant. Que le bien soit le bien de l'amour d'après le Seigneur envers le Seigneur, c'est ce qu'on peut voir en ce que tout bien appartient à l'amour, car ce que l'homme aime il l'appelle bien, et même il sent que c'est un bien : de là il est évident que le bien céleste est le

bien do l'amour envers le Seigneur, car par cet amour l'Ange et l'homme sont conjoints au Seigneur, et ainsi ils sont attirés à Lui, et ils jouissent de tout bien du ciel : que ce bien soit d'après Te Seigneur, c'est ce que connaît l'Église, car sa doctrine enseigne que tout bien vient du Divin, et qu'aucun bien ne vient de l'homme, d'où il est évident que le bien de l'amour envers le Seigneur doit venir du Seigneur, et que le bien qui vient d'autre part n'est pas un bien.

9875. Et les pierres seront d'après les noms des fils d'Israël, signifie distinctement les biens et les vrais quant à toute qualité : on le voit par la signification des pierres, en ce qu'elles sont distinctement les biens et les vrais, car chaque pierre signifie d'une manière distincte quelque bien et quelque vrai, comme il a été expliqué, N°* 9805 à 9872 ; et par la signification des noms des fils d'Israël, en ce qu'ils sont ces mêjnes biens et ces mêmes vrais quant à toute qualité, N°' 9842, 9843.

9870. Douze d'après leurs noms* signifie tout en général et en particulier dans le complexe : on le voit par la signification de douze, en ce que c'est tous, Not 3272, 3858, 3913, 7973; et par la signification des noms des fils d'Israél, en ce qu'ils sont les biens et les vrais dans le complexe, quant à toute qualité, N° 9875.

9877. A gravures de sceau, signifie selon la forme céleste : on le voit par la signification des gravures de sceau, en ce qu'elles sont la forme céleste, N° 9840. Quant à ce qui concerne la forme céleste, c'est la forme selon laquelle toutes les sociétés ont été disposées en ordre dans les cieux, ainsi selon laquelle sont tous les vrais provenant du bien ; car les Anges dans les cieux sont les réceptions des vrais provenant du bien; le Divin Bien procédant du Seigneur crée cette forme ; c'est selon cette forme que découlent toules les affections qui appartiennent à l'amour, et par suite toutes les pensées qui appartiennent à la foi, car c'est selon cette forme qu'elles se répandent dans les sociétés angéliques, et en font la communion : de là vient que ceux qui sont dans le bien de l'amour envers le Seigneur, et par suite dans les vrais de la foi, sont dans l'état le plus libre de vouloir et de penser ; mais ceux qui ne sont pas dans ce bien, ni par conséquent dans les vrais qui

en proviennent, sont dans l'état esclave, car ils veulent et pensent d'après eux-mêmes, et non d'après le Seigneur, de qui procède cette forme. Toutefois, il n'est pas possible de comprendre en particulier quelle est cette forme ; et cela, parce qu'elle est au-dessus de toute intelligence.

9878. A chacun a" après son nom, signifie à chacun dans le particulier : — Elles seront pour les douze tribus, signifie à tous dans le commun : on le voit par la signification des noms des fils d'Israël, en ce qu'ils sont les biens et les vrais quanta toute qualité, N0' 0842, 9843 ; et comme chaque pierre avait un nom pris des tribus, c'est pour cela qu'il est signifié à chacun dans le particulier; et par la signification des douze tribus, en ce qu'elles sont tous les biens et tous les vrais dans le complexe ; douze signifie tous, N0* 3272, 3858, 3913, 7973 ; et les Tribus signifient les biens de l'amour et les vrais de la foi dans tout le complexe, N"3858, 3926, 3939, 4060, 0335, 6397, 7836, 7891, 7996, 7997; ainsi à tous dans le commun.

9879. Et tu feras sur le Pectoral des chaînettes en bordure, signifie la conjonction de tout le ciel dans les extrônes : on le voit par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, N° 9823, par conséquent aussi le ciel, ainsi qu'il va être montré ; par la signification des chaînettes, en ce qu'elles sont la cohérence, N° 9852, par conséquent aussi la conjonction ; et par la signification de la bordure, en ce que c'est l'extrême, comme aussi ci-dessus, N° 9853. Que le Pectoral aussi soit le ciel, c'est parce que tous les biens et tous les vrais dans le complexe y ont été représentés par les douze pierres et par les noms des douze Tribus , et que les biens et les vrais dans le complexe constituent le ciel, à un tel point que, soit qu'on dise le ciel ou ces biens et ces vrais, c'est la même chose ; car les Anges, qui constituent le ciel, sont les réceptions du bien et du vrai proaidant du Seigneur, et puisqu'ils en sont les réceptions, ils en sont aussi les formes, qui sont les formes de l'amour et de la cliarité; les vrais de la foi font la beauté, mais la beauté selon les vrais provenant du bien, c'est-à-dire, selon les vrais par lesquels brille le bien ; les formes de l'amour et de la charité, telles que sont celles des anges dans les cieux, sont des formes humaines; et cela, parce

xv. 14.

que les biens et les vrais qui procèdent du Seigneur, et dont les réceptions sont les anges, sont des effigies et des images du Seigneur.

9880. Ouvrage de cordon, signifie indissoluble : on le voit par la signification du cordon, en ce qu'il est la conjonction, N° 9854 ; si c'est une conjonction indissoluble, c'est parce que le cordon était d'un ouvrage tissu et entrelacé, comme cela est évident d'après la Langue originale, dans laquelle un tel cordon est nommé ; ce qui est d'un ouvrage tissu et entrelacé est dans le sens spirituel indissoluble.

0881. En or pur, signifie par le bien céleste : on le voit par la signification de Vor, en ce que c'est le bien de l'amour, N°* 113, 1551, 1552, 5658, 6914, 6917, 8932, 9490, 9510 : et puisqu'il est dit en or pur, c'est le bien céleste qui est entendu, car il y a le bien céleste et le bien spirituel, et l'un et l'autre interne et externe; le bien céleste est le bien de l'amour envers le Seigneur, et le bien spirituel est le bien de l'amour à l'égard du prochain ; tous ces biens dans la Parole sont appelés or, et sont distingués par l'or d'Uphaz, d'Ophir, de Schébah et de Cnavillah, et aussi de Tharschisch; par l'or d'Uphaz, Jérém. X. 9. Daniel, X. 5, qui est le bien céleste ; par l'or d'Ophir, Ésaïe, XIII. 12. Ps. XLV. 10. Job, XXII. 24. XXXVIII. 16, qui est te bien spirituel; par l'or de Schébah, Ésaïe, LX. 6. Ézéchiel, XXVII. 22. Ps. LXXII. 15, qui est le bien des connaissances ; et aussi par l'or de Chavillah, Gen. II. 11 , 12 : puis par l'argent et l'or de Tharschisch, Ésaïe, LX. 9, qui sont le vrai et le bien scientifiques.

9882. Et tu feras sur le Pectoral deux anneaux d'or, signifie la sphère du Divin Bien par laquelle il y a conjonction par la partie supérieure du ciel : on le voit par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le représentatif du ciel, N° 9879; et par la signification des deux anneaux d'or, en ce que c'est la Sphère du Divin Bien, par laquelle il y a conjonction, N°* 9498, 9501 ; que ce soit par la partie supérieure du ciel, cela est signifié en ce que les anneaux étaient à la partie supérieure du Pectoral, car c'était delà que les chaînettes étaient conduites vers les enchassurcs d'or sur les épaulières de l'Éphod.

9883. Et tu mettras les deux anneaux sur tes deux extré- * mités du Pectoral, signifie dans les extrêmes : on le voit par

la signification* des deux anneaux, en ce qu'ils sont la sphère du Divin Bien par laquelle il y a conjonction, N° 9882 ; par la signification des deux extrémités, en ce qu'elles sont les derniers ou les extrêmes ; et par la signification du Pectoral, et ce qu'il est le représentatif du ciel, N* 9879; il est donc évident que par « tu mettras les deux anneaux sur les deux extrémités du Pectoral, » il est signifié la conjonction de la Sphère du Divin Bien dans les extrêmes du ciel.

988A. Et tu mettras les deux cordons d'or sur les deux anneaux, signifie le mode de la conjonction indissoluble : on le voit par la signification des cordons, en ce qu'ils sont la conjonction indissoluble, N° 9880 ; par la signification de l'or, en ce qu'il est le bien de l'amour, N° 9881 ; quant au mode de conjonction, il est signifié par les mettre sur les deux anneaux; d'après cela, il est évident que par « tu mettras les deux cordons d'or sur les deux anneaux, » il est signifié le mode de la conjonction indissoluble du bien avec la Divine sphère.

9885. Aux extrémités du Pectoral, signifie dans les extrêmes : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 9882.

9886. Et les deux extréiyiilés des deux cordons tu mettras sur les deux enchûssures, signifie le mode de conjonction avec les soutiens (Unis les extrêmes : on le voit par la signification des extrémités, en ce qu'elles sont les derniers ou les extrêmes, ' N° 9882 ; par la signification des cordons, en ce qu'ils sont la conjonction indissoluble, N° 9880 ; le mode de conjonction est signifié par les mettre sur les enchûssures; et par la signification des enc/utssures, qui étaient sur les épaules, en ce qu'elles sont l'existence et la subsistance, N01 98A7, 9851 ; qu'elles soient aussi le soutien, c'est parce qu'elles étaient sur les épaules, et que les épaules signifient les soutiens, puisqu'elles soutiennent et portent.

9887. Et tu les mettras sur les épaules de l'Ephod, signifie ainsi le soutien du ciel et la conservation du bien et du vrai là par cluique œuvre et c/uiquc puissance : on le voit par la signification de mettre sur les épaules de l'Éphod, en ce que c'est le soutien et la conservation du bien et du vrai dans les cieux ; il a été montré que c'est le soutien, N°.988G, et que c'est la conservation par chaque œuvre et chaque puissance, N° 9830 ; que ce soit

le soutien du ciel par le Divin procédant du Seigneur, et aussi la conservation du bien et du vrai là, c'est parce que le Pectoral, qui était attaché par les cordons aux épaulières de l'Éphod et était ainsi soutenu, signifie le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, N° 9823, par conséquent tous les biens et tous les vrais dans le complexe, lesquels font le ciel, N° 9871).

9888. Du côté de ses faces, signifie pour f éternité : on le voit par la signification de du côté des faces, en ce que c'est pour l'éternité; car le Pectoral signifie le ciel, et tout bien et tout vrai qui constituent le ciel, N* 9879 ; ce qui est là du côté des faces est sous la perpétuelle présence du Seigneur, par conséquent est conservé pour l'éternité.

9889. El tu feras deux anneaux d'or, signifie ta sphère du Divin Bien : on le voit par la signification des anneaux, en ce qu'ils sont la sphère du Divin Bien par laquelle il y a conjonction, N° 9882 ; et par la signification de Vor, en ce qu'il est le bien de l'amour, N° 988:1.

9890. Et tu tes poseras sur tes deux extrémités du Pectoral, signifie dmis tes extrêmes : on le voit par la signification des extrémités, en ce que ce sont les derniers ou les extrêmes ; et par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le représentatif du ciel, N° 9882,

9891. Sur son bord qui sera contre CÉphod en dedans, signifie la conjonction et la conservation de ta partie moyenne : on le voit par la signification du bord du Pectoral qui est contre l'Ephod en dedans, en ce que c'est la conjonction avec la partie moyenne du ciel, et ainsi la conservation, car l'Éphod signifie le Divin Vrai dans le ciel spirituel dans la forme externe, N° 9824, ainsi le ciel dans les externes ; et le bord qui est contre l'Éphod est la partie moyenne : en effet, il s'agit de la conjonction de tous les biens et de tous les vrais du ciel avec les derniers là, et par conséquent de la conjonction du tout cl de toutes les parties : tous les biens et tous les vrais sont représentés par les douze Pierres du Pectoral, et par les noms des douze Tribus gravés sur ces pierres; leur conjonction avec les derniers du ciel est représentée par l'attache du Pectoral à l'Éphod en six endroits, deux aux épaulières en haut, deux vers la partie moyenne, et deux aux épaulières en bas

au-dessus de la ceinture ; par là est montrée d'une manière représentative la conservation du tout et du ciel et de tontes les choses qui y sont; la conjonction du Pectoral aux épaulières en haut représente la conservation des biens et des vrais célestes ; la conjonction au bord contre l'Éphod en dedans ou à la partie moyenne représente la conservation des biens et des vrais spirituels; et la conjonction aux épaulières en bas contre la jointure au-dessus de la ceinture représente la conservation des biens et des vrais naturels qui procèdent des deux antérieurs : en effet, les biens et les vrais du ciel sont dans un ordre triple ; sont appelés célestes ceux qui sont dans les suprêmes, spirituels ceux qui sont dans les moyens, et naturels procédant des antérieurs ceux qui sont dans les inférieurs ; il sera parlé de ceux-ci plus loin.

9892. Et lu feras deux anneaux d'or, signifie ta sphère du Divin Bien : comme ci-dessus, N0' 9882, 9889.

0893. Et tu tes mettras sur tes deux épaules de l'Ephod en bas, signifie la conservation du bien et du vrai ilans la parlie infime du ciel : on le voit par la signification de mettre sur tes épaules, en ce que c'est la conservation par chaque œuvre et chaque puissance, comme ci-dessus, N° 9887 ; en bas y signifie la partie infime du ciel, où le bien et le vrai sont dans la forme naturelle, voir ci-dessus, N° 9891.

9894. Du côté de ses faces, signifie pour l'éternité : comme ci-dessus, N* 9888.

9895. Contre sa jointure, au-dessus de la ceinture de l'Éphod, signifie où il y a conjonction de toutes choses te plus prés en dedans du tien externe, par lequel elles sont toutes contenues dans un enchaînement et en forme : on le voit par la signification de contre la jointure de l'Éphod, en ce que c'est où il y a conjonction de toutes les choses qui sont signifiées par l'Éphod, lesquelles sont les biens et les vrais dans le Royaume spirituel dans la forme externe, N° 9824 ; par la signification de audessus de la ceinture de l'Éphod, en ce que c'est le plus près en dedans du lien externe par lequel toutes choses sont contenues dans un enchaînement et en forme, car au-dessus signifie en dedans, parce que les supérieure signifient les intérieurs, N°* 2148, 3084, 4599, 514(5, 8325 ; et la ceinture de l'Éphod signifie le lien ex-

terne par lequel toutes choses sont contenues dans un enchaînement et en forme, N0' 9828, 9837. II sera dit en peu de mots ce qu'il en est : Il a été montré que l'attache du pectoral aux épaulières en haut, au milieu et en bas, signiQe la conjonction de toutes les choses du ciel, N° 9891 ; et que cette dernière attache, qui est au-dessus de la ceinture, signifie leur conservation dans la partie infime, où le bien et le vrai sont dans la forme naturelle, N° 9893 ; que les choses qui sont infimes, ou qui sont les dernières, contiennent les supérieures ou les intérieures dans un enchaînement et en forme, on le voit, N° 9828 ; cet infime ou ce dernier est représenté par la ceinture de l'Éphod, N01 9828, 9837; mais ce qui ast le plus près en dedans ou au-dessus a été représenté jjar ce qui est contre la jointure au-dessus de la ceinture, où le pectoral était attaché à l'Éphod par en bas.

9896. Et ils attacheront le Pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'Ephod, signifie la conjonction et la conservation de toutes les choses du ciel par la sphère du Divin Bien dans tes externes du Royaume spirituel : on le voit par la signification Rattacher, en ce que c'est la conjonction et la conservation, ainsi qu'il a été montré dans les articles précédents, où il a été question de l'attache du Pectoral à l'Ephod ; par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le représentatif de toutes les choses du ciel, N°* 9879, 9887; par la signification des anneaux, en ce qu'ils sont la sphère du Divin Bien par laquelle il y a conjonction, N" 9498, 9501, 9882; el par la signification de l'jtfphod, en ce que c'est le Divin Vrai dans le Royaume spirituel dans la forme externe, vrai dans lequel se terminent les intérieurs, N° 9824, ainsi tout externe de ce Royaume.

9897. A vec un fil d'hyacin lhct sign ifie par le céleste amour du vrai : on le voit par la signification du fil d'hyacinthe, en ce qu'il est le céleste amour du vrai, NM 946(5, 9687, 9833.

. 989S. Pour être sur la ceinture de l'Éphod, signifie pour qu'il soit conservé ù perpétuité dans son enchaînement et dans sa forme : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 9895.

9899. Et que ne s'écarte point te Pectoral de dessus l'Éphod, signifie que toutes tes choses du ciel soient inséparables d'avec les externes du Royaume spirituel : on le voit par la

signification de ne point s'écarter, en ce que c'est ne point être séparé; par la signification du Pectoral, en ce qu'il est le représentatif de toutes les choses du ciel, N°* 9879, 9887; et par la signification de YÉphod, en ce que c'est tout externe du Royaume » spirituel, N- 9824, 9896.

9900. Et Aharon portera tes noms des fils d'Israël, signifie la conservation du bien et du vrai quant à toute qualité procédant du Seigneur : on le voit par la signification de porter, quand il s'agit du Pectoral qui signifie tous les biens et tous les vrais du ciel, N0' 9879, 9887, en ce que c'est conserver, car ce qui est porté sur la poitrine est conservé; et môme porter, quand il s'agit du Divin, ejest contenir dans l'état du bien et du vrai, N0' 9500, 9737 ; par la représentation d'A/uiron, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Bien, N° 9806 ; et par la signification des noms des fils d'Israël, en ce qu'ils sont les biens et les vrais du Ciel et de l'Église quant à toute qualité, N° 984*2.

9901. Sur te Pectoral de J ugement, signifie le représentatif du ciel quant au Divin Vrai brillant d'gprés le Divin Bien du Seigneur : on le voit par la signification du Pectoral de Jugement, en ce qu'il est le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien du Seigneur, N° 9857 ; et en ce qu'il est le représentatif du Ciel, N°* 9879, 9882.

9902. Sur son cœur, signifie d'après le Divin amour pour l'éternité : on le voit par la signification du cœur, en ce qu'il est le bieu de l'amour, N°* 3313, 3635, 3883 à 3896, 7542, 9050 ; par suite, quand il s'agit du Seigneur qui est ici représenté par Aharon, c'est le Divin amour; ainsi porter sur le cœur, c'est conserver d'après le Divin amour pour l'éternité.

9903. Quand il entrera vers le Saint, signifie dans tout culte : on le voit par la signification d'entrer vers le Saint, en ce que c'est le culte, car on appelait le Saint tout ministère d' Aharon vers l'autel et dans la tente de convention ; ce ministère était le culte.

9904. Pour souvenir devant Jéhovah à perpétuité, signifie d'après la Miséricorde pour l'éternité : on le voit par la signification du souvenir, quand il s'agit du Divin, en ce que c'est conserver ou délivrer d'après la Miséricorde, N° 9849; et par la signification de /> perpétuité, en ce que c'est pour l'éternité.

9005. Et lu mettras au Pectoral de Jugement l'Urim et le Thumim, signifie l'éclat du Divin Vrai procédant du Seigneur dans tes derniers: on le voit par la signification du Pectoral de Jugement, en ce qu'il est le Divin Vrai brillant d'après le Divin Bien du Seigneur, N° 0857 ; et par la signification de VUrim et le Thumim, en ce que c'est la Lumière et l'Éclat qui en proviennent; si l'Urim et le Thumim sont la Lumière et l'Éclat, c'est parce que par les Pierres du Pectoral resplendissait la Lumière du ciel avec variété selon les réponses qui étaient données par ces pierres, aussi est-ce pour cela qu'elles étaient de diverses couleurs; en eft'et, le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur apparaît devant les anges comme Lumière, de là vient toute Lumière du ciel ; les couleurs qui en proviennent, et qui sont les modifications de cette lumière chez les anges, sont les variétés de l'intelligence et de la sagesse chez eux, car toute sagesse et toute intelligence procèdent de ce Divin Vrai ou de cette Divine Lumière; d'après cela, on peut voir que les Divins Vrais qui, dans les cieux, sont les réponses, se manifestent par les éclats de diverse couleur produits par cette Lumière : la môme chose arrivait par l'Urim et le Thumim, quand le Divin était interrogé. Mais il faut qu'on sache que, quand l'éclat paraissait, la réponse à la chose demandée était en même temps donnée de vive voix ; cela était fait par des anges à qui le Seigneur par un tel éclat révélait la réponse ; car, ainsi qu'il vient d'être dit, les Divins Vrais, qui sont les réponses, apparaissent ainsi dans les cieux. Que la Lumière du ciel soit le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, on le voit, N°* 1053, 1521 à 1533, 1(51 9à 1632, 2776, 3094, 3138, 3167, 3100, 3195, 3222, 3323, 3337, 3339, 3341, 3636, 3643, 3862, 3993, 4060, 4 180, 4302, 4408, 4414,4415,44 19, 4527, 4598, 5400, 6032, 6313, 6315, 6608, 6907, 7174, 8644, 8707, 8861 , 9399, 9407, 9570, 9571; et que des couleurs apparaissent dans les cieux, et soient des modifications de cette Lumière chez les Anges, par conséquent des variétés de l'intelligence et de la sagesse chez eux, on le voit, N°* 3993, 4530, 4677, 4742, 4922, 9466, 9467, 9865. Qu'il en soit ainsi, c'est encore ce qu'on voit par la signification d'Urim et de Thumim, car Urim signifie feu brillant, et Thumim, éclat provenant de ce feu ; le feu brillant est le Divin Vrai d'après le Divin Bien

du Divin Amour du Seigneur, et l'éclat est ce Vrai dans les derniers, ainsi dans l'effet : toutefois il faut qu'on sache que Thumim en Langue Hébraïque est intégrité, mais en Langue Angélique, éclat : il est dit en Langue Angélique, parce que les Anges entre eux parlent d'après l'essence môme de la chose, essence qu'ils -perçoivent intérieurement en eux, ainsi selon la qualité de la chose; le discours qui en provient efflue en un sonore conforme, qui ne peut être entendu que par les anges ; l'éclat du Divin Vrai a pour sonore Thumim, de là vient la dénomination de cet éclat : une chose semblable est perçue par les Anges, quand on lit en Langue Hébraïque le mot Thum, qui signifie l'Intègre ou V Intégrité ; c'est de là que l'intègre dans le sens interne de la Parole signifie le Divin Vrai dans l'effet, ce qui est la vie selon les préceptes Divins, comme on peut le voir par plusieurs passages dans la Parole, par exemple, dans Josné, XXIV. 14 ; dans le Livre des Juges, IX. 16, 19; dans David, — Ps. XXV. 21. Ps. XXXVII. 37. Ps. LXXXIV. 12. Ps. CI. 2. Ps. CXIX. 1.— C'est encore de là que l'Urim et le Thumim sont nommés le Jugement des fils d'Israël, le Pectoral de Jugement, et le Jugement de l'Urim, car le Jugement signifie le Divin Vrai dans la doctrine et dans la vie, voir ci-dessus, N° 0857. D'après cela, il est maintenant évident que par l'Urim et le Thumim, c'est-à-dire, par l'Éclat de la Lumière du Ciel, le Pectoral révélait les Divins Vrais dans la sphère naturelle, ainsi dans les derniers : un semblable éclat existe aussi à l'intérieur chez ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, il dicte et donne en quelque sorte des réponses, quand par l'affection du cœur ceux-là recherchent le vrai, et qu'ils l'aiment comme bien : qu'il y ait un semblable éclat, par lequel le Divin Vrai est révélé du ciel dans l'homme naturel chez ceux qui sont illustrés d'après la Parole, c'est ce qu'on ne perçoit pas dans le monde, et cela, parce qu'on ignore que l'intellectuel de l'homme est illustré par une Lumière provenant du ciel, mais il m'a été donné de percevoir et même de voir que cela est ainsi. 11 faut en outre savoir que cet éclat se manifeste dans les derniers, puisque toutes les choses qui appartiennent à la Lumière provenant du Divin descendent jusque dans les fins dernières ; et puisqu'elles y descendent, elles descendent aussi dans les derniers, et par suite elles y brillent : de là vient que

le Pectoral était placé sur l'Éphod et sur la ceinture de l'Éphod, car l'Éphod représentait le Divin Vrai dans les derniers, N° 9824, et la ceinture de l'Éphod représentait le lien commun afin que toutes les choses fussent tenues dans un enchaînement, N" 0828, 9837 ; c'est pour cela qu'il est dit : » Et ils attacheront le Pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'Éphod, pour être sur la ceinture de l'Éphod, et que ne t' écarte point le Pectoral de dessus l'Éphod. » — Vers. 28 de ce Chapitre. — Si les noms des fils d'Israël avaient aussi été gravés, c'était parce que les douze Tribus représentaient aussi toutes les choses du Divin Bien et du Divin Vrai dans les cicux, par conséquent le ciel avec toutes les sociétés qui y sont, et que ces choses sont différente^ selon l'ordre dans lequel les tribus sont nommées dans la Parole, voir N°» 3858, 3862, 3920, 3939, 4060, 4603, 6335, 6337, 6397,6640, 7836, 7891 , 7973, 7996, 7997.

9906. Et ils seront sur le cœur d'Aharon, signifie d'après le Divin Bien du Divin Amour du Seigneur : voir ci-dessus, N° 9902.

9907. Quand il entrera devant J èhowh, signifie dans tout culte : on le voit par la signification d'entrer devant Jéhovah, ou, ce qui est la même chose, vers le Saint, en ce que c'est le culte, N° 9903.

9908. Et Aharon portera le Jugement des fils d'Israël, signifie le Divin Vrai du Ciel et de l'Église : on le voit par la signification du Jugement, en ce que c'est le Divin Vrai dans la doctrine et dans la vie, N° 9857. Comme c'était l'Urim et le Thumim, qui ici sont appelés le Jugement, voilà pourquoi c'est le Divin Vrai procédant du Seigneur, et brillant et resplendissant dans les derniers, qui est ici entendu par le Jugement, car c'est là ce que signifient l'Urim et le Thumim, N° 9905.

9909. Sur son cœur devant Jéhovah à perpétuité, signifie perpétuellement brillant d'après le bien : on le voit |>ar la signification du cœur, en ce que c'est le bien de l'amour, N°'3313, 3635, 3883 à 3896, 7542, 9050; et par la signification de à perpétuité, en ce que c'est perpétuellement ; s'il est dit brillant, c'est parce que le Pectoral était sur le cœur, et que le Pectoral signifie le Divin Vrai brillaut d'après le Divin Bien du Seigneur, N° 9823.

9910. Vers. 31, 32, 33, 34, 35. Et tu feras le Manteau d'Éphod, tout d'hyacinthe. Et sera son ouverture de tête dans son milieu, un bord il y aura à son ouverture alentour, ouvrage de tisserand, comme une ouverture de cuirasse il aura, afin qu'il ne se déchire point. Et lu feras sur ses franges des grenades d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double-teint, sur ses franges alentour; et des clochettes d'or au milieu d'elles alentour. Une clochette d'or et une grenade, une clochette d'or et une grenade, sur les franges du Manteau alentour. Et il sera sur Aharon pour exercer le tninistere, et sera entendue sa voix quand il entrera vers le Saint devant. 1 èhovah, cl quand il sortira, afin qu'il ne meure point. — Et lu feras le Manteau, signifie le Divin* Vrai dans la forme interne dans le Royaume spirituel : tout d'hyacinthe, signifie par l'influx procédant du bien du Royaume céleste : et sera son ouverture de tête dans son milieu, signifie le rapport de l'influx procédant du supérieur : un bord il y aura à son ouverture alentour, signifie terminé et fermé de tous côtés : ouvrage de tisserand, signifie d'après le céleste : comme une ouverture de cuirasse il aura, afin qu'il ne se déchire point, signifie ainsi fort et en sûreté contre le dommage : et lu feras sur ses franges, signifie dans les extrêmes, où est le naturel : des grenades, signifie les scientifiques du bien : d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double-teint, signifie d'après le bien de la charité et de la foi : sur ses franges alentour, signifie dans les extrêmes, où est le naturel, de tous côtés : et des clochettes d'or, signifie toutes les choses de la doctrine et du culte passant à ceux qui sont de l'Église : au milieu d'elles alentour, signifie de l'intérieur des scientifiques du bien de tous côtés : une clochette d'or et une grenade, une clochette d'or et une grenade, sur les franges du Manteau alentour, signifie ainsi partout : et il sera sur A/iaron, signifie le représentatif du Seigneur : pour exercer le ministère, signifie pendant qu'il est dans le culte et dans l'évangélisation : et sera entendue sa voix, signifie l'influx du vrai chez ceux qui sont dans les cieux et chez ceux qui sont dans les terres : quand il entrera vers le Saint devant Jéhovah, cl quand il sortira, signifie dans tout état du bien et du vrai dans le culte : afin qu'il ne meure point, signifie afin

que le représentatif ne périsse point, et qu'ainsi il y ait conjonction avec les cieux.

0911. Et tu feras le Manteau, signifie le Divin Vrai dans la forme interne dans le Royaume spirituel : ou le voit par la signification du manteau, en ce que c'est en général le Royaume spirituel, et en particulier le Divin Vrai dans la forme interne de ce Royaume, N° 9825.

991 2. Tout d'hyacinthe, signifie par l'influx procédant du bien du Royaume céleste: on le voit par la signification de {'hyacinthe, en ce que c'est le céleste amour du vrai, N° 9A66; c'est le bien de l'amour mutuel, et le bien de l'amour mutuel est le bien externe du Royaume céleste ; en effet, les biens dans les cieux procèdent par ordre depuis les intimes jusqu'aux extrêmes, et dans l'ordre où ils procèdent ils influent aussi, car procéder, c'est influer ; voir N° 9873, dans quel ordre les biens procèdent; c'est ce bien qui influe dans le bien interne du Royaume spirituel, signifié par le manteau : c'est par là qu'existe le bien de ce Royaume, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain ; c'est donc pour cela que le manteau était tout d'hyacinthe ; voici ce qu'il en est de l'influx des biens : 11 n'existe aucun bien qui soit bien, à moins qu'il n'ait en lui un bien intérieur dont il procède; le bien intérieur dont il procède fait son essence; de là vient que le bien intérieur existe dans le bien qui le suit, presque comme une Ame existe dans son corps : le bien qui suit est celui que l'on dit procéder de l'autre qui est intérieur : que le bien de la charité à l'égard du prochain procède du bien de l'amour mutuel, qui est le bien antérieur ou intérieur, c'est ce qui a été montré quelquefois : le bien de l'amour mutuel est le bien externe de l'innocence ; et le bien de la charité n'est point le bien de la charité, s'il n'a pas en lui le bien de l'innocence, N°* 2526, 2780, 3183, 4797, 6765, 7840, 9202, conséquemment s'il n'a pas en lui le bien de l'amour mutuel : de là vient donc que le manteau était tout d'hyacinthe, car l'hyacinthe est le bien de l'amour mutuel, ou, ce qui est la même chose, le bien externe de l'innocence; et le manteau est le Divin Vrai dans la forme interne dans le Royaume spirituel, ce qui est la môme chose que le bien de la charité, N° 9825.

9913. Et sera son ouverture de tête dans son milieu, signi-

fie te rapport de l'influx procédant du supérieur : on le voit par la signification de Y ouverture de tête du manteau dans son milieu, en ce que c'est où est l'influx procédant du supérieur, .ou, ce qui est la môme chose, de l'intérieur, ainsi du Royaume céleste dans le Royaume spirituel : que le bien externe du Royaume céleste influe dans le bien interne du Royaume spirituel, on vient de le voir, N° 9912. Si l'ouverture de tête du manteau dans son milieu a cette signification, c'est parce que le Manteau signifie le Royaume spirituel , et spécialement l'interne de ce Royaume , N° 9825, et que le cou, où est l'ouverture de la tôle du manteau, signifie l'influx, la communication et la conjonction des célestes avec les spirituels, NM 35A2, 5320, 5328; car la télé chez l'homme correspond au Royaume céleste du Seigneur, et le corps au Royaume spirituel, ainsi le cou qui est entre la tête et le corps, et qu'entoure et revêt l'ouverture de tôle du manteau correspond à l'intermédiation ou à l'influx du Royaume céleste dans le Royaume spirituel. Que l'ouverture de létc du manteau dans son milieu ait cette signification, c'est ce qui peut paraître un paradoxe, surtout à ceux qui ne savent rien sur le ciel, ni sur les esprits et les anges, par conséquent rien sur la Correspondance; qu'il y ait Correspondance de toutes les choses qui sont chez l'homme avec toutes celles qui sont dans les cieux, cela a été montré à la fin de plusieurs Chapitres, voir les articles cités, N° 9280 ; et qu'en général la Téte corresponde aux célestes, le corps aux spirituels, et les pieds aux naturels, on le voit, N°* 4938, 4939; de là, il est évident que le cou d'après la correspondance signifie l'influx, la communication et la conjonction des célestes avec les spirituels ; par conséquent l'ouverture de téte du manteau, qui a été faite pour entourer le cou, signifie le rapport de cet influx ; car les habits d'Aharon ont représenté en général les choses qui sont du Royaume spirituel du Seigneur, N° 981 h ; de là, il est évident que par la description de cette ouverture qui entourait le cou, c'est l'influx lui-même qui est décrit. En outre, il faut qu'on sache que les anges et les esprits apparaissent couverts de vêtements, et que chacun de leurs vêlements, représente ; c'est ce que savent tous ceux qui sont dans les cieux : de là vient que chacun des vêtements d'Aharon est aussi un représentatif de choses qui sont dans les cieux ; car la Parole procédant du Seigneur a été

écrite de manière que par elle il y ait conjonction : si l'homme de l'Église ne sait pas cela, quoiqu'il possède celte Parole, c'est parce qu'il tourne ses intérieurs vers le monde, de telle sorte qu'il ne peut être élevé vers le ciel, ni être instruit, voir N** 9706, 0707, 97.09.

991 A. Un bord il y aura à son ouverture alentour, signifie terminé et fermé de tous côtés : on le voit par la signification du bord ou de la bordure autour de Y ouverture ou entrée supérieure du manteau, en ce qu'il signifie terminé et fermé de tous £0tés; car ce bord ou cette bordure, qui était alentour, terminait et fermait. C'est par ces paroles, et par celles qui vont suivre, qu'est décrit le rapport de l'influx du bien céleste dans le bien spirituel ; que cet influx soit dans un semblable rapport que l'influx des forces allant de la tête par le cou chez l'homme, on le voit d'après ce qui a été dit dans l'article précédent sur la correspondance. II sera dit aussi en peu de mots quel est cet influx : Tous les premiers, qui appartiennent à la Tête, c'est-à-dire, au Cerveau et au Cervelet, se réunissent dans les petits faisceaux de fibres et dans les petits nerfs qui sont là, et réunis ils descendent par le cou dans le corps, et là ils se répandent de tout coté, et meuvent les parties organiques du corps entièrement au gré de la volonté qui commence dans les cerveaux ; il y a aussi un semblable déflux et un semblable influx des puissances et des forces qui, du Royaume céleste, lequel est la Tête dans le Très-Grand Homme ou dans le Ciel, vont dans le Royaume spirituel, qui en est comme le corps. C'est aussi cet Influx qui est entendu et décrit par l'ouverture de tète du manteau dans son milieu, et c'est la limite de cet influx qui est décrite par le bord alentour : c'est donc pour cela que le l>ord de cette ouverture signifie terminé et fermé de tous côtés ; la limite elle-même est maintenant décrite.

9915. Ouvrage de tisserand, signifie d'après le céleste : on le voit par la signification de ouvrage de tisserand, en ce que c'est d'après le céleste; ouvrage signifie ce qui est fait ou existe, ainsi ce qui provient d'un autre; et le tisserand est celui qui fait que. cela est ou existe; ainsi, c'est le céleste; car d'après le céleste ou par le célesle existe le spirituel ; que le bien du Royaume céleste influe dans le bien du Royaume spirituel, et fasse que ce bien existe, c'est ce qui vient d'être montré, N0' 9913, 991 h : soit qu'on dise

le bien du Royaume céleste ou le céleste, c'est la môme chose, car le céleste est le bien de ce Royaume ; il en est de môme du bien du Royaume spirituel et du spirituel : ce que c'est que le bien du Royaume céleste ou le céleste, et ce que c'est que le bien du Royaume spirituel ou le spirituel, voir les articles cités, N° 9277. Dans les cieux, il y a trois choses qui se succèdent en ordre, savoir, le céleste, le spirituel et le naturel ; le céleste fait le ciel intime, le spirituel le ciel moyen, et le naturel procédant du spirituel le dernier ciel : ces trois mêmes choses sont dans l'homme, et se succèdent en lui dans le même ordre que dans les cieux, car l'homme régénéré est un ciel dans une très-petite forme, correspondant au Très-Grand Ciel, N° 9279 ; mais les facultés qui reçoivent ces choses sont appelées le Volontaire, l'Intellectuel et le Scientifique dont provient le cogitatif ou l'imaginatif de l'homme Externe ou naturel ; le volontaire reçoit le céleste ou le bien, l'intellectuel reçoit le spirituel ou le vrai qui en procède, et le scientifique, qui fait l'intellectuel de l'homme naturel, les renferme : ces trois choses sont signifiées dans la Parole par le Brodeur, l'Imaginaleur et le Tisserand ; on a déjà vu que le brodeur ou la broderie est le scientifique, N° 9G88; et que l'imagiuateur ou l'imagination est l'intellectuel, N°' 9598, 9688; ainsi le tisserand est le volontaire ; si le tisserand*est le volontaire, c'est parce que le volontaire influe dans l'intellectuel, et le tissc.au • point que les choses qui sont dans l'intellectuel sont des tissus provenant du volontaire, car ce que le volontaire veut, il le forme afin qu'il se montre à la vue dans l'intellectuel; cette vue est la pensée; de làjmaginateur (excogitator) signifie l'intellectuel. Puisque les habits d'Aharon représentaient le ciel spirituel adjoint au Royaume céleste, N° 981 A, et que le Royaume céleste correspond au volontaire chez l'homme, et le Royaume spirituel à l'intellectuel chez l'homme, N° 9835, c'est pour cela qu'en parlant de ces habits il est dit ouvrage de brodeur, d'imaginateur et de tisserand ; et que par là il est signifié ce qui vient du Scientifique, de l'Intellectuel et du Volontaire, ou, ce qui est la môme chose, ce qui vient du naturel, du spirituel et du céleste. Que ce soit là ce qui est signifié, c'est ce que peuvent voir tous ceux qui croient que la Parole est Divine, et que par conséquent elle contient intérieurement les choses qui sont du Seigneur, celles qui sont du ciel et celles qui sont de

m ARCANES CÉLESTES.

l'Église, car ces choses sont Divines ; sans cela, aurait-il été nécessaire que Jéhovah dit Lui-Môme de quelles matières et de quel ouvrage seraient les habits d'Aharon, et que les uns seraient d'ouvrage de brodeur, d'autres d'ouvrage d'imaginateur, et d'autres d'ouvrage de tisserand? ces ouvrages sont même distinctement nommés dans la suite du Livre de l'Exode, en ces termes : « Il les » a remplis de sagesse de cœur, pour faire toute œuvre d'Artiste, » et d'imaginateur, et de Brodeur, en hyacinthe et en pourpre, et • » en écarlate double-teint, et de Tisserand; qui font toute œuvre, » et qui imaginent des imaginations. » — XXXV. 35; — là, l'Artiste est le Divin Bien céleste; de ce bien procède le volontaire du régénéré, N° 9846 ; son œuvre est nommée en premier lieu, parce que ce bien procède immédiatement du Divin ; et que du bien céleste naissent et procèdent médiatement tous les biens.

9910. Comme une ouverture de cuirasse il aura, afin qu'il ne se déchire point, signifie ainsi fort et en sûreté contre te dommage : on le voit par la signification de la cuirasse, en ce que c'est ce qui a été fortement tissu, aussi est-il dit : Afin qu'il ne se déchire point, c'est-à-dire, afin qu'il soit en sûreté contre le dommage ; un tel tissu est signifié par ce mol dans la Langue Originale. On peut par la correspondance avoir une idée de ce tissu ; en effet, là, dans le sens interne, il s'agit de l'influx du bien céleste dans le bien spirituel ; c'est cet influx qui est signifié par l'ouverture * de tête du manteau, et décrit par l'œuvre de tisserand et par l'œuvre de cuirasse; et à cet influx provenant des cieux correspond l'influx de la vie chez l'homme, allant de la tête par le cou dans le çorps, N0i 9913, 991 h ; et parce qu'ainsi à cet influx correspond la tissure du cou provenant de forts nerfs, et au-dessous le tissu quasi circulaire provenant des os, par lesquels l'influx est mis en sûreté contre tout dommage, de là vient qu'on peut, comme il a été dit, avoir une idée de chacune des choses qui sont dans ce Verset, à savoir, de ce qui est signifié par l'ouverture de tête dans le milieu, par le bord alentour de l'ouverture, par l'ouvrage de tisserand, et par l'ouverture de cuirasse afin qu'il ne se déchire point. Il faut qu'on sache que tous les représentatifs dans la nature se rapportent à la forme humaine, et signifient selon le rapport à celte forme, N° 9A96 ; et que tous les vêtements tirent leur signification de

cette partie du corps qu'ils couvrent , N° 9827 ; par conséquent aussi cette partie supérieure du manteau, qui entoure et couvre le cou.

9917. Et tu feras sur ses franges, signifie dans les extrêmes où est le naturel : on le voit par la signification des franges du manteau, en ce qu'elles sont les extrômes où est le naturel ; en effet, le manteau signifie spécialement le Divin Vrai dans le Royaume spirituel dans la forme interne, et en général le Royaume spirituel, N° 9825; et les franges qui sont au lias alentour signifient les extrêmes dut Royaume spirituel ; et les extrêmes du Royaume spirituel sont les naturels ; car les biens et les vrais dans les cieux se succèdent dans cet ordre : Dans les suprêmes ou intimes sont les biens et les vrais célestes, dans les moyens sont les biens et les vrais spirituels, et dans les derniers sont les biens et les vrais naturels ; sur cet ordre de succession dans les cieux et chez l'homme, voir ce qui vient d'être dit, N° 9915; et comme les scientifiques du vrai et du bien sont dans l'homme externe ou naturel, c'est aussi pour cela que des grenades avaient été placées sur les franges, car les grenades signifient les scientifiques du bien, et qu'il y avait aussi dans les grenades des clochettes d'or, parce que les clochettes signifient des choses qui appartiennent aux scientifiques. Que les franges du manteau soient les extrêmes où est le naturel, on le voit par les passages de la Parole où les franges sont nommées, par exemple, dans Ésaïe : « Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et ses franges » remplissaient le Temple. »— VI. 1 ;— le trône sur lequel élait le Seigneur signifie le ciel, et spécialement le ciel spirituel, N°*5313, 8625 ; les franges dans ce passage signifient les Divins Vrais dans les derniers ou extrêmes, tels que sont les Vrais de la Parole dans le sens de la lettre ; elles sont dites remplir le Temple, quand ces vrais remplissent l'Église' : par les frauges remplissant le Temple il est signifié la même chose que par la fumée et la nuée remplissant le Tabernacle, et aussi le Temple, et dont il est quelquefois parlé dans la Parole ; que le Divin Vrai dans les derniers, tel qu'est le sens de la lettre de la Parole, soit signifié là par la fumée, on le voit, N0' 8916, 8918 ; et aussi par la nuée, Not 4060, 4391, 5922, 6343. « Quand la femme travaillée d'une perte de sang eut touché la frange du vêtement du Seigneur, elle fut guérie. » — xv. 15,

Mattti. IX. 20, 22 : — et en général, « tous ceux qui touchaient lu frange de son vêtement filaient guéris. » — Matin. XIV. 30. Marc, VI. 5(5; — ce qui signifiait que le salut sortait du Divin dans les extrêmes ou derniers ; car c'est dans les derniers du bien et du vrai, procédant du Divin, qu'il y a la force et la puissance, voir N° 9830; et c'est là aussi que sont les réponses, N° 9905. Dans Matthieu : «Jésus dit des Scribes et des Pharisiens, qu'ils font toutes leurs œuvres pour qu'elles soient vues par les hommes, qu'ils élargissent leurs phylactères, et agrandissent tes franges de leurs manteaux. » — XXIII. 5 ; — là, il est bien évident que les franges du manteau sont les externes qui se montrent à la vue, et que les agrandir, c'est faire des oeuvres dans les externes pour qu'elles paraissent ou soient vues. Dans Jérémie : « Jérusalem a commis le * »> péché, sa souillure est dans ses franges. » — Lament. I. 9; — la souillure dans les franges, c'est dans les actions et dans les paroles, ainsi dans les extrêmes; en effet, les extrêmes tirent leur essence des intérieurs, c'est pourquoi quand les intérieurs sont souillés, les extrêmes le sont aussi, quoique les souillures ne se montrent pas devant les hommes, par la raison que les hommes regardent la forme externe, et par conséquent ne voient pas les intérieurs ; mais toujours est-il que ces souillures, qui sont dans les intérieurs, apparaissent devant les anges, et sont aussi mises à découvert chez chacun dans l'autre vie, car là les externes sont enlevés, d'où il résalle qu'on voit clairement quelles ont été les œuvres dans leur essence. Dans Nahum : « Je relèverai tes franges sur tes faces, » et je montrerai aux nations ta nudité. » — III. 5 ; — relever les franges sur les faces, c'est écarler les externes afin que les internes se montrent ; car les externes, qui appartiennent à l'homme naturel, cachent de diverses manières les internes, qui sont les hypocrisies, les fourberies, les mensonges, les haines, les vengeances, les adultères, et autres maux semblables; lors donc que les externes sont enlevés, les internes se montrent dans leur souillure et dans leur turpitude. Dans Jérémie : « Si tu dis dans ton cœur : Pourquoi me » sont arrivées ces choses 1 A cause de ta multitude de ton ini- » quité relevées ont été tes franges, maltraités ont été tes talons. » Mo\,jc mettrai à nu tes franges sur tes faces, afin que soient » vus ton ignominie, tes adultères, o — XIII. 22, 20: — là, il

s'agit des abominations de Jérusalem ; relever les franges, et les mettre à nu, c'est enlever les externes qui voilent et cachent, afin que les intérieurs soient vus ; car l'homme apprend à feindre le bien, l'honnête et le sincère, à cause de la réputation, de l'honneur et du gain, lorsque cependant il tient cachés en dedans de lui des maux et des faux de divers genres : comme les franges signifient les externes, c'est pour cela qu'il est aussi parlé des talons, puisque les talons sont les infimes du naturel, voir N°" 259, 4938 et suiv., 4940 à 4951. Maintenant, d'après ce qui vient d'être dit, on voit que les franges du manteau signifient les biens et les vrais dans les derniers ou extrêmes, qui sont dans le monde naturel.

9918. Des grenades, signifie les scientifiques du bien : on le voit par la signification des grenades, en ce qu'elles sont les scientifiques du bien, N° 9552; si des grenades avaient été placées dans les franges du manteau, c'était parce que les franges signifiaient les derniers ou extrêmes du Ciel et de l'Église ; et que les derniers ou extrêmes y sont les scientifiques, comme on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus de l'ordre successif des biens et des vrais dans les cieux et chez l'homme, NM 9915 et 9917. Les scientifiques du bien et du vrai, qui sont signifiés par les grenades, sont les doctrinaux tirés de la Parole; ces doctrinaux sont des scientifiques, tant qu'ils soqt dans la mémoire qui est dans l'homme externe ou naturel ; mais quand ils entrent dans la mémoire qui est dans l'homme Interne ou Spirituel, ce qui arrive quand on vit selon eux, alors les doctrinaux quant au vrai deviennent des choses de la foi, elles doctrinaux quant au bien deviennent des choses de la charité, et ils sont appelés des spirituels; quand cela arrive, ils s'évanouissent presque de la mémoire externe ou naturelle, et paraissent comme innés parce qu'ils sont greffés dans la vie de l'homme, de même que toutes les choses qui par un usage journalier ont contracté une quasi nature. D'après cela, on voit clairement ce que c'est que les scientifiques, et à quoi ils servent, par conséquent à quoi servent les doctrinaux de l'Église tant qu'ils ne sont tenus que scientifiquement ; en effet, quand ils ne sont tenus que scientifiquement, ils ont leur place au-dessous de l'intelligence et de la sagesse, et ils ne montent point ou n'entrent point dans la vie, avant de devenir des choses de la foi et de la charité dans l'homme Interne.

994 9. D 'hyacinthe et de pourpre et tf écartât e double-teint, signifie d'après le bien de la charité et de la foi: on le voit par la signification de ces objets, N°' 9687, 9833. Si le fin lin n'entrait point dans ce tissu, comme dans l'Épliod, c'est parce que la tunique, qui était le vêlement le plus intérieur, était de fin lin, et cela par la raison que le fin lin signifie le vrai d'origine céleste, N°* 5319, 9469, qui est le bien spirituel lui-même procédant du céleste.

9920. Sur ses franges alentour, signifie dans les extrêmes, où est le naturel, de tous côtés : on le voit par la signification des franges, en ce qu'elles sont les extrêmes, où est le naturel, N° 9917; et par la signification d'alentour, en ce que c'est de tous côtés ; car les franges signifiant les extrêmes, toute la circonférence qui est formée par les franges, signifie tout extrême, par conséquent partout ou de tous côtés dans les exlrêmes.

9921. Et des clochettes d'or, signifie toutes les choses de la doctrine et du culte d'après le bien, passant à ceux qui sont de l'Église : on le voit par la signification des clochettes, en ce qu'elles sont loutes les choses de la doctrine et du culte passant à ceux qui sont de l'Église, ainsi qu'il va être expliqué; que ce soit d'après le bien, c'est ce qui est signifié en ce qu'elles étaient d'or, car l'or signifie le bien, N°» 113, 1551, 1552, 5658, 6914, 6917, 8932, 9490, 9510, 9874, 9881, 9884. Si les clochettes sont toutes les choses appartenant a la doctrine et au culte et passant à ceux qui sont de l'Église, c'est parce que par les clochettes le peuple entendait et percevait la présence d'Aharon dans son ministère, car le peuple signifie ceux qui sont de l'Église, et le ministère d'Aharon signifie loutes les choses de la doctrine et du culte; c'est pourquoi il est dit plus loin : « Et il sera sur Aharon pour exercer le ministère, et sera entendue sa voix quand il entrera vers le Saint devant Jèhovah, et quand il sortira, » — d'après ces paroles, on voit clairement ce qui est signifié par les clochettes. Si ces clochettes ont été placées dans les franges, c'était parce que les saints de la doctrine sont dans les extrêmes, et aussi parce que c'est dans les extrêmes et par les extrêmes qu'il y a audition et perception, voir N0' 9824, 9905.

9922. Au milieu d'elles alentour, signifie de l'intérieur des scientifiques du bien de tous côtés : on le voit par la significalion

' d'au milieu, en ce que c'est l'intérieur, N°» 1074, 2940, 2973, 5897; ainsi au milieu, quand il s'agit de l'audition et de la perception de la doctrine et du culte signifiées par les clochettes, c'est de l'intérieur ; par la signification des grenades, au milieu desquelles elles étaient, en ce qu'elles sont les scientifiques du bien, N° 9918 ; et par la signification d'alentour, en ce que c'est de tous côtés, comme ci-dessus, NQ 9920. Si les clochettes ont été placées au milieu des grenades, c'est parce que les scientifiques, qui sont signifiés par les grenades, sont les récipients et comme les vases du vrai et du bien, N" 1469, 1496, 3068, 5373, 5489, 7770 ; et que la doctrine et le culte, qui sont signifiés par les clochettes, doivent provenir du bien et du vrai qui sont au dedans des scientifiques comme dans leurs vases; si la doctrine et le culte ne proviennent pas du bien et du vrai, et viennent seulement des scientifiques, la doctrine et le culte n'ont aucune vie : il est dit que la doctrine et le culte doivent provenir du bien et du vrai qui sont au dedans des scientifiques, et non des scientifiques sans ce bien et sans ce vrai; mais comme il est peu d'hommes qui puissent saisir comment cela a lieu, je vais l'expliquer, autant que possible, de manière à être compris : Sont appelés scientifiques toutes les choses de la mémoire externe ou naturelle; car il y a une mémoire externe, qui concerne les choses dans le monde naturel, et il y a une mémoire interne, qui concerne les choses dans le monde spirituel, voir N0' 2469 à 2494, 2831, 5212, 9394, 9723, 9841 ; les choses qui ont été inscrites dans 4a mémoire interne ne sont pas appelées scientifiques, parce qu'elles sont des choses de la vie de l'homme, mais elles sont appelées vrais de la foi et biens de l'amour ; ce sont elles qui doivent être au dedans des scientifiques ; en effet, dans l'homme il y a l'externe qui est appelé l'homme Externe, et l'interne qui est appelé l'homme Interne, l'interne doit être dans l'externe, comme l'âme est dans son corps; ainsi les choses qui sont dans l'homme interne doivent être dans celles qui sont dans l'homme externe, car ainsi il y a âme ou vie dajis l'externe ; si donc les internes ou les choses qui appartiennent à l'homme interne ne sont point dans les externes, il n'y a point d'âme dans les externes, par conséquent point de vie : puisque le bien de l'amour et de la foi -est l'interne, il s'ensuit que ce bien doit être dans les externes, par conséquent

dans les scientifiques; car les scientifiques, comme il a déjà été dit, sont les récipients et comme les vases des internes, par conséquent c'est de ces internes qui sont dans des récipients ou vases que doivent provenir la doctrine et le culte, lesquels ne sont point dans des récipients ni dans des vases vains ou vides d'internes. D'après cela on voit comment il faut entendre que toutes les choses de la doctrine et du culte doivent provenir des intérieurs des scientifiques du bien, qui sont signifiés en ce qu'il devait y avoir des clochettes d'or au milieu des grenades. En outre, il faut qu'on sache qu'il y a des scientifiques du bien et des scientifiques du vrai, et que les vrais y sont de nouveau des vases récipients du bien, car les vrais de la foi sont les vases du bien de l'amour. Pour l'illustration de ce sujet, on peut se reporter à ce qui a déjà été dit et montré sur les scientifiques, à savoir, que les scientifiques sont les choses de la mémoire dans V homme naturel, N" 3293, 3309, 3310, 4967, 5212, 5774, 5874, 5880, 5889, 5934; que par les scientifiques l'homme Interne est ouvert, N0i 1495, 1548, 1563, 1895, 1940, 3085, 3086, 5276, 5871, 5874, 5901 ; que les scientifiques sont des moyens de devenir sage, et aussi des moyens dl devenir insensé, N0' 4156, 4760, 8628, 8629; que les scientifiques sont les vases du vrai, et les vrais les vases du bien, N°* 1409, 1496, 3068, 3079, 3318, 5489, 5881 , 6023, 6071 , 6077, 6750, 7770, 8005, 9394, 9724 ; que les scientifiques servent l'homme Interne, N0' 1486, 1616, 2576, 3019, 3020, 3665, 5201, 52J3, 6052, 6068^ 6084, 9394 ; que les scientifiques, qui sont les choses de la mémoire externe, lorsqu'ils deviennent choses de la vie, s'évanouissent de la mémoire externe, mais restent inscrits dans laincmoire interne, N0' 9394, 9723, 9841 ; que l'homme, qui est dans les vrais de la foi d'après le bien de la charité, peut être élevé au-dessus des scientifiques, N0' 6383, 6384 ; cela est appelé être élevé au-dessus des sensuels, N°* 5089, 5094, 6183,6313,6315,9730; que l'homme emporte avec lui les scientifiques ou les choses de la mémoire externe dans l'aittre vie, quand il meurt, mais qu'alors ces scientifiques se reposent, et de quelle manière, N0' 2475 à 2486, 6931.

9923. Une clochette d'or et une grenade, une clochette d'or et une grenade, sur les franges du manteau alentour, signifie

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ainsi partout et entièrement, à savoir, que la doctrine el le eulle proviennent de l'intérieur des scientifiques partout el entièrement : on le voit d'après ce qui vient d'être expliqué sur les clochettes et sur les grenades; la répétition enveloppe qu'ainsi c'est partout.

9924. Et il sera sur Aharon, signifie le représentatif du Seigneur : on le voit par la représentation d' Aharon, en ce qu'il est le représentatif du Seigneur quant au bien de l'amour, N°* 9800, 9809 ; ici quant aux choses qui concernent l'évangélisation et le culte, puisque ces choses sont signifiées par les clochettes dans les grenades, et par la voix qui en était entendue, quand Aharon entrait vers le Saint.

99*25. Pour exercer le ministère, signifie pendant qu'il est dans le culte el dans l'évangélisation : on le voit par la signification d'exercer le ministère, quand il s'agit d* Aharon par qui est représenté le Seigneur, en ce que c'est le culte et l'évangélisation ; par le culte est signifié tout représentatif du culte d'après le bien de l'amour et les vrais de la foi, car le culte qui provient de ce bien el de ces vrais est véritablement le culte, mais le culle*qui n'en provient pas est comme une coquille sans amande, et comme un corps sans Ame ; tel était cependant le culte chez la nation juive et israé- I i te, car il représentait seulement les internes, qui, ainsi qu'il a été dit, appartiennent à l'amour et à la foi ; mais toujours est-il que le Seigneur pourvoyait à ce qu'un tel culte fût perçu dans les cicux, el qu'ainsi par ce culte il se fil une conjonction du ciel avec l'homme, non pas par les internes, mais par les correspondances avec les externes, voir sur ce sujet les articles cités, N0' 9320 f., et 9380 : c'est ce culte qui est signifié par le ministère d'Aharon. Que ce soil aussi l'Évangélisalion, c'esl parce que par l'Évangélisation sonl entendues toutes les choses qui, dans la Parole, traitent du Seigneur, el toutes celles qui dans le culte représentaient le Seigneur ; car l'Évangélisalion est une annonce concernant le Seigneur, son avènement, el les choses qui procèdent de Lui, lesquelles appartiennent au salut et à la v ie éternelle ; et comme toutes les choses de la Parole dans son sens intime trailent du Seigneur seul, et que toutes les choses du culte Le représentaient, c'est pour cela que toute la Parole est un Évangile, et (pie tout culte, qui a été fait selon les choses \ commandées dans la Parole, a été pareillement un Évangile ; cl

comme les prêtres présidaient au culte, et aussi enseignaient, voilà pourquoi leur ministère signifiait le culte et l'évangélisation.

9926. Et sera entendue sa voix, signifie l'influx du vrai étiez ecux qui sont dans les eieux et chez ceux qui sont dans les terres : on le voit par la signification d'être entendu, en ce que c'est la réception et la perception, N0' 5017, 6471, 5A75, 7216, 8361, 9311, par conséquent aussi l'influx, car les choses qui sont reçues et perçues doivent influer ; et par la signification de la voix, quand il s'agit d'Aharon par qui est représenté le Seigneur, en ce qu'elle est le Divin Vrai, N° 8813 ; en effet, la voix est l'annoncé de ce Vrai, et puisque c'est l'annoncé, c'est chez ceux qui sont dans les cieux et dans les terres, car le Divin Vrai remplit toutes les choses du ciel, et fait toutes les choses de l'Église ; un tel annoncé était représenté par la voix provenant des clochettes d'or, quand Aharon entrait vers le Saint devant Jéhovah, et quand il sortait, ainsi qu'il est dit dans la suite de ce Verset. Que la Voix dans la Parole signifie le Divin Vrai qui est entendu et perçu dans les cieux et dans les terres, on le voit dans les passages suivants ; dans David : « La voix de Jéhovah ( est ) sur les eaux ; la voix » de Jéhovah (est ) dans la force ; la voix de Jéhovah ( est ) avec » honneur ; la voix de Jéhovah brise les cèdres ; la voix de Jé- » hovah tranche comme une flamme de feu ; la voix cle Jéhovah » fait trembler le désert ; ta voix de Jéhovah fait mettre bas les » biches; mais dans son Temple chacun publie sa gloire. » — Ps. XXIX. 3 à 9 ; — dans ce Psaume il s'agit du Divin Vrai qui détruit les faux et les maux ; ce Divin Vrai est la voix de Jéhovah ; mais la gloire, qui est publiée, est le Divin Vrai dans le Ciel et dans l'Église ; car la gloire est le Divin Vrai, voir N° 9429; et le Temple est le Ciel et l'Église, N° 3720. Dans Jean : « Celui-ci est le » Berger des brebis; le portier lui ouvre, et les brebis sa voix » entendent : les brebis Le suivent, parce qu'elles connaissent » sa voix; un étranger elles ne suivent point, parce qu'elles ne » connaissent point des étrangers ta voix. Et d'autres brebis » j'ai, qui ne sont point de celte bergerie, il faut aussi que je les » amène, et ma voix elles entendront : mais vous, vous n'êtes » point de mes brebis, car mes brebis ma voix entendent, et Moi » je les connais, cl elles Me suivent. » — X. 2, 3, A, 5, 16, 26,

27 ; — ici, il est bien évident que la Voix est le Divin Vrai procédant du Seigneur, par conséquent la Parole ; la voix des étrangers est le faux. Dans Ésaïe : « La voix île qui cric dans le désert : » Préparez le chemin à Jéhovah, car sera révélée la gloire de Jé- » hovah. Une voix dit : Crie; sur ta montagne élevée monte, » Sion qui annonce la bonne nouvelle ; élève avec force ta voix, » Jérusalem qui annonce la bonne nouvelle; élève-là, voici, le Sci- » gneur Jéhovih dans sa force vient. »— XL. 3, 5, 6, 9, 10. Jean, I. 23 ; — dans ce passage, la voix est l'annoncé d'après la Parole sur l'avènement du Seigneur, par conséquent c'est aussi le Divin Vrai que la Parole annonce ; le désert est l'état de l'Église qui alors est comme un désert, parce que la Parole n'est plus comprise ; la gloire qui sera révélée est la Parole quant à ses intérieurs ; car c'est là la gloire, voir N° 9429; que Jéhovah à qui le chemin est préparé, et le Seigneur Jéhovih qui vient dans sa force, ce soit le Seigneur, cela est évident, car cela est dit clairement. Dans Ésaïe : « La voix de tes sentinelles; elles élèveront la voix, quand œil à » œil elles verront que Jéhovah retournera à Sion. » — LU. 8 ; — les sentinelles sont ceux qui scrutent les écritures sur l'avènement du Seigneur ; leur voix est la Parole, qui est le Divin Vrai dont procèdent les vrais. Dans Jérémie : « Celui qui a fait la terre, par son » intelligence a étendu les deux; à ta voix qu'il donne, Lui, une » multitude d'eaux (est) dans les deux. » — X. 12, 13. Ll. 16 ; — la voix est le Divin Vrai, les eaux sont les vrais qui sont dans les cieux, et qui influent des cieux ; que les eaux dans la Parole soient les vrais, on le voit, N°* 2702, 3058, 3A2â, 4970, 5068, 8568, 9323 ; comme aussi dans l'Apocalypse : « Li voix » du Fils de l'homme était comme le bruit de beaucoup d'eaux. » — I. 15 : — « J'entendis une voix du ciel comme une voix de » beaucoup d'eaux. » —XIV. 2 : — et dans David : « La voix » de Jéhovah sur les eaux, Jéhovah sur des eaux grandes. » — Ps. XXIX. 3. — Dans Joël : « Jéhovah a donné de sa voix » devant son armée, car innombrables (sont ) ceux qui font sa Pa~ » rôle. » — IL 11, — là encore la voix est le Divin Vrai, et aussi la Parole qu'ils font. Dans le Môme : «Jéhovah de Jérusalem fera » entendre sa voix, et ébranlés seront les cieux et la terre. »> — IV. 16. — Dans David : « Royaumes de la terre, psalmodiez au Sei-

» gneur, qui chevauche sur le ciel du ciel de l'antiquité ; voici* il o donnera dans sa voix la voix de la force. » — Ps. LXVIII. 33, 34. — Dans Jean : « Je vous dis que viendra une heure, que » les morts entendront la Voix du fds de Dieu, et ceux qui l'en- » tendront vivront. » — V. 25 ; — que la voix, dans ce passage, soit le Divin Vrai, par conséquent la Parole du Seigneur, cela est évident. Dans Ézéchiel :« L'esprit m'éleva, et y entendis derrière » moi /// voix d'un grand tremblement de terre; bénie (soit) » la gloire de Jéhovah, et la voix des ailes des animaux, cl là » voix des roues, et la voix d'un grand tremblement de terre.» — 111. 12, 13 ; —et ensuite : « La voix des ailes des Chérubins » fut entendue jusqu'au Parvis extérieur, comme la voix du Dieu » Schaddai quand il parle. » — X. 5 ; — là aussi la voix est le Divin Vrai, car les Chérubins signifient la Providence et la garde du Seigneur, afin qu'il n'y ait accès vers Lui et dans le ciel que par le bien qui appartient à l'amour, N° 9277 f., 9509; la voix des ailes et la voix des roues sont les vrais spirituels. Dans ce Verset, où il s'agit d'Aharon, c'est le son ou le bruit des clochettes, qui est appelé voix : ailleurs, dans la Parole, ce sont aussi les sons et le bruit des trompettes, et les sons et le bruit dos tonnerres, qui sont appelés voix, et par ces voix sont pareillement signifiés les Divins Vrais, voir N° 7573 ; de plus, les sons des instruments de musique de divers genre signifient aussi la même chose, mais ceux qui rendent un son perçant cl discret signifient tes Divins Vrais spirituels, et ceux qui rendent un son continu, les Divins Vrais célestes, N04 AÏS, Al 9, A20, A138, 8337 ; d'après cela, il est évident que les sons ou les voix des clochettes signifient les Divins vrais spirituels ; car les Vêtements d'Aharon , et spécialement le manteau , dans les franges duquel il y avait des clochettes tout autour, représentaient le Royaume ou ciel spirituel du Seigneur, N°' 981 A, 9825.

9927. Quand il entrera vers le Saint devant Jéhovah, et quand il sortira, signifie dans tout état du bien et du vrai dans le culte : on le voit par la signification Centrer vers le Saint, et d'entrer devant Jéhovah, en ce que c'est le culte, Not 9903, 9907 ; que ce soit l'état du bien et du vrai dans le culte qui est signifié, c'est parce que toutes les choses du culte chez la nalion israélitcet juive étaient des représentatifs du culte interne, et que le culte

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interne procède du bien et du vrai, ou de l'affection du bien et de la foi du vrai. Que ce soit tout état du bien et du vrai qui est signifié, c'est parce qu'il est dit quand il entrera et quand il sortira, et que par entrer et sortir sont signifiées toutes les choses de l'état ; car ce qui tient au mouvement, comme marcher, aller, s'avancer, signifie l'état de la vie ; on a déjà vu que marcher a cette signification , N°' 519, 1704, 3335, 4882, 5403, 5005, 8417, 8420; et pareillement s'avancer et partir, N°* 8103, 8181, 8397, 8557 ; et que les mouvements et les marches dans l'autre vie sont les états, N" 1273 à 1277, 1376 à 1381, 2837, 3356, 9440; de là, il est évident qu'entrer et sortir, c'est le tout de l'état ou de la chose dont il s'agit ; et comme ici il s'agit du culte procédant du bien et du vrai, c'est tout état du bien et du vrai dans le culte, qui est signifié par entrer et sortir. Si entrer et sortir signifie cela, c'est d'après les représentatifs dans l'autre vie; car là on va, on se promène, on marche, on entre et on sort comme dans le monde, mais tout cela se fait selon l'état de la vie des pensées et des affections, voir les articles cités ci-dessus; on ne s'aperçoit même pas que ces mouvements tirent leur origine de là, et que ce sont des correspondances, et par conséquent des apparences réelles : il est donc évident que tout ce qui appartient au mouvement signifie des choses qui appartiennent à l'état de la vie; qu'ainsi entrer et sortir signifie tout état de la vie, par conséquent l'état de la chose dont il s'agit, depuis son commencement jusqu'à sa fin : de là vient que chez les anciens c'était une formule d'usage de dire qu'on savait Ventrer et le sortir de quelqu'un, ou son entrée et sa sortie, pour indiquer qu'on savait tout état de sa vie : et comme cette formule tire son origine des correspondances dans l'autre vie, ainsi qu'il vient d'être dit, voilà pourquoi de semblables expressions se trouvent dans la Parole; et, lorsqu'elles se rencontrent, elles signifient une semblable chose, comme dans les passages suivants ; dans le Livre 1 de Samuel : « Achis appela David, et il lui dit : Droit (tu es ), toi ; et bon est » à mes yeux ton sortir et ton entrer avec moi dans le càrup ; » car je n'ai point trouvé en loi le mal. » — XXIX. 6 ; — bon à ses yeux son sortir et son entrer, c'est-à-dire que tout état de sa vie lui j)laisait. Dans- le Livre II de Samuel :« Tu saisqu'Abner » est venu pour te convaincre, et afin de connaître ta sortie et

» ton entrée, et de connaître tout ce que lu fais. » — 111. 25 ; — connaître la sortie et l'entrée, c'est connaître toutes les pensées et tous les actes dé la vie, c'est pourquoi il est dit aussi : Et afin de connaître tout ce qu'il fait. Dans le Livre II des Rois : « Ton asseoir, » et ton sortir et ton entrer je connais, et que tu t'es soulevé » contre moi. » — XIX. 27. Ésaïe, XXXVII. 28; — la, il s'agit de Sanchérib, Roi d'Assyrie ; connaître son sortir et son entrer, c'est connaître tout ce qui concerne son dessein. Dans David : « Jé- » hovah te gardera de tout mal, il gardera ton Ame; Jëhovah gar- » dera ta sortie et ton entrée, dès maintenant et jusque dans "» le siècle. »> — Ps. CXXL 7, 8 ; — garder la sortie et l'entrée, c'est garder le tout de la vie selon l'état du bien et du vrai. Dans Moïse : « Jéhovah, le Dieu des esprits de toute chair, établira un » homme sur l'assemblée, qui sorte devant eux et qui entre de- ' » tant eux, afin que l'assemblée de Jéhovah ne soit pas comme » un troupeau qui n'a point de Berger. » — Nomb. XXVII. 10, 17; — qui sorte devant eux et qui entre devant eux, c'est qui les conduise, ainsi quelqu'un qu'ils regardent et suivent dans tout état de la vie. Dans Jean : « Celui qui n'entre pas par la porte dans » la bergerie des brebis, mais qui monte par un autre endroit, celui- » là est un voleur et un larron ; mais celui qui entre par la porte » est l>erger des brebis. Moi, je suis le Berger des brebis, par Moi » si quelqu'un entre, il sera sauvé; et il entrera et sortira; et » pâturage il trouvera. » — X. 1,2, 9; — entrer, à savoir, dans le ciel, c'est entrer dans le bien de l'amour et de la foi, car ce bien fait le ciel ; c'est pourquoi entrer et sortir, c'est être conduit par le Seigneur quant à tout état de la vie, par conséquent penser et vouloir le bien d'après la liberté, c'est-à-dire, d'après l'amour et la foi qui procèdent du Seigneur, car l'amour et la foi font la lil>crté. Dans Luc : « Jésus envoya les douze disciples prêcher le Royaume de » Dieu, et il leur dit : En quelque maison que vous entriez, là » restez, et de là sortez. » —IX. h ;— entrer dans une maison, y rester, et en sortir, c'est jouir de la consociation céleste avec ceux qui reçoivent le Seigneur par la foi et l'amour ; car dans le ciel, ceux qui sont ensemble dans une' société sont aussi dans une maison, et ils y entrent et ils en sortent, car ils sont dans un semblable bien ; mais ceux qui sont dans ce qui est dissemblable ne

peuvent pas faire ainsi, et s'ils entrent, ce n'est point par les portes, c'est par d'autres endroits; celui qui ne sait pas que de telles choses sont signi liées rte peut pas savoir ce qu'enveloppe ce commandement d'entrer dans une maison, d'y rester et de sortir. Dans Ézéchiel : « Quand entrera le Prince, par le chemin du portique de » la porte il entrera, et par ce chemin 1/ sortira. Quand entrera » le peuple de la terre devant Jéhovah dans les fêles établies, celui » qui entre par le chemin de la porle du septentrion pour adorer » sortira par le chemin de la porle du midi, mais celui qui entre » par le chemin de la porte du midi sortira par le chemin de la » porte vers le septentrion ; il ne retournera pas par le chemin de » la porte par laquelle M était entré, mais droit devant lui il sorti tira. Or, le Prince au milieu d'eux, quand il entre, ils entre- » ront, eux ; et quand ils sortiront, eux ; ils sortiront. » — XLVI. 8, 9, 10; — là, dans le sens interne, il s'agit du Nouveau Ciel et de la Nouvelle Église, et le Prince signifie le Vrai ae la foi d'après le bien de l'amour ; par l'entrée et la sortie du prince et du peuple de la terre, il est décrit comment ce vrai entre chez les anges dans les cieux et chez les hommes de l'Église dans les terres, et fait ensuite des progrès, quand il va par le chemin externe vers les intérieurs, et quand il va par le chemin interne vers les extérieurs ; le midi est l'état du vrai de la foi dans l'homme interne, et le septentrion est l'état de ce vrai dans l'homme externe; l'entrée et la sortie, c'est l'étal de la vie quant au bien et au vrai, par conséquent quant au culte : d'après cela, on peut assez clairement savoir qu'entrer et sortir signifie les choses qui concernent l'état de la vie d'après le bien et le vrai ; car autrement que servirait-il de savoir que le prince entrerait par tel ou tel chemin, et le peuple de la terre par tel ou tel autre? là, en effet, par la Maison ou le Temple dans lequel on entre et d'où l'on sort, il est signifié le Ciel et l'Église, voir N* 3720 ; par le Prince, le Vrai de la foi, N° 5044 ; par le peuple de la terre, ceux qui sont dans le ciel ou ceux qui sont de l'Église, N° 2928; par le chemin, ce qui conduit au vrai, N°* 627, 2333; par la porte, le doctrinal, N°* 2851, 3187; par le midi, où le vrai est dans la lumière, V 9642, ainsi le vrai dans l'homme interne; et par le septentrion, où le vrai est dans l'obscur, N° 3708, ainsi le vrai dans l'homme externe.

0028. Afin qu'il ne meure point, signifie afin que le représentatif ne périsse point, et qu'ainsi il y ait eonjonclion aree les eieux : on le voit par la signification de mourir, quand il s'agit d'Aharon et de son ministère, en ce que c'est la cessation des représentatifs, et par conséquent de la conjonction avec les cieux ; car par Aliaron était représenté le Seigneur, et par son ministère toute œuvre de salvation, et de la part de l'homme, toute œuvre du culte; que le culte ait été représentatif, et que par le culte représentatif il y ait eu conjonction avec les cieux, c'est ce qui a été déjà montré en plusieurs endroits, roir les articles cités, N° 9320 f. ; on peut voir aussi ce que c'était que le représentatif de l'Église chez la nation israélite et juive, N° 9280, et N°* 0457, 9481, 0576, 0577; et qu'alors par les représentatifs il y avait conjonction du Seigneur et du ciel avec l'homme, N°* 0A81 : c'est aussi de là qu'Aharon devait être couvert d'habits qui représentaient les célestes, quand il remplissait ses fonctions saintes ; et que s'il agissait autrement, il mourrait ; surtout s'il allait remplir les fonctions saintes à l'insu du peuple, car chez le peuple était le représentatif de l'Église, et chez Aharon le représentatif du Sei- n gneur, par Qui et pour Qui existe le tout du culte.

9020. Vers. 36, 37, 38. Et tu feras une plaque d'or pur, et tu graveras sur elle en gravure de seeau : Sainteté à Jéhovah. Et lu la poseras sur un fil d' hyacinthe, et elle sera sur le turban, du côté des faces du turban elle sera. Et elle sera sur le front d' Aliaron, et Aharon portera l'iniquité des saints, que sanctifieront les fils d'Israël quant à tous leurs dons de saints; et elle sera sur son front à perpétuité, en bon plaisir pour eux devant Jéhovah. — Et tu feras une plaque d'or pur, signifie l'illustration d'après le Divin Bien du Seigneur : et lu graveras sur elle en gravure de scea\i, signifie perpétuel et imprimé dans les cœurs selon la sphère céleste : Sainteté à Jéhovah, signifie le Divin Humain du Seigneur, et par suite tout céleste et tout spirituel : et tu la poseras sur un fil d'hyacinthe, signifie l'influx dans le vrai de l'amour céleste : et elle sera sur le turban, signifie d'après la sagesse infinie : du côté des faces du turban elle sera, signifie pour l'éternité : et elle sera sur le front d'Aharon, signifie d'après le Divin amour du Seigneur : et Aharon

portera i' iniquité des saints, signifie de là l'éloignement des faux et des maux chez ceux qui sont dans le bien : que sanctifieront les fils d'Israël quant à tous leurs dons de saints, signifie les cultes représentatifs de l'éloignement des péchés : et elle sera sur le front d'A/iaron à perpétuité, signifie le représentatif de l'amour du Seigneur pour l'éternité : en bon plaisir pour eux devant Jéhova/t, signifie le Divin du Seigneur en eux.

9930. Et tu feras une plaque d'or pur, signifie l'illustration d'après le Divin Bien du Seigneur : on le voit par la signification de la plaque, en ce que c'est l'illustration; et par la significaloin de l'or, en ce que c'est le bien de l'amour, ici le Divin Bien du Seigneur, parce qu'il y avait été inscrit, Sainteté à Jéhovah : que l'or soit le bien de l'amour, on le voit, N°*113, 1551, 1552, 5658, 6914, 6917, 8932, 9A90, 9510, 9874, 9881. Si la plaque est l'illustration, c'est à cause de la splendeur; car elle resplendissait par l'or sur le front d'Aharon, et toute splendeur signifie l'illustration telle qu'elle est dans les cicux par le Seigneur comme Soleil ; là, l'illustration est la sagesse et l'intelligence d'après le Divin Vrai procédant du Seigneur, car ce vrai illustre leurs intérieurs; et leurs intérieurs correspondent chez l'homme à l'intellectuel qui est illustré par le Seigneur, quand le vrai et le bien de l'Église et du ciel sont perçus; en effet, l'intellectuel est le sujet récipient, car sans sujet il n'y a aucune réception. Que cette plaque soit l'illustration procédant du Divin Bien du Seigneur, c'est parce qu'il y avait été inscrit, Sainteté à Jéhovah, et parce qu'elle avait été posée sur le front du turban qui était sur la tête d'Aharon ; la Sainteté qui procède de Jéhovah est le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, N0i 6788, 8302, 8330, 9229, 9680, 9820 : pour que cela représentât l'éclat ou l'illustration dont proviennent la sagesse et l'intelligence, cette plaque était attachée au front du turban. Comme la plaque signifiait l'illustration procédant du Divin Bien du Seigneur, c'est pour cela qu'elle était aussi appelée plaque de la couronne de sainteté, et môme couronne de sainteté, car la couronne est le représentatif du Divin Bien, et la sainteté est le Divin Vrai qui en procède, ainsi qu'il a été dit cidessus : qu'elle ait été appelée plaque de la couronne de sainteté, on le voit clairement dans la suite de ce Livre de l'Exode : « Enfin

» ils firent la plaque de la couronne de sainteté d'or pur, et ils écri- » virent sur elle en écriture de gravures de sceau : Sainteté à Jého- » vah. » —XXXIX. 30 : — qu'elle ait aussi été api>eléc Couronne de .sainteté, on le voit ailleurs dans l'Exode : « Tu poseras le turban » sur sa téle, et tu mettras la couronne de sainteté sur le turban. » —XXIX. 0;— et dans le Lévitique : « 11 lui mit le turban sur la » tête, et il mit sur le turban du côté de ses faces la Plaque d'or, » la Couronne de Sainteté. » — VIII. 9. — Que la Couronne ait représenté le Divin Bien dont procède le Divin Vrai, on le voit par les Couronnes des Rois, car les Rois représentaient le Seigneur quant au Divin Vrai, voir N0' 2015, 2069, 3009, 4581, 4966, 5044, 5068, 6148; en conséquence ils avaient une couronne sur la tête et un sceptre dans la main, car le gouvernement d'après le Divin Bien était représenté par la couronne, et le gouvernement d'après le Divin Vrai par le sceptre. Que telle soit la signification de la couronne, on le voit par les passages suivants; dans David : « Je ferai » germer une corne â David, je préparerai une lampe à mon Oint; » ses ennemis je couvrirai de honte ; mais sur Lui fleurira sa cou- » ronne. » — Ps. CXXXII. 17, 18;— là, David est le Seigneur, N° 1888 ; l'Oint est aussi le Seigneur, N°* 3008, 3009 ; la corne est sa puissance, N" 2832, 9081; la lampe est le Divin Vrai dont provient l'Intelligence, N0' 9548, 9783 ; la couronne est le Divin Bien dont provient la Sagesse ; de là provient aussi son goovernement; la couronne, qui est la sagesse, est dit fleurir par tout ce qu'il s'est acquis quant à l'Humain, dans le monde, par des combats et des victoires contre les enfers, N°* 9548, 9783; et les enfers sont les ennemis qui seront couverts de honte. Dans le Même : « Tu » exerces la colère contre ton Oint, tu a damné jusqu'à terre sa » Couronne. »— Ps. LXXXIX. 40;— là aussi l'Oint est le Seigneur; la colère est l'état des tentations, dans lequel il était, quand il combattait contre les enfers; la lamentation alors est décrite par la colère et par la damnation, comme dernière tentation du Seigneur sur la croix, en ce qu'il était abandonné; en effet, la croix était le dernier (degré) des tentations ou des combats,conlre les enfers, et après cette dernière tentation il revêtit le Divin Bien, et il unit ainsi son Divin Humain au Divin Même qui était en Lui. Dans Ksaïe : « En ce jour-là Jéhovah Sébaoth sera pour Couronne d'or-

» ncment, et pour tiare d'honneur, aux restes de son peuple. » — XXVIII. 5;— la couronne d'ornement, c'est la sagesse qui appartient au bien d'après le Divin; la tiare d'honneur, c'est l'intelligence qui appartient au vrai d'après ce bien ; cela est dit des Divins chez le peuple; là, le peuple est l'Église, parce que l'Église était chez ce peuple. Dans le Même : « A cause de Sion je ne me tairai point, » et à cause de Jérusalem je ne me reposerai point, jusqu'à ce que » sorte comme une splendeur sa justice, et que son salut comme une » lampe s'enflamme : et tu seras une couronne d'honneur dans » la main de Jéhovah, et un turban royal dans la main de ton » Dieu. » — LXII. 1,3; — par Sion et par Jérusalem il est entendu l'Église, par Sion l'Église céleste, et par Jérusalem l'Église spirituelle ; la couronne d'honneur est la sagesse qui appartient au bien, et le turban royal est l'intelligence qui appartient au vrai ; comme la couronne signifie la sagesse qui appartient au bien, il est dit u dans la main de Jéhovah ; » et comme le turban signifie l'inlelligence qui appartient au vrai, il est dit « dans la main de Dieu, » car lorsqu'il s'agit du bien, il est dit Jéhovah, et lorsqu'il s'agit du Vrai, il est dit Dieu, N°* 2586, 27(59, 6905. Dans Jérémie : « Dis » au Roi et à la Souveraine : Abaissez-vous, asseyez-vous, car il » est descendu l'ornement de votre tête, rolre couronne d'hon- » neur. »— XIII. 18 ;— la couronne d'honneur est la sagesse qui appartient au bien d'après le Divin Vrai, car l'honneur est le Divin Vrai de l'Église, N° 9815. Dans le Même : a Elle a cessé, la joie » de notre cœur ; elle s'est changée en deuil, notre danse ; elle est » tombée, la couronne de notre tête. » — Lament. V. 15, 16; —la couronne de la tête, c'est la sagesse qu'ont ceux qui sont de l'Église d'après le Divin Vrai, sagesse par laquelle ils ont plus d'excellence que tous les autres peuples, et par suite une sorte de direction sur eux. Dans Ézéchiel : « Je mis un pendant sur ton nez, et » des boucles à tes oreilles, et une couronne d'ornement sur ta » tête. » — XVI. 12; — là, il s'agit de l'instauration de l'Église; le pendant sur le nez, c'est la perception du bien ; les boucles aux oreilles, c'est la perception du vrai et l'obéissance ; la couronne sur la tête, c'est la sagesse qui en provient. Dans Job : « Il m'a dé- » pouillé de ma gloire, et il a ôtê la couronne de ma tête. » — XIX. 9; — la gloire est l'intelligence qui appartient au Divin Vrai, xv. 16.

N° 9429; la couronne de la téte est la sagesse qui en provient. Dans l'Apocalypse : « Sur les trônes je vis vingt-quatre Anciens couverts » de vêtements blancs, et ils avaient sur leurs têtes des cou- » ronnes d'or. Ils se prosternaient devant Celui qui était assis sur » le trône, et ils adoraient Celui qui vit dans les siècles des siècles, » et ils jetaient leurs couronnes devant le trône. » — IV. 6,10; —les vingt-quatre Anciens signifient tous ceux qui sont dans le bien d'après les vrais, et dans le sens abstrait tous les biens d'après les vrais, N0i 6524, 0404 ; les trônes sont les vrais procédant du Divin, N0i 5313, 6397, 8625, 9039; les couronnes d'or sur les tôtes sont les représentatifs de la sagesse procédant du Divin, et comme elle procède du Divin, c'est pour cela qu'ils jetaient les couronnes devant Celui qui était assis sur le trône. Comme le bieu de la sagesse est acquis par les combats des tentations qui se font par les vrais de la foi, c'est pour cela que des couronnes étaient attribuées à ceux qui combattaient contre les maux et les faux, et qui étaient victorieux, c'est aussi pour cela que les couronnes du martyr étaient des marques de l'empire accordé par le Seigneur sur les maux : que les couronnes soient les prix de la victoire sur les maux, et que ce soit pour cela qu'elles sont les biens de la sagesse par la raison que ces biens sont des prix, c'est aussi ce qu'on voit d'après l'Apocalypse : « Je vis, et voici un Cheval blanc, et Celui qui était assis » dessus avait un arc, et il lui fut donné une couronne ; et lï » sortit victorieux, et afin de vaincre. » — VI. 2 ; — le cheval blanc et celui qui était assis dessus, c'est le Seigneur quant à la Parole, N°' 2760, 3761, 2762 ; l'arc est la doctrine du vrai, par laquelle on combat, Not 2686, 2709 ; de là, il est évident que la Couronne, puisqu'il s'agit du Seigneur, est le Divin Bien, qui est le prix de la victoire. Et ailleurs : « Ensuite je vis, et voici une nuée » blanche, et sur la nuée quelqu'un assis semblable à un Fils » d'homme, ayant sur sa tête une couronne a" or, et dans sa » main une faux tranchante. » —XIV. 14 ;— la nuée blanche, c'est le sens littéral de la Parole, N- 4060, 4391 , 5922, 6343 f. , 6752, 8081 ; le Fils d'homme est le Divin Vrai qui procède du Seigneur, Na 9807; la couronne d'or est le Divin Bien dont procède le Divin Vrai ; la faux tranchante est la dissipation du mal et du faux. Ailleurs : « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne

» de la vie. » — IL 10 : — et ailleurs : « Voici, je viens vite, re- » tiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » — III. 11 ;— la couronne est le bien provenant des vrais, ainsi la sagesse, car la sagesse appartient au bien de l'amour provenant des vrais de la foi. Maintenant, d'après ce qui vient d'être dit, on peut voir ce qui est signifié par la couronne, et par suite ce qui est signifié par la couronne de sainteté, qui élait la plaque d'or, sur laquelle il avait été inscrit : Sainteté à Jéhovah.

9931. Et tu graveras sur elle en gravure de sceau, signifie perpétuel et imprimé dans les cœurs selon la sphère céleste : on le voit par la signification de graver, en ce que c'est imprimer dans la mémoire, Nn» 9841, 9842, par conséquent aussi dans le cœur, car ce qui est dans la mémoire intérieure/laquelle appartient à la vie, est dit imprimé dans le cœur ; et comme cela reste pour l'éternité, il est signifié aussi à perpétuité; et par la signification de gravure de sceau, en ce que c'est la sphère céleste, N° 9846. S'il est dit imprimé dans les cœurs selon la sphère céleste, c'est parce que les choses qui ont été imprimées dans la mémoire, surtout dans la mémoire intérieure, qui est le Livre de vie, N° 2474, ont été imprimées selon la sphère céleste ; car l'homme qui est dans le bien de l'amour d'après les vrais de la foi ressemble au ciel, et est aussi un ciel en très-petite forme, voir les articles cités, N°* 9279, 9632, par conséquent il y a aussi en lui la forme céleste ; car toutes les sociétés dans les cieux ont été disposées en ordre selon la forme céleste, puisque toutes les affections du bien et par suite toutes les pensées du vrai découlent selon cette forme, N° 9877 : que tous les scientifiques soient aussi disposés en forme céleste, quand l'homme est dans l'amour céleste, et que ce soit l'amour qui les dispose, on le voit, N° 6690.

9932. Sainteté à Jéhovah, signifie le Divin Humain du Seigneur, et par suite tout bien céleste et spirituel : on le voit par la signification de la sainteté, en ce que c'est le Divin procédant du Seigneur, ainsi en ce que c'est le Seigneur Lui-Môme quant au Divin Humain, dont procède tout Divin dans les cieux ; c'est de là que le bien céleste, qui est le bien de l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur, et le bien spirituel qui est le bien de l'amour a l'égard du prochain d'après le Seigneur, sont saints;

2A/i ARCANES CÉLESTES.

car le Soigneur seul est saint, et ce qui procède de Lui est seul le saint dans les deux et dans les terres, N°* 9229, 9680, 9820; c'est de là aussi que le saint procédant du Seigneur est appelé l'Esprit Saint, N° 9818 ; et que les Anges, les Prophètes et les Apôtres sont appelés Saints d'après la réception du Divin Vrai procédant du Seigneur, N° 9820 ; et qu'enfin le Sanctuaire est le ciel d'après le Divin qui est là, N°« 8330, 9479 : il est dit« Sainteté à Jéhovah, » parce que Jéhovah dans la Parole est le Seigneur, voir les passages cités, N° 9373. Si ces mots, sainteté à Jéhovah, ont été gravés sur une plaque d'or, et posés sur le front d'Aharon, c'est parce qu'ainsi cette sainteté était en présence de tout le peuple, par conséquent le saint était dans leur mental pendant qu'ils étaient dans le culte, et ce saint correspondait au saint qui est dans tout le ciel, et qui est le Divin Humain du Seigneur; car ce Divin, ainsi qu'il a été dit, fait le ciel. Ce qui est en la présence commune de tout le peuple, et par conséquent règne universellement dans les mentais, enlre dans tout ce qui appartient à la pensée et à l'affection, et par suite dans tout ce qui appartient au culte, et il l'affecte, N" 6159, 6571, 7648, 8067, 8865 ; puis donc que ce très-saint était continuellement devant les yeux, et par suite régnait universellement dans les mentais, il sanctifiait toutes les choses du culte.

9933. Et tu la poseras sur un fil d'hyacinthe, signifie l'influx dans le vrai de l'amour céleste : on le voit par la signification de Y hyacinthe, en ce que c'est le vrai de l'amour céleste, ainsi qu'il va être expliqué; l'influx dans ce vrai est signifié en ce que cette plaque, sur laquelle il avait été gravé « sainteté à Jéhovah, » avait été posée sur un fil d'hyacinthe, car ainsi elle en dépendait et y avait été attachée, et influer est signifié par être attaché et dépendre dans le sens spirituel, puisque toute conjonction dans le monde spirituel, quelle qu'elle soit, se fait par l'influx. Si l'influx est dans le vrai de l'amour céleste concernant le Divin Humain du Seigneur, Divin Humain qui est signifié par sainteté à Jéhovah, c'est parce que dans cette sphère du ciel, où est le Vrai de l'amour céleste, il n'est pas perçu d'antre Divin que le Divin Humain du Seigneur : en effet, voici ce qu'il en est : 11 y a trois deux, qui ont été distingués entre eux par les degrés du bien ; dans le ciel intime est le bien de l'amour céleste, qui est le bien de l'amour

envers le Seigneur; dans le second ciel ou ciel moyen est le bien de l'amour spirituel, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain ; dans le premier ou dernier ciel est le bien de l'amour naturel procédant du spirituel et du céleste, qui est le bien de la foi et de l'obéissance : dans chaque ciel il y a un interne et un externe ; l'interne dans le ciel intime est le bien de l'amour envers le Seigneur, comme il a été dit ci-dessus, et l'externe y est le bien de l'amour mutuel, qui appartient à l'amour du bien pour le bien, c'est ce bien qui est entendu par le vrai de l'amour céleste que signifie le (il d'hyacinthe : dans cette sphère, où est ce vrai, il est perçu que l'Humain du Seigneur est le Divin Même dans les cieux ; c'est pourquoi dès qu'un Ange est élevé dans cette sphère, il vient aussi dans cette lumière; celle perception indue du Seigneur, puisque le Divin Humain du Seigneur fait le ciel ; c'est cet influx qui est signifié. Que l'hyacinthe soit le céleste amour du vrai, ou, ce qui est la môme chose, le vrai de l'amour céleste, on le voit, N°» 9466, 9687, 9833.

993 à. Et elle sera sur le turban, signifie d'après lu sagesse infinie : on le voit par la signification du turban, en ce qu'il est l'intelligence, N° 9827, et quand il s'agit du Seigneur, qui était représenté par Aharon, le turban est la sagesse Divine ou infinie.

9935. Du côté des faces du turban elle sera, signifie pour C éternité : on le voit par la signification de du côté des faces du turban, quand il s'agit du Seigneur, qui est représenté par Aharon, en ce que c'est pour l'éternité, N° 9888.

9936. Et elle sera sur le front d' Aharon, signifie d'après le Divin amour du Seigneur : on le voit par la représentation d' Aharon, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Bien, qui est le Bien de son Divin amour, N° 9800; et par la signification du front, quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est son Divin amour, car la face du Seigneur, ou, ce qui est la même chose, la face de Jéhovah, signifie toutes les choses qui appartiennent au Divin amour, comme la Miséricorde, la Paix, le Bien, la Sagesse, N- 222, 223, 5585, 6848, 6849, 9306, 9545, 9546; si la face de Jéhovah ou la face du Seigneur a cette signification, c'est parce que la face en général signifie les intérieurs de l'homme, qui

sont ses affections et les pensées provenant de ses affections, ainsi les choses qui appartiennent à son amour et à sa foi, voir les articles cités, N° 9546 : que ces choses soient signifiées par la face, c'est parce qu'elles brillent sur la face, comme dans leur type ou dans leur effigie, aussi est-ce pour cela que la face est appelée l'effigie du mental (miroir de l'âme) : c'est de la que la face, quand il s'agit de Jéhovah ou du Seigneur, signifie les choses qui appartiennent à son Divin amour : si le Divin amour lui-môme est spécialement signifié par le front, c'est parce que les intérieurs ont leurs provinces dans la face; les intérieurs qui appartiennent à l'amour sont dans la province du front ; ceux qui appartiennent à la sagesse et à l'intelligence, dans la province des yeux ; ceux qui appartiennent à la perception, dans la province des narines; ceux qui appartiennent à l'énonciation, dans la province de la bouche; par là on voit clairement pourquoi le front, quand il s'agit du Seigneur, qui est représenté par Aharon, signifie le Divin Amour. Comme le front chez l'homme correspond à son amour, c'est pour cela que ceux qui sont dans l'amour céleste, c'est-à-dire, dans l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur, sont dits avoir un signe sur le front, ce qui signifie qu'ils sont sous la tutelle du Seigneur parce qu'ils sont dans son amour; comme dans Ézéchiel : « Jéhovah dit : « Passe par le milieu de Jérusalem, et marque un signe sur k » front des hommes qui gémissent et soupirent sur toutes les abo- » minations faites au milieu d'elle; et frappez; que votre œil n'é- » pargne point; mais d'aucun homme sur qui (sera) te signe » n'approchez. » — IX. 4, 5, 6. — Dans Jean : « Voici, l'Agneau » se tenait sur la montagne de Sion, et avec Lui cent quarante- » quatre mille, qui avaient le Nom de so/i Père écrit sur leurs » fronts. » — Apoc. XIV. 1 : — dans le Môme : « Ils virent les » faces de Dieu et de l'Agneau, et son Nom (sera) sur leurs » fronts. » —Apoc. XXII. 4 : — dans le Môme : « Il leur fut dit » de ne point causer de dommage à l'herbe de la terre, ni à aucune » verdure, ni à aucun arbre, mais aux hommes seuls qui n'au- » raient point le signe de Dieu sur leurs fronts. » — Apoc. IX. 4 ;— avoir le signe de Dieu et le nom de Dieu sur le front, c'est être à l'abri de l'infeslation des maux qui proviennent de l'enfer, parce qu'on est dans le Seigneur par l'amour; l'herl)c et la verdure,

EXODE. CHAP. VIÏSGT-HIIT1ÈME. 247

qui ne doivent point recevoir de dommage» Sont le vrai scientifique par lequel existe le vrai de la foi, N8* 7571, 7691 ; l'arbre, qui ne doit pas non plus recevoir de dommage, est la perception du vrai d'après le bien, N" 103, 2163, 2722, 2972, 4552, 7692. Dans Moïse : « Tu aimeras Jéhovah ton Dieu de tout ton cœur, et de » toute ton âme, et de toutes tes forces ; tu attacheras ces paroles » en signe sur ta main, et qu'elles soient en front eaux entre » tes yeux. »— Deutér. VI. A, 5, 8;— en fronteaux, c'est pour signe de l'amour envers Jéhovah Dieu ; il est dit entre tes yeux, parce que les yeux signifient l'intelligence et la sagesse qui procèdent de cet amour, et la sagesse d'après cet amour est d'avoir continuellement Dieu devant les yeux ; il est évident que cela est ainsi, puisqu'il s'agit de l'amour envers Jéhovah Dieu ; il est dit qu'on doit l'aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, ce qui signifie qu'il faut l'aimer par toutes les choses qui sont chez l'homme ; de tout le cœur, c'est d'après la volonté où est le bien de l'amour, N" 7542, 9050, 9300, 9495 ; de toute l'âme, c'est d'après l'entendement où est le vrai de la foi, ainsi d'après la foi, N° 9050; ces deux facultés appartiennent à l'homme Interne; de toutes les forces, c'est d'après les choses qui appartiennent a l'Entendement et à la Volonté dans l'homme Externe ; les forces et lâ puissance de l'amour de l'un et de l'autre, de l'homme Externe et de l'homme Interne, sont signifiées par les mains, N°' 4931 à 4937, 7518, c'est pourquoi il est dit que ces paroles seraient attachées pour signe sur la main. Parce que le front d'après la Correspondance signifie l'amour céleste chez les bons, il signifie chez les méchants l'amour infernal, qui est opposé à l'amour céleste; le front <le ceux-ci est appelé front d'airain dans Ésaîe, XLVIII. 4 ; et front endurci dans Ézéchiel, III. 7, 8 ; et il est dit de ceux qui sont dans l'amour infernal, qu'ils avaient le caractère de la bête sur le front, Apoc. XIII. 16. XIV. 9. XX. 4 ; et aussi le Nom de Babylone sur le front, Apoc. XVII. 5.

9937. Et A/iaron portera l'iniquité des saints, signifie de là l'éloignetnent des faux et des maux chez ceux qui sont dans te bien procédant du Seigneur : on le voit par la représentation (YA/taron, en ce qu'il est le Seigneur quant au bien de l'amour, N° 9806; et par la représentation du sacerdoce, dont Aharon élail

revêtu, eu ce que c'est tout ofiiee que remplit le Seigneur comme Sauveur, Na 9809; par la signification de porter l'iniquité, en ce que c'est l'éloigncment dos faux et des maux chez ceux qui sont dans le bien, ainsi qu'il sera expliqué; et par la signification des saints, en ce que ce sont les dons qu'ils apportaient à Jéhovah ou au Seigneur pour l'expiation de leurs péchés; ces dons étaient des holocaustes, des sacrifices et des minchahs; que ces dons soient entendus par les saints, cela est évident, car il est dit, que sanctifieront tes fils d'Israël quant à tous leurs dons de saints; que porter l'iniquité, ce soit éloigner les faux et les maux ou les péchés chez ceux qui sont dans le bien, c'est parce que cela est dit du Seigneur, car le Seigneur était représenté par Aharon, et toute œuvre de salvation était représentée par l'office ou le sacerdoce d'Aharon : qu'il soit dit du Seigneur, qu'il a porté les péchés pour le genre humain, cela est connu dans l'Église, mais néanmoins on ne sait pas ce qui est entendu par porter les iniquités et les péchés ; quelques-uns croient que c'est qu'il a pris sur lui les péchés du genre humain, et qu'il s'est laissé damner jusqu'à la mort sur la croix, et qu'ainsi, comme la damnation pour les péchés a été jetée sur lui, les mortels ont été délivrés de la damnation ; et mémo que le Seigneur a détruit la damnation par l'accomplissement de la loi, puisque la Loi avait damné quiconque ne la remplirait pas; mais ce n'est point là ce qfii est entendu par porter les iniquités, puisque les faits restent chez chaque homme après la mort, et qu'alors selon la qualité de ces faits il est jugé ou pour la vie ou pour la mort; la qualité des faits provient de l'amour et de la foi, car l'amour et la foi constituent la vie du fait ; et c'est pour cela que les faits ne peuvent pas être enlevés par une translation sur un autre qui les porterait ; il est donc évident que par porter les iniquités il est entendu autre chose ; mais qu'est-il entendu? c'est ce qu'on peut voir d'après la manière môme dont le Seigneur porte les iniquités ou les péchés; en effet, le Seigneur les porte quand il combat pour l'homme contre les enfers, car l'homme par lui-môme ne peut pas combattre contre eux, le Seigneur seul combat, même continuellement pour chaque homme, mais avec différence selon la réception du Divin Bien et du Divin Vrai : quand le Seigneur était dans le monde, il a combattu contre tous les enfers, cl il les a entièrement subjugués; c'est de la aussi

EXODE. CIÎAP. VINGT-HUITIÈME. *2àO

qu'il a été fait la Justice; il a ainsi délivré de la damnation ceux qui reçoivent le Divin Bien et le Divin Vrai procédant de Lui; si cela n'eût pas été fait par le Seigneur, aucun homme n'aurait pu être sauvé, car les enfers sont continuellement chez l'homme et dominent sur lui, en tant que le Seigneur ne les éloigne point, et autant l'homme s'abstient des maux, autant le Seigneur les éloigne; celui qui une fois est vainqueur des enfers, en est vainqueur pour l'éternité; pour obtenir cette victoire le Seigneur a fait Divin son Humain ; Lui donc qui combat seul pour l'homme contre les enfers, ou, ce qui est la môme chose, contre les maux et les faux, car les maux et les faux viennent de l'enfer, est dit porter les péchés, car seul il soutient ce fardeau : si porter les péchés signifie aussi l'éloignement des maux et des faux de chez ceux qui sont dans le bien, c'est parce que cela eu est la conséquence; car autant les enfers sont éloignés de l'homme, autant sont éloignés les maux et les faux, car les maux et les faux, comme il a été dit, viennent des enfers; les maux et les faux sont les péchés et les iniquités : quant à la manière dont cela a lieu, voir ce qui a été montré ci-dessus, N°* 0715 et 0809, où il s'agit du Mérite et de la Justice du Seigneur, et aussi de la subjugalion des Enfers par Lui. S'il est dit d'Aharon qu'il porterait les iniquités, c'est parce qu'il représentait le Seigneuf, et que son Sacerdoce représentait toute œuvre de salvation du Seigneur, voir Not 0806, 0800 ; or l'œuvre principale de la salvation est de racheter et de délivrer l'homme des enfers, et ainsi d'éloigner les maux et les faux. Il est dit éloigner les maux et les faux, parce que la délivrance des péchés ou leur rémission n'est autre chose qu'un éloignement, car ils restent chez l'homme; mais autant le bien de l'amour et le vrai de la foi ont été implantés, autant le mal et le faux sont éloignés; il en est de cela comme du ciel et de l'enfer; le ciel ne détruit pas l'enfer, mais il éloigne de lui ceux qui y sont, car c'est le bien et le vrai procédant du Seigneur, qui font le ciel, et ce sont eux qui éloignent le mal et le faux : il en est de môme de l'homme, l'homme par lui-môme est l'enfer, mais quand il est régénéré il devient le ciel, et autant il devient le ciel, autant l'enfer est éloigné. L'opinion commune est que les maux, c'est-à-dire, les péchés, ne sont pas ainsi éloignés, mais qu'ils sont entièrement séparés ; ceux qui ont cette opinion ne savent pas que

par lui-même l'homme tout entier n'est que mal, et que les maux qui lui appartiennent apparaissent comme extirpés, en tant qu'il est tenu dans le bien par le Seigneur, car lorsque l'homme est tenu dans le bien, il est détourné du mal ; mais on ue peut être détourné du mal et tenu dans le bien, à moins qu'on ne soit dans le bien de la foi et de la charité par le Seigneur, c'est-à-dire qu'autant qu'on se laisse régénérer par le Seigneur ; car par la régénération le ciel est implanté chez l'homme, et par le ciel l'enfer qui est chez lui est éloigné, ainsi qu'il vient d'être dit. D'après cela, on peut voir de nouveau que porter les iniquités, quand il s'agit du Seigneur, c'est combattre continuellement pour l'homme contre les enfers, ainsi les éloigner continuellement, car il y a un éloignement perpétuel, nonseulement pendant que l'homme est dans le monde, mais aussi dans l'autre vie durant l'éternité ; ainsi, nul homme ne peut éloigner les maux ; en effet, par soi l'homme ne peut pas même éloigner la moindre partie du mal, encore moins les enfers, et encore moins durant l'éternité. Mais on peut se reporter à ce qui a déjà été montré sur ce sujet, à savoir, que les maux chez l'homme ne sont point entièrement séparés, mais qu'ils sont éloignés autant qu'il est dans ce bien par le Seigneur, N0' 8393, 901 4, 9333 à 9336, 9444 à 9454; que le Seigneur, pendant qu'il était dans le monde, a vaincu les enfers par les combats des tentations, et a ainsi disposé toutes choses en ordre; qu'il a fait cela d'après son Divin amour, pour sauver le genre humain, et que de cette manière il a aussi fait Divin son Humain, voir les passages cités, N° 9528 f. ; et que le Seigneur combat pour l'homme dans les tentations, qui sont des combats spirituels contre les maux provenant de l'enfer, N" 1692, 0574, 8159, 8172, 8175, 8176, 8273, 8969. Comment le Seigneur a porté les iniquités du genre humain, c'est-à-dire, comx ment il a coml>atlu contre les enfers et les a subjugés, pendant qu'il était dans le monde, et ainsi s'est acquis la Divine Puissance de les éloigner chez tous ceux qui sont dans le bien, et est de cette manière devenu le Mérite et la Justice, tout cela est décrit dans Ésaïe, Chap. LIX. 16 à 20, puis Chap. LX11I. 1 à 9, voir les explications, N" 9715, 9809. D'après ces explications bien comprises, on peut savoir ce que signifient toutes les choses qui sont dites du Seigneur dans le môme Prophète, Chapitre LUI, où depuis le com-

mcncement jusqu'à la fin il s'agit de l'état des Tentations du Seigneur, par conséquent de l'état dans lequel il fut quand il combattit contre les enfers, car les tentations ne sont autre chose que des combats contre eux : cet état y est décrit par « il s'est chargé de nos maladies, et il a porté nos douleurs ; il a été percé à cause de nos prévarications, et meurtri à cause de nos iniquités; Jéhovah a fait tomber sur Lui l'iniquité de nou^s tous; et il a ainsi livré les impies au sépulcre; la volonté de Jéhovah par sa main prospérera ; par le travail de son âme il verra et sera rassasié, et par sa sagesse il justifiera plusieurs, parce que Lui-Même aura porté leurs iniquités; ainsi il a porté le péché de plusieurs : » là aussi il est appelé le Bras de Jéhovah, ce qui signifie la Divine Puissance, N°* 4932, 7205 : que porter les maladies, les douleurs et les iniquités, être percé et meurtri par elles, signifie l'état des tentations, cela est évident; car ce sont alors des douleurs d'esprit, des angoisses et des désespoirs, qui tourmentent ainsi; les enfers amènent de tels tourments; car dans les tentations ils attaquent l'amour même de celui contre lequel ils combattent ; l'amour de chacun est l'intime de la vie de chacun : l'amour du Seigneur a été l'amour de sauver le genre humain, amour qui était l'Être de sa vie, car le Divin en Lui était cet amour : cela est aussi décrit ainsi dans Ésaïe, lorsqu'il s'agit des combats du Seigneur, par ces paroles : « Il a dit : Certes, mon peuple, eux ; c'est pour- » quoi il est devenu pour eux un Sauveur ; dans toute leur angoisse » il a été en angoisse ; à cause de son amour et de sa clémence, » Lui les a rachetés, et il les a pris et les a portés tous les jours » de l'éternité. »>— LXIH. 8, 9.— Que le Seigneur, pendant qu'il était dans le monde, ait soutenu de telles tentations, c'est ce qui est décrit en peu de mots dans les Évangélistes, mais cela est décrit plus au long dans les Prophètes, et surtout dans les Psaumes de David; dans les Évangélistes, il est dit seulement que le Seigneur fut conduit dans le désert, et tenté ensuite par le diable, et qu'il fut là quarante jours, et avec les bêles,— Marc, I. 42, 13. Matth. IV. 1 ;— mais le Seigneur n'a pas révélé qu'il avait été dans les tentations, c'est-à-dire, dans les combats contre les enfers, depuis sa première jeunesse jusqu'à la fin de sa vie dans le monde, selon ces paroles dans Ésaïe : « L'exaction il a supporté, et il a été af-

» fltyf» M »'« cependant pas ouvert sa bouche; comme l'agneau » à la tuerie il est mené, et comme une brebis devant ceux qui la » tondent il s'est tu; il n'a point ouvert sa bouche. » — LUI. 7 : — sa dernière tentation fut en Gethsémané, — Malth. XXVI. Marc, XIV, — et ensuite la passion de la croix ; que par elle il ait pleinement subjugué les enfers, Lui-Môme l'enseigne dans Jean : « Père, délivre-moi de cette heure; mais pour cela je suis venu en » cette heure. Père, glorifie ton Nom; il sortit une voix du ciel : » Et j'ai glorifié et je glorifierai. Alors Jésus dit : Maintenant » jugement il y a pour ce monde, maintenant le prince de ce » monde sera jeté dehors. » — XII. 27, 28, 31 ; — le prince de ce monde est le diable, ainsi tout l'enfer ; glorifier, c'est faire Divin l'Humain : s'il n'est parlé que de la tentation après les quarante jours dans le désert, c'est parce que les quarante jours signifient et enveloppent les tentations jusqu'au plein, ainsi les tentations de plusieurs années, voir N" 8098, 9437 ; le désert signifie l'enfer, et les bêtes contre lesquelles il y combattit signifient la tourbe diabolique. L'éloignement des péchés chez ceux qui sont dans le bien, ou qui ont fait pénitence, a été représenté dans l'Eglise Juive par le bouc appelé Azazël ; « Aharon posera ses mains sur la tôte du » bouc, et il confessera les iniquités des fils d'Israël, et toutes leurs » prévarications quant à tous leurs péchés, et ensuite il l'enverra » au désert ; et ainsi le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités » en une terre de séparation. » — Lévit. XVI. 21,22; — la, par Aharon est représenté le Seigneur ; par le bouc est signifiée la foi ; par le désert et par la terre de séparation l'enfer ; et par y porter les iniquités des fils d'Israël éloigner les péchés et les jeter dans l'enfer : que de telles choses aient été représentées, c'est ce que personne ne peut savoir que d'après le sens interne ; en effet, chacun peut voir que les iniquités de toute une assemblée ne pouvaient pas être transportées dans un désert par un tac, car qu'est-ce que le bouc avait de commun avec les iniquités ? mais puisque tous les représentatifs, dans ce temps, ont signifié des choses qui appartiennent au Seigneur, au Ciel et à l'Église, «le môme aussi ceux-ci ; le sens interne enseigne donc ce qu'ils enveloppent, à savoir, que c'est par le vrai de la foi que l'homme est régénéré, qu'ainsi c'est par ce vrai que les péchés sont éloignés, et que comme la foi du vrai

vient du Seigneur, c'est le Seigneur Lui-Mème qui fait cela, selon ce qui a été dit et montre" dans la Préface du Cliap. XXII de la Genèse et N°» 3332, 3876, 3877, 4738 : qu'Aharon représente le Seigneur, on le voit, N0' 9806, 9808 ; que le bouc de chèvres soit le vrai de la foi, on le voit, N0' 4 169 f. , 4769 ; que le désert soit l'enfer, c'est parce que le camp, où étaient les fils d'Israël, signifiait le ciel, N° 4236, aussi le désert est-il appelé terre de séparation ou d'excision -, ainsi porter les iniquités dans cette terre ou dans le désert, c'est jeter les maux et les faux dans l'enfer d'où ils sont ; et ils y sont jetés, quand ils sont éloignés au point qu'ils ne se font pas voir, ce qui arrive quand l'homme en est détourné par cela qu'il est tenu dans-le bien par le Seigneur, selon ce qui a été dit ci-dessus : par précipiter les péchés dans les profondeurs de la mer il est signifié la même chose que par les jeter dans le désert ; ainsi, dans Uichée : « Il aura pitié de nous, il supprimera nos iniquités, et » U précipitera dans les profondeurs de ta mer tous leurs pé~ » cliés. » — VII. 19; — la profondeur de la mer est aussi l'enfer. Maintenant, d'après cela, il est évident que par ces paroles, n Aharon. portera l'iniquité des saints, » il est signifié l'éloignement des péchés chez ceux qui sont dans le bien procédant du Seigneur, et que cet éloignement est continuellement fait par le Seigneur, et que c'est là porter les iniquités; comme encore ailleurs dans Moïse : « Jéhovah dit à Aharon : Toi, et tes (ils avec toi, tout porterez » l'iniquité du sanctuaire; toi aussi, et tes fils avec toi, tous » porterez l'iniquité de votre sacerdoce : les fils d'Israël n'ap- » procheront plus de la Tente de convention pour porter le péché, » en mourant; mais le Lévite fera l'ouvrage de la Tente de con- » vention, et eux porteront leur iniquité, n — Nomb. XVIII. 1, 22, 23; — pareillement par porter dans Ésaïe : « Écoulez-Moi, » maison d'Israël, portés dés l'utérus ; jusques à la vieillesse Moi » le même, et jusques à la blanche vieillesse Moi je porterai; Moi » j'ai fait, et Moi je porterai, et Moi je supporterai', et je déli- » vrerai. » — XLVI. 3, 4. — Que porter l'iniquité ce soit expier, ainsi éloigner les péchés, ou le voit dans Moïse : « Moscheh fut in- » digné contre Éléazar et contre Ithamar de ce que le bouc du sa- » crifice du péché avait été brûlé, disant : Pourquoi ne l'avez-vous » pas mangé dans le lieu de sainteté, puisque Jéhovah vous l'a

» donné pour porter les iniquités de rassemblée, pour faire » expiation pour eux devant Jéhovah? » — Lévit. X. 16, 17; — que l'expiation soit la purification des maux, ainsi l'éloigneraent des péchés, on le voit, N° 9506 : et l'on voit qu'il a été enjoint à Aharon « d'expier le peuple, et de leur pardonner les péchés. » —Lévit. IV. 26, 31, 35. V. 6, 10, 13, 10, 18, 26. IX. 7. XV. 15, 30 ;— que porter les péchés, quand il ne s'agit pas du sacerdoce, c'est être damné, ainsi c'est mourir, — Lévit. V. 1, 17. VII. 18. XVII. 16. XIX. 8. XX. 17, 10, 20. XXII. 9. XXIV. 15. Nomb. IX. 13. XVIII. 22. Ézéch. XVIII. 19, 20. XXIII. 49.

9938. Que sanctifieront les fils d'Israël quant à tous leurs dons de saints, signifie les cultes représentatifs de l'éloignement des péchés : on le voit par la signification des dons ou des' présents, qui étaient principalement les holocaustes» les sacrifices et les minebahs chez la nation Israélite et Juive, en ce que ce sont les intérieurs du culte, car ils les représentaient ; les intérieurs du culte sont les choses qui appartiennent à l'amour et à la foi, et par suite les pardons des péchés, c'est-à-dire, les éloigncments des péchés, puisque par la foi et par l'amour procédant du Seigneur les péchés . sont éloignés; car autant le bien de l'amour et de la foi entre, ou, ce qui est la môme chose, autant le ciel entre, autant les péchés sont éloignés, c'est-à-dire, autant est éloigné l'enfer, tant celui qui est au dedans de l'homme que celui qui est hors de lui; de là, on voit clairement ce qui est entendu par les dons qu'ils sanctifiaient, c'est-àdire, offraient. Si les dons ont été nommés saints, et si les donner ou les offrir a été dit sanctifier, c'est parce qu'ils représentaient des choses saintes ; car ils étaient offerts pour les expiations, ainsi pour les éloignements des péchés, ce qui se fait par la foi et l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur. Les dons et les présents sont dits offerts à Jéhovah, quoique Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, ne reçoive point de dons ou de présents, mais donne gratuitement à chacun; cependant il veut toujours qu'ils viennent de l'homme comme de lui-môme, pourvu qu'il reconnaisse qu'ils proviennent non de lui mais du Seigneur, car le Seigneur met en l'homme l'affection de faire le bien d'après l'amour, et l'affection de prononcer le vrai d'après la foi ; mais l'affection elle-même indue du Seigneur, et se montre comme dans l'homme, ainsi comme

venant de l'homme, car tout ce que l'homme fait d'après l'affection qui appartient à l'amour, il le fait d'après la vie, puisque l'amour est la vie de chacun; de là, il est évident que les choses, qui sont appelées dons et présents offerts au Seigneur par l'homme, sont dans leur essence des dons et des présents offerts à l'homme par le Seigneur, et que s'ils sont appelés dons et présents, c'est d'après l'apparence; tous les sages de cœur voient cette apparence, mais non de même les simples ; cependant toujours est-il que les dons et les présents de ceux-ci sont agréables, en tant qu'ils sont faits d'après l'ignorance dans laquelle il y a l'innocence; l'innocence est le bien de l'amour envers Dieu, et elle habite dans l'ignorance, surtout chez les sages de cœur, car ceux qui sont sages de cœur savent et perçoivent que rien de la sagesse en eux ne vient d'eux, mais que le tout de la sagesse vient du Seigneur, c'est-à-dire, le tout du bien qui appartient à l'amour et le tout du vrai qui appartient à la foi, et qu'ainsi cela chez les sages habite toujours dans l'ignorance : il est donc évident que la reconnaissance, et surtout la perception de cette vérité, est l'innocence de la sagesse. Les dons qui étaient offerts dans l'Église Juive, lesquels étaient principalement les holocaustes, les sacrifices et les minchahs, étaient aussi appelés expiations des péchés, car ils étaient offerts pour leur pardon, c'est-à-dire, pour leur éloignement; ceux qui étaient de cette Église croyaient aussi que les péchés étaient ainsi pardonnes, et même qu'ils étaient entièrement enlevés, car il est dit qu'après qu'ils ont offert leurs présents, les péchés leur sont pardonnés, voir Lévit. IV. 26, 31, 35. V. 6, 10, 13, 16, 18, 26. IX. 7. XV. 15, 30; mais ils ne savaient pas que leurs présents représentaient les intérieurs, par conséquent les choses qui sont faites par l'homme d'après l'amour et la foi procédant du Seigneur, et que ce sont ces choses qui expient, c'est-à-dire, éloignent les péchés, et que quand les péchés ont été éloignés, il semble qu'ils ont été entièrement éloignés ou enlevés, comme if a été montré dans cet article, et dans le précédent : en effet, cette nation était dans le culte représentatif, ainsi dans un culte externe sans l'interne, culte par lequel il y avait alors conjonction du ciel avec l'homme, voir les articles cités, N0' 9320 f., 9380.

9939. Et elle sera sur le front d'Aharon îi perpétuité, si-

gnifie le représentatif de l'amour du Seigneur pour l'éternité : on le voit par la signification du front, en ce qu'il est l'amour, N° 9936; par la représentation û'Aharon, en ce qu'il est le Seigneur, N° 980C ; et par la signification (17/ perpétuité, en ce que c'est pour l'éternité; si à perpétuité signifie pour l'éternité, c'est parce que toutes les choses qui appartiennent au temps signifient des choses éternelles, lorsqu'il s'agit du Seigneur, par conséquent il en est de môme d'à perpétuité, car a perpétuité, chaque jour et toujours, se disent du temps; c'est de là encore qu'hier et aujourd'hui, quand il s'agit du Seigneur, signifient aussi l'éternité, N° 2838.

99 A 0. En bon plaisir pour eux devant Jéhovali, signifie le Divin du Seigneur en eux : on le voit par la signification du bon plaisir, quand il s'agit de Jéhovah, c'est-à-dire, du Seigneur, en ce que c'est d'après son Divin, car ce qui plaît au Seigneur est le Divin qui procède de Lui chez l'homme, chez l'esprit et chez l'ange, puisqu'alors le Divin est dans un autre en qui il est regardé, et est ainsi en bon plaisir. Les choses qui viennent du Seigneur en viennent de plus près ou de plus loin, et sont dites venir de sa Volonté, de son Bon Plaisir, de son Indulgenee et de sa Permission ; celles qui viennent de sa Volonté, sont le plus près de Lui ; celles qui viennent de son Bon Plaisir sont un peu plus loin de Lui ; celles qui viennent de son Indulgence, en sont encore plus loin ; et celles qui viennent de sa Permission sont le plus loin de Lui; ce sont là les degrés de l'influx et de la réception du Divin; mais chaque degré contient des choses innombrables, qui sont distinctes de celles que renferme un autre degré, et ces choses innombrables sont les arcanes du ciel, dont un petit nombre seulement tombe dans l'entendement humain ; à prendre seulement les choses qui sont faites d'après la Permission, quoiqu'elles soient dans le dernier rang, toujours est-il qu'en raison des arcanes innombrables qui y sont, l'homme s'y confond, quand il les examine d'après les évolutions des choses dans la nature, et d'après les apparences, et encore plus quand c'est d'après les illusions des sens : mais les arcanes de permission sont en petit nombre relativement aux arcanes des degrés supérieurs, lesquels sont les choses qui se font d'après l'indulgence, d'après le l>on plaisir et d'après la volonté.

9941. Vers. 39, 40. El tu brocheras la tunique de fin tin, et tu feras un turban de fin lin, et un baudrier tu feras en ouvrage de brodeur. Et pour les fils d'Aharon tu feras des tuniques, et tu leur feras des baudriers, et des tiares tu leur feras pour gloire et pour honneur. — Et tu brocheras ta tunique de fin lin, signifie les intimes du Royaume spirituel, procédant des vrais de l'amour céleste : et lu feras un turban de fin lin, signifie la sagesse là : et un baudrier, signifie le lien, et la séparation d'avec les externes de ce Royaume : tu feras en ouvrage de brodeur, signifie par les connaissances du bien et du vrai : et pour les fils d'A/iaron, signifie les Divins Vrais procédant du Divin Bien du Seigneur dans les cieux : tu feras des tuniques, signifie les choses qui appartiennent à la foi : et tu leur feras des baudriers, signifie la contenance en enchaînement : et des tiares tu leur feras, signifie l'intelligence là : pour gloire et pour honneur, signifie le vrai de l'Église spirituelle.

994*2. Et tu brocheras la tunique de fin lin, signifie les intimes du Royaume spirituel, procédant des vrais de l'amour céleste : on le voit par la signification des habits d'Aharon en général, en ce qu'ils sont le Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste, N° 9814 ; et comme la tunique était l'intime de ces habits, c'est pour cela qu'elle signifie les intimes de ce Royaume; il a été montré, N° 9826, que la tunique d'Aharon est le Divin Vrai dans le Royaume spirituel, procédant immédiatement du Divin céleste ; et par la signification du fin lin, en ce que c'est le vrai d'origine céleste, N° 9409 : il est dit de cette tunique qu'elle serait brochée, et par une chose brochée il est entendu un ouvrage de tisserand, et par l'ouvrage de tisserand il est signifié ce qui provient du céleste, N° 9915 ; le môme mot par lequel est exprimé brocher dans la Langue originale signifie aussi tisser : que cette tunique ait été tissée, ou d'ouvrage de tisserand, on le voit plus loin dans le Livre de l'Exode : « Ils firent les tuniques de fin lin, » ouvrage de tisserand, pour Aliaron et ses fils. »— XXXIX. 27;— -si elle a été brochée, ou tissée de fin lin, c'était pour représenter ce qui procède immédiatement du céleste, lequel est comme continu respectivement ; en effet, les choses qui procèdent du céleste sont comme celles qui procèdent du volontaire chez l'homme ; xv. , 17.

car toutes tes choses qui appartiennent à l'entendement chez l'homme procèdent de son volontaire ; celles qui intérieurement procèdent du volontaire sont comme continues respectivement à celles qui sont extérieurement; c'est pourquoi, dans celles qui intérieurement procèdent du volontaire, il y a principalement l'affection du vrai, car toute affection qui appartient è l'amour dans l'entendement inflae de son volontaire : il en est de même dans les cieux, où le Royaume céleste correspond au volontaire de l'homme, et le Royaume spirituel à son intellectuel, voir N° 9835 ; et comme les habits d'Aharon représentaient le Royaume spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume céleste, N" 981 A, c'est pOur cela que la tunique représentait ce qui y est intime, ainsi ce qui procède de plus près du Royaume céleste, car la tunique était le vêtement intime : de là, on voit clairement pourquoi elle était tissue ou brochée, et pourquoi elle était de On lin ; en effet, le tissu signifle ce qui procède du volontaire ou du céleste, Y 9915, et le fin lin signifie le vrai qui procède de l'amour céleste, N* 9A09 ; le spirituel qui procède du céleste est signifié aussi par des Tuniques dans d'autres passages de la Parole, par exemple, par les Tuniques de peau, que Jéhovah Dieu est dit avoir faites à l'homme et à son épouse, après qu'ils eurent mangé de l'arbre de la science, — Gen. III. 20, 21 ; — que ces tuniques signifient le Vrai d'origine céleste, c'est ce qu'on ne peut pas savoir, à moins que ces Historiques ne soient développés quant au sens interne; c'est pourquoi ce sens va être expliqué : Là, par l'Homme et par son Épouse il est entendu l'Église céleste, par l'homme lui-même comme mari cette Église quant au bien, et par son épouse celte Église quant au vrai ; ce vrai et ce bien étaient le vrai et le bien de l'Église céleste : mais cette Église étant déchue, ce qui arriva par les raisonnements d'après les scientifiques sur les Vrais Divins, événement signifié dans le sens interne par le serpent qui persuada, le premier état après la chute de cette Église est celui qui est décrit ici, et le vrai de l'Église est décrit par les tuniques de peau. 11 faut qu'on sache que par la création du ciel et de la terre dans le Premier Chapitre de la Genèse est entendue et décrite dans le sens interne la nouvelle création ou la régénération de l'homme de l'Église d'alors, ainsi l'instauration de l'Église céleste, et que par le Paradis sont entendues et décrites la sagesse et l'in-

telligence de celle Église, et par l'action de manger de l'arbre de la science, la chute de l'Église en ce qu'on raisonna d'après les scientifiques sur les Divins : qu'il en soit ainsi, on le voit par ce qui a été dit dans les explications sur ces Chapitres; en effel, toutes les choses qui sont contenues dans les Premiers Chapitres de la Genèse sont des Historiques factices, dans le sens interne desquels il y a des Divins concernant la nouvelle création ou la régénération de l'homme de l'Église céleste, ainsi qu'il a été dit; cette manière d'écrire existait dans les temps très-anciens, non-seulement chez ceux qui étaient de l'Église, mais môme chez ceux qui étaient hors de l'Église, par exemple, chez les Arabes, les Syriens et les Grecs, comme on le voit clairemeut par les Livres tant sacrés que profanes de cette époque : c'est à l'imitation de ces livres, comme composé d'après eux, qu'a été écrit par Salomon le Cantique des Cantiques, livre qui n'est pas un livre sacré, puisqu'il ne contient pas intérieurement en série les Célestes et les Divins, comme les cou-

( tiennent les Livres sacrés ; le Livre de Job est aussi un livre de l'Ancienne Église; les Livres sacrés de l'Ancienne Église, qui maintenant sont perdus, sont mentionnés dans Moïse, Nomb. XXI. 14, 15, 27 et suiv. ; les Historiques étaient appelés tes Guerres de Jéhovah et les Prophétiques les Enoncés, voir N°* 2086, 2897; que dans les Historiques, qui ont été appelés les Guerres de Jéhovah, il y ait eu un tel style, on le voit clairement par les passages qui en ont été tirés et rapportés par Moïse ; ainsi les Historiques de ces livres approchaient d'un certain style prophétique, tel, que les choses pouvaient être retenues de mémoire par les enfants et aussi par les simples : que ces livres, cités dans le Chap. XXI des Nombres, aient été des livres sacrés, cela est évident si l'on confère ce (mi est dit Vers. 28, 29, 30, avec ce qu'on trouve dans Jérémie, Chap. XLVIIL 45, 46, où sont des paroles semblables. Qu'un tel style ait été très-usité et presque le seul adopté dans ce temps chez ceux qui ont été hors de l'Église, on le voit clairement par les récits fabuleux de leurs écrivains qui étaient hors de l'Église, récits dans lesquels ils enveloppaient des choses morales ou des choses qui appartiennent aux affections et à la vie. Dans les Historiques non factices, mais véritables, qui sont ceux que contiennent les Livres de Moïse après ces Chapitres, et les Li-

vrcs de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, les tuniques signifient aussi le vrai et le bien du vrai spirituels procédant du vrai et du bien céleste : (il faut qu'on sache que le vrai et le bien spirituels sont tels que le vrai et le bien des Anges dans le moyen ou second ciel, mais que le vrai et le bien célestes sont le vrai et le bien tels que ceux des Anges dans le troisième ciel ou ciel intime, voir les passages cités, N° 9277) : dans les Livres de Moïse il est rapporté que « Israël donna à Joseph son fils une tunique de diverses couleurs, et qu'au sujet de cette tunique les frères de Joseph furent indignés contre lui, et qu'ils l'en dépouillèrent, la teignirent de sang, et l'envoyèrent ainsi à leur père. » — Gen.XXXVlI. 3, 23, 3î, 32, 33;— ce sont là des historiques véritables, et comme ils contenaient pareillement au dedans ou dans le sens interne les choses saintes du Ciel et de l'Église, par conséquent les Divins, celte tunique de diverses couleurs signifiait l'état du bien et du vrai que représentait Joseph, état qui était celui du vrai et du bien spirituels procédant du céleste, voirN" 3971, 4286, 4592, 4963, 5249, 5307, 5584, 5869, 5877, 6417, 6526, 9671; car tous les fils de Jacob représentaient les choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église dans leur ordre, N0' 3858, 3926, 4060, 4603 et suiv. , 6335, 6337, 6397, 6640, 7836, 7891, 7996; mais là ils représentaient les choses opposées. Comme toutes les choses qui sont dans les Livres de la Parole sont des représentatifs et des significatifs des Divins célestes et spirituels, tant celles qui sont dans les Livres historiques que celles qui sont dans les Livres prophétiques, c'est pour cela que l'affection de ce vrai est représentée par la fille de Roi, et que le vrai lui-même est décrit par ses vêtements dans David : « La fille de Roi parmi tes précieuses, la reine se tient à » ta droite dans l'or excellent d'Ophir ; la fille de Tyr apportera » un présent; ils supplieront tes faces, les riches du peuple. Toute » glorieuse (est ) la fille de Roi en dedans, de tissus ou (brochages ) » d'or (est) son vêtement (sa tunique); dans des broderies elle » sera amenée au Roi. » — Ps. XLV. 10 et suiv. ; —que la fille en général signifie l'affection du vrai et du bien spirituels, par conséquent aussi l'Église, on le voit, N" 2362, 3024, 3963, 9055 f.; et le Roi, quand il s'agit du Seigneur, le Divin Vrai, N" 2015, 2069, 3009, 4581, 4966, 5068, 6148 : de là, il est évident que tout ce

.exode! char VINGT-HUITIÈME. 201

qui esl dit de la fille de Roi, dans ce Psaume, signifie des choses qui appartiennent à l'afleclion du vrai et du bien procédant du Seigneur dans l'Église ; ce qui est dit que la fille de Tyr apportera un présent, signifie les connaissances du bien et du vrai, «car Tyr signifie ces connaissances, voir N° 1201 ; il en est de même des riches du peuple, car par les richesses dans le sens spirituel il n'est pas entendu autre chose que les connaissances du bien et du vrai, Noi 1694, 4508 ; de là, on voit clairement ce qui est signifié en ce que la fille de roi était glorieuse en dedans, et en ce que son vôtetement était d'un tissu d'or f en effet, par le vêtement esl entendue la tunique, comme cela est évident par la signification de ce mol dans la Langue originale, car il y signifie le vêlement le plus près du corps; que ce soit une tunique, on le voit dans Jean, Chap. XIX. 24, où il s'agit de la Tunique du Seigneur, laquelle, dans David, Ps. XXII. 19, est appelée Vêtement par le même mot; on le voit aussi dans le Livre 11 de Samuel, Chap. XUI. 18, où il est dit que les filles de roi étaient vêtues de tuniques de diverses couleurs ; il en sera question incessamment; par le vêtement tissu d'or dans David, il est-entendu la même chose que par la tunique brochée d'Aharon, c'est le même mot dans la Langue originale; quant à la broderie dans laquelle elle sera amenée au Roi, voir N° 9688. Comme la fille de Roi, et son vêtement, ou sa tunique, représentaient de telles choses, c'est pour cela que dans ce temps-là les filles de roi étaient vêlues de pareilles tuniques, comme on le voit dans le Livre II de Samuel : « T/uimar avait sur elle une tunique de » diverses couleurs, parce que les filles de roi étaient vêtues » de tels habillements, » — XIII. 18. — Maintenant, puisque les biens et les vrais spirituels étaient représentés par des luniques, on peut voir ce qui est signifié par la lunique d'Aharon, et aussi ce qui est signifié par les tuniques de ses fils, dont il s'agit dans le verset suivant de ce Chapitre, où il est dit qu'on ferait pour les fils d'Aharon des tuniques, des baudriers et des tiares, pour gloire et pour honneur : et comme leurs tuniques représentaient ces saints, c'est pour cela qu'il est dit que les fils d'Aharon, Nadab et Abiliu, qui furent brûlés par le feu du ciel pour avoir embrasé les parfums avec un feu étranger, « seraient emportés hors du camp dans leurs tuniques. » — Lévit. X. 1 a 5;— cn^fl'et, le feu étranger signifie

l'amour provenant d'autre part que du céleste, car dans la Parole le feu sacré est l'amour céleste ou Divin, N0' 6832, 6834, 6849, 7324, 9434 ; les biens et les vrais spirituels, qui étaient signifiés par leurs tuniques, avaient donc été souillés, et c'est pour cela qu'ils furent emportés hors du camp dans leurs tuniques. La même chose est aussi signifiée par la tunique dans Michée : « Mon peuple » en ennemi se dresse pour le vêlement; la tunique vous arra- » chez à ceux qui passent en sécurité. » — II. 8 ; — dans ce passage, la tunique est exprimée dans la Langue originale par un autre mot, qui cependant signifie le vrai et le bien spirituels; arracher la tunique à ceux qui passent en sécurité, c'est priver de leurs vrais spirituels ceux qui vivent dans le simple bien ; se (tresser en ennemi pour le vêtement, c'est leur faire le mal ù cause du vrai qu'ils pensent, lorsque cependant personne ne doit souffrir de dommage à cause de ce qu'il croit être le vrai, pourvu qn'il soit dans le bien, N0i 1798, 1799, 1834, 1844. D'après cela, on peut maintenant voir ce qui est signifié par la tunique dans Matthieu : « Jésus dit : Tu ne jureras en aucune sorte, ni par le ciel, ni par » la terre, ni par Jérusalem, ni par ta tête : que votre discours » soit : Oui, oui ; non, non; ce qui est en sus de cela vient du mé- » chant : si quelqu'un veut contre toi plaider et ta tunique enle- » ver t laisse-lui aussi le manteau. »— V. 34, 35, 36, 37, 40;— celui qui ne sait pas quel est l'état des anges dans le Royaume céleste du Seigneur ne peut en aucune manière savoir ce qu'enveloppent ces paroles du Seigneur ; car là il s'agit de l'état du bien et du vrai chez ceux qui sont dans le Royaume céleste du Seigneur, chez lesquels tout vrai a été imprimé dans le cœur; en effet, d'après le bien de l'amour envers le Seigneur ils savent tout vrai, à un tel point que jamais ils n'en raisonnent, comme on le fait dans le Royaume spirituel; c'est pourquoi, quand il s'agit des vrais, ils disent seulement : Oui, oui ; ou : Non, non ; bien plus, ils ne nomment pas même la foi ; voir sur l'état de ces anges les passages cités, N° 9277; d'après cela, on voit clairement ce qui est signifié par ne jurer en aucune sorte, car jurer signifie confirmer les vrais, NM 3375, 9166, ce qui se fait dans le Royaume Spirituel par le rationnel et par les scientifiques d'après la Parole; plaider et vouloir enlever la tunique, c'est disputer sur les vrais et vouloir persuader

que ce n'est point le vrai; la tunique est le vrai provenant du céleste; en effet, les anges célestes laissent à chacun son vrai sans raisonnement ultérieur. La tunique signifie aussi le vrai provenant du céleste dans d'autres passages de Matthieu : « Jésus envoya les » douze pour prêcher le Royaume des cicux, disant : Ne vous pour- » voyez point d'or, ni d'argent, ni de cuivre dans vos ceintures ; » ni de sac pour le chemin, ni de deux tuniques, ni de chaus- » sures, ni de bâtons. » — X. 9, 10; — par là il était représenté que ceux qui sont dans les biens et dans les vrais procédant du Seigneur ne possèdent rien du bien ni du vrai par eux-mêmes, mais que tout vrai et tout bien leur viennent du Seigneur; en effet, les douze disciples représentaient tous ceux qui sont dans les biens et dans les vrais d'après le Seigneur, dans le sens abstrait tous les biens de l'amour et tous les vrais de la foi procédant du Seigneur, N°' 3488, 3858 f., 6397; les biens et les vrais procédant de soi et non du Seigneur sont signifiés par se pourvoir d'or, d'argent et de cuivre dans les ceintures, et par le sac ; mais les vrais et les biens procédant du Seigneur sont signifiés par la tunique, par la chaussure et par le bâton; par la tunique, le vrai intérieur ou le vrai d'après le céleste; par la chaussure, le vrai extérieur ou le vrai dans le naturel, N°* 1748, 0844 ; par le bâton, la puissance du vrai, N" 4876, 4936, 6947, 7011, 7026 ; mais par les deux tuniques, les deux chaussures et les deux liions, les vrais et les • ' puissances des vrais procédant tant du Seigneur que de soi-même: qu'il leur ait été permis d'avoir une tunique, une paire de chaussures et un bâton, on le voit dans Marc, Chap. VI. 8, 9; et dans Luc, Chap. IX. 2, 3.— Lorsque, d'après ces explications, on connaît ce qui est signifié par la tunique, on voit clairemenj ce qui est signifié par la Tunique du Seigneur, de laquelle il est parlé dans Jean : « Ils prirent ses Vêlements, et ils firent quatre parts, à » chaque soldat une part, et ta tunique; or la tunique était sans » coulure, depuis le luiul t issue partout. Ils dirent : Ne la divi- » sons point, mais lirons au sort à qui l'aura; afin que fût accom- » plie l'Écriture qui dit : Ils se sont partagé mes vêlements, et » sur ma tunique ils ont jeté le sort ; c'est ce que les soldats » tirent. »> — XIX. 23, 24. Ps. XXII. 19; — qui ne peut voir, en |H?nsanl d'après une raison quelque peu illustrée, que ces choses

ont signifié des Divins, et qu'autrement elles n'auraient pas été prophétisées dans David? mais ce qu'elles signifient, on ne peut le savoir sans le sens interne, par conséquent si l'on ne sait pas d'après ce sens ce que signifient les vêtements, jeter le sort sur jeux ou les partager, la tunique, sans couture ou lissue partout, et les soldats; d'après le sens interne il est évident que par les vêtements il est signifié les vrais, et par les vêtements du Seigneur les Divins vrais; par jeter le sort et partager, les désunir et les dissiper, N° 9093 ; par la tunique, le Divin Vrai spirituel d'après le Divin céleste, de même que par la tunique d'Aharon, puisqu'Aharon représentait le Seigneur ; ainsi par la tunique sans couture et (issue depuis le haut partout, il est signifié aussi la même chose que par la tunique d'Aharon brochée ou lissue; ne point diviser la tunique signifiait que le Divin Vrai spirituel procédant le plus près du Divin Vrai céleste ne pourrait pas être dissipé, parce que ce vrai est le vrai interne de la Parole, tel qu'il est chez les Anges dans le ciel : s'il est dit que c'est ce que les soldats firent, c'est pour signifier que ce sont ceux qui devaient combattre pour les vrais, ainsi les Juifs eux-mêmes, chez lesquels était la Parole, et qui cependant étaient tels qu'ils la dissipaient; car ils avaient la Paroje, et cependant ils ne voulaient pas en tirer la connaissance que le Seigneur était le Messie et le Fils de Dieu, qui devait venir, ni rien savoir d'interne de la Parole, admettant seulement l'externe, qu'ils tournaient même vers leurs amours, qui étaient les amours de soi et du monde, ainsi en faveur des cupidités qui découlent de ces amours : voilà ce qui est signifié par le partage des vêtements du Seigneur ; car tout ce que les Juifs firent au Seigneur représentait l'état du Divin vrai et du Divin bien alors chez eux, ainsi représentait qu'ils traitaient les vrais Divins comme ils traitaient le Seigneur, puisque le Seigneur, pendant qu'il fut dans le monde, était le Divin Vrai Même ; voir les articles cités, N°* 9199 f., 9315 f.

9943. Et tu feras un turban de fin tin, signifie la sagesse là : on le voit par la signification du turban, en ce que c'est l'intelligence, et quand il s'agit du Seigneur, qui ici est représenté par Aharon, en ce que c'est la sagesse, N° 9827 ; et par la signification du fin tin, en ce que c'est le vrai d'origine céleste, N° 94^9 ; ear c'est de ce vrai que vient la sagesse qui est signifiée ici par le

turban : en effet, toute sagesse et toute intelligence viennent du Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur ; il ne peut exister d'autre sagesse ni d'autre intelligence, qui soient sagesse et intelligence, parce qu'elles ne viennent pas d'autre part : l'intelligence consiste à savoir et à comprendre les vrais Divins, et ensuite à y avoir foi ; et la sagesse consiste à les vouloir et à les aimer, et par suite à v conformer sa vie.

9944. Et un baudrier, signifie le lien, et la séparation d'avec les externes de ce Royaume : on le voit par la signification du baudrier, en ce que c'est le lien externe contenant toutes les choses de l'amour et de la foi dans un enchaînement et dans une forme, pour qu'elles tendent à une seule fin, N°* 9341 f., 9828, 9837 ; que ce soit aussi la séparation d'avec les externes, c'est parce qu'ainsi il rassemble et contient les internes, et que ce qui rassemble et contient les internes, les sépare aussi d'avec les externes : les internes du Royaume spirituel sont signifiés par la lunique, parce qu'elle était le vêtement intime ; et les externes de ce Royaume sont signifiés par le manteau et l'éphod, parce qu'ils étaient les vêtements extérieurs. Que le Royaume spirituel du Seigneur ait été représenté par les habits d'Aharon, on le voit, N° 9814 ; l'externe de ce Royaume par l'éphod, N° 9824 ; son intérieur par le manteau, N° 9825 ; et l'intime par la tunique, N° 9826.

9945. Tu feras en ouvrage de brodeur , signifie par les connaissances du bien et du vrai : on le voit par la signilication de ['ouvrage de brodeur, en ce que c'est d'après les scientifiques, N° 9688; s'il est dit par les connaissances du bien et du vrai, c'est parce que par ces connaissances sont entendus les scientifiques intérieurs, tels que sont ceux de l'Église sur la foi et sur l'amour ; que ces scientifiques soient signifiés ici par l'ouvrage de brodeur, c'est parce que le baudrier de la tunique, qui était en ouvrage de brodeur, signifie le lien intime du Royaume spirituel, dont il vient d'être parlé; et que toutes choses dans le monde spirituel sont contenues dans un enchaînement par les connaissances et par les affections qui en proviennent.

9946. Et pour les fils d'Aharon, signifie les Divins Vrais procédant du Divin Bien du Seigneur dans les deux :xm le voit par la représentation des fils d'Aharon, en ce qu'ils sont les

Divins Vrais procédant du Divin Bien du Seigneur, N° 9807; que ce soit « dans les cieux » c'est parce que le Divin du Seigneur dans les cieux est ce que représente le sacerdoce d'Aharon et de ses fils; le Divin Bien dans les cieux est représenté par le Sacerdoce d'Aha-, ron, et le Divin Vrai d'après le Divin Bien dans les cieux par le sacerdoce de ses fils ; il est dit «dans les cieux, » parce que le Seigneur Lui-Méme est au-dessus des cieux, car il est le Soleil du ciel, et néanmoins sa présence est dans les cieux, et elle y est comme si Lui-Méme y était; Lui-Méme dans les cieux, c'est-à-dire, son Divin Bien et son Divin Vrai là, peut être représenté, mais non son Divin au-dessus des cieux ; et cela, parce que ce Divin ne peut tomber dans des mentais humains, ni même dans des mentais angéliques, car il est infini ; mais le Diviu dans les cieux, procédaut du Divin audessus des cieux, est accommodé à la réception.

9947. Tu feras des tuniques, signifie les choses qui appartiennent à la foi : on le voit par la signification de la tunique, quand il s'agit d'Aharon, en ce qu'elle est le Divin Vrai dans le Royaume spirituel intimement, ainsi qui procède immédiatement du céleste, N°* 9826, 9942; mais quand il s'agit des fils d'Aharon, la tunique est ce qui appartient à la foi, car c'est le procédant du spirituel qui procède lui-môme du céleste ; c'est ce procédant qui est appelé la foi du vrai.

9948. Et tu feras des baudriers, signifie la contenance en encliainement : on le voit par la signification des baudriers, en ce qu'ils sont les liens externes contenant les vrais et les biens de la foi et de l'amour dans un enchaînement, NM 9341 f., 9828, 9837, 9944.

9949. Et des tiares tu leur feras, signifie l'intelligence là : on le voit par la signification du turban, et en général de la couverture de la tête, en ce que c'est l'intelligence et la sagesse, N° 9827 ; par conséquent aussi la tiare, car la couverture de la tête pour les fils d'Aharon était nommée tiare.

9950. Pour gloire et pour honneur, signifie le Vrai de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de pour gloire et pour honneur, en ce que c'est pour présenter le Divin Vrai tel qu'il-cst dans le Royaume spirituel adjoint au Royaume céleste dans la forme interne et dans la forme externe, Nn 98Î5 ; mais ici c'est

le vrai de l'Église spirituelle, lequel provient de ce Divin Vrai; car par Aharon est représenté le Divin Bien dans les cieux, et par ses fils le Divin Vrai qui procède du Divin Bien ; le Divin Bien est aussi là comme Père, et le Divin Vrai comme Fils ; et parce qu'il en est ainsi, le père dans la Parole signifie le bien, et les fils les vrais; les vrais naissent aussi des biens, quand l'homme est engendré de nou- « veau, c'est-à-dire, quand il est régénéré.

0951 . Vers. 41. Et tu en revêtiras Aharon ton frère; et ses fils avec lui, et tu les oindras, et tu empliras leur main, et tu les sanctifieras, et ils exerceront le sacerdoce pour Moi. — Et tu en revêtiras Aharon ton frère, signifie un tel état du Divin Bien dans le Royaume spirituel : et ses fils avec lui, signifie un tel état là dans les externes qui en procèdent : et tu les oindras, signifie le représentatif du Seigneur quant au bien de l'amour : et tu empliras leur main, signifie le représentatif du Seigneur quant au vrai de la foi : et tu les sanctifieras, signifie ainsi le représentatif du Seigneur quant au Divin Humain : et ils exerceront le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur quant â toute œuvre de salvation paf le Divin Humain.

9952. Et tu en revêtiras Aharon ton frère, signifie un tel état du Divin Bien dans le Royaume spirituel : on le voit par la signification de revêtir, en ce que c'est introduire l'état de la chose qui est représentée par les habits, ici l'état du Divin vrai dans le Royaume spirituel, car Aharon représente le Seigneur quant au Divin Bien, par conséquent aussi le Divin Bien qui procède du Seigneur, N° 9806 ; et ses habits représentent le Royaume spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume céleste, N" 981 A. Si par revêtir il est signifié introduire l'état que représentent les habits dont on est revêtu, cela tire son origine des représentatifs dans l'autre vie; les esprits qui y sont et les anges apparaissent tous couverts de vêtements, chacun selon l'état du vrai dans lequel il est, ainsi chacun selon son intellectuel correspondant au volontaire qui est dans cet intellectuel : il en est ainsi par la raison que l'intellectuel chez l'homme revêt le volontaire, et que l'intellectuel a été formé de vrais, et le volontaire de biens, et c'est le bien qui est revêtu, N° 5248; de là vient que les vêtements dans la Parole signifient les vrais, voir N" 165, 1073, 4545, 4763, 5954, 6378, 6914, 6917, 9093,

9814 ; et que cela tire son origine des représentatifs dans l'autre vie, N"9212, 9216, 9814.

9953. Et ses fils arec lui, signifie un tel état là dans les externes qui en procèdent : on le voit par la signification de revêtir, en ce que c'est introduire l'état de la chose qui est représentée par les habits, NM 9952, ici l'état qui est représenté par les habits des fils d* Aharon, c'est-à-dire, l'état des externes qui procèdent du Divin Vrai, dans le Royaume spirituel; car par les fils il est signifié ce qui procède, par conséquent aussi par leurs habits, selon ce qui vient d'être dit, N° 9950.

9954. Et tu les oindras, signifie le représentatif du Seigneur quant au bien de l'amour : on le voit par la signification d'oindre, en ce que c'est l'inauguration pour représenter, N° 9474 ; que ce soit pour représenter le Seigneur quant au bien de I'amôur, ou, ce qui est la même chose, pour représenter le bien de l'amour qui procède du Seigneur, c'est parce que l'huile, avec laquelle se faisait l'onction, signifie le bien de l'amour, N" 886, 4582, 4638, 9780. Il est important de savoir ce qui a lieu à cet égard, puisque l'onction est restée en usage depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, car les rois sont oints, et l'onction passe également pour sainte aujourd'hui comme autrefois : Chez les anciens, quand tout culte externe se faisait par des représentatifs, à savoir, par des choses qui représentaient les intérieurs, lesquels appartiennent à la foi et à l'amour d'après le Seigneur et envers le Seigneur, et ainsi sont Divins, l'Onction fut instituée, par la raison que l'Huile, avec laquelle l'Onction était faite, signifiait le bien de l'amour ; car ils savaient que le bien de l'amour était l'essentiel môme, par lequel vit tout ce qui apppartient à l'Église et tout ce qui appartient au culte, puisque ce bien est l'Être de la vie ; en effet, le Divin influe par le bien de l'amour chez l'homme, et il fait la vie de l'homme, et la vie céleste là où les vrais sont reçus dans le bien : d'après cela, on voit clairement ce que l'onction représentait ; c'est pourquoi les choses qui étaient ointes étaient appelées saintes, et passaient aussi pour saintes, et elles servaient à l'Église pour représenter les Divins et les célestes, et dans le sens suprême le Seigneur Lui-Mémc, qui est le Bien même, ainsi pour représenter le bien de l'amour qui procède de Lui, et aussi le vrai de la foi en tant que ce vrai vit par le

bien de l'amour : de là vient donc que dans ce temps on oignait les pierres dressées en statues : puis aussi les armes de guerre, telles que les boucliers et les ècus : et dans la suite l'Autel et tous ses vases : puis la Tente de convention, et tout ce qu'elle contenait : et en outre ceux qui remplissaient les fonctions du sacerdoce, et leurs habits : et aussi les Prophètes : et enfin les rois, qui de là étaient appelés oints de Jéhovah : il avait même été reçu en usage commun de s' oindre soi-même et d'oindre les autres, pour témoigner l'allégresse du mental et la bienveillance.— Quant au premier Point : On oignait les Pierres dressées en statues, on le voit dans le Livre de la Genèse : a Et » matin se leva Jacob au matin, et tY prit la pierre qu'il avait posée » pour son chevet, et il la posa en statue, et il répandit de l'huile » sur son sommet. » — XXVIII. 18 ; — si l'on oignait ainsi les pierres, c'était parce que les pierres signifiaient les vrais, et que les . vrais sans le bien n'ont point en eux la vie* du ciel, c'est-à-dire, la vie procédant du Divin ; lors donc que les pierres avaient été ointes d'huile, elles représentaient les vrais provenant du bien, et dans le sens suprême le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, ainsi le Seigneur Lui-Méme, qui de là fut appelé la Pierre d'Israël, N* 6426; que les Pierres soient les vrais, on le voit, N°* 643, 1208, 3720, 3769, 3771, 3773, 3789, 3798, 6426, 8941, 9476 ; pareillement les statues, N0i 3727, 4580, 9388, 9389 ; et que oindre les statues, ce soit faire que les vrais proviennent du bien, qu'ainsi ils soient des vrais du bien, par conséquent des biens, on le voit, N01 3728, 4090, 4582. Que les Pierres dressées en statues aient ensuite passé pour saintes, on le voit par le même Chapitre de la Genèse, où Jacob « appela le nom de ce lieu Béthel, et » dit : Si je retourne en paix vers la maison de mon père, cette » Pierre que j'ai posée en statue sera la maison de mon Dieu.» —Vers. 19, 21, 22 ;— Béthel est la maison de Dieu, et la maison de Dieu est l'Église ; elle est aussi le Ciel, et dans le-sens suprême le Seigneur Lui-Même, N° 3720.— Secondement : On oignait les armes de guerre, telles que les boucliers et les ècus : on le voit dans Ésaïe : « Levez- vous, princes, oignez Vécu. »— XXI. 5;— et dans le Livre II de Samuel : « Souillé a été le bouclier des héros, » le bouclier de Schaùt non oint d'huile. » — 1. 24. ; — si les

armes de guerre ont été ointes, c'est parce qu'elles signifiaient les vrais combattant contre les faux, et que ce sont les vrais d'après le bien qui prévalent sur les faux, et non pas les vrais sans le bien ;

les armes de guerre représentaient donc les vrais provenant du bien qui procède du Seigneur, ainsi les vrais par lesquels le Seigneur Lui- M me combat chez les hommes pour eux contre les faux d'après le mal, c'est-à-dire, contre les enfers ; que les armes de guerre soient les vrais combattant contre les faux, on le voit, N°* 1788, 2686; car la guerre dans la Parole signifie le combat spirituel, N°* 1064, 2686, 8273, 8295 ; et les ennemis signifient les enfers, en général les maux et les faux, N0i 2851, 8289, 931À. — Troisièmement : On oignait l'Autel et tous ses vases; et aussi la Tente de convention et tout ce qu'elle contenait : on le voit dans Moïse : « Jéhovah » dit à Moscheh : Tu oindras l'Autel et tu le sanctifieras. » — Exod. XXIX, 36 ; — dans le Même : « Tu feras une huile d'onc- » tion de sainteté, et tu oindras la Tente de convention, et VAr- » che du Témoignage, et la Table, et tousses vases, et le Chan- » délier et tous ses vases, et V Autel du parfum, et l'Autel de » l'holocauste et tous ses vases, et le ùassin et sa hase; ainsi tu les » sanctifieras pour qu'ils soient saint des saints, quiconque les tou- » chera se sanctifiera. » — Exod. XXX. 25 à 29.— Dans le Même: « Tu prendras V huile d'onction, et tu oindras l'Habitacle, et tout » ce qui (est) dedans, et tu le sanctifieras, lui et tous ses vases, et » il sera saint; lu oindras aussi l'Autel de l'holocauste, et tous » ses vases, et tu sanctifieras l'autel, pour que l'autel soit saint » des saints ; et tu oindras le bmsin et sa base, et tu les sanc- » lifieras. » — Exod. XL. 9, 10, 11. —Dans le Même : « Moscheh » oignit l'Habitacle, et toutes les choses qui (étaient) dedans, » ensuite il répandit de l'huile sur l'autel, et sur tous ses vases, et » sur le bassin et sur sa base pour les sanctifier. » — Lévit. VIII. 10, 11, 12. Nomb. VIL 1 ; — si l'Autel et l'Habitacle étaient oints avec tout ce qu'ils contenaient, c'était afin qu'ils représentassent les Divins et l'es saints du Ciel et de l'Église, par conséquent les saints du culte ; et ils n'auraient pas pu les représenter, s'ils n'avaient pas été inaugurés par une chose qui représentait le bien de l'amour, car le Divin entre par le bien de l'amour, et par ce bien il est présent dans le Ciel et dans l'Église, par conséquent aussi dans le culte ; et

sans ce bien le Divin n'entre point et n'est point présent, mais le propre de l'homme entre et est présent, et avec 1e propre l'enfer, et quand l'enfer y est entré, le mal et le faux y sont, car le propre de l'homme n'est pas autre chose ; de là, on voit clairement pourquoi l'onction se faisait avec de l'huile, car l'huile dans le sens représentatif est le bien de l'amour, voir N0' 886, 4582, 4638, 0780 ; et l'autel était le principal représentatif du Seigneur, et par conséquent du culte d'après le bien de l'amour, N°* 2777, 2811, 4480, 4541, 8035, 8040, 0388, 0380, 0714 ; et l'Habitacle avec l'Arche était le principal représentatif du Ciel où est le Seigneur, N" 0457, 0481, 0485, 0504, 0632, 0506, 0784 ; que le propre de l'homme ne soit que le mal et le faux, par conséquent l'enfer, on le voit Noi 2 1 0, 215, 604 , 874, 875, 876, 087, 1047, 3812 f. , 5660, 8480, 8041 , 8044 ; et qu'autant le propre de l'homme est éloigné, autant le Seigneur puisse être présent, on le voit, N0i 1023, 1044, 4007 f. — Quatrièmement : On oignait ceux gui remplissaient les fonctions du sacerdoce, et leurs habits : on le voit dans Moïse : « Tu » prendras l'huile d'onction, et tu (la) verseras sur la tête » d'Aharon et tu l'oindras, » — Exod. XXIX. 7. XXX. 30. — Dans le Même : « Tu revêtiras Aharon des habits de sainteté, et »> tu l'oindras, et tu le sanctifieras, pour qu'il exerce le sacerdoce » pour Moi; et tu oindras ses fils comme tu auras oint leur » père, et ce sera afin que leur onction leur soit pour sacerdoce sé- » culaire en leurs générations. » — Exod XL. 13, 14, 15. — Dans le Même : « Moschch versa de l'Huile sur la tête d'Aharon, et » il l'oignit pour le sanctifier. Ensuite il prit de l'huile d'onction, » et du sang qui ( était ) sur l'autel, et i/ en répandit sur Aharon, » sur acs habits, sur ses fils, et sur tes habits de ses fils avec » tuf; et il sanctifia Aharon, ses habits, et ses fils et les habits de » ses fils avec lui. » — Lévit. VIII. 12,* 30 ; — si Aharon, et ses fils, et leurs habits mêmes, étaient oints, c'était pour qu'ils représentassent le Seigneur quant au Divin Bien, et quant au Divin Vrai

. qui en procède, Aharon le Seigneur quant au Divin Bien, et ses fils le Seigneur quant au Divin Vrai qui procède du Divin Bien, et en

• général pour que le sacerdoce représentât le Seigneur quant à toute œuvre de salvation ; s'ils étaient oints dans leurs habits, Exod. XXIX. 20, c'était parce que les habits d'Aharon représentaient le

Royaume spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume céleste ; le Royaume céleste est où règne le bien de l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur, ainsi l'influx du Divin dans le Royaume spirituel se fait par le bien de l'amour ; c'est pour cela que l'inauguration pour représenter se faisait par l'huile qui, dans le sens spirituel, est le bien de l'amour : on peut voir qu'Aharon représentait le Seigneur quant au Divin Bien, N° 9806 ; que ses fils ont représenté le Seigneur quant au Divin Vrai procédant du Divin Bien, N° 9807 ; que le sacerdoce en général a représenté le Seigneur quant à toute œuvre de salvation, N° 9809 ; que les habits d'Aharon ont représenté le Royaume spirituel du Seigneur adjoint à son Royaume céleste, N° 9814 ; que les habits de ses (ils ont représenté les choses qui en procèdent, N" 9946, 9950; que dans le Royaume céleste règne le Bien de l'amour envers le Seigneur, articles cités N° 9277. Comme l'inauguration pour représenter se faisait par l'Onction, et qu'Aharon et ses fils représentaient le Seigneur et ce qui procède de Lui, c'est pour cela qu'on donnait à Aharon et à ses fils les choses saintes des fils d'Israël, lesquelles étaient des dons offerts à Jéhovah, et étaient appelées sublations, et il est dit qu'elles sont l'onction, et pour l'onction, c'est-à-dire, qu'elles sont la représentation ou pour la représentation du Seigneur, et qu'elles procèdent de Lui, comme on le voit par ces passages dans Moïse : « La poitrine » d'agitation, et l'épaule de sublation, je (les) ai prises des fils d'Is- » raél sur les sacrifices de pacifiques, je les ai données à Aharon et » à ses fils; ceci (est) l'onction d Aharon et l'onction de ses fils » sur les ignilions à Jéhovah, que j'ai commandé de leur donner, au » jour qu'iV les avait oints d'entre les fils d'Israël. » — Lévit. VII. 34, 35, 36 ; — et ailleurs dans le Même : « Jéhovah parla à Aharon : » Voici, je t'ai donné la garde de mes sublations, quant à toutes » les choses saintes des fils d'Israël,/? te les ai données pouronc- » tion, et à tes fils, en statut d'éternité; tout présent des fils d'Is- » raël, quant à toute minchah, quant à tout sacrifice du péché et » du délit, toute agitation des fils d'Israël, toute graisse d'huile pure, » et toute graisse de moût et de blé, leurs prémices qu'ils donneront » à Jéhovah, je te les ai données ; et toute chose dévouée en Israël, • » toute ouverture de l'utérus, ainsi toute sublation de choses » saintes. Dans leur terre tu n'auras point d'héritage, et de portion

» pour toi il n'y aura point au milieu d'eux; Moi, je serai ta por- » tion et ton héritage au milieu des fi/s d'Israël. » — Nomb. XVIII. 8 à 20.— D'après ces passages il est évident que l'onction est la représentation, puisque par l'onction ils étaient inaugurés pour représenter, et que par là il était signifié que toute inauguration dans le saint du Ciel et de l'Église existe par le bien de l'amour qui procède du Seigneur, et que le bien de l'amour est le Seigneur chez eux ; cela étant ainsi, il est dit que Jéhovah est la portion et l'héritage d'Aharon.— Cinquièmement : On oignait aussi les Prophètes : on le voit dans le Livre I des Rois : « Jéhovah dit à Élie : Oins CliazaU » pour Roi sur les Syriens, et oins J éhu pour Jtoi sur Israël, » et oins Élisèe pour Prophète en ta plaee. » — XIX. 15. 16 ; — et dansÉsaïe : a L'esprit du Seigneur Jéhovih (est) sur moi, » c'est pourquoi Jéhovah m'a oint pour évangéliser aux pau- » vres, il m'a envoyé pour panser les froissés de cœur, pour pre- » cher aux captifs la lil»erté. » — LXI. 1 ; — si les prophètes étaient oints, c'était parce que les prophètes représentaient le Seigneur quant a la doctrine du Divin Vrai, par conséquent quant à la Parole, car la Parole est la doctrine du Divin Vrai; que les prophètes aient représenté la Parole, on le voit, N0i 3652, 7269, spécialement Élie et Élisée, N0i 2762, 5247 f., 9372; et que ce soit le Seigneur quant au Divin Humain qui est représenté, par conséquent qui est entendu par celui que Jéhovah a oint, c'est ce que le Seigneur Lui-Méme enseigne dans Luc, IV, 18, 19, 20, 21.— Sixièmement : On oignait les Rois, qui de là étaient appelés oints de Jéhovah : on le voit d'après un grand nombre de passages dans la Parole, par exemple, — I gam. X. 1. XV. 1. XVI. 3, 6, 12. XXIV. 7, 11. XXVI. 9, 11, 16, 23.-II Sam. I. 16. II. 4, 7. V. 3. XIX. 22. I Rois, I. 34, 35. XIX. 15, 16. II Rois, IX. 3. XI. 12. XXIII. 30. Lament. IV. 20. Habak. III. 13. Ps. II. 2. 6. Ps. XX. 7. Ps. XXVIII. 8. Ps. XLV. 8. Ps. LXXXIV. 10. Ps. LXXXIX. 21, 39, 52. Ps. CXXXII. 17, et ailleurs; —

si les Rois ont été oints, c'était afin qu'ils représentassent le Seigneur quant au jugement d'après le Divin Vrai, aussi les Rois dans la Parole signifient-ils le Divin Vrai, voir Nw 1672, 2015, 2069, 3009, 3670, 4575, 4581, 4966, 50iî4, 5068,6148. Sites Rois ont été appelés Oints de Jéhovah, et si par cela môme c'était un xv. 18. ,

sacrilège de les offenser, c'est parce que par l'Oint de Jëhovah est entendu le Seigneur quant au Divin Humain, quoique cela, quant au sens de la lettre, soit appliqué au Roi qui élait oint d'huile, car le Seigneur, pendant qu'il vivait dans le monde était le Divin Vrai Même quant à l'Humain, et il élait le Divin Bien Même quant a l'Être même de sa vie, lequel être chez l'homme est appelé l'Ame procédant de son père ; en effet, le Seigneur 'a été conçu de Jéhovah, Jéhovah dans la Parole est le Divin Bien du Divin Amour, qui est l'Être de toutes les choses de la vie ; de là vient que le Seigneur seul a été l'Oint de Jéhovah par l'essence même et par l'acte môme, puisque le Divin Bien était en Lui, et que le Divin Vrai procédant de ce Bien était dans son Humain, pendant qu'il vivait dans le monde, voir les passages cités, N°* 9194/9315 f. Or, les Rois de la terre n'ont pas été les Oints de Jéhovah, mais ils ont représenté le Seigneur qui seul était l'Oint de Jéhovah ; et en conséquence c'était un sacrilège d'offenser les rois de la terre à cause de l'onction; mais l'onction des rois de la terre se faisait avec l'huile, tandis que l'onction du Seigneur quant au Divin Humain fut faile par le Divin Bien Même du Divin Amour, que l'Huile représentait : c'est de lii qu'il a été appelé Messie et Christ ; Messie dans la Langue Hébraïque signifie Oint, pareillement Christ dans la Langue Grecque, — Jean, I. 42. IV. 25 ; — d'après cela, on peut voir que dans la Parole lorsqu'il est dit l'Oint de Jéhovah, il est entendu le Seigneur, comme dans Ésaïe : « L'Esprit du Seigneur Jéhovih (est ) sur moi, » c'est pourquoi Jéhovah M'a oint pourévangéliser aux pauvres; » il M'a envoyé pour panser les froissés de cœur, pour prêcher aux » captifs la liberté. » — LXL 1 ; — /me le Seigneur quant au Divin Humain soit celui que Jéhovah a oint, on le voit dans Luc, où le Seigneur le dit ouvertement, en ces termes : « On donna à Jésus » le livre d'Ésaïc le prophète; et il déroula le Livre, et il trouva le » lieu où il était écrit : L'Esprit du Seigneur est sur Moi; c'est » pourquoi il m'a oint, pour évangéliser aux pauvres il M'a » envoyé, pour guérir tes froissés de cœur, pour annoncer aux » captifs le renvoi, et aux aveugles ta vue, pour renvoyer les » blessés avec rémission, pour publier l'année favorable du » Seigneur ; puis roulant le Livre, il le donna au ministre, et il » s'assit ; et dans la synagogue les yeux de tous étaient lixés sur

» Lui; il commença à leur dire : Aujourd kui a été accomplie » cette écriture à ros oreilles. » — IV. 17, 18, 19, 20, 21. — Dans Daniel : « Saches donc et perçois que, depuis la sortie de la » Parole jusqu'à ce qu'on rétablisse et bâtisse Jérusalem, jusqu'au » Mrssic le prince, (il y a) sept semaines. » — IX. 25 ; — balir Jérusalem, c'est instaurer l'Église, car Jérusalem est l'Église, N° 3654 ; le iMessie le prince, ou l'Oint, c'est le Seigneur quant au Divin Humain. Dans le Môme : « Soixante-dix semaines ont été dé- » cidées pour sceller la vision et le prophète, e\*pour oindre le » Suint des saints. »— IX. 24 ;— sceller la vision et le prophète, c'est terminer les choses qui ont été dites du Seigneur dans la Parole, et les compléter; oindre le saint des saints, c'est le Divin Humain du Seigneur dans lequel a été le Divin Bien du Divin Amour ou Jéhovah. Par l'Oint de Jéhovah dans les passages suivants est aussi entendu le Seigneur; dans David : « Les rois de la terre se sont » assemblés, les dominateurs ont consulté ensemble contre Jéfto- » vah et contre son Oint. Moi, j'ai oint mon Roi sur Sion, la » montagne de ma sainteté. » — Ps. II. 2, 6; — les rois de la terre sont les faux, et les dominateurs sont les maux, qui proviennent des enfers, contre lesquels le Seigneur a combattu pendant qu'il était dans le monde, et qu'il a vaincus et subjugués; l'Oint de Jéhovah est le Seigneur quant au Divin Humain, car c'est d'après ce Divin qu'il a combattu ; Sion, la montagne de sainteté, sur laquelle il est dit qu'il a été oint comme Roi, est le Royaume céleste qui est dans le bien de l'amour, ce Royaume est l'intime du Ciel et l'intime de l'Église. Dans le Même : « J'ai trouvé David mon serviteur ; de » l'huile de ma sainteté je l'ai oint. » — Ps. LXXXIX. 21 ; — là, par David est entendu le Seigneur, comme aussi ailleurs, voir N° 1 888 ; l'huile de sainteté dont Jéhovah L'a oint est le Divin Bien du Divin Amour, N" 886, 4582, 4638 ; que ce soit le Seigneur qui est entendu là par David, on le voit clairement par ce qui précède et par ce qui suit ce passage, car il est dit : « Tu as parlé en » vision de ton Saint ; je poserai dans la mer sa main, et dans les » fleuves sa droite; Lui, M'appellera mon Père; aussi, Moi, je L'é- » tablirai premier-né, élevé sur les rois de la terre; je poserai pour )> l'éternité sa semence, et son trône comme les jours des cieux. » —Vers. 20, 26, 27, 28, 29, 30,— outre plusieurs autres choses.

Pareillement ailleurs dans le Môme : « En Sion je ferai germer » une corne à David, je préparerai une lampe à mon Oint, ses » ennemis je couvrirai de honte, et sur Lui fleurira sa couronne. » — Ps. CXXXII. 17,18; — Qu'ici encore le Seigneur soit entendu par David, cela est évident d'après ce qui précède ce passage, car il est dit : « Voici, noos avons entendu (parler) de Lui en Éphra- » thah, nous l'avons trouvé dans les champs de la forêt, nous en- » trerons dans ses habitacles, nous nous courberons devant le mar- » chepied de ses pieds ; tes prêtres seront revêtus de justice, et tes » saints seront dans la jubilation ; à cause de David ton serviteur, » ne rejette point les faces de ton Oint. » — Vers. 6, 7, 9, 10 et suiv. ï — d'après cela, on peut voir que dans ce passage le Seigneur quant à son Divin Humain est entendu par David, l'Oint de J.éhovah. Dans Jérémie : « Sur les montagnes ils nous ont poursui- » vis, dans le désert ils nous ont dressé des embûches ; V esprit de » nos narines, l'Oint de Jéhovah, a été pris dans leurs fosses, » (celui) de qui nous avions dit : Dans son ombre nous vivrons » parmi les nations. »— Lament. IV. 19, 20,— là aussi par l'Oint de Jéhovah est entendu le Seigneur, car là il s'agit de l'attaque du Divin Vrai par les faux et par les maux, ce qui est signifié par «suites montagnes ils ont poursuivi, et dans le désert ils ont dressé des embûches ; » l'esprit des narines est la vie céleste même qui procède du Seigneur, N° 9818. On peut donc savoir maintenant pourquoi il y avait un si grand sacrilège à offenser l'Oint de Jéhovah, ainsi qu'on le voit encore d'après la Parole, par exemple dans le Livre I de Samuel : « David dit : Que loin de moi par Jéhovah il » soit que je fasse celte chose à mon , Seigneur, à l'Oint de Jého- » vah, en mettant ma main sur lui, car (il est) l'Oint de Jého- » vah, Lui. » — XXIV. 7, 11 ; — et ailleurs : « David dit à Abis- » chaï : Ne le détruis point, car qui mettrait la main sur l'Oint n de Jéhovah, et serait innocent? » — XXVI. 9. — Dans le Livre II de Samuel : a David dit à celui qui déclarait avoir tué » Schaûl : Ton sang (soit) sur ta tête, car tu as dit : J'ai tué » COint de Jéhovah. » — I. 16 ; — et ailleurs : « Abischaî dit : » Est-ce que pour cela ne sera point tué Schiméi, puisqu'il a mau- » dit l'Oint de Jéhovah. » — XIX. 22 ; — que ce soit pour cela que Schiméi a été tué par ordre de Salomon, on le voit, I Rois, II.

36 à. 46. — Septièmement : // avait été reçu en usage commun de s'oindre soi-même et d'oindre tes autres, pour témoigner l'allégresse du mental et la bienveillance : on le voit par les passages qui suivent : Dans Daniel : « Moi, Daniel, je fus dans le » deuil trois semaines ; de pain de désirs je ne mangeai point, et ni » chair ni vin ne vinrent à ma bouche, et oignant je ne fus point » oint, jusqu'à ce que fussent accomplies les trois semaines de » jours. » — X. 3.— Dans Matthieu : « Toi, quand tu jeûnes, oins »> ta tête, et lave la face, afin que tu ne paraisses point aux hommes » jeûner, mais à* ton Père dans le secret. »— VI. 17; — jeûner, c'est être dans le deuil. Dans Amos : « Ceux qui boivent dans des ■ » cratères le vin, et s'oignent avec tes prémices des huiles, mais » sur la fracture de Joseph ne sont point affectés de douleur. » — VI. 6. — Dans Ézéchiel : « Je te lavai d'eaux, et je nettoyai tes a sangs, et je l'oignis d'huile. » — XVI. 0 ; — là, il s'agit de Jérusalem par qui est signifiée l'Église. Dans Michée : « Tu fouleras » l'olive, mais tu ne t'oindras pas d'huile. » — VI. 15. — Dans Moïse : « Des oliviers tu auras dans toute ta frontière, mais d'huile ». tu ne t'oindras point, parce que sera secoué ton olivier. » — Dcutér. XXV1I1. AO. — Dans Ésale : « Pour leur donner une liare » au lieu de cendre, une huile de joie au lieu de deuil. » — LXI. 3. — Dans David : « Ton Dieu Va oint d'huile d'allégresse » plus que tes compagnons. » — Ps. XLV. 8 : — dans le Môme : « Tu dresseras devant Moi la table en présence de mes ennemis, tu » oindras d'huile ma tête. » — Ps. XXIII. 5. — Dans le Même : « Tu élèveras comme (celle) d'une licorne ma corne, je vieillirai » dans de t'huile verte.» — Ps.XGII.ll: — dansleMéme : « Levin » qui réjouit le cœur de l'homme, pour égayer les faces d'huile.» Ps. CIV. 15.— Dans Marc : « Les disciples étant partis oignirent » d'huile plusieurs infirmes, et les guérirent. » —VI. 13 : —dans Luc : « Jésus dit à Simon : Je suis entré dans ta maison, et d'huile » ma tête tu n'as point oint ; mais elle, d'une huile odorife- .» rante elle a oint mes pieds. — VIL 16;— d'après ces passages, il est évident qu'il avait été reçu en usage de s'oindre d'huile soimême et les autres, non pas de l'huile de sainteté dont éUiient oints les Prêtres, les Rois, l'Autel et le Tabernache, mais d'huile commune, et cela, parce que celte huile signifiait la gailé et le bonheur

appartenant au bien de l'amour ; quant à l'huile de sainteté, elle signifiait le Divin Bien ; il en est parlé ainsi : « Sur cfiair d'homme » elle ne sera point versée, et dans sa qualité vous n'en ferez » point comme elle; sainteté elle sera pour vous : l'homme » qui en ferait comme celle-là, ou qui en donnerait sur un » étranger, serait retranché de ses peuples. » — Exod. XXX. 32, 33, 38.

9955. Et tu e?nptiras leur main, *&igni fie le représentatif du Seigneur quant au vrai de la foi : on le voit par la signification de remplir la main d'Aharon et de ses fils, en ce que c'est inaugurer pour représenter le Seigneur quant au Divin Vrai qui appartient à la foi ; car la main signifie la puissance qui appartient au vrai d'après le bien, et c'est pour cela que la main se dit du vrai, N0' 3091, 3387, A931 à A937, 7518, 8281, 9025; de là vient que comme l'onction a représenté le Seigneur quant au Divin Bien, de même l'emplition des mains a représenté le Seigneur quant au Divin Vrai, car tout dans l'univers se réfère au bien et au vrai, et à l'un et à l'autre pour être quelque chose, c'est pourquoi dans la Parole, lorsqu'il s'agit du bien, il s'agit aussi du vrai, voir les passages cités, 9263, 9314. Dans le Chapitre suivant il est décrit comment se faisait l'emplition des mains; c'est pourquoi, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il en sera alors traité.

9956. Et tu les sanctifieras, signifie le représentatif du Seigneur quant au Divin Humain : on le voit par la signification de sanctifier, en ce que c'est représenter le saint même, qui est le Seigneur quant au Divin Humain, car c'est le Divin Humain qui seul est saint, et de qui procède tout saint dans les cieux et dans les terres ; chacun peut savoir que l'huile ne sanctifiait pas, mais qu'elle introduisait le représentatif de la sainteté. Voici ce qu'il en est : Le Seigneur Lui-Môme est au-dessus des cieux, car il est le Soleil du ciel angélique; le Divin qui de Lui procède de là dans les cieux est ce qui est appelé le saint; le Divin du Seigneur au-dessus des cieux n'a pas pu être représenté, parce qu'il est infini, mais le Divin du Seigneur dans les cieux a pu être représenté, car ce Divin est accommodé pour la réception des anges qui y sont, lesquels sont finis ; ce Divin dans leur perception est le Divin Humain du Seigneur, qui seul est saint, lequel est représenté; d'après cela on

voit clairement ce qui est signifié par être sanctifié, et pourquoi cola est dit après l'onction, comme dans Moïse': « Tu oindras l'autel, » et tu le sanctifieras. » — Exod. XXIX. 36. — « Tu oindras la n Tente de convention, et toutes les choses qui y sont, et tu les » sanctifieras. » — Exod. XXX. 25 à 29. — « Tu oindras Aha- » ron, et tu le sanctifieras. »— Exod. XL. 13. — « 11 oignit » Aharon et ses habits, ses fils et leurs habits, et il les sanctifia. » — Lévit. VIII. 13, 30,— oten outre ailleurs. Que le Seigneur seul soit saint; que tout saint procède de Lui, et que toute sanctification L'ait représenté, on le voit, N°* 9229, 9680 ; que le Seigneur dans les cieux soit le sanctuaire, par conséquent aussi le ciel, voir N° 9479 ; et que l'Esprit saint soit le Divin procédant du Seigneur, voir NT 9818, 9820.

9957. El ils exerceront le sacerdoce pour Moi, signifie le représentatif du Seigneur quant à toute œuvre de salvation par le Divin Humain : on le voit par la signification du sacerdoce, en ce que c'est le représentatif du Seigneur quant à toute œuvre de salvation, N° 9809; cela est dit après la sanctification par l'onction, parce que l'œuvre de salvation est faite par le Divin Humain du Seigneur, ainsi qu'il vient d'être montré, N° 9956.

9958. Vers. 42, 43. Et fais-leur des caleçons de lin pour couvrir la chair de nudité, depuis les lombes Jusqu'aux cuisses ils seront. Et ils seront sur Aharon et sur ses fils quand ils entreront vers la Tente de convention, ou quand ils approcheront de l'autel pour exercer le ministère dans te Saint, en sorte qu'ils ne portent point iniquité, et ne meurent; statut séculaire pour lui, et pour sa semence après lui.— Et fais-leur des caleçons de lin, signifie l'externe de l'amour conjugal : pour couvrir la chair de nudité, signifie |>our que les intérieurs de l'amour, qui sont souillés et infernaux, n'apparaissent point : depuis les lombes jusqu'aux cuisses ils seront, signifie leur extension, â savoir, l'extension des extérieurs de l'amour conjugal < et ils seront sur Aharon et sur ses fils, signifie la défense contre les enfers : quand ils entreront vers ta Tente de convention, signifie dans le culte représentatif de* toutes les choses du Ciel et de l'Église : ou quand ils approcheront de l'autel pour e.mrrccr le ministère dans le Saint, signifie dans le culte représentatif du

Seigneur Lui-Môme : en sorte qu'Us ne portent point iniquité, et ne meurent, signifie l'annihilation de tout le culte : statut séculaire pour lui, et pour sa semence après lui, signifie les lois de Tordre dans l'Église Représentative.

9959. Et fais-leur des caleçons de lin, signifie l'externe de l'amour conjugal, on le voit par la signification des caleçons, en ce qu'ils sont l'externe de l'amour conjugal, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification du /in/en ce qu'il est le vrai externe ou vrai naturel, comme il va aussi être montré. Si les caleçons signifient l'externe de l'amour conjugal, c'est parce que les vêtements, ou ce qui couvre, tirent leur signification de la partie du corps qu'ils couvrent, N° 9827 ; et les lombes et les parties génitales, que les caleçons revêtent ou couvrent, signifient l'amour conjugal; que les lombes signifient cet amoilr, on le voit, No,^021, 4280, 4575; et que les parties génitales le signifient aussi, on le voit, N" 4462, 5050 à 5062; dans l'article qui va suivre il sera dit ce que c'est que l'amour véritablement conjugal. Si les caleçons étaient faits de lin, c'est parce que le lin signifie le vrai externe ou vrai naturel, N° 7601 ; et l'externe lui-même est le vrai; l'externe est le vrai, par la raison que les internes se terminent dans les externes, et s'y reposent comme sur leurs appuis, et que les appuis sont les vrais ; il en est de cela comme des fondements sur lesquels est construite une maison, aussi les fondements de la maison signifient-ils les vrais de la foi d'après le bien, N° 9643 ; et de plus, ce sont les vrais qui défendent les biens contre les maux et les faux, et qui leur résistent ; et toute puissance qui est dans le bien se manifeste par les vrais, N° 9643 ; de là vient aussi que dans le dernier du ciel habitent ceux qui sont dans les vrais de la foi d'après le bien ; c'est aussi pour cela que le dernier ou l'extrême chez l'homme, c'est-à-dire, la peau externe de l'homme, correspond à ceux qui dans les çieux sont dans les vrais de la foi, N0i 5552 à 5559, 8980, mais non à ceux qui sont dans la foi séparée d'avec le bien, car ceux-ci ne sont point dans le ciel : maintenant, d'après cela, on peut voir pourquoi les caleçons étaient de lin ; mais les caleçons d'Afiaron, quand il était revêtu des habits pour gloire et pour honneur, dont il a été traité dans ce Chapitre, étaient de lin avec fin lin entretissé, comme on le voit dans le passage suivant, où il est dit : « Ils

» firent les tuniques de fin lin, ouvrage de tisserand, et le turban en » fin lin, et les ornements des tiares en fin lin, et les caleçons de » lin de fin lin entretissé. » — Exod. XXXIX. 27, 28 : — toutefois, les caleçons d' Aharon, quand il était revêtu des habits de sainteté, étaient de lin, comme on le voit par ces passages dans Moïse : « Quand Àharon entrera dans le saint en dedans du voile, » de la tunique de lin de sainteté il se revêtira, et les caleçons » de lin seront sur sa châlr, et du baudrier de lin il se cein- » dra, et du turban de lin il se coiffera; habits de sainteté, » ceux-ci: et même il lavera dans les eaux sa chair, quand il s'en » revêtira : et seulement alors il offrira les holocaustes et les sacri- » fices par lesquels il expiera le saint de toute impureté. » — Lévit. XVI. 1 à 34 ; — si Aharon devait alors entrer revêtu des habits de lin, qui étaient aussi appelés habits de sainteté, c'est parce qu'alors il s'acquittait de la fonction d'expier la Tente, comme aussi le peuple et lui-même, de toute impureté; et toute expiation, qui se faisait par des ablutions, des holocaustes et des sacrifices, représentait la purification du cœur au sujet des maux et des faux, ainsi la régénération ; et la purification des maux et des faux ou la régénération se fait par les vrais de la foi ; voilà pourquoi Aharon avait alors les habits de lin, car les habits de lin signifiaient les vrais de la foi, comme il a été dit ci-dessus ; que toute purification des maux et des faux se fasse par les vrais de la foi, on le voit, N°* 2799, 5954 f., 7044, 7918, 9089; de même la régénération, N041555, 2046, 2063, 2979, 3332, 3665, 3690, 3786, 3876, 3877, 4096, 4097, 5893, 6247, 8635, 8638, 8639, 8640, 8772, 9088, 9089, 9103. C'était encore par la même raison que « le prêtre était vêtu . » d'un liabiltenient de lin et de caleçons de lin, quand il enle- » vait la cendre de l'autel. » — Lévit.VI. 2, 3, 4;— et qu'il en était de même pour les Prêtres lévites, fils de Sadoch, quand ils entraient dans le sanctuaire; il en est parlé ainsi dans Ézéchiel : « Les Prêtres » Lévites, fils de Sadoch, entreront dans mon sanctuaire, et ils s'ap- » procheront de ma table pour faire mon service ; quand ils entre- » ront par les portes du parvis intérieur, d'Iiabits de lin ils se re- » vêtiront, et il ne montera point sur eux de laine ; quand ils en- » Ireront par les portes du parvis intérieur en dedans, des turbans » de Un seront sur leur tête, et des caleçons de lin seront sur

» leurs lombes, ils ne se ceindront point avec la sueur. » — XL1V. 16, 17, 19 ; — la, il s'agit du nouveau Temple, par lequel est signifiée la nouvelle Église; par les prêtres Lévites sont signifiés ceux qui sont dans les vrais d'après le bien ; par les habits de lin sont signifiés les vrais de la foi par lesquels il y a purification et régénération ; ne pas se ceindre avec la sueur signifie ne pas mêler les saints avec le propre de l'homme, car la sueur est le propre de l'homme, et le propre de l'homme n'esf absolument que mal et faux , N°* 210, 215, 694, 874, 875, 876, 987, 1047, 3812f., 8480, 8941. Si les caleçons que portait Aharon, quand il était revêtu des habits pour gloire et pour honneur, étaient de lin avec fin lin entretissé, comme on le voit par le passage cité ci-dessus, Exod. XXXIX. 27, 28, c'était parce qu'Aharon dans ces habits représentait le Seigneur quant au Divin Bien dans les cieux, Aharon luf-môme le Seigneur quant au Divin céleste là, et les habits, quant au Divin spirituel là procédant du Divin céleste, N° 9814, et que le fin lin est le Divin spirituel procédant du Divin céleste, N0i 5319, 9409.

9960. Pour couvrir la clmir de nudité, signifie pour que les intérieurs de l'amour, gui sont souillés et infernaux, n'apparaissent point : on le voit par la signification de couvrir, en ce que c'est faire qu'ils n'apparaissent point; par la signification des parties génitales et des lombes, qui sont désignés ici par la chair de nudité, en ce que ce sont les intérieurs de l'amour conjugal, car lorsque les caleçons signifient les externes de cet amour, N" 9959, la chair qu'ils couvrent en signifie les internes; il a déjà été montré que les lombes signifient l'amour conjugal, N0' 3021, 4280, 4575 ; que les parties génitales le signifient aussi, N01 4462, 5050 à 5062; et que la chair signifie le bien de l'amour, N" 3813, 7850, 9127; cl comme dans la Parole la plupart des expressions ont aussi le sens opposé, les loiribes, les parties génitales et la chair l'ont de même, et signifient dans ce sens les maux, les souillures et les choses infernales de cet amour, Noi 3813, 5059 ; qu'ils signifient ici les maux, les souillures et les choses infernales, cela est évident en ce qu'il est dit « pour couvrir la chair de nudité ; » la chair de nudité est ici ce qui est opposé au bien de l'amour conjugal, c'est-à-dire, le plaisir de l'adultère, ainsi l'infernal, dont il sera parlé dans ce qui suit. Quant à ce qui concerne la nudité, elle

tire sa signification des parties du corps qui se montrent nues ; de même les vêtements tirent la leur des parties du corps qu'ils .couvrent, N° 9827; c'est pourquoi autre est la signification quand la nudité concerne la tète, ce qui est la Calvitie; autre, quand elle concerne tout le corps; et autre, quand elle concerne les lombes et les parties génitales : quand la nudité concerne la téte, ce qui est la calvitie, elle signifie la privation de l'intelligence du vrai et de la sagesse du bien; quand elle concerne tout le corps, elle signifie la privation des vrais qui appartiennent à la foi ; et quand elle concerne les lombes et les parties génitales, elle signifie la privation du bien de l'amour. Premièrement : Quand la nudité concerne la tête, ce qui est la Calvitie, elle signifie la privation de l'intelligence du vrai et de la sagesse du bien : on le voit dans Ésaïe : « En ce jour-là Jéhotah rasera, par le roi d'Aschur, » la tête et le poil des pieds, et la barbe il consumera. » — VII. 20; — raser la tête, c'est priver des vrais internes de l'Église; raser le poil et consumer la barbe c'est priver des vrais externes de l'Eglise; par le roi d'Aschur, c'est par les raisonnements d'après les faux ; il est évident pour chacun que le roi d'Aschur ne raserait ni la tète, ni le poil des pieds, ni la barbe, et que ce sont là cependant des significatifs; on peut voir que la téte signifie les intérieurs qui appartiennent à la sagesse et à l'intelligence, N°* 6292, 0436, 9166, 9650; que le roi d'Aschur est le raisonnement, ISot 119, 1186; que le poil est le vrai externe de l'Église, Not 3301, 5247, 5569 à 5573 ; que les pieds aussi sont les externes ou les naturels, N°* 2162, 3147, 3986, 4280, 4938 à 4952; et l'on voit par les passages de la Parole, où la barbe est nommée, que la barl)e signifie les scientifiques sensuels, qui sont les vrais derniers. Dans le Même : « Sur toutes les têtes calvitie, toute barbe rasée. » — XV. 2;— pareillement. Dans Jéréraie : « La calvitie viendra sur » Gazah; jusques à quand te feras-tu des incisions? »— XLVI1. 5.— Dans Ézéchiel : « Sur toutes les faces la honte, et sur toutes » tes têtes la calvitie : leur argent par les rues ils jetteront, et » l'or en abomination sera. » — VII. 18. 19;— sur toutes les têtes la calvitie, c'est la privation de l'intelligence du vrai et de la sagesse du bien ; comme c'est là ce qui est signifié, il est dit aussi « leur argent par les rues ils jetteront, et l'or en abomination sera, »

m ARCANES CÉLESTES.

car l'argent est le vrai qui appartient à l'intelligence ; et l'or est le bien qui appartient à la sagesse, N" 1551, 5658, 6916, 6917, 8932; il est bien évident qu'il n'est pas entendu que la calvitie sera sur toutes les têtes, qu'on jettera l'argent par les rues, ni qu'on aura l'or en abomination. Dans Moïse : « Moscheh dit à Aharon, » et à Éléazar et à lthamar ses fils : Vos têtes vous ne raserez » point, et vos habits vous ne déchirerez point, de peur que vous » ne mouriez, et que contre toute l'assemblée il ne s'irrite. » — Lévit. X. 6 ;— et dans Ézéchiel : « Les Prêtres Lévites ne rase- » ront point leur tête, et leur chevelure ils ne dépouilleront »> point. »— XL1V. 20 ;— comme Aharon et ses fils représentaient le Seigneur quant au Divin Bien et quant au Divin Vrai, N01 9806, 9807, et que la tête rasée et les habits déchirés signifiaient la privation de ce Bien et de ce Vrai, c'est pour cela qu'il fut défendu de raser la tête et de déchirer les habits, et qu'il est dit « de peur que vous ne mouriez, et que contre toute l'assemblée il ne s'irrite; » ce qui signifie qu'ainsi périrait le représentatif du Seigneur quant au Divin Bien et quant au Divin Vrai, par conséquent le représentatif de l'Église. Comme le deuil représentait le deuil spirituel, qui est le deuil à cause de la privation du vrai et du bien de l'Église, c'est pour cela que dans le deuil les Juifs réduisaient à la calvitie leurs têtes ; comme dans Jérémie : « On ne les pleurera point, et à » la calvitie on ne se réduira point pour eux. » — XVI. 6. — Dans Amos : « Je changerai vos fêtes en deuil, et je ferai monter » sur toute tête la calvitie, et je la rendrai comme un deuil de » fils unique. » — VIII. 10; — et dans Michée : « A ta calvitie ré- » duis-toi, et tonds-toi à cause des fils de tes délices, élargis » ta calvitie, comme l'aigle, parce qu'ils ont émigré loin de toi. » — I. 16; — les fils des délices sont les vrais Divins, leur émigration est la privation ; que les fils soient les vrais, on le voit, N° 9807. . Secondement. Quand la nudité concerne tout le corps, elle signifie la privation des vrais de la foi : on le voit dans Jean : « A » l'Ange de l'Église de Laodicée écris : Parce que lu dis : Je suis » riche, et d'aucune chose je n'ai besoin ; et tu ne sais pas que » toi, tu es malheureux et misérable, et indigent et aveugle, et nu; » je te conseille d'acheler de Moi de l'or par le feu purifié, et des » vêtements blancs pour que tu sois couvert, afin que ne soit

» point manifestée la honte de ta nudité. »— Apoc. III. 17, 18;-rAnge de l'Église est le Vrai Divin dans l'Église; dire qu'il est riche, c'est qu'il est dans les connaissances du vrai et du bien; malheureux, indigent, aveugle et nu, c'est qu'il est néanmoins sans • les vrais implantés dans la vie, ainsi sans le bien ; acheter de l'or par le feu purifié, c'est acquérir pour soi le bien ; les vêlements blancs sont les vrais réels de la foi d'après le bien ; de là, on voit clairement ce que signifie « afin que ne soit point manifestée la honte de ta nudité. » Dans le Même : « Voici, je viens comme un » voleur, heureux celui qui veille, et garde ses vêtements, afin que » 7iu il ne marche point, et qu'on ne voit point sa honte. » — Apoc. XVI. 15; — pareillement. Dans le Même : « Ils haïront la pros- » tituée, et dévastée ils la rendront, et nue. » — XVII. 16; — la prostituée, ce sont ceux qui falsifient les vrais Divins; la rendre nue, c'est évidemment la priver de ces vrais, car il est dit « dévastée et nue ; » dévaster, c'est priver des vrais. Par la nudité il est signifié aussi l'ignorance du vrai, et par l'action de se vêtir, l'information, dans Ésaïe : « Quand tu verras un nu, et que tu le » couvriras, alors éclatera comme l'aurore ta lumière. » — LVII1. 7, 8 ;— et dans Matthieu : <c Le Roi dira à ceux qui (seront) à sa » droite : Nu j'ai été, et vous M'avez vêtu; et il dira à ceux qui » (seront) à gauche : Nu j'ai été, et vous ne M'avez point » vétu. »— XXV. 36, 38, A3, àà : — ici nu signifie ceux qui ne sont pas dans les vrais et qui cependant les désirent; et aussi ceux qui reconnaissent qu'il n'y a rien du bien ni du vrai' en eux, voir N°" A956, 4958. Troisièmement. Lti nudité, quand elle conçerne les lombes et les parties génitales, signifie la privation du bien de l'amour : on le voit dans Ésaïe : « Vierge, fille de » Babel, prends la meule, et mouds la farine, découvre la che- » velure, mets à nu tes piedi, découvre ta cuisse, passe les » fleuves ; que soit découverte ta nudité, que même on voie ton » opprobre. » — XLVI1. 2, 3; — la fille de Babel est l'Église ou l'instar d'une Église, où il y a le saint dans les externes, mais le profane dans les internes ; le profane, qui est dans les internes', c'est de se regarder soi-même et de regarder le monde comme fin ; ainsi, de considérer la domination et l'abondance des richesses, et de regarder les choses saintes comme des moyens pour cette fin ; pren-

dre la meule et moudre la farine, c'est arranger la doctrine d'après des choses qui doivent servir de moyens pour cette tin, N° 7780 ; découvrir la chevelure, mettre à nu les pieds et découvrir la cuisse, c'est prostituer sans pudeur et sans crainte les saints externes et internes ; ainsi découvrir la nudité, c'est faire que les choses souillées • et infernales, qui sont leurs fins, soient apparentes. Dans Jérémie : « Jérusalem a grièvement péché; ceux qui l'honoraient la mépri- „ » sent, parce qu'ils voient séf nudité, son impureté dans ses » franges. » — Lament. I. 8, 9; — Jérusalem est l'Église, ici l'Église qui est dans les faux d'après le mal; voir la nudité, c'est voir les amours souillés et infernaux ; l'impureté dans les franges, ce sont ces amours dans les extrêmes ;,quc les franges soient les extrêmes, on le voit, N° 9917. Dans Nahum : « Je relèverai » tes franges sur tes faces, et je montrerai aux nations ta nu- » dité, et aux royaumes ton ignominie. » — EH. 5 ; — relever les franges, c'est enlever les externes afin que les intérieurs soient apparents; la nudité qui est montrée aux nations,, et l'ignominie qui est montrée aux royaumes, sont les amours infernaux, qui sont les amours de soi et du monde, lesquels souillent les intérieurs. Dans Ézéchicl : « Tu parvins à la beauté des beautés, tes mamelles » furent affermies, et ta chevelure s'accrut; tu étais nue et dé- » pouilléc : avec toutes tes abominations et tes scortations tu ne t'es » point ressouvenue des jours de ta jeunesse, quand tu étais nue » et dépouillée, foulée aux pieds dans ton sang. Découverte a été » la nudité par tes scortations avec tes amants. » —XVI. 7, 22, 36. —Dans le Môme : « Moi, je te livrerai dans les mains de ceux que » tu hais, afin qu'ils agissent avec toi par haine, et qu'ils te lais- » sent nue et dépouillée, et que soit découverte la nudité de » tes scortations. » — XXIII. 28, 29. — Dans Hosée : « Plaidez » avec votre mère, afin qu'elle éloigne ses scortations de ses faces, » et ses adultères d'entre ses mamelles, de peur que je ne la dé- » pouille toute nue, et que je ne la remette comme le jour de sa » naissance, et que je ne la réduise comme le désert, et ne la rende » comme une terre de sécheresse, et que je ne la lue par la soif. Je » reviendrai, et je prendrai mon blé, mon moût, ma laine et mon » lin, qui étaient pour couvrir sa nudité; et je découvrirai sa » turpitude aux yeux des ses amants. » — II. 2, 3, 9, 10 ; —

là et ici, il s'agit de Jérusalem, qui aussi est appelée mère, et par elle est signifiée l'Église; sa perversité est décrite par les scortations, par les adultères, et par la nudité découverte, choses qui ne sont autres que les amours souillés et infernaux, qui sont les amours de soi et du monde quand on a ces amours i>our fins, et qui sont la source de tous les maux et de tous les faux provenant des maux ; de là les falsifications du vrai et les adultérations du bien sont décrites dans la Parole par les scortations et par les adultères, et y sont aussi appelées scortations et adultères, voir N° 8904 ; d'après ce qui vient d'être dit, on voit clairement ce qui est entendu par la nudité et par la nudité découverte : comme il s'agit des vrais falsifiés et des biens adultérés de l'Église, voilà pourquoi il est dit « de peur que je ne la réduise comme le désert, et ne la rende comme une* terre de sécheresse, et que je ne la tue par la soif, » le désert est ce qui est sans biens ; la terre de sécheresse, ce qui est sans vrais; et la soif, la privation de toutes les choses de la foi ; il est dit aussi qu'il prendrait son blé, son moût, sa laine et son lin, dont il avait couvert sa nudité, parce que le blé signifie le bien intérieur de l'Église spirituelle; le moût, le vrai intérieur de cette Église; la laine, son bien extérieur, et le lin, son vrai extérieur; que ce ne soit ni le lin, nija laine, ni le moût, ni le blé, qui sont entendus, c'est ce que peut voir quiconque lit ce passage avec une raison quelque peu illustrée, et croit que dans la Parole il n'y a aucun mot inutile, et que partout il n'y a que le saint, parce qu'elle est Divine. Dans Jérémie : « Fille d'Édom, aussi vers toi passera la » coupe, lu seras enivrée, et tu seras mise à nu. » — Lamcnt. IV. 21. — Dans Habakuk : « Malheur à celui qui fait boire son » compagnon, en l'enivrant, afin qu'on porte les regards sur » leur nudité; tu seras rassasié d'ignominie plus que de gloire; » bois aussi, toi, afin que ton prépure soit à découvert. » — II. 15, 16; — et dans Ézéchiel : « Ils ont répandu le sang chez » toi ; la nudité du pére il a mis à découvert chez toi. » — XXII. 10 ; — on ne peut pas savoir ce que signifient ces passages, à moins qu'on ne sache ce qui est signifié par la coupe, par boire, par être enivré, par être mis à nu, par porter les regards sur les nudités, par les mettre à découvert, et par le prépuce; que toutes ces expressions doivent être entendues spirituellement, cela

est évident; spirituellement, boire c'est être instruit dans les vrais, et dans le sens opposé, dans les faûx ; ainsi, c'est les puiser, N°* 3069, 3168, 3772, 8562, 9412; d'après cela, on voit ce que c'est que la coupe, avec laquelle on boit, N° 5120 ; être enivré, c'est par suite devenir insensé ; être mis à nu, c'est en être entièrement dénué ; mettre les nudités à découvert, c'est mettre à découvert les maux des amours de soi et du monde, qui sont infernaux ; mettre à découvert les nudités du père, c'est mettre à découvert ces maux qui proviennent de l'héréditaire et du volontaire; mettre à découvert le prépuce, c'est corrompre ; que le prépuce soit la corruption des biens célestes par ces amours, on le voit, N°' 2056, 3A12, V'i<>2, 70A5 ; de là, la circoncision en est la purification, N°* 2036, 2632. D'après cela, on peut voir ce qui est signifié par l'ivresse et ensuite par la nudité de Noach mise à découvert, il en est parlé ainsi dans la Genèse : « Noach but du vin, et » il s'enivra, et il se découvrit dans le milieu de sa tente; et » Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le dé- » clara à ses deux frères ; et Schem et Japheth prirent le vêtement » et le posèrent sur l'épaule, eux deux, et ils allèrent à reculons, » et ils couvrirent la nudité de leur père, et leurs faces ( étaient ) » en arrière, et la nudité de leur père ils ne virent point. » — Gen. IX. 21, 22, 23; —là est décrit l'homme de l'Ancienne Église, qui est Noach ; le vin qu'il but, et dont il s'enivra, est le faux dont cette Église Cul imbue au commencement ; il se découvrit dans le milieu de sa tente, signifie les maux provenant du manque de vrai dans le culte ; le vêtement, dont Schem et Japheth couvrirent sa nudité, est le vrai de la foi, par lequel ces maux étaient couverts et corrigés; l'implantation du vrai et du bien de la foi dans la partie intellectuelle est décrite en ce qu'ils posèrent le vêtement sur l'épaule, allèrent à reculons, et tournèrent la face en arrière, car il en est absolument de même des vrais et des biens de la foi chez l'homme de l'Église spirituelle; Schem et Japheth signifient ceux de l'Église spirituelle, qui ont reçu les vrais de la foi dans le bien, bien qui est la charité ; mais Canaan signifie ceux qui n'ont point reçu les vrais de la foi dans le bien ou dans la charité : que Noach représente l'homme de l'Église Ancienne dans le commencement, et que les hommes de cette Église aient été tels, on le voit, N0' 736, 773, 788, 1126; on

voit aussi que Schem représente l'homme de l'Église spirituelle interne, et Japheth l'homme de l'Église spirituelle externe, N°» 1 102, 1127, 1140, 1141, 1150; que Canaan a représenté ceux qui sont dans la foi séparée d'avec la charité, ou, ce qui est la même chose, dans le culte externe séparé d'avec le culte interne, ainsi en particulier la nation Juive, N" 1093, 1140, 1141, 1167; et que le vrai et le bien de la foi sont implantés dans la partie intellectuelle chez les hommes de l'Église spirituelle, N° 9596 : en outre, le vin, dont Noach s'enivra, signifie le faux, N° 6377; la tente dans laquelle il s'étendit découvert signifie le saint du culte, N°* 2145, 2152, 3312, 4128, 4391 ; le vêtement, dont ils couvrirent la nudité de leur père, siguifie le vrai de la foi, Not 5954, 9212, 9216; la nudité elle-même signifie son mal volontaire, qui est couvert par les vrais de la foi ; et, quand il est couvert, les vrais regardent en arrière : que ces arcanes soient enveloppés par ces Historiques, cela est évident d'après le sens interne; et que ces arcanes soient les arcanes de l'Église, on peut le voir en ce que Schem et Japheth, par cela seul qu'ils ont couvert la nudité de leur père, ont été bénis, et avec eux toute leur postérité, et que Canaan avec toute sa postérité a été maudit seulement parce que Cham son père a déclaré à ses frères l'état de Noach. Comme chez la nation Israélite et Juive les intérieurs étaient souillés, car les descendants de Jacob étaient plus que toutes les autres nations dans les amours de soi et du monde, et comme les parties génitales avec les lombes signifient l'amour conjugal, et que cet amour est l'amour fondamental de tous les amours célestes et spirituels, et ainsi les comprend tous, c'est pour cela qu'il fut pris des précautions pour que les nudités de ces parties chez Aharon et chez ses fils, quand ils étaient dans le culte saint, ne fussent en aucune manière apparentes ; voilà la cause pour laquelle il est dit qu'on leur ferait des caleçons de lin pour couvrir la chair de nudité depuis les lombes jusqu'aux cuisses; et ailleurs : « Qu'il ne monterait point par des degrés sur l'autel, afin que ne fût point découverte la nudité sur lui. » — Exod. XX. 23 : — que chez la nation Israélite et Juive les intérieurs fussent souillés, et qu'ils fussent fermés quand on était dans le culte, on le voit dans les passages cités, N" 9320 f. , 9380 : on peut voir aussi, N0i 3021 , 4280, 4462, 4575, 5050 à 5062, que les parties génitales avec xv. 19.

les lombes signifient l'amour conjugal; ei N°* 686, 2734, 3021, 4280, 6054, que l'amour conjugal est l'amour fondamental de tous les amours, célestes et spirituels, qu'aiusi ces amours sont aussi entendus par lui. D'après cela, on voit maintenant ce que signifie la nudité, principalement la nudité des parties destinées à la génération, quand les intérieurs sont souillés. Mais quand les intérieurs sont chastes, la nudité signifie l'innocence, parce qu'elle signifie l'amour conjugal, et cela, parce que l'amour vraiment conjugal est dans son essence l'innocence ; que l'amour vraiment conjugal appartienne à l'innocence, on le voit, N° 2736; que par conséquent la nudité dans ce sens soit l'innocence, on le voit, N°' 165, 8375 ; c'est même pour cela que les anges du ciel intime, qui sont appelés Anges célestes, apparaissent nus, N°* 165, 2306, 2736. Comme la très-ancienne Église, qui est décrite dans les premiers Chapitres de la Genèse, et entendue dans le sens interne par l'Homme ou Adam et par son Épouse, a été une Église céleste, voilà pourquoi il est dit d'Adam et de son Épouse « que tous deux étaient nus, et n'en rougissaient point. » — Gen. II. 25; — mais quand cette Église fut tombée, ce qui arriva lorsqu'ils eurent mangé de l'arbre de la science, par quoi est signifié le raisonnement d'après les scientifiques sur les Divins, il est dit « qu'Us connurent qu'Us étaient nus, et qu'ils cousirent ensemble de la feuille de figuier, et se firent des ceintures, qu'ainsi ils couvrirent leurs nudités; et aussi, que l'homme, quand Jéhovah l'appela, répondit qu'il avait craint parce qu'il était nu ; et enfin, que Jéhovah leur fit des tuniques de peau, et les en revêtit. » — Gen. III. 6 à 11, et 21 ; — par les feuilles de figuier dont ils se firent des ceintures, et aussi par les tuniques de peau, sont entendus les vrais et les biens de l'homme externe ; si leur état après la chute est ainsi décrit, c'est parce que les hommes de cette Église étaient devenus d'hommes internes hommes citernes ; leur interne est signifié par le paradis, car le paradis est l'intelligence et la sagesse de l'homme interne, et être chassé du paradis signifie que l'homme interne était fermé; que la feuille soit le vrai naturel, qui est le scientifique, on le voit, N° 885 ; on peut voir aussi que le figuier est le bien naturel ou le bien de l'homme externe, Not 217, 4231, 6113 ; que la tunique de peau est aussi le vrai et le bien de l'homme externe, N0' 294, 295, 296; et que la peau est l'externe, N° 3540.

0961 . Depuis tes lombes jusqu'aux euisses ils seront, signifie leur extension, à savoir, l'extension des extérieurs de l'amour conjugal, qui sont signifiés par les caleçons de lin : on le voit par la signification des lombes et des cuisses, en ce que ce sont les choses qui appartiennent à l'amour conjugal, les lombes celles qui appartiennent à ses intérieurs, et les cuisses celles qui appartiennent à ses extérieurs, ainsi l'extension depuis les intérieurs jusqu'aux extérieurs : si les lombes signifient les intérieurs de cet amour, c'est parce qu'ils sont en haut ; et si les cuisses en signifient les extérieurs, c'est parce qu'elles sont en bas : en effet, les choses qui sont en haut chez l'homme signifient les intérieurs, et celles qui sont en bas signifient les extérieurs; c'est de là que, dans la Parole, les intérieurs sont entendus par les supérieurs, et les extérieurs par les inférieurs, voir N°* 3084, 4500, 5140, 8325 : les supérieurs chez l'homme correspondent aux célestes et aux spirituels, qui sont les intérieurs ; et les inférieurs correspondent aux naturels, qui sont les extérieurs ; de là vient que les pieds signifient les naturels, NM2162, 3147, 3086,4382, 4O38à4052; et comme par les cuisses est entendue la partie inférieure des lombes, laquelle regarde les pieds, c'est pour cela que les extérieurs ou inférieurs de l'amour conjugal sont signifiés par elles, voir N°* 4277, 4280; mais que les lombes en général signifient l'amour conjugal, on le voit, N°* 3021, 3204, 4575, 5050 à 5062 : si les lombes ont cette signification, c'est d'après la correspondance; sur la correspondance de toutes les choses de l'homme avec le ciel, voir les preuves abondamment données dans les passages cités, N°* 0276 f. , et 0280. 11 est dit l'extension de l'amour conjugal depuis les intérieurs jusqu'aux extérieurs; en effet, il y a une extension de toutes les choses de l'amour et de toutes celles de la foi, ou, ce qui revient au même, de toutes les choses du bien et de toutes celles du vrai, dans les cieux ; car là tous sont conjoints selon les affinités quant aux vrais de la foi et quant aux biens de l'amour ; une telle extension existe dans chaque ciel ; cette extension existe aussi pour les cieux qui sont au-dessous, puisque tous les cieux font un ; bien plus, les cieux s'étendent même jusqu'à l'homme, pour que lui aussi fasse un avec les cieux ; c'est cette extension qui est entendue par l'extension depuis les supérieurs ou intérieurs jusqu'aux inférieurs ou

extérieurs ; les supérieurs ou intérieurs sont appelés célestes et spirituels, et les inférieurs ou extérieurs sont appelés naturels ou mondains. Quant à ce qui concerne spécialement l'amour conjugal, dé l'extension duquel il s'agit ici, il est l'amour fondamental de tous les amours, car il descend du mariage du bien et du vrai dans les cieux ; et comme le mariage du bien et du vrai est dans les cieux et fait les cieux, voilà pourquoi l'amour vraiment conjugal est le ciel lui-même chez l'homme ; le mariage du bien et du vrai dans les cieux descend de la conjonction du Seigneur avec les cieux, car ce qui procède du Seigneur et influe dans les cieux est le bien de l'amour, et ce qui est reçu là par les anges est le vrai qui en procède, ainsi le vrai qui procède du bien, ou dans lequel est le bien ; c'est pour cela que, dans la Parole, le Seigneur est appelé Fiancé et Mari, et que le Ciel avec l'Église est appelé Fiancée et Épouse. D'après cela, on peut voir combien les mariages sont saints dans le ciel , et combien les adultères y sont profanes ; en effet , les Mariages en eux-mêmes sont tellement saints, qu'il n'est rien de plus saint, et aussi pour cette raison qu'ils sont les séminaires du genre humain, et que le genre humain est le séminaire des cieux, car dans les cieux viennent les hommes qui dans le monde ont vécu d'une vie angélique ; et vice versâ les adultères sont tellement profanes, qu'il n'est rien de plus profane, puisqu'ils sont destructifs du Ciel et de l'Église chez l'homme : qu'il en soit ainsi, on le voit d'après ce qui a été dit et expliqué sur les mariages et sur les adultères, N01 2727 à 2759. D'après cela, on peut voir de nouveau pourquoi les nudités signifient les souillures et les choses infernales, dont il a été question dans le paragraphe précédent, et pourquoi il a été si sévèrement enjoint à Aharon et à ses fds, sous peine d'être frappés de mort, de se couvrir de caleçons, quand ils rempliraient leur ministère, car il est dit : a Fais-leur des caleçons de lin, pour couvrir la chair de nudité, depuis les lombes jusqu'aux cuisses ils seront : et ils seront sur Aharon et sur ses fils quand ils entreront dans la Tente de convention, ou quand ils approcheront de l'Autel pour exercer le ministère dans le Saint, en sorte qu'ils ne portent point iniquité', et ne meurent ; statut séculaire pour lui, et pour sa semenec'aprés lui. » Il faut donc qu'on sache que par l'amour conjugal est entendu tout amour cé-

leste et spirituel ; et cela, comme il vient d'être montré, parce que l'amour vraiment conjugal est l'amour fondamental de tous les amours ; ceux donc qui sont dans cet amour sont aussi dans tous les autres amours du Qiel et de l'Église ; car ainsi qu'il a été dit, il descend du mariage du bien et du vrai dans les cieux, mariage qui fait le ciel ; de là vient aussi que le Ciel dans la Parole est comparé à un mariage, et est même appelé mariage; par là on voit encore clairement pourquoi il fut pris des précautions pour que les nudités d'Aharon et de ses lils ne parussent point, lorsqu'ils rempliraient leur ministère ; car leurs nudités signifiaient tous les amours contraires aux amours célestes ; ces amours sont appelés en général amours de soi et du monde, quand on les a pour fins, et ce sont des amours souillés et infernaux. Qu'il en soit ainsi, l'homme aujourd'hui l'ignore, et cela, parce qu'il est dans ces amours, et ne perçoit d'autre plaisir que celui qui en provient ; c'est de là que lorsqu'il est dit l'amour spirituel et l'amour céleste, il ne sait pas ce que c'est, ni par conséquent ce que c'est que le ciel ; et sans doute qu'il est dans un grand étonnement, lorsqu'il entend dire et qu'il pense que dans l'amour spirituel et céleste séparé de l'amour de soi et du monde il y a la félicité éternelle, qui est ineffable.

9962. Et ils seront sur Aharon et sur ses fils, signifie la défense contre les enfers : on le voit par la signification des caleçons, desquels il est dit qu'ils seront sur Aharon et sur ses fils, en ce qu'ils sont les externes de l'amour conjugal, N° 9959; et par la signification des nudités que les caleçons devaient couvrir, en ce qu'elles sont les intérieurs de cet amour, qui sont souillés et infernaux, N° 9960; et comme les nudités signifiaient ces intérieurs, voilà pourquoi les caleçons, qui devaient être sur Aharon et sur ses lils, étaient pour la défense contre les enfers. Voici ce qu'il en est : La nation Juive et Israélite, quant à ses intérieurs, était dans les amours de soi et du monde, ainsi dans les amours infernaux, plus que toutes les autres nations ; mais quant aux extérieurs, elle pouvait être dans le saint plus que toutes les autres nations ; c'est pourquoi quand ils étaient dans le saint, les intérieurs étaient fermés chez eux, car ainsi les saints externes ont pu par eux être en corn- • munirai ion avec les cieux, et par conséquent la conjonction a pu exister; il en eût élé tout autrement, si chez eux n'avaient pas été

fermés les internes, qui étaient, comme ii a été dit, souillés et infernaux ; c'est de là que chez eux il y a eu non pas une Église, mais seulement un représentatif d'Église ; en effet, une Église, qui est Église, est dans les internes qui appartiennent à la foi et à l'amour, mais non dans les externes séparés des internes : les externes chez eux étaient tous représentatifs. Maintenant, puisque les caleçons signifient les externes de l'amour conjugal, en général les . externes de tous les amours célestes, et que c'étaient les externes qui couvraient les internes, internes qui chez eux étaient souillés et infernaux, voilà pourquoi ces mots« ils seront sur Aharon et sur ses fils, » signifient la défense contre les enfers; car tant qu'ils étaient dans le saint externe, avec les internes couverts ou fermés, ils étaient éloignés des enfers, et ainsi en défense. Que chez la nation Juive et Israélite les internes fussent souillés et infernaux, et que ce soit pour cela que chez eux il y a eu non pas une Église, mais seulement un représentatif d'Église, on le voit dans les passages cités, N° 9320 f. , et N° 9380 ; on peut voir aussi que, quand ils étaient dans le culte, ils étaient seulement dans le saint externe, N0> 3479, 4203, 4311, 6304, 8588, 9373, 9380; et que les intérieurs étaient alors fermés, N" 8788, 8806.

9963. Quand ils entreront dans la Tente de convention, signifie dans le culte représentatif de toutes les choses du Ciel et de l'Eglise : on le voit par la signification Centrer dans la Tente de convention, en ce que c'est le culte représentatif de toutes les choses du Ciel et de l'Église, car la Tente représentait le ciel où est le Seigneur, N°* 9457, 9481, 9485, 9784; ainsi entrer dans cette tente, quand il s'agit d' Aharon et de ses fils, signifie le culte du Seigneur; dans ce temps tout culte se faisait dans la Tente et à l'Autel, car dans la Tente étaient disposés les pains des faces, on y allumait les lampes, on y brûlait les parfums, et à l'Autel se faisaient les sacrifices; en cela principalement consistait le culte représentatif; le culte représentatif est le culte externe représentant les internes, qui appartiennent à l'amour d'après le Seigneur envers le Seigneur, ainsi qui sont toutes les choses du Ciel et de l'Église, car dans le Ciel et dans l'Église toutes choses se réfèrent au bien qui appartient à l'amour et au vrai qui appartient à la foi d'après le Seigneur envers le Seigneur.

996A. Ou quand ils approcheront de l'Autel pour exercer le ministère dans le saint, signifie dans le culte représentatif du Seigneur Lui-Même : on le voit en ce que V Autel était le principal Représentatif du Seigneur quant au Divin Bien, N*971A, ainsi approcher de l'autel et y exercer le ministère dans le saint, c'est le culte du Seigneur Lui-Méme ; le culte représentatif du Seigneur consistait principalement dans les holocaustes et dans les sacrifices offerts sur l'autel, N°* 922, 923, 2180,6005, 8680, 8036; le culte représentatif du Seigneur quant au Divin Bien était à l'Autel, et le culte représentatif du Seigneur quant au Divin Vrai était dans la Tente de convention ; c'est pour cela qu'il est dit que, entrer dans la Tente de Convention signifie le culte représentatif de toutes les choses du Ciel et de l'Église, N° 0063, et que, approcher de l'Autel signifie le culte représentatif du Seigneur Lui-Même ; car le Ciel et l'Église sont les réceptacles du Divin Vrai procédant du Seigneur ; le Divin Vrai procédant du Seigneur est le vrai procédant du bien de son amour, et est implanté où ce bien est aussi reçu, ainsi où est le Seigneur, de qui procède ce bien.

9965. En sorte qu'ils ne portent point iniquité, et ne meurent, signifie l'annihilation de tout le culte : on le voit par la signification de porter iniquité, quand il s'agit du sacerdoce d'Aharon et de ses fils, en ce que c'est l'éloignement des faux et des maux chez ceux qui sont dans le bien par le Seigneur, N° 9937 ; mais quand il est dit d'Aharon et de ses fils porter iniquité et mourir, cela signifie l'annihilation de tout le culte, voir N° 9928, car le culte représentatif mourait, puisque dans les cieux il n'apparaissait plus rien de ce culte. D'après ce qui a été dit et montré cidessus, N°* 9959, 9960, 9961, on peut voir ce qu'il en est; qu'ils fussent môme frappés de mort quand ils n'agissaient point selon les statuts, cela est évident d'après ce qui est arrivé aux fils d'Aharon, Nadab et Abihu, qui furent consumés par le feu du ciel, parce qu'ils avaient brûlé les parfums avec un feu étranger et non avec le feu de l'autel, — Lévit. X. 1, 2 et suiv. ; — le feu de l'autel représentait l'Amour Divin, ainsi l'Amour procédant du Seigneur, et le feu étranger, l'Amour procédant de l'enfer; l'annihilation du culte était signifiée par les parfums brûlés avec ce feu, de là la mort de Nadab et d' Abihu; que les feux signifient les amours, on le voit,

N0' 5215, 6832, 7324, 7575, 7852. Dans la Parole, il est dit dans plusieurs passages qu'on portait l'iniquité, quand on n'agissait pas selon les statuts, et par là était signifiée la damnation parce que les péchés n'avaient point été éloignés, non pas que pour cela on fût damné, mais par là on annihilait le culte représentatif, et ainsi on représentait les damnés qui restent dans leurs péchés; car personne n'est damné pour omission de rites externes, mais on l'est pour les maux du cœur, ainsi pour omission de rits par perversité du cœur ; cela est signifié par porter l'iniquité dans les passages suivants; dans Moïse : « Si une âme a péché, et a fait » un des préceptes de Jéhovah, qui ne doivent point être faits, » quoique sans le savoir, coupable cependant elle sera, et elle por- » tera son iniquité. » — Lévit. V. 17;— ici, par porter l'iniquité, il n'est pas entendu la rétention des maux et ainsi la damnation, mais elle est signifiée, puisque le coupable n'a pas agi par perversité du cœur, car il est dit, « quoique sans le savoir. » Dans le Môme : « Si » mangeant on mange de la chair du sacrifice de ses pacifiques au » troisième jour, non point agréé sera" celui qui l'offre, c'est une » abomination, et l'âme qui aura mangé portera son iniquité, et » elle sera retranchée d'entre ses peuples. » — Lévit. VIL 18. XIX. 7, 8; — ici, porter l'iniquité signifie aussi rester dans ses péchés, et ainsi être dans la damnation, non pas parce qu'il a mangé de son sacrifice le troisième jour, mais parce que manger de ce sacrifice le troisième jour représentait une chose abominable méritant la damnation ; ainsi porter l'iniquité et être retranché d'entre ses peuples, représentait la damnation de ceux qui commettent l'abomination signifiée par ce fait; mais néanmoins il n'y avait pas damnation, parce qu'il en avait mangé, car ce qui damne, ce sont les maux intérieurs qui étaient représentés, et non les extérieurs sans ces maux. Dans le'Mérae : « Toute âme qui aura » mangé d'un cadavre et d'un déchiré, et n'aura pas lavé ses ha- » bits, et n'aura pas nettoyé sa chair, portera son iniquité. » — Lévit. XVII. 15, 16; — comme manger d'un cadavre et d'un déchiré représentait l'appropriation du mal et du faux, c'est pour cela qu'il est dit aussi d'une manière représentative porter l'iniquité. Dans le Même : « Si un homme, qui est net, a omis de faire la Pa- » que, retranchée sera cette âme d'entre ses peuples, parce que

» le présent de Jéhovah il n'a point offert en son temps fixé; son » péché ii portera. »— Nomb. IX. 13;— la paque représentait la délivrance de la damnation, par le Seigneur, N0i 7093 f.\ 7867, 7995, 9286, 9287 à 9292; et le souper pascal représentait la conjonction avec le Seigneur par le bien de l'amour, N°* 7836, 7997, 8001 ; et comme c'est là ce qui était représenté, il avait été statué que celui qui ne ferait pas la pâque serait retranché d'entre ses peuples, et qu'il porterait son péché; cependant cette omission n'était pas un crime, mais seulement elle représentait ceux qui de cœur nient le Seigneur, et par suite la délivrance des péchés, et qui par conséquent ne veulent pas être conjoints à Lui par l'amour, ainsi la damnation de ceux-là. Dans le Même : « Les fils d'Israël n'ap- » procheront point de la Tente de convention, pour porter l'ini- » quité, en mourant; le Lévite fera l'ouvrage de la Tente de con- » vention, et eux porteront l'iniquité. » — Nomb. XVIII. 22, 23 ; — si le peuple devait porter l'iniquité en mourant, lorsqu'ils approcheraient de la Tente de convention pour y faire l'ouvrage, c'est parce qu'ils annihileraient ainsi le culte représentatif enjoint au ministère des prêtres; le ministère des prêtres ou le sacerdoce représentait toute œuvre de salvation du Seigneur, N° 9809; c'est pour cela qu'il est dit que les Lévites, qui aussi étaient prêtres, porteraient leur iniquité, ce qui signifiait l'expiation, c'est-à-dire, l'éloignement des maux et des faux chez ceux qui sont dans le bien par le Seigneur' Seul, N° 9937. Porter l'iniquité signifie la véritable damnation, quand cela est dit de ceux qui d'un cœur mauvais font les maux, comme ceux dont il est parlé,— Lévit. XX. 17, 19, 20. XXIV. 15, 16. Ézéch. XVIII. 20. XXIII. A9, et ailleurs.

9966. Statut séculaire pour lui, et pour sa semence après lui, signifie les lois de l'ordre dans l'Église Représentative : on le voit par la signification du statut séculaire, en ce que c'est la loi de l'ordre Divin dans les Cieux et dans l'Église, N0i 7884, 7995, 8357; il est dit dans l'Église Représentative, parce qu'on donnait le nom de statut aux externes du culte qui représentaient les internes, N° 8972, ainsi qui étaient les représentatifs de l'Église; et comme les internes, qui étaient représentés, étaient Divins, ainsi éternels, voilà pourquoi il est dit statut séculaire, car le siècle signiûe l'éternité.

De la Seconde Terre vue dans le Ciel Astral.

0967. Je fus ensuite conduit d'après le Seigneur vers une Terre dans T Univers, qui était plus éloignée de notre Terre que cette Première, dont il a été traité à la fin des Chapitres précédents : il m'a été donné de savoir qu'elle était plus éloignée, par cela qu'il fallut deux jours pour que j'y fusse conduit quant à mon esprit : cette Terre était à gauche, et la première était à droite. L'éloignement dans l'autre vie provient non de la distance du lieu, mais de la différence de l'état, différence qui néanmoins apparaît toujours là comme une distance de lieu, selon ce qui a été dit ci-dessus, N° 9440 : c'est pourquoi, d'après la durée de la marche qui fut, comme il a été dit, de deux jours, je pus conclure que l'état des intérieurs chez les Esprits de cette Terre, état qui est celui des affections et des pensées, différait d'autant de l'état des intérieurs chez les Esprits de notre Terre. Puisque j'y fus conduit quant à l'esprit au moyen de changements de l'état des intérieurs, il m'a par conséquent été donué d'observer ces changements successifs avant d'y arriver, cela eut lieu pendant que j'étais éveillé.

0968. Quand j'y fus arrivé, je ne vis pas la Terre, mais je vis les Esprits de cette Terre ; car, ainsi qu'il a déjà été observé quelquefois, les Esprits de chaque Terre apparaissent autour de leur Terre, par la raison que les Esprits sont d'un génie différent d'après l'état différent de la vie, et que dans l'autre vie la différence de l'état disjoint, et que la ressemblance de l'état conjoint; et surtout par la raison qu'ils sont chez les habitants de leur terre, qui sont d'un génie semblable, car l'homme sans les esprits ne peut vivre, et à chaque homme sont adjoints des esprits qui lui ressemblent, voir N" 5846 à 5866, 5976 à 5903. Je vis ces Esprits tout à fait en haut au-dessus de la tête, et de là ils me virent arriver. Il faut qu'on sache que ceux qui sont en haut peuvent voir ceux qui sont au-dessous, et qne plus ils se tiennent haut, plus lo champ de leur vue s'étend; et qu'ils peuvent non-seulement les .voir, mais aussi converser avec eux. De là ils observaient que j'é-

tais non pas de leur Terre, mais de quelqu'autre endroit éloigné ; c'est pourquoi de là ils m'adressèrent la parole en me faisant diverses questions, auxquelles il me fut aussi donné de répondre ; et entre autres choses je leur racontai de quelle Terre j'étais, et quelle était cette Terre; et ensuite je leur parlai des Terres dans notre monde solaire; je leur parlai aussi des Esprits de la Terre ou planète de Mercure, auxquels il est donné d'aller ça et là vers un grand nombre de Terres, pour y acquérir des connaissances sur différentes choses qui leur plaisent, voir N°* 6808 à 6817, 6921 à 6932, 7069 à 7079 : quand ils entendirent cela, ils me dirent qu'ils les avaient vus aussi chez eux.

9969. Il me fut dit par des Anges de notre Terre que les Habitants et les Esprits de cette Terre ont pour rapport, dans le Très- Grand Homme, la pénétration de la vue externe, et que c'est pour cela qu'ils apparaissent en haut; et qu'ils sont aussi doués d'une vue très-perçante. .

9970. De ce qu'ils avaient cela pour rapport dans le Très-Grand Homme, qui est le Ciel, et de ce qu'ils voyaient très-clairement ce qui était au-dessous d'eux, je les comparais dans la conversation à des Aigles qui volent très-haut, et qui ont une vue perçante et étendue ; mais ils en étaient indignés, s'imaginant que je les croyais semblables aux Aigles quant à la rapine, et qu'ainsi je pensais qu'ils étaient méchants; mais je leur répondis que je les assimilais aux Aigles non pas quant à la rapine, mais quant à la pénétration de la vue, ajoutant que ceux qui sont semblables à des Aigles quant à la rapine sont méchants, tandis que ceux qui ressemblent aux Aigles seulement quant à la pénétration de la vue sont bons.

9971. Je leur demandai quel Dieu ils adoraient; ils répondirent qu'ils adoraient Dieu visible et invisible, Dieu visible sous une forme Humaine, et Dieu invisible sous aucune forme; et je compris par leurs discours, et aussi par les idées de leur pensée, qui m'étaient communiquées, que Dieu visible était notre Seigneur Lui-Môme, et ils Le nommaient aussi Seigneur. Il me fut donné de leur répondre que, dans notre Terre, on adore aussi Dieu visible et invisible, et que Dieu invisible est appelé Père, et Dieu visible Seigneur ; mais qu'ils sont l'un et l'autre un, comme le Seigneur nous l'a enseigné, en disant qu'on n'a jamais vu l'aspect du Père, mais que le Père et

Lui sont un, et que celui qui Le voit, voit le Père, et que le Père est en Lui et Lui dans le Père ; que conséquemraent l'un et l'autre Divin est dans une seule Personne. Que ce soient là les paroles du Seigneur Lui-Mérae, on le voit dans Jean,— -V. 37. X. 30. XIV. 7, 9, 10, 11.

9972. Je vis ensuite des Esprits de cette môme Terre dans un lieu au-dessous des premiers ; je conversai aussi avec eux ; mais ceux-là étaient idolâtres, car ils adoraient une idole de pierre, semblable à un homme, mais non à un homme beau. Il faut qu'on sache que tous ceux qui viennent dans l'autre vie ont, dans le commencement, un culte semblable à leur culte dans le monde, mais qu'ils en sont successivement détournés ; s'il en est ainsi, c'est parce que tout culte reste implanté dans la vie intérieure de l'homme, de laquelle il ne peut être séparé ni déraciné que successivement. Quand je vis cette idole, il me fut donné de leur dire qu'il faut adorer non ce qui est mort, mais ce qui est vivant; ils me répondirent qu'ils savaient que Dieu vit et non la pierre, mais qu'ils pensaient au Dieu vivant quand ils regardaient cette pierre semblable à un homme, et qu'autrement les idées de leur pensée ne pouvaient être fixées ni déterminées sur un Dieu invisible : alors il me fut donné de leur dire que les idées de la pensée peuvent être fixées et déterminées sur un Dieu invisible, quand elles le sont sur le Seigneur, qui est Dieu visible ; et qu'ainsi l'homme peut être conjoint à Dieu invisible par la pensée et l'affection, par conséquent par la foi et l'amour, lorsqu'il est conjoint au Seigneur; mais non autrement.

9973. La continuation sur cette Seconde Terre dans le Ciel Astral est à la fin du Chapitre suivant.

EXODE

Doctrine de la Charité et de la Foi.

0974. Ceux qui croient que par les biens qu'ils font ils méritent le ciel, font les biens d'après eux-mêmes, et non d'après le Seigneur.

0075. Les biens que les hommes font d'après eux-mêmes sont tous des non-biens, parce qu'ils sont faits pour eux, puisqu'ils le sont pour une rémunération ; ainsi d'après ces biens on se regarde en premier lieu : mais les biens que les hommes font d'après le Seigneur sont tous des biens, puisqu'ils sont faits pour le Seigneur et pour le prochain; ainsi dans ces biens on regarde en premier lieu le Seigneur et le prochain.

0076. Ceux donc qui placent le mérite dans les œuvres s'aiment eux-mêmes, et ceux qui s'aiment méprisent le prochain ; bien plus, ils s'irritent contre Dieu Lui-Même, s'ils ne reçoivent pas la récompense espérée, car ils agissent pour une récompense.

0077. De là il est évident que leurs œuvres ne proviennent pas de l'amour céleste, ni par conséquent de la vraie foi, car la foi qui regarde le bien d'après soi, et non d'après Dieu, n'est point la vraie foi : de tels hommes ne peuvent point recevoir le ciel en eux : c'est par l'amour céleste et par la vraie foi que le ciel est chez l'homme.

0078. Ceux qui placent le mérite dans les œuvres ne peuvent combattre contre les maux qui proviennent des enfers, car personne ne le peut par soi-même : mais quant à ceux qui ne placent point le mérite dans les œuvres, le Seigneur combat et est vainqueur pour eux.

9970. Le Seigneur Seul a mérité, parce que seul il a par Lui- Même vaincu les enfers et les a subjugués : de là le Seigneur Seul est le Mérite et la Justice.

9980. En outre, l'homme par lui-môme n'est absolument que le mal ; ainsi faire le bien d'après soi-même, c'est le faire par le mal.

9981. Qu'on ne doive pas faire le bien en vue d'une récompense, le Seigneur Lui-Môme l'enseigne dans Luc : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce est-ce à vous? si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce est-ce à vous ? car les pécheurs font de mtme : aimez plutôt vos ennemis, et faites du bien, et prêtez sans en rien espérer, alors votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut. » — VI. 32, 33, 3 A, 35. — Que l'homme ne puisse pas non plus par lui-môme faire le bien, qui est réellement le bien, mais qu'il puisse le faire d'après le Seigneur, c'est aussi ce que le Seigneur enseigne dans Jean : « Un homme ne peut rien prendre, s'il ne lui a été donné du ciel. » — III. 27; — et ailleurs : « Jésus dit : Moi, je suis le cep; vous, les sarments; celui qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte du fruit beaucoup ; parce que sans Moi vous ne pouvez faire rien. » — XV. 5.

9982. Croire qu'on est récompensé si l'on fait le bien, n'est pas dangereux chez ceux qui sont dans l'innocence ; par exemple, chez les enfants et chez les simples; mais se confirmer en cela, quand on devint adulte, c'est ce qui est dangereux : en effet, l'homme est initié dans le bien par la récompense qu'il a en vue, et il est détourné du mal par la punition qu'il a en vue; mais autant il vient dans le bien de l'amour et de la foi, autant il est éloigné d'avoir en vue le mérite dans les biens qu'il fait.

9983. Faire le bien, qui est le bien, doit avoir lieu d'après l'amour du bien, ainsi pour le bien ; ceux qui sont dans cet amour ont en horreur le mérite, car ils aiment faire, et par là ils perçoivent le bonheur; et vice versâ, ils sont attristés, si l'on croit qu'ils agissent pour quelque avantage propre. Il en est de cela à peu près comme lorsqu'on fait du bien à des amis à cause de l'amitié, à un frère à cause de la fraternité, à son épouse et à ses enfants parce qu'ils sont épouse et enfants, à la patrie à cause de la patrie, ainsi par amitié et par amour; ceux qui pensent bien disent môme et

persuadent môme qu'ils font le bien, non pour eux-mêmes, mais pour ceux-là.

9984. Le plaisir môme, qui réside dans l'amour de faire le bien sans but de rémunération, est la récompense qui demeure éternellement, car toute affection de l'amour demeure inscrite dans la vie; le ciel et la félicité éternelle sont insinués par le Seigneur dans cet amour.

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